III. — Ives vétérinaires
II faut dire un mot du rôle des vétérinaires dans la discussion sur les vivisections, et reconnaître que les professeurs de l'Ecole d'Alfort ont montré plus de courage et surtout plus de franchise que les physiologistes expérimentateurs.
M. Reynal, professeur à l'École d'Alfort, a lu un travail (1) qui nous a frappé, non par des qualités brillantes, mais par un ton de sincérité qui n'est pas commun dans les discussions académiques. M.Reynal estpréposé,depuisquelques années, aux exercices préparatoires de chirurgie qui se pratiquent à l'École d'Alfort, et depuis quinze ans, il appartient à cette école. Nul, par conséquent, ne peut mieux savoir ce qui se passe dans la salle où les élèves de l'École s'exercent, sur le cheval vivant, à la pratique de la chirurgie, au manuel opératoire. M. Reynal affirme que le tableau tracé par M. Frédéric Dubois, des souffrances infligées aux chevaux vivants, ne reproduit pas exactement l'état actuel. Vraie pour le passé, la peinture du secrétaire perpétuel n'est pas tout à fait exacte, à ne considérer que le présent. Le nombre des opérations que pratiquent les élèves sur le cheval vivant, pour s'exercer la main, a été réduit. M. Reynal affirme cela à plusieurs reprises; il revient sur cette réduction, mais ne dit pas en quoi elle consiste, et s'abstient de produire des chiffres. Il paraît qu'on ne fait plus soixantequatre opérations sur un seul cheval. Mais combien en faiton précisément ? Voilà ce qu'il aurait fallu préciser pour être sincère en tout. Supposons que ces opérations aient été
(Ij Bullelin de l'Académie de médecine, t. XXVIll, p. 1120.
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r'éduites d'un quart, d'un tiers, de la moitié môme. Il en resterait toujours un nombre suffisant pour révolter ce sentiment de commisération, qu'il faut se garder de comprimer, et qu'il importe, au contraire, d'entretenir comme un élément précieux de civilisation.
M. Reynal déclare ensuite que toutes les opérations ne se pratiquent pas sur l'animal vivant, et qu'il en est de trèsdouloureuses, qu'on fait uniquement sur le cadavre. Tant mieux, s'il en est ainsi. Mais si des opérations particulièrement douloureuses et difficiles se pratiquent sur l'animal mort, et non sur l'animal vivant, nous demandons ce que devient le fameux argument des vétérinaires, en justification de leurs exercices de chirurgie expérimentale. Évidemment, c'est dans les opérations graves que doivent se produire surtout les mouvements de réaction que l'on redoute si fort, tant pour l'animal lui-même, que pour l'opérateur, qu'il s'agit, avant tout, de préserver. Si, pour ces opérations gravés et douloureuses, le cadavre a été substitué à l'animal vivant, il est permis de croire que pour celles qui sont moins graves et moins douloureuses, le cadavre pourrait être de même et sans désavantage, substitué au cheval vivant. En tout cas, cet aveu ou cette concession est un commencement de réforme ; or, toute réforme suppose des abus. Nous ne pouvons donc qu'encourager M. Reynal à poursuivre la réforme commencée, jusqu'à complète extinction des abus qui existent encore, malgré la réduction indéterminée, dont il parle, dans le nombre des opérations, et malgré les améliorations introduites dans le manuel opératoire, de façon à rendre l'opération plus prompte et moins douloureuse.
Ayant répondu de son mieux au discours de M. Dubois (d'Amiens), M. Reynal répond à celui de M. J. Béclard ; et il infirme l'assertion de ce dernier, touchant la privation de nourriture des chevaux livrés aux écoles de médecine vétérinaire, pour être soumis aux opérations de chirurgie expé-
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rimentale. Directement interpellé, M. J. Béclard a répondu que son affirmation reposait sur des preuves, qu'il était en mesure de fournir, et que d'ailleurs, M. Reynal, parlant avec autorité de ce qui se passe à Alfort, ne peut être aussi bien renseigné pour ce qui est des écoles de Lyon et de Toulouse. Au demeurant, M. Reynal, qui est un homme droit et sincère, ne prétend pas excuser les faits dénoncés par M. J. Béclard, s'ils sont réels : «Si donc, dit-il, des abus de la nature de ceux que M. Béclard a signalés se sont passés dans les écoles, ce sont les hommes qui les ont commis ou laissé commettre, qu'il faut flétrir par le châtiment de la publicité. »
D'après M. Reynal, quelques membres éminents de la Société protectrice de Paris auraient spontanément déclaré, que les opérations telles qu'elles se pratiquent actuellement à Alfort, sont exécutées de manière à concilier les intérêts de la science et d e l'enseignement avec les intérêts de l'humanité. » La même assertion, conçue à peu près dans les mômes termes, se trouve dans le mémoire de feu M. Renault, dont nous avons donné l'analyse, en discutant le rapport de la commission. Seulement M. Renault déclarait que la Société protectrice de Paris l'avait consulté louchant les pratiques chirurgicales en usage dans l'École d'Alfort ; et M. Renault, comme on peut penser, avait répondu de manière à calmer les inquiétudes de la Société. Nous avons sujet de croire que c'est le fait relaté par M. Renault qui a été ici invoqué par M. Reynal. Que si la Société protectrice de Paris a cru devoir s'en rapporter aux avis émis par quelques-uns de ses membres, nous inclinons à croire que ces membres, que l'on qualifie d'éminents (à qui ne donne-t-on pas aujourd'hui de l'éminence?) pourraient bien être des vétérinaires vivisecteurs et des physiologistes expérimentateurs. Ces deux catégories de savants sont représentées, comme on sait, dans la Société protectrice, de môme qu'elles l'étaient dans la commission chargée par l'Aca-
(Idmie de se prononcer sur la question des vivisections.
