‹ La medecine anecdotique, historique, litteraireChapitre 42 sur 122 · II. De ia rue Saint-Antoine · texte numérisé non relu

II. De ia rue Saint-Antoine

Deux jeunes Maîtres Tailleurs, ayant fait la partie d'aller se promener ensemble au Bois de Vincennes un dimanche après-midi, furent pris l'un et l'autre, dans le courant de la semaine, d'une légère gonnorrhée qui les inquiéta beaucoup, surtout un, qui est marié depuis peu, et que cela a pensé brouiller absolument avec sa femme.

Cependant, après avoir bien questionné les deux malades, on a reconnu que toutlemalvenoitde l'imprudence qu'ils avoient eue déboire de la Bierre trop récente (4), et d'en beaucoup boire : la chose duement avérée, le mal a été guéri en peu de jours, et cela des paroles presque pour tout remède ; les inquiétudes ont été dissipées, et la réconciliation bien faite.

On ne s'embêtait pas en l'an de grâce 1671 !

D"" Maxime.

(l)Abisag, jeune Sunainite, compagne de David dans sa vieillesse.

(2) Vers de Racine {Iphigénie, acte III), Le devin Calchas accompagna les Grecs au siège de Troie : il prédit la reddition de cette ville, ordonna le sacrifice d'Iphigénie et conseilla l'expédient décisif du cheval de bois.

(3) Extrait du numéro du samedi 29 août 1761 de la Galette d'Epidaure (t. II, p. 79).

(4) Le bon Barbeu-Dubourg ajoute en note ce distique de V Ecole de Salerne :

Non acidum sapiat cerevisia, sit bcne clara, Et granis sit coda bonis, satiset veterata.

Lie Patinasse hippoct^atiqae

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