SOI
— D' Genevey-Montax. — D' Nicolas, — Réorganisation île 1» Maternité iléparli*meiitale : A. Rpy remplace Ariberl-Dutresne comme proteaseiir li'accoiiclH'rncnls.
— Tentatives pour Tonder une école d'infirmiers tardE-mnlaiies.
I IV. Les EcoIpb préparaloircs monacèeB — E5U]iiâ(e auprès des conseils acudémi- [jiics. — Devendicalion des Ecoles.
Décret relatif aux eonriitions d'études pour le litre d'offlcier de santé. — Décret portant réorganisation des Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie.— Douze chaires.
V. ElTorls faits A Grenoble pour arriver à la réorganisation. — L'Hôpitnl arwi^c une salle pour les malnilies des enrunls. — Le conseil vole les crédits nécessaires.— Le déparlement augmente sa subvention. — La question de lucunslructioib d'un bâtiment, condition m'nequa non.
Le transfert de riliVpital-Hospice. — llésilulions. - Contradictions. — Intervention Je la Société de médecine et de pharmacie.
Insistance du Recteur H, Bizos. — Pétition des étudiants. — UouvemenI général dans les Ecoles de médecine : Clermont, Dijon, GreooblG. — Lettres successives des professeurs de Grenoble, — Intervention de M. 1o directeur de l'enseignement supérieur. — L'Hàpîtal concède le service des flUev-mércB. — Le Conseil décide île commencer les travaux. — Mort de Cariet. — D' Bordier.
— Démission du D' Derger. — Le D'' Bordier nommé directeur. — Suppression du cours théorique d'accouchement et du cours d'hy^éne, — Création d'une chaire de clinique obstétricale et 'd'un cours d'histologie. — Réglementation des études médicales el suppression des officiers de santé, — L'Ecole, dédarée réorganisée, prend possession de son nouveau local . — Discours do M. iCeller, recteur de l'Académie de Grenoble.
Les effets de la réorganisation ne se firent pas attendre, le nombre des élèves s'élève rapidement H 60 ; le produit des insciiptiuns et tlt^s examens s'accroît considérablement.
Produit de» iaacriplhns el de» cramena :
1866 3.W0 rr.
Il en résulte ijue la somme réelUmenl versée par la ville, sous forme de subvenlioii, va parallélcmenlen diiniiiiianl.
Sommes réeUemerU venéeê par la ville à titre de subvention :
1867 9.942 fr.
Ce sont là, après lout, des sommes peu importantes et nous verrons bientôt augmenter la subvention réelle de la ville. Mais cette augmentation n'est-elle pas largement compensée, comme le disait Villars au riècle dernier, par l'apport d'argent fait par cbaque élève dans la ville de Grenoble?
Des considérations d'un autre ordre avaient en outre déterminé le vote du conseil ; il avait compris la justesse de cette appréciation du D^^ Gintrac : « Une institution d'enseignement médical doit être considérée comme une institution scolaire, mais aussi et surtout comme une institution sociale et administrative, ayant pour but d'offrir à une population considérable la somme de lumières médicales que réclame sa conservation. Priver une population d'une institution médicale, c'est la dépouiller des garanties de salubrité et de santé indispensables aux grandes améliorations sociales. >
L'Ecole possède, au moment où nous sommes parvenus, un certain nombre de jeunes éléments qui ne peuvent que lui donner de l'activité.
Le D^ Turel, qui venait d'être nommé chirurgien de l'Hôpital de Grenoble, par la première application du concours, ouvrait en 1868 un cours semi-offlciel d'histologie, très suivi par les élèves. A l'époque où cette tentative était faite, c'était à Grenoble une nouveauté, presque une hardiesse.
Le D*" Turel était d'ailleurs le défenseur et le propagateur de toutes les nouveautés, lorsque, en 1868, deux ans à peu près après la mémorable communication de Villemin à l'Académie de médecine, il résumait la discussion si confuse à laquelle la tuberculose avait donné lieu à cette époque et se déclarait, un des premiers, partisan de la contagion, de la virulence, de l'inoculabilité de la tuberculose. Aujourd'hui l'affirmation nous semble banale et peu compromettante. En 1868, M. Turel faisait preuve d'indépendance et de clairvoyance (1).
M. Breton enseigne la pharmacie et la toxicologie; M. Giroud est nommé suppléant de la chaire.
(1) Compte rendu synthétique et critique de la discussion sur le tuberculose par le Dr Turel. Grenoble, 1868. ^
LA MEDEONE A GRENOBLE - D' A- BORDtER.
L'Ecole reçoit, en 1S69, Bitch (I), ancien médecin de marine, (jui aprùs ane brillante carrière aux colonies, deviendra successivement suppléant d'anatomie, suppléant des cbaires de luédeciae.chef des travaux anakimiijues et enfln professeur de pathologie interne. La même année Bumard, Minder et CorcelUt. jusque-là chargés de cours, sont nommés titulaires.
