Épilogue
Gardez surtout, gardez qu'un profane vulgaire De votre art respecté ne perce le mystère :
Nam res vulgatœ semper fastidia gignunt ;
Ex re vulgata contemptus, nausea surgit,
Nam majestatem minuit qui mystica vulgat;
Nec décréta manent, quorum sit conscia turba.
Exsul sit medicus physicus sécréta revelans.
Jam Deus omnipotens, medicus summus medicorum^
Digne felicitet opus istud semper in œvum,
Ipsum confirmet quod nec Jovis ira nec igniS;
Nec ferrum, nec aetas poterit abolere vetusta.
Istud complentem benedic, Deus, et facientem,
Cui sit laus et honor, benedictio, gloria semper.
Amen.
Son éclat dévoilé perdrait sa dignité.
D'un mystère connu décroît la majesté ; Le frivole dédain suit cette confldencé, Et la foule bientôt refuse obéissance A des lois dont le maître a trahi les secrets. Pour qu'ils soient observés, cachez donc vos décrets. Honte au révélateur et qu'il soit anathème ! Et toi, Dieu tout-puissant, Dieu, médecin suprême, .Jette sur cet ouvi*age un regard de bonté Qui le garde vivant pour l'immortalité.
Veille : de Jupiter il brave la colère, 11 ne craint pas le fer, la torche incendiaire; Le temps même, le temps ne peut rien contre lui, Si ton bras éternel lui prête son appui. Protège aussi, grand Dieu, l'auteur de cet ouvrage. A toi louange, honneur et gloire dans tout âge.
Ainsi soit-il.