‹ La médecine à travers les siècles, histoire, philosophieChapitre 38 sur 53 · LES VIVISECTIONS A L’ ACADÉMIE DE MÉDECINE · texte numérisé non relu

LES VIVISECTIONS A L’ ACADÉMIE DE MÉDECINE

4° Y a-t-il quelque chose de fondé dans les plaintes articulées par les membre? de la Société protectrice, en ce qui concerne la pratique des vivisections en France?

2° Y a- t-il lieu. d’en tenir compte?

3° Y a-t-il quelque chose à faire et dans quelle mesure?»

La commission a eu le tort de ne pas comprendre que sa tâche était uniquement de se prunoncer affirmativement ou négativement sur ces trois points. Si bien que les six conclusions du rapporteur de la commission ont laissé sans réponse la demande très-nette et très-catégorique du gouvernement.

Nous avons démontré l’insignifiance du rapport académique et la banalité de ses conclusions, nullement, concluantes, puisqu’elles se bornent à exprimer des vœux, à donner des conseils timides, non sans contenir des aveux implicites, qui expliquent jusqu’à un certain point, sans les excuser pour cela, les paroles acerbes et peu mesurées des rédacteurs du réquisitoire anglais. La commission n’avait point à se préoccuper de la forme de ce réquisitoire; car il est puéril, dans toute question scientifique et d’un intérêt général, de répbndre à des invectivés au lieu de donner de bonnes raisons.

Le ministre, en s’adressant à l’Académie pour avoir l’opinion de rAcadémie, ne demandait point un plaidoyer pour ou contre les vivisections, mais une enquête. C’est donc un juge d’instruction, éclairé et inflexible, qu’il fallait charger du rapport, et non un avocat, plein de bon vouloir sans doute et d’intentions excellentes, mais qui, semblable à bien des avocats, a parlé longuement pour ne rien dire (1).

(1) Comme nous n’avons pas l’honneur d’appartenir à la Société protectrice de Paris, ni à aucune autre Société quelconque, il nous sera permis de consigner ici le mauvais effet produit par une lettre du vice-président de cette Société à l’Académie de médecine. Cette lettre a été lue en séance publique, par le secrétaire annuel, et son contenu, qui n’a satisfait personne, a vivement peiné et mécontenté ceux qui sont contre les vivisecteurs. Le vice-président de la Société protectrice des animaux.

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