I. 8e édition, p
a leurs entants, et le bonheur extraordinaire avec lequel elle en était accueillie et conservée prouvait combien ces cœurs innocents y attachaient Je prix. ju'elle était connue dans un endroit. I
mpi essaient de se la procurer;
qui nous :. et nous édifia beaucoup.
remiers temps de la propagation de la médaille, et nous aimons a '. tater ici. c'est que, dans deux
villes de province, presque tous les jeu concertèrent pour la prendre comme la sauvegarde de leur jeu [uatre cents médailles en ar-
gent, demandées a cette lin, nous furent e pour être indulgenciées. Bientôt on vit, dans plusieurs contrées, des paroisses entières s'adressera leur :ur pour se la procurer, et l'on a vu, a Paris, un officier supérieur en acheter soixante pour d'autres officiera qui 1 ient prié.
« Les médailles de l'Immaculee-Concep'.' tro-
uent ainsi d'une manière vraiment prodigieuse les classes et dans toutes les province nous écrivait de toutes parts les choses les p] SOlantes ; des prêtres remplis de l'esprit de l)ieu :
raniment la ferveur dam les villes comme dam les campa inds-vicairea jouissant de
.lus méritée, tant par leurs lumi èl par leur pieté, et lats menu distin.; ni J ient ÎOUtt leur i
fiam nt comme un moyen mé~
■>■ fa l'i r réveil
blement affaiblie dans notre siècle, et quen effet elles la réveillent chaque jour dans bien des cœurs où elle paraissait éteinte, qu elles rétablissent la paix et Vunion dans des familles divisées par la discorde, qu enfin il n'est personne de tous ceux qui portent cette médaille, qui nen ressente des effets tout à fait salutaires.
« Mgr de Quélen m'avait dit plusieurs fois qu'il l'avait offerte lui-même à un grand nombre de malades de tous les rangs auprès desquels sa grande charité le conduisait, et que jamais il ne Pavait donnée sans en avoir reconnu les heureux fruits. Mais bientôt il les proclama dans un mandement du i5 décembre i836, à l'occasion de la consécration de l'église paroissiale de Notre-Dame-de-Lorette. « C'est un fait que nous « sommes jaloux de constater, et nous désirons que « la connaissance en parvienne jusqu'aux lieux les « plus reculés du monde catholique ; dans notre dio- « cèse, cette dévotion a jeté avec le temps des racines « de plus en plus profondes; les malheurs sont encore « venus l'affermir, l'accroître et l'étendre avec un « merveilleux progrès ; les faveurs signalées, les grâce ces de guérison, de conservation et de salut parais- « sent se multiplier à mesure que l'on implore parmi « nous la tendre pitié de Marie conçue sans péché. « Nous exhortons les fidèles, ajoute-t-il dans le dis- « positif du même mandement, à porter sur eux la « médaille frappée depuis quelques années en l'hon- « neur de la très-sainte Vierge, et à répéter souvent cette
PROPAGATION ULLI
i pr: mis de l'image : a Mon
eue sans péché, $ mr nous qui avon
De même, dans toutes les parties de la France, on vit L'empressement des fidèles de tout âge, de tout
. de toute conditii ure tous les jours da-
vantage pour se procurer la médaille miraculeuse,
chrétiens indifférents, des pécheurs endurcis, des
protestants, des impie :nème, la deman-
daient, la recevaient avec plaisir, et la portaient avec une religieuse vénération.
« Ce n'est pas seulement en France qu'on eut à admirer la propagation de la médaille; elle indit
bientôt, et avec pr 1. dans la Suisse, dans le Pié-
mont, en Italie, . en Belgique, en Angle-
terre, en Amérique, dans le Levant, et jusque dans la (mine. D - qu'à Naples, aussitôt qu'elle y
fut Connue, le chapitre métropolitain en envoya demander dans l'un de nos établissements de celte ville, que le roi en tit trappe r en argent pour toi; vale
famille ei la cour, qu'il en tit encore frapper ei distribuer un million pendant le choléra, que l'ima
est vénérée dans presque maisons et le ta-
bleau dans plusieurs e , Publions qu'a Home le>
iau\ d'ordres religieux s'empi
pandre, et que le Souverain Pontite lui-même la ; nu pied de son crucit: ' I rivit que Sa Sain-
teté la donna a plusieurs personnes comme une marparticuliére de sa bienveillance pontificale.
