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X. HÔPITAUX DU Midi et de la Pitié

Avant l'ouverture de l'infirmerie spéciale de Saint-Lazare, c'est-à-dire avant le Sfévriei* 1836, les prostituées malades arrêtées par la Police étaient soignées dans un quartier spécial à la Pitié et à l'hôpital du Midi, quartier fermé et n'ayant pas de communication avec le reste du bâtiment. Or, le bruit que faisaient ces femmes, le scandale qu'elles causaient à chaque instant, motivèrent les réclamations et les plaintes de l'Assistance publique, qui demanda à la Préfecture de police et obtint du Conseil municipal d'être débarrassée de ces encombraïUes clientes, se réservant de construire un hôpital, qui fut Lourcine, destiné aux vénériennes non prostituées, ou du moins non arrêtées comme telles.

Voudrait-on de nouveau tenter cette expérience et revenir au système antérieur à 1830 ? Car disséminer les prostituées vénériennes dans les services de médecine générale, il n'y faut pas songer. Les chefs qui peuvent, si cela leur plaît, recevoir un ou deux cas de ce genre, pour l'instruction de leurs élèves, ne pourraient guère admettre la transformation d'un service de médecine générale en service quasi-spécial. Au simple point

de vue humanitaire, une femme atteinte d'alïection fébrile aiguë sera toujours admise de préférence à une syphilitique, si contagieuse soit-elle ; au point de vue moral, l'exemple, les propos, la contagion du vice que ces femmes, rarement alitées, apporteraient avec elles, le proxénétisme fatal résultant de leur voisinage, iraient à rencontre de tous les moyens de relèvement qu'on cherche à mettre en œuvre.

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