‹ La médaille miraculeuseChapitre 60 sur 65 · M LA MÉDAILLE M · texte numérisé non relu

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à son directeur ce souvenir commémoratif de l'apparition de la sainte Vierge ; elle assurait que Dieu et la sainte Vierge le voulaient ; elle promettait que des grâces abondantes seraient accorde'es à ceux qui prieraient devant cet autel. La mort vint la surprendre avant quelle eût la consolation de voir ses vœux accomplis. Elle eut, il est vrai, un moment de joie, lorsqu'elle vit placer au-dessus du maître -autel, en i856, la belle statue de marbre blanc qu'on y voit encore aujourd'hui ; mais elle désirait quelque chose de plus, elle voulait l'autel commémoratif de l'apparition, et, sans se troubler du refus ou du moins des délais par lesquels on répondait à ses instances, elle disait avec un accent de conviction : « Ce qu'on ne veut pas faire de mon vivant, on le fera après ma mort. » Elle avait dit vrai. Le cinquantième anniversaire de la médaille miraculeuse a paru aux supérieurs de la communauté des filles de la Charité, le moment opportun pour ériger le monument si ardemment réclamé par la sœur Catherine.

La modeste chapelle de la rue du Bac présentait, le 27 novembre, un spectacle inaccoutumé ; jamais elle n'avait vu se presser dans son enceinte une foule aussi nombreuse, jamais elle n'avait été témoin d'une démonstration aussi touchante.

La veille, les vêpres de l'office de l'Immaculée- Conception furent chantées parles deux communautés

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420 LE CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE

inconnue, tandis que, sur tous les points du monde chrétien, les peuples proclamaient les merveilles opérées par la médaille miraculeuse. C'est là un véritable miracle ; là aussi est renfermé pour nous un enseignement bien conforme à l'esprit de saint Vincent, au cachet dont toutes ses œuvres portent partout l'empreinte, l'amour de l'humilité et de la vie cachée.

Avant de quitter la maison-mère, Mgr Richard a voulu distribuer à toutes les sœurs réunies une image commémorative de la fête; il leur a de nouveau parlé avec un paternel abandon qui laissait voir sa tendre piété envers la sainte Vierge, et son affection pour la communauté.

Aux vêpres, présidées par monsieur le supérieur général, un prêîre de la Mission, M. Raulet, moma en chaire et développa, dans une solide instruction, les sentiments que devait inspirer cette fête : reconnaissance pour les grâces reçues, pénitence pour les fautes commises, confiance en la protection de Marie; en retour de tout ce qu'elle fait pour nous, nous devons l'honorer, en la priant avec ferveur, en imitant sa pureté et en propageant la médaille miraculeuse.

L'instruction fut suivie du salut, après lequel les Missionnaires purent à peine se frayer un passage parmi la foule qui remplissait la cour, en attendant le moment où elle pourrait pénétrer dans la chapelle

Pour satisfaire la dévotion de ces pieux pèlerins, il fallut donner un second salut solennel. 11 était cinq

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