Dans la dernière partie de son plaidoyer, M. Reynal s'efforce de démontrer la nécessité des opérations préliminaires sur l'animal vivant, se fondant, pour défendre sa thèse, sur l'organisation actuelle de l'enseignement vétérinaire, enseignement qui se propose de former des praticiens habiles dans un court espace de temps ; sur la plus grande fréquence des opérations chirurgicales qu'exigent les animaux malades, et sur la nécessité de préférer les moyens expéditifs et radicanx aux médications qui demandent des frais considérables et une longue durée. Ces raisons ne sont que spécieuses. M. Reynal, esprit positif et pratique, préoccupé avant tout de l'utilité immédiate, ne voit pas, dit-il, « comment les vétérinaires blessent si profondément les lois de rhumanité. J'avoue même, poursuit-il, que ces exercices, considérés dans leur but, se justifient beaucoup mieux qu'un grand nombre d'expériences que j'ai vu faire par des physiologistes pour la démonstration d'unefonction ou d'une propriété des tissus. » Dans la thèse que soutient M. Reynal, cet argument n'est pas sans force; il atteint directement les professeurs de physiologie opératoire.
M. Reynal, de même que M. H. Bouley, son collègue, pense que les chirurgiens trouveraient grand profit à suivre l'exemple que leur donnent les vétérinaires. Cette insinuation est tout à fait permise de la part d'un vétérinaire qui désire que les manoeuvres opératoires sur le cheval vivant ne soient pas abandonnées. Si les chirurgiens, suivant le conseil ou le voeu de M. Bouvier, instituaient des opérations préliminaires sur l'animal vivant, la chirurgie expérimentale justifierait, consacrerait toutes les pratiques en usage dans les écoles de médecine vétérinaire. El si le projet recevait exécution, il se trouverait, sans aucun doute, un homme d'avenir qui demanderait et obtiendrait, dans la Faculté de médecine, une chaire de chirurgie comparée
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OU expérimentale. Ne désespérons pas de voir un jour celle utile fondation.
En terminant la défense de son école, M. Reynal rectifie les assertions de M. J. Béclard touchant les pratiques en usage dans les écoles vétérinaires d'Allemagne. A Stuttgard, d'après une lettre dont M. Reynal m'a donné connaissance, quelques opérations sur le cheval vivant, en nombre trèsrestreint, il est vrai, sont tolérées par le professeur d'anatomie.
A Vienne, les règlements défendent très-positivement les exercices du manuel opératoire sur le cheval vivant ; néanmoins, quelques petites opérations sont tolérées. 11 en est de même à Londres, les vétérinaires anglais, qui veulent s exercer aux opérations sur le vivant, peuvent faire certaines opérations déterminées, sur des chevaux achetés à leurs frais. M. Reynal en conclut que « partout on comprend l'utilité des opérations telles qu'on les exécute en France. — «En résumé, dil-il, je demeure convaincu que, si on tient compte, d'une part, de l'organisation de notre enseignement et des exigences de l'exercice professionnel ; et, d'autre part, des soins qui sont pris dans les cours de chirurgie pratique, pour abréger, atténuer, amoindrir la douleur, on reconnaîtra que les opérations pratiquées sur les animaux vivants, dans une limite restreinte, comme on le fait actuellement dans les écoles vétérinaires, sont utiles et nécessaires. Je vote contre les conclusions du rapport de la commission. »
Tel est en substance le plaidoyer de M. Reynal, dont une consciencieuse analyse permettra au lecteur de se prononcer en connaissance de cause. M. Reynal a clos la discussion vraiment sérieuse; mais il n'a point infirmé, comme on s'y attendait, les assertions émises par nous sur les cruelles pratiques en usage à l'École d'Alfort. Un tableau navrant des souffrances infligées au cheval pour exercer la main des ap-
prentis vétérinaires a été tracé par M. Dubois, témoin oculaire.
