‹ La médecine;Chapitre 114 sur 125 · ÉCOLE DE SALERNE · texte numérisé non relu

ÉCOLE DE SALERNE

Âut balneator, faJsarius aut oculista.

Hicdum lucraquœrit, virtus ia arte périt.

Conditiones necessariœ medico.

Clemens accédât medicus cum veste polita;

Luceat in digitis splendida gemma suis.

Si fieri valeat, quadrupes sibi sit pretiosus;

Ejus et ornatus splendidus atque decens; Ornatu nitido conabere carior esse.

Splendidus ornatus plurima dona dabit.

Viliter inductus munus sibi vile parabit,

Nam pauper medicus vilia dona capit.

Epilogus.

tua decreli majestas vilet, et omni

Privatur splendore suo, si publica fiât.

De marchand de savon, ou d'aveugle oculiste, De baigneur imbécile, ou d'absurde alchimiste, Pas d'hérétique impur qui ne se targue, enOn, Du beau litre, du nom sacré de médecin. Médecin ! médecin ! On le crie et proclame ,

Pour escroquer l'argent par un abus infâme. Trafic lâche, odieux! La bonne foi périt, Le dévoûment succombe et l'art s'abâtardit.

Tenue du médecin.

Vêtu d'habits décents, affable et plein de zèle,

Le médecin s'empresse à la voix qui Tappelle,

D'un rubis l'étincelle â son doigt brillera.

Sur un coursier superbe en visite il ira.

Ce splendide attirail rehausse son mérite;

Sur l'esprit du malade il réussit plus vite,

Reçoit cadeaux sans nombre : un mince accoutrement

Lui vaudrait protit mioce et sec remercîment.

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