INTRODUCTION. XIX
mais, reçue et essayée par Torti el par Sydenham, Técorce du Pérou devint un remède admiiNftré suivant des règles, suivant une méthode qu'il n'appartenait qu'à de grands médecins de déterminer. Ainsi, lors même qu'un remède ne s'applique qu'à une maladie spéciale, lorsque nulle théorie, nulle induction ne conduit à l'essayer, lorsqu'il semble être par conséquent du domaine exclusif de l'empirisme, le médecin peut encore intervenir avec son intelligence et instituer une médication avec un seul médicament.
« 11 ne systématisera pas, il ne pourra même pas essayer la plus petite théorie, mais il appréciera l'opportunité de l'usage du remède, son influence dans le cas spécial, la durée de cette influence; il réglera les doses, le retour de l'application de ces mêmes doses; il cherchera le moyen de rendre le remède plus inoffensif; il étudiera, dans les conditions accessoires de la maladie, s'il n'existe pas d'autres indications cpie l'expérience lui a déjà appris à apprécier et à remplir ; il verra que l'anémie, qui accompagnel'empoisonnement par les miasmes des marais, obéit avec une certaine facilité aux mêmes remèdes qui réussissent si bien dans la chlorose, et le fer deviendra, entre les mains du médecin un adjuvent utile inconnu à l'empirique. L'empirique peut guérir un accès de fièvre; au médecin il appartient de guérir la fièvre; au médecin il appartient de faire un diagnostic impossible à l'enotpirique. Savoir qu'un malade a chaque jour un paroxysme fébrile en commençant par du frisson et suivi de chaleur et de sueur, c'est là une notion d'une vulgarité extrême, ce n'est pas un diagnostic ; mais savoir que ce paroxysme n'est pas lié à une phlegmasie cachée, à une suppuration profonde, à une disposition toute spéciale du