M. H. Bouley (1) ne trouve pas que ce dernier ait chargé le tableau qu'il a tracé des souffrances atroces que les apprentis vétérinaires infligent aux chevaux qu'on leur livre pour s'exercer la main. Loin de là, il convient lui-même que le secrétaire perpétuel a dit vrai, et que, malgré quelques atténuations introduites par la suite, et qu'il n'ose appeler des réformes, les choses, dans l'état présent, excèdent encore la mesure. Cependant M. H. Bouley tient ou semble tenir beaucoup à la continuation des manœuvres opératoires sur le cheval vivant. Il souhaiterait môme que les chirurgiens eussent la faculté de s'exercer comme les apprentis vétérinaires. Il propose môme à l'Académie de demander au ministre une augmentation du budget, une allocation plus forte pour les écoles de médecine vétérinaire, afin que le nombre des chevaux destinés à être dépecés vivants permette de réduire le chiffre des opérations, en doublant ou triplant celui des victimes.
M. J. Béclard a dénoncé à la vindicte publique et à la répression par la loi de Grammont, une détestable industrie, comme il dit, qu'exercent les marchands qui fournissent à l'École d'Alfort les chevaux sur lesquels doivent s'exercer les élèves. Ces chevaux, depuis le moment où ils deviennent la propriété de l'industriel, jusqu'à leur entrée dans les dépôts de l'École, ne reçoivent aucune nourriture. Il n'est pas rare de voir quelques-unes de ces pauvres bêtes mourir littéralement de faim.
Sans nous arrêter à l'inhumanité d'une telle pratique, nous demandons comment des animaux ainsi exténués, sans vigueur, sans forces, réduits à l!épuisement le plus complet; nous demandons comment des chevaux mourants
(J) Bulletin de l'Académie de médecine, tomeXXVlII, p. 1100. (2) Bulletin de r Académie de médecine, tome XXVIII, p. 1083.
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OU II moitié morts peuvent manifester des réactions violentes contre le supplice du fer et du feu. Autant vaudrait l'exercice sur le cadavre, très-suftisant pour l'habileté opératoire que l'on recherche. Mais on veut surtout que l'élève soit prévenu, prémuni contre les morsures, les ruades, contre les mouvements, en un mot, que la douleur de l'opération provoque chez l'animal vivant. Or, ces brusques réactions ne peuvent venir d'un animal surmené, abattu, épuisé de fatigue et mourant de faim.
Du fait révélé par M. J. Béclard, il faut conclure que les exercices auxquels on se livre dans les écoles de médecine vétérinaire, sur les animaux vivants, sont doublement atroces, et beaucoup plus blâmables qu'on ne l'avait cru jusqu'ici, puisqu'ils n'ont pas d'utilité réelle, les opérations étant pratiquées sur des sujets incapables de réagir.
Concluons de tout cela qu'il n'y a pas lieu de maintenir, dans les écoles de médecine vétérinaire, des pratiques sanglantes et sans utilité.
IV, — Résumé.
Il nous paraît inutile de résumer le débat académique auquel a donné lieu la question des vivisections. La discussion n'a pas été assez sérieuse pour mériter les honneurs d'une analyse critique ; et d'ailleurs le lecteur qui voudrait se mettre au courant n'aura qu'à consulter le Bulletin de r Académie (1). Les débats au sujet des vivisections ont été très-vifs, très-passionnés, mais peu scientifiques.
La question en litige avait été nettement posée et carrément résolue par le secrétaire perpétuel. Aussi son discours a-l-il été le point de départ des débats ultérieurs. Malheureusement, un point essentiel, celui de l'enseignement physiologique dans son état présent et avec ses tendances.
(I) Bulletin de l'Académie de médecine, tome XXVIII, passim.
point capital, et traité en passant par M. Frédéric Dubois et par M. Parchappe, a été négligé tout à fait par les autres académiciens qui ont fait connaître leur opinion. Cette omission est d'autant plus regrettable que les professeurs officiels de physiologie, on ne sait pourquoi, n'assistaient pas, quoique membres titulaires de l'Académie, à une discussion qui les touchait de si près.
En leur absence, nul 'n'a osé dire que, contrairement à l'usage reçu, la physiologie peut s'enseigner sans expérimentations cruelles, sans exhibitions sanglantes. Nul n'a fait remarquer l'inutilité de ces expositions d'animaux ouverts ou mutilés. Et pourtant quiconque a fréquenté les démonstrations de nos physiologistes expérimentateurs sait bien que ce qui se démontre sur l'animal en expérience dans le laboratoire, n'est pas visible à l'amphithéâtre, et que le plus souvent, ce que le professeur démontre à ses auditeurs, qui ne peuvent suivre des yeux la démonstration, n'a nullement besoin d'être démontré. Ces deux raisons, en dehors de beaucoup d'autres, nous ont fait conclure au rejet des expérimentations sur l'animal vivant dans les cours publics. Nous avons repoussé hautement toute expérience inutile ; et c'est en prenant pour critérium l'utilité certaine et la nécessité indispensable, que nous faisons la distinction, qui paraît si difficile à nos adversaires, entre l'usage et l'abus.
