Lettre d'une sœur, février
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« zouaves que vous avez soigné il y a un an à Varna. » Je retrouvais donc en lui M. Ferdinand Lefaivre, qui m'avait été recommandé par une lettre pressante de M. Taconet, qu'on ne me remit qu'après sa mort. Mon ami m'y disait que. le 1 1 mai, il avait été entendre avec sa famille la messe à Notre-Dame-des- Victoires et qu'il ne doutait pas que la sainte Vierge ne veillât sur cette vie si précieuse. En effet, la sainte Vierge l'appelait à elle, muni des sacrements, le jour même de son triomphe *. »
« Pendant que nous invoquions notre Immaculée Mère, à la veille d'un combat sanglant où devait débuter, peut-être par sa mort, notre jeune militaire, il se lève, va droit à l'autel de Marie, s'agenouille, puis se relève, dépose lui-même au cou de la sainte Vierge un cœur en argent qu'il lui offre, après y avoir inscrit son nom et celui de ses parents. Je pense, pour me servir de l'expression si énergique de saint Vincent, qu'il ne fit pas cet acte, sans se sentir, comme nous, la larme à l'œil et le sanglot au cœur2. »
« Un violent incendie avait éclaté dans la ville d ; Salonique... Le feu arrive bientôt en face de la maison des Sœurs, c'est-à-dire que les bâtiments vis-à-vis, de l'autre côté de la rue, à deux mètres à peine de
i. Lettre du 25 août 1855.