PETITES ANECDOTES
pour exercice illégal de la pliarmac\e, M. Bernard, directeur de l'Académie dermothérapeutique.
M. Bernard, comme chef de cet établissement, se borne, paraît-il, à servir d'intermédiaire entre les médecins attachés à l'Académie, qui voient les malades, lisent leurs lettres, fournissent des ordonnances, et le pharmacien qui leur vend les médicaments.
M° Cruppi, son avocat, a soulevé une question absolument inattendue.
Les pharmaciens qui poursuivent, s'est-il demandé, sont-ils de vrais pharmaciens ? Non, si Ion s'en rapporte à des arrêts anciens et modernes, déclarant qu'on ne peut être piiarmacien qu'après avoir prêté le serment professionnel.
Voici quelques extraits do ce serment, qui date du treizième siècle :
Je jure et promets devant Dieu, auteur et créateur de toutes ciioses, unique en essence et distingué en trois personneséternellement bienheureu- i
ses, que j'obscivcral les nrliclos suivants... Item de vivrcen la foi chrétienne,d'honorer mes parents de ne médire d'aucun de mes anciens docteurs, maîtres, pharmaciens ou autres quels qu'ils soient, de rapporter tout ce qui me sera possible pour la gloire, l'honneur, l'ornement et la majesté de la médecine. . , de n'enseigner aux idiots et ingrats les secrets et raretés d'icelle.. de ne faire rien témérairement sans avis des médecins ou sous l'espérance de lucre tant seulement.
M" Cruppi soutient que la loi est formelle :« On n'est pas pharmacien si l'on n'apasprélé serment. »
Les membres du syndicat n'ont pas prêté serment : ils ne seraient jias pharmaciens et, parconséquent, seraient sans qualité pour poursuivre.
Les juges de la 10° chambre s'arrêteront-ils à cette fin de non-recevoir qui n'a pas été, il est vrai, l'objet de conclusions spéciales, mais qui pose, en fait, une question assez bizarre ?
Petites anecdotes
La médecine rurale— II y a trois heures que aous m'attendez, et votre mari se mourait.
— Oui, monsieur le docteur.
— Alors, ma bonne femme, il est probable que nous le trouverons mort en arrivant !
— Oh non, monsieur le docleur, j'ai laissé près de lui une voisine et elle a bien promis qu'elle ramu.«îerait en nous attendant.
Dans quel cas linceste est licite.
— 11 s'est passé dernièrement, dans une grande ville du Nord, une aventure qui montre toute l'immoralité du Gode.
Un père ayarot été accusé d'avoir eu des relations incestueuses avec sa fille, fut appelé devant le juge d'instruction. (Jelui-ci l'interpella sévèrement et le coupable avoua.
Le juge lui fit éloqucmment ses
remontrances, tout un cours de morale, puis lui demanda :
— Pouvez-vous m'indiquer la date de votre première entrevue ciiminelle avec votre fille ?
— Trois mois après son mariage.
Le juge bondit.
— Trois mois après le mariage !
Kli bien I nous n'avons plus rien à NOUS reprocher. La loi interdit l'inceste a\ec la fille non mariée, mais n'a rien à connaître de l'inceste qui est commis après le mariage. 11 faudrait alors que l'adultère fut prouvé.
L'encombrement médical. — Une
épidémie de petite vérole s'étant déclarée dans les tribus indiennes de l'Arizona, les Indiens, suivant leur coutume, ont sacrifié le médecin pour apaiser l'esprit du mal auquel est due la maladie.
Voilà un moyen simple de remédier à l'encombrement médicaL
Table des JVIatièt^es
Abolitionnisme 270
Accidents du travail oi")
Accouchée (1-% poésie 'SM
Accoucliement cliez les brigands 193