Un physiologiste, M. Jules Béclard, a défendu la cause de la liberté, et nous nous associons bien volontiers à ses intentions, aussi généreuses qu'élevées. Nous savons que les vivisections ont été utiles, puisque par elles des investigateurs sagaces ont découvert des vérités nouvelles, et contrôlé, constaté des vérités connues. Nous tenons aussi qu'il ne faut proscrire aucun des moyens de connaître qui sont en notre pouvoir. Mais c'est notre conviction que les expérimentations douloureuses et sanglantes ne doivent pas être prodiguées inconsidérément, et qu'il est fâcheux que
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ces vivisections, qui étaient autrefois un moyen exceptionnel, passent dans la pratique habituelle. C'est leur usage intempestif et non raisonné qui constitue l'abus, et c'est cet abus qui est funeste à l'étude et à l'enseignement de la physiologie.
Nous accordons que les expérimentateurs et vivisecteurs ne sont mus, dans leurs pratiques sanglantes, que par l'amour de l'humanité, et nous pensons que la conscience de l'expérimentateur doit intervenir pour déterminer les limites du droit d'expérimentation; en d'autres termes, le cœur et le sentiment doivent borner les satisfactions d'une curiosité insatiable.
Il ne s'agit pas d'entraver le progrès par des règlements, mais uniquement de rappeler les vivisecteurs à la modéralion, à la décence, au sentiment de leurs devoirs envers eux-mêmes, et envers la science, surtout s'ils ont mission de professeurs.
Ni les médecins ni les vétérinaires qui ont pris part à la discussion n'ont voulu comprendre qu'à côté de la question d'humanité, il y avait une question de dogme et de dignité scientifique. Les chirurgiens ont fait cause commune avec les vétérinaires, et un des leurs s'est chargé de clore le débat, en déclarant que tout était pour le mieux dans l'enseignement de la physiologie expérimentale et de la chirurgie vétérinaire. Le président de l'Académie, résistant à l'entraînement de la majorité, avait émis l'avis de renvoyer la clôture à la prochaine séance. La proposition était sage ; mais la majorité avait hâte d'en finir avec une question dont l'examen lui faisait peur. L'Académie n'était pas en nombre. Des membres qui composaient la commission, deux ou trois tout au plus assistaient à la séance, et quelques-uns de ceux qui ont pris part à la discussion manquaient également. On a passé outre, et après avoir rejeté les conclusions du rapport présenté au nom de la commis-
sion, on a, sans retard, adopté les conclusions suivantes :
« L'Académie déclare que les plaintes adressées à S. M. l'Empereur par la Société protectrice des animaux de Londres ne sont pas fondées; qu'il y a lieu de n'en tenir aucun compte, et qu'il convient d'abandonner, comme par le passé, les vivisections et les opérations chirurgicales pratiquées dans les écoles vétérinaires, à la compétence et à la sagesse des hommes de science, »
Ces conclusions ont été votées d'emblée et d'ensemble, avant môme leur rédaction définitive, rédaction qui n'est pas un modèle de précision ni de style, et qu'il a fallu, après le vote, revoir et compléter.
Au nom de la liberté, qui n'était pas en cause, quoi qu'on ait dit; au nom de la libre recherche et de la science, l'Académie a commencé par désavouer, rejeter, mettre à néant les conclusions du rapporteur de la commission, conclusions qui constataient des abus, et elle n'a tenu compte des assertions de ceux de ses membres qui ont pris la parole, précisément en vue de signaler ces abus. L'Académie a prouvé par son vote que toutes les causes sont bonnes et ont chance de succès, lorsqu'on fait abstraction des faits qui les rendent mauvaises. L'Académie n'a tenu compte de ces faits, et son vote, enlevé au pas de course, donne l'absolution el des encouragements à cette école de \Si physiologie opératoire, dont l'ascendant est si funeste, et dont l'influence a perverti déplorablement l'enseignement de la médecine.
Les vivisecteurs et les physiologistes expérimentateurs ne songent seulement pas à se défendre, ont-ils dit, ou fait dire par leurs partisans.
Que les disciples de Magendie triomphent ; qu'ils régnent sans trouble et sans partage dans le domaine médical. La majorité est avec eux, parce que l'éducation physiologique et médicale qui convient à la majorité est détestable. Mais il y a une minorité qui protestera toujours, au nom de la