« Au reste, pour apprécier la propagation de cette médaille, il suffit de consulter les registres de M. Vachette à qui fut confié le soin de la frapper1. Or, il résulte de leur examen que, depuis le mois de juin i832 jusque ce jour, il en a vendu : i° deux millions en argent ou en or; 2° dix-huit millions en cuivre. A Paris, onze autres fabricants, à son avis, en ont vendu la même quantité ; à Lyon, quatre autres, connus de lui, au moins le double, et dans beaucoup d'autres villes, soit en France, soit à l'étranger, la fabrication et la vente en sont incalculables. »
Frappé de cette merveilleuse propagation et sollicité de toutes parts de faire connaître l'origine de la médaille, le pieux directeur de sœur Catherine publia, en 1834, une courte notice qui ne renfermait qu'un récit très-sommaire de l'apparition, suivi de la relation des grâces obtenues par la médaille. Ce livre se répandit rapidement, il fallut en donner de nouvelles éditions ; lorsque parut la huitième en 1842, le nombre des exemplaires vendus s'était élevé à cent trente mille, et à chaque édition le volume s'était augmenté d'un grand nombre de faits miraculeux.
Le vénérable prêtre entretint, dès lors, une vaste et active correspondance qui , jusqu'à la fin de ses
1. Quai des Orfèvres, n° 54. — - Il en frappe de différentes grandeurs, et l'invocation y est gravée en plusieurs langues.
MU
jours, le combla d'ineffable .
sant m à L'accomplissement des prome
rimmaculée M ar tous les points Je l'uni v.
•mi les communications qu'il : <urs
de l'année [836, il en est une qui lut pour lui comme la confirmation de l'apparition de sœur Catherin qu'il publia dans la Notice. Ccsl une vision dont fut
e, une religieuse déjà prévenu, beaucoup d linaires. Nous la repro-
duisons ici pour L'édil
Le 17 août . premier jour de sa retraite,
fut comme n ainte com-
munion et vit | - igneur, 1 r un trône de
gloire, tenant en main un glaive : vas-tu et que
1 cherches-tur lui demanda-t-il. — 0 Jésus! lui ré- « pondit-elle, je vais a vous, et c'est vous seul que je « cherche. — Ou me cherches-tu, en quoi et par qui. a — c'est en moi que je vous cherche, dans
tre sainte vol Marie. 1 Ici Notre-
gneur disparut, et la relij , revenue à elle-md
réfléchissait sur L Les du Sauveur, I B lui
apparut la très-sai plendissant
inaire. Elle tenait en main une médaill était se : 0 Mû
chéy prie\ pour n
iu.\ de ra) lient de
mai; I :v, lui dit M
tx homnu ^ . Et elle retourna la médaille ou la religieuse vit la 1er. M armon-
tée d'une petite croix, et au bas les saints Cœurs de Jésus et de Marie. « Porte cette médaille, lui dit alors « la Reine des cieux, et tu jouiras de ma protection « toute spéciale : aie soin que tous ceux qui se trouvent « dans quelque besoin la portent aussi, qu'on s'efforce « de la leur procurer... Prépare-toi, car je te la met- « trai moi-même à la fête de mon bien-aimé serviteur « Bernard; aujourd'hui je la laisse dans tes mains. » La sainte Vierge lui reproche ensuite d'avoir laissé égarer cette médaille et de ne s'être pas mise en peine de la chercher; la religieuse avoue en effet qu'elle lui avait été donnée dans le mois de juillet, et que, l'ayant perdue, elle n'avait point pensé à la chercher, parce qu'elle l'avait regardée comme une médaille ordinaire, ne connaissant nullement ni son origine, ni ses effets avant cette vision; ce que le supérieur de la communauté atteste et certifie lui-même... La trèssainte Vierge remplit sa promesse, et le 20 du même mois, fête de saint Bernard, elle lui mit au cou la médaille qu'elle lui avait déjà mise entre les mains. Il lui fut recommandé en même temps de la porter avec respect, de réciter souvent l'invocation et de s'appliquer à la pratique des vertus de l'Immaculée Marie.
