‹ La medecine anecdotique, historique, litteraireChapitre 20 sur 122 · LA REVANCHE DE L'AGNEAU · texte numérisé non relu

LA REVANCHE DE L'AGNEAU

La raison du plus fort est toujours la meilleure.

(La Fontaine.)

Vous connaissez du tendre agneau Que nous montre le Fabuliste La fin misérable et si triste :

La voici sous un jour nouveau.

L'agneau, d'une brebis galeuse Avait écouté les discours, Et, trompé par cette enjôleuse Avait goûté folles amours.

En maculant sa blanche robe, Il avait pris, pauvre innocent, Sa part d'un virulent microbe Dont il souffrait un mal cuisant.

Pour calmer l'atroce brûlure Qui le consume, l'agnelet Puisait, avide, l'onde pure Et piteusement bêlai!.

C'est alors, qu'errant dans la plaine,

Messire Loup de loin l'a vu

Et pour se remplir la bedaine

Le prend, l'emporte et mange cru.

A son tour il ne tarda guère A sentir un feu dévorant, Et le virus fit son affaire A ce glouton intempérant.

Il en mourut : Quelle revanche Pour le pauvre petit agneau ! !..

Ce n'est pas tout : sans méfiance Des louves le nombreuxtroupeau, Du loup, grand coureur d'aventures, Ecoutant les propos galants, Par suite de mêmes blessures Avaient queues basses, pas tremblants.

Moralité.

Depuis lors quand une femelle Devient malade tout à coup, Languit, gémit, pâlit, chancelle.

On dit : « Cest qiCello a l'ii le loup ».

LE PARNASSE HIPPOCRATIQUE

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