‹ La médecine au Mexique pendant la période pré-coloniale et colonialeChapitre 6 sur 6 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les Espagnols trouvèrent au Mexique un peuple extrêmement civilisé. Quoique très supersticieux, et ayant un grand nombre di divinités médicales, ses connaissances sur les guérisons étaient d’une très haute moyenne. On a même cité que Fernando Cortéz avait une grande foi dans les TEXOTLA- LIZTLI et que bien souvent il fut soigné par eux. Les Mexicains classaient les maladies d’après les symptômes et pour toutes celles qu’ils, connaissaient, ils avaient un remède particulier. Ils croyaient ferme au pouvoir curatif des plantes et y faisaient largement appel. Par contre, leurs connaissances chirurgicales étaient primitives, mais ils étaient capables de soigner blessures, entorses, foulures, fractures et enflures. La circoncision était un acte religieux et exécutée avec de grandes précautions. Ils avaient même quelques notions en anatomie et en physiologie, en qDarticulier ils connaissaient plusieurs des sécrétions humaines. Mais en dépit de leur haut degré de civilisation, les Mexicains ignoraient les causes des maladies externes aussi bien qu’internes et les attribuaient , à la vengeance des- dieux.

La colonisation apporta au Mexique la civilisation avec tous ses. bienfaits mais aussi avec ses méfaits: les épidémies. Les Mexicains ignoraient les maladies telles que la variole, la varicelle, la dysenterie, auxquelles par la suite ils succombaient par milliers. La colonie espagnole ne fit que très peu de progrès, étant donné que les colonisateurs mirent les indigènes en, esclavage et exploitèrent toutes les richesses possibles du pays. Les années passant, on arriva à donner confiance aux Indiens dans le savoir médical des blancs et ainsi les maladies diminuèrent.

L’enseignement à PUniversité n’était pas de très grande valeur, étant donné l’influence que les vice-rois et les politiciens y exerçaient. Les querelles entre professeurs eux-mêmes eurent pour conséquences la création de nombreuses écoles de médecine d’enseignement douteux. On promulgua beaucoup

de lois» mais la pratique de la médecine ne fut sérieusement réglée qu’après la proclamation de la République.

En général, pendant la période coloniale, la médecine a fait très peu de progrès au Mexique et presque toutes les épidémies décimèrent la population. L'apport du Mexique d’avant la République à la médecine, ne fut pas très important. Il consista surtout dans la découverte de quelques plantes médi* cinales et du grand danger de la v< mariguana » ( Cannabis indica).

ÊXPLiCATIOlsr DE5 MOTS MEXICAINS

AMIMITL — dieu des maladies d’estomac AXIXCOCOYALIZTLI — blennorragie.

AXJXTLI Urine.

AYATEMOLIZTLI — indigestion.

CENTEOL - déesse de la terre.

CÎHUACOATL — déesse qui fut la première femme qui mit un enfant au monde.

CîMUAPIPILTl — dieu responsable de la mort des femmes à leur premier accouchement.

COATL — jumeaux.

COCOLLI — berceau.

CUITLAPUZTEQUILIZTLI — fracture de la colonne vertébrale.

CUITLATL - fèces.

ELPATZOALIZTLI — fracture des côtes.

EZQUIZx^LlLlZTLI - menstruation de la femme.

EZTLI — sang.

HUEYZAHUATL — variole.

IH JOYOYLIYONI — mauvais esprits qui circulaient dans les capillaires.

IMINICQUILIZTLI — cécité produite par une subite et forte lumière.

ÏXCOCOLIZTLl — affections des yeux.

MPYrZPUZTEQUI — fracture du fémur.

MEZCOTOCTIC - fracture du tibia.

MIQUIZTLI — la mort.

NANAHUATL — dieu des lépreux.

NEAPITZALIZTLI — entérite.

NECUîLCH ILPILOLIZTLI — prolapsus du rectum.

NETEXZO-PON ILIZ'FLÏ — affection de la bouche de l’en* faut avec impossibilité de téter. ,7. , .

NEZOTLALIZTLÎ — vomissements.

.NEZOTLALIZTLI-EZTLI — ■ vomissement hémorragique. OCOTL — chandelle sacrée employée dans- le rituel nuptial. OMIPATINILIZTLI - foulures. ; :

OPUNTIA — tuniques des fleurs.

OXITL — résine sacrée.

PAPI ANI- PAN AAI ACAN I --- herboriste-pharmacien.

P.ATIANl — essai de distinguer si la maladie est guérissable ou non.

PE\'OTL — le péricarde.

QUAXAMANTLIZTLI fracture du crâne. .

QÜETZALCOATL — dieu de Pair. '

TEMAUHCOCOLIZTLI - maladies contagieuses.

TEAIOXTLI --- épidémies. ^

TE^MAMATZIN ~ trijumeaux.

TEOTZTILIZTLI -- la grossesse. „ U

TEOCOCOLIZTLI ^ éléphantiasis. Ty A Z À

TEOPIXQUIS — sacrificateurs.

TEO.XIHUITL année dédiée au dieu QÜETZALCOATL (dieu de Pair). , . ; : ^

PEPITONZAPIUATL ™ rougeole.

TFPOCHTLATO — prêtres^ ' TEPULCAYOTL — sperme.

TETECUICALIZTLl pulsations du cœur.

PE'PZACAYOTL stérilité.

dd^d'Z.YC.ATLI P( )CA dieu créateur de Punivers.

TEXOTLALIZTLÎ — le médecin.

PEZOC-TEZOANl - le phlébotomiste.

PICIOTL • la médecine.

'PI.AIÎ UILILOCAYOTL cas graves de dérangements men¬

taux.

PLALTECUIX — dieu noir.

TLAMA-TEPATI -TICITL — personne qui guérissait au moyen de médicaments à usage interne et externe.

'ÎLAMATQU1*TICITL la sage^emine.

TLATEMONILIZLI — processus de digestion.

TLEIXTLALTEMILIZTLi — cécité produite par un corps ’ étranger.

TblLOTL — eau bénite.

TOCHICHI poumons. t -

TOCHTLl - huitième jour du mois mexicain. TONALPOUHQUI le prophète.

TOTOMIAÜEIZTLl - impuissance.

TOXOXOTLA-TrCIL — le chirurgien.

TOZTLAC ^ salive.

TZAPOTLATENAN — déesse de la médecine.

TZICTLI — morceau de tabac que Ton mâche {chique). TZINYALIATLI. ^ dysménorrhée.

XAXAHUATLl — breuvage donné aux femmes enceintes pour affermir les os du fœtus.

XOALTICITL - déesse vénérée par la femme enceinte. XOCHICUIZTLI — constipation.

XOCOLIZTLl -- dyspepsie.

XOLOPIYOTL cas bénins de dérangements mentaux. XOLOTL dieu responsable des difformes et dfes jumeaux. XOPUZTOOUÎ fracture des pieds.

XOXOUCAPATLI breuvage amer.

YOLLOQUIMII: l’idiot.

YOLLOTENEÜ.4LIZTLI douleurs du cœur.

YTONALLI — transpiration.

YULLOTLI - le cœur.

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