« Pendant sa retraite du mois d'août i836, elle vit tous les jours la médaille comme suspendue dans les airs. D'abord elle lui apparaissait très-élevée, brillante par moments comme le soleil, et puis comme l'or pur; ensuite moins haute, et seulement comme
PROPvr,\TTO\ DE LA MKDAILL1
en argent; enfin, fort près de terre, ei simplement comme en cuivre. La reli ;t dans l'admira-
tion, sans cependant comprendre ce q minait la
représentation de ces diverses médailles, jusqu' que. pendant !" les vêpres, elle en reçut L'expli-
cation. Une voix pleine de douceur, qu'elle ne put
innaître, lui demanda quelle était C< médailles qu'elle prêterait. Elle répondit que c'était
la plus brillante ; et la même voix, la félicitant du
choix qu'elle avait t'ait, lui dit que la médaille brillante comme le soleil est celle des chrétiens fidèles qui, en la portant, honorent parfaitement Mari contribuent à procurer sa gloire; que la médail!
unes pi< [lli ont une dévo-
tion tendre et filiale envers Marie, mais en qui elle
dans leur cœur, |u*ellej contra-
ire honorer cette divine Mère:
que la médaille on ar{ I celle de i >utcs lea per-
sonnes qui la portent avec respect et dévotion, mais
qui manquent • de constance et de génér
l'imitation des vertus de I et qu'enfin la
tille v ; 1 1 i lui a apparu comme en cuivre, est celle
de quiconq contentant de lui adresser des |
mettre en peine de marcher si;
tristement attache à la terre 1 | aéme lUta encore que. comme il j iant
une ÛCUlière entre ces div(
marqué :r ainsi parler, du sceau
IX de Marie Immaculée, elles doivent toutes
tr'aider mutuellement d'une manière toute spéciale par la prière, afin que, par ce puissant secours, les troisièmes puissent relever les dernières, les secondes soutenir les troisièmes, et que les premières attirent ainsi heureusement toutes les autres.
« Ces détails nous ont été communiqués de l'abbaye de Notre-Dame-des-Ermites, à Einsiedlen, si renommée, tant par les grandes vertus de ses fervents religieux, que par le concours immense de fidèles qui s'y rendent de tous les pays en pèlerinage. »
Cependant la médaille n'avait reçu qu'une approbation verbale de Mgr l'archevêque de Paris; il fallait quelque chose de plus, une autorisation motivée était nécessaire pour offrir aux fidèles des garanties de certitude, et se conformer d'ailleurs aux lois de l'Eglise, qui exige un jugement canonique pour permettre l'introduction d'images nouvelles dans le culte liturgique. Un examen juridique fut donc demandé pour constater l'origine de la médaille.
Mgr de Quélen s'y prêta volontiers, et par son ordre, une enquête fut ouverte le 16 février i836, sous la présidence de M. Quentin, vicaire général, promoteur du diocèse; elle se prolongea jusqu'au mois de juillet et n'eut pas moins de dix-neuf séances.
Nous possédons encore le procès-verbal de cette enquête, où comparurent diverses personnes, mais
PI' Ml DAIL1
dont le principal témoin fut le directeur de sœui therine, M. AJadel.
Dam le cours des informations, le promoteur chercha à savoir pourquoi Dieu avait choisi les Pille
îaritc pour leur confier une si rare faveur, et non pas un de ces couvents recommandables par l'ol winec d'une règle austère, la pratique des jeûnes, des
mortifie . etc. Ce n'est pas dans un ordre I
templatif, c'est dans la maison-mère de cette modeste Institution si utile à l'humanité, :is la cha-
pelle qui renferma longtemps la dépouille mortelle de saint Vincent, le père des pauvres, qu'a eu lieu l'apparition, modèle de la médaille.
peut, croit-il, trouver le motif de cette p:
rence dans deux u [ui s'observent chez les Filles
de la Charité, depuis l'origine de leur Compagnie; le
premier est de faire un acte de consécration a la sainte Vierge, le jour de la fêle de SOU I mmaculee-Conception; le second, de terminer chaque dizaine du chapelet par la ; ion de loi suivante . ! ùnte
I ' • • inteetlmma
Conception, pure et sans tache. () tres-yurc l.
par votre pureté virginale, par votre ( tion-
tmmaculée et votre glorieuse qualii
t, obtenez-moi de votre cher Fils, Vhumiliu charité, un le pun
prit, une sainte y ma chi
tion, le don à n, une bonne vie et un
mort.
gG PROPAGATION DE LA MEDAILLE.
Les preuves admises dans l'enquête pour établir l'authenticité de la vision de la médaille, sont :
i° Le caractère de la sœur: (Test une pauvre jeune fille de la campagne, sans instruction et sans talents, d'une piété solide mais simple, d'un jugement droit, d'un esprit calme et posé, sans aucune recherche d'elle-même, tout en elle exclut jusqu'au soupçon de la feinte et de l'illusion. Pour mieux rester cachée, elle exige que son nom ne soit pas prononcé; elle a même refusé de comparaître devant le promoteur qui dirige l'enquête.