Sur l'iniliative du Directeur Aribert-Dufresne, qui avait Ei(;nalé In Taiblesse des élùves en physique et réclamé un professeur pour cet enseignement, le doyen de la Faculté des sciences en avait été chargé. Aribert- Dufresne avait également porté son attention sur l'enseignement des maladies mentales: il aurait désiré voir les élèves suivre de temps en temps la clinique mentale de Saint-Robert,
La guerre de 1870, en arrêtant, bien entendu, tout travail à l'Ecole, ne fut pour les médecins, ici comme partout, qu'une ocr^ion de plus do montrer leur dévouement : le D' Biiissard était le président de la section internationale des secours aux blessi^s pour le déparlement de l'istire, nù un grand nombre d'ambulances sédentaires ou volantes furent rapidement organisées (2).
En 1873, le D' Berger, déjà professeur suppléant, est nommé titulaire de la chaire de clinique interne, devenue vacante par la mort de Buissard, ' qui lui-même avait succédé à Robin.
La même année, la chaire de pharmacie et de toxicologie, occupée par M. Breton, est transformée en chaire de pharmacie et de matière médicale.
En 1873, l'Ecole de médecine a l'honneur de compter comme prufeshour de cliimîe un savant déjà célèbre, aujourd'hui illustre, et dont le nom restera lié à une des plus fécondes découvertes de ce siècle, H. Hanull, doyen rie la Faculté des sciences. M. Raoult arrive à l'Ecole comme professeur d'une nouvelle chaire de chimie et de toxicologie, pour la création de
(1) Disch fi laissé, natre antres travaux et communicationa, une note inlérPRaante sur la liteHie Àorninifore qu'il avait observée à la Guyane. Société de nlalistiquc, 1871.
(2) I-cs Ambulances du lycée ilaienl ainsi organisées: Salle n" 1, 56 lits; chirurgien en chef, Baptiate Charvel ; chirurgien-adjoint, Leroy — Salle n° 2, 43 lil«; chirurgien en chef, Ànnand Bey; cliirurgii^n-adjolnt, Pcyraud. — Salle n" 3; cliinir^en en chef, Gâché: chirurgien-adjûiot, Berriat.
Ambulancet Saint -Joteph : FélU Allard,
Ambulantes îles Capitcim: Bois.
La senice pharmaceutique était assuré par //. Breton, Giroud, Martel, Ftandrin, Urevon et Sirand.
L'ambulance valante était composée de Jacquet, chirurgien-major; Bernard et MoBSDn. chirurgiens aides-major; Bontaing, pharmacien; l'abbé Martin, puis l'ahbê Régnier, aumdniers: Dallemagne, comptable.
Enfin le D' Turel était médecin-major de la 1" légion mobilisée de l'Isère; c'est lui i)ui organisa dans la salle du musée, en façade sur la rue Vtllais, unu iaArmerie de 50 lits, installée exclitùvcment aux Irwa de h légion.
laquelle le conseil municipal, sur l'initiative de H. Calvat maire et du D' Gâché adjoint, vient de voter un crédit.
La chaire d'histoire naturelle et de matière médicale, occupée par Aribert-Dufresne, est transformée en chaire de thérapeutique et d'histoire naturelle.
Le D'' Berriat, professeur de pathologie externe, demande à être mis en congé, n est remplacé par le suppléant pour les chaires de chirurgie, le D^^ Girard (4), qui le remplace définitivement lorsqu'il donne sa démission en 1876.
En 1874, arrive à l'Ecole, comme suppléant d'anatomie et de physiologie, le D' Turel, qui devient, en 1876, professeur d'histoire naturelle et de [thérapeutique, jusqu'au jour où il prend la chaire de pathologie externe et de médecine opératoire. Le D"* Turel est en outre nommé à l'élection secrétaire de l'Ecole. Cette même année, Bisch remplace M. Michaud comme professeur de pathologie interne.
L'Ecole se renouvelait ainsi petit à petit : si les nouveaux éléments allaient être pour elle une source nouvelle de vigueur, ses professeurs honoraires eux-mêmes n'avaient rien perdu de leur activité : A, Charvet continuait la série de ses travaux, et il est difficile de ne pas être surpris de l'activité de ce savant qui, médecin, professeur de zoologie, professeur d'anatomie, mène de front Tanatomie, l'embryologie, la botanique et l'ensemble des connaissances biologiques (2).
(1) Voici les principales publications du D** Girard :
Résorption urineusc et urémie dans les maladies des voies urinaires.
Du bubon chancreux sus-épUrochéien.
Du traitement des hernies étranglées par la ponction aspiratrice.
De la ponction sus-pubienne dans la rétention d'urine.
Du traitement du pédicule dans les hystérectomes abdominales.
De la suette miliaire.
De l'ostéomyélite à répétition.
De la valeur médico-légale des ecchymoses sous-pleurales, péricardiques et péricraniennes.
Grenoble^ au point de vue de V Hygiène.
Des précautiotis à prendre pour éviter les maladies contagieuses : choléra^ diphtérie^ variole, scarlatine, 4 brochures différentes.
De Vapplication du • tout à Végoât » à Grenoble^ au point de vue de Vhygiène.
De la trépanation dans répilepsie.
De remploi de Véthev iodoformé, en injections, dans les arthrites tuberculeuses.
Chirurgien honoraire de l'Hôpital et médecin en chef des épidémies, le Dr Girard est la tête des scrvic^»^ hospitaliers de la ville en qualité de vice-président du Conseil d administration des hospices.
(l) A. Charvet publie en 1869 un compte rendu du service médical de l'Hôpital civil de Grenoble.
Il publie une note sur les plantes médicinales des environs de Grenoble (/n