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LA GAZETTE D'EPIDAURE

La Gazelle d'Epidaure fut fondée à Paris au commencement de l'année 1761, par Jacques Barbeu-Dubourg, médecin et botaniste.

Né à Mayenne en 1709, ce savant embrassa d'abord l'état ecclésiastique ; puis il se consacra à la littérature ; enfin il étudia la médecine et prit le bonnet de docteur dans la Faculté de Paris en 1748. Il fut lié avec les savants les plus distinofués de l'Angleterre et de l'Italie, et il compta, au nombre de ses amis, l'illustre Franklin. Il était « sensible, doux et tolérant en matière d'opinion », dit un de ses biographes, (1) et de plus « e.\trômement gai ».

Nous avons des preuves de sa sensibilité dans son livre intitulé : Le Botanisle françois (2), qu'il a dédié en ces termes k à madame Dubourg » :

« Ma chère femme, agréez ce premier fruit du loisir que je vous dois. Suivant l'usage des Epitres Dédicatoires, ce seroit ici le lieu de célébrer vos louanges : mais il n'est ni dans votre goût, ni dans le mien, d'entretenir le public de nos sentimens réciproques : il n'a non plus de foi aux époux heureux que de commisération pour les époux malheureux >.>.

Quant à sa gaîté, elli> éclata dans son journal : la Gazelle d'Epidaure (3), qui malheureusement n'eut que trois années d'existence. On en jugera d'après les articles qui suivent : le premier est une lettre plaisante comme il en parut beaucoup à la fin du XVIII" siècle ; le second est l'histoire peu véridique de deux bons jeunes gens qui attrapèrent la chaudepisse pendant une promenade au Bois de 'Vincennes, iinlquemenl pour avoir bu « de la bière trop récente ».

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