2° La sagesse du directeur de la sœur, qui a pris toutes les précautions possibles pour n'être pas trompé, et qui ne s'est rendu enfin aux instances réitérées de sa pénitente que par la crainte de déplaire à la très-sainte Vierge, et sur le conseil de ses supérieurs.
3° L'apparition en elle-même n'a rien d'opposé aux enseignements de l'Eglise, ni dans sa forme ni dans son but; elle est, au contraire, très-propre à édifier. S'étant renouvelée plusieurs fois, et toujours de la même manière, on peut en conclure que l'imagination de la sœur n'y est pour rien.
4° La prodigieuse diffusion de la médaille, constatée par le témoignage du premier graveur, M. Vachette, et le nombre considérable des exemplaires de la Notice, qui s'est élevé, en seize mois, à 109,000, comme le prouve la déposition de l'éditeur, M. Bailly, peuvent être regardés comme une confirmation de l'origine surnaturelle de cette médaille.
i'KOl'A ULLE. 07
traces extraordinaires obtenues par la médaille, guérisons et conversions, dont plusieurs sont établies juridiquement par la déposition de témoins dignes de foi qui ont paru devant le promoteur et ont signé au procès-verbal, apportent une dernière preuve au fait qu'il I1 It d'établir, c'est-à-dire que la
médaille dite miraculeuse ne peut venir que d'une source divine. Telle est la conclusion formulée dans le rapport tdreité a Mgr l'archevêque par le promoteur, à la suite de l'enquête.
Malheureusement, l'autorité ecclésiastique ne prononça point de jugement sur cette allai rc; nous ignorons pour quelle cause l'enquête ne reçut pas la sanction qu'elle semblait comme nécessairement amener. La mort de Mgr de QuéleO survenue à la fin ci . | fit tout abandonner. Les choses restèrent
donc dans le domaine des croyances privées, et le modèle de la Vierge Immaculée, ave. attributs
symboliques, n'est point encore autorisé comme objet du culte public dansk
le lacune regrettable s'explique d'autant moins que, personnellement, Mgr de Quelen prenait un îx intérêt a L'apparition de I al il avait
compris la portée. C'est lui qui avait e: M. Ala-
deJ a publier la médaille, il avait voulu avoir les premières qui turent frappée! et a. ait expérimenté luimême leur efficacité. — Avant d'ordonner une enquête lUjet, il avait mande près de lui la Supérieure
générale .Iles de la Chariti officiera for-
mant son conseil, avec cTautres sœurs bien au courant des choses, et il tétait fait exposer les usages de la communauté qui pouvaient rendre raison des faveurs que la très-sainte Vierge venait de lui accorder. — Non content de posséder la médaille miraculeuse, le pieux prélat eut la dévotion devoir, dans sa propre chambre, une statue de F Immaculée-Conception, selon le modèle montré à la sœur. La statue fut coulée en bronze sous ses yeux, et lui-même voulut mettre la main à l'opération. Lorsqu'on célébra, pour la première fois dans le diocèse de Paris, en 1839, l'octave solennelle de l' Immaculée-Conception, cette statue fut exposée à Notre-Dame, sur un trône entouré de rieurs, à la vénération des fidèles. — Le ier janvier de cette même année, Mgr l'archevêque consacra son diocèse à Marie Immaculée.
Pour conserver la mémoire de cet acte, il fit exécuter un tableau qui le représente en pied, les yeux fixés sur la statue de Marie qu'il regarde avec confiance. Cette statue repose sur un globe qui porte ces mots : Virgo fidelis. On lit ces autres mots sur le tableau : Regina sine labe concepta, ofd pïo nobis. Le jour de l'Assomption, le prélat fit don de ce tableau à son chapitre, afin, dit-il, qu'il fût un monument de sa dévotion et de celle du chapitre de Paris envers la Mère de Dieu, honorée particulièrement dans sa Conception-Immaculée l.
1. Vie de Monseigneur de Quéïen, par M. le baron Henriort. In-8, p. 471.
Une médaille, portant la date du rr janvier i reproduit ce tableau ^ur une de ses faces. Sur l'autre, on voit un vaisseau battu par la tempête, une étoile lui indique le port ou il sera en sûre:
tint Bernard : Respice stellam^ voca Mariant* ^ i donnent le sens de l'allégorie. Le vers suivant en complète l'explication :
KsiMj Hyacini marit .:. . incis*.