Voilà un diagnostic bien aventuré
MALADISS YEEMINEUSES. 471
figures ftar bois)^ toutes les relations authentiques laissées par ses devanciers et les recherches nombreuses qui lui sont propres. Les traités anciens abondent en relations d'affections vermineuses ; on admettait des apoplexies, des gouttes, des pleurésies, des fièvres vermineuses ; on donnait même l'image de vers impossibles; on confondait avec des vers toutes sortes de modifications du tissu cellulaire ou d'autres tissus; des caillots de sang étaient transformés en entozoaires. 11 y eut môme un moment (à la fin du seizième et au commencement du dix-septième siècle) où toutes les maladies inconnues dans leurs causes, et surtout les épidémies, étaient attribuées à des vers invisibles. L'anatomie pathologique et le microscope faisant défaut, l'imagination, amie du merveilleux , pouvait se donner libre carrière ; maintenant toutes ces vieilles et fausses observations sont désormais reléguées dans le long chapitre des erreurs de Tesprit humain ; on ne les trouve plus que pour mémoire 4ans le livre de M. Davaine. L'auteur, élevé à l'école sé- Vjère et positive de M. Rayer, ne pouvait admettre que les résultats fournis par le diagnostic rationnel ou par cette Jtr^te vérification qu'on appelle autopsie.
Certaines aff'ections vermineuses n'atteignent pas l'homme, d'autres ne l'atteignent que rarement et par exception ; de U la nécessité où sont les auteurs qui veulent traiter de ces «Notions d'une manière complète de chercher de nombreux points de comparaison dans les maladies analogues chez les animaux. Il y a lieu de s'étonner que pour le sujet qui nous occupe le rapprochement de la pathologie humaine et de la pathologie des animaux n'ait pas encore été essayé, et l'on doit féliciter M. Davaine d'avoir réuni dans son cadre la description des maladies vermineuses chez les animaux domestiques et chez Thomme. C'est un des principes professés par M. Rayer que la médecine vétérinaire et la médecine humaine se prêtent de mutuelles lumières. Nous avons eu nous-mêmes, à propos de la pathologie générale, Foccasion d'appuyer ou de démontrer cette proposition, qui n'est pas encore assez généralement acceptée.
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On comprend que dans une notice rapide je ne puisse entrer daus de grands détails au sujet du livre si recomniaudable et si justement estimé de M. Davaine, je veux du moi os signaler quelques points d'un intérêt général ; je n'aurai pour cela qu*à résumer son Introduction : Les anciens, au rapport de Pline, avaient déjà remarqué que les vers n'étaient pas aussi fréquents dans certains pays que dans certains autres ; Théophraste affirme, mais c^est uue exagération démontrée par le témoignage formel des auteurs bippocratiques, que les habitants de la Thrace, de la Pbrygie et môme de i'Attiquesont tout à fait exempts devers. En Abyssinie presque tous les habitants sont atteints du ténia ou ver solitaire: il y a des affections vermineuses qu'on n'observe que dans certaines régions, par exemple la filaire ou ver de Médine. Au contraire, certains vers, par exemple le ténia, Tascaride lombricoîde, les bydatides sont pour ainsi dire cosmopolites, bien qu'ils affectionnent plus particulièrement, les uns l'Egypte, les autres la Suède, la Russie, la Suisse ou l'Islande. — Les saisons ne sont pas non plus sans influence pour la production des vers : ainsi plus de soixante taupes disséquées à Rennes en février et mars, par M. Dujardin, présentaient le spirop^ tera strumosa, tandis qu'on a vainement cherché ce ver dans les autres saisons. — Le développement des vers dans l'œil des chevaux, en Arabie et dans l'Inde, est propre aux mois froids. La filaire se montre surtout pendant les fortes chaleurs, et le ténia particulièrement en septembre et en octobre, du moins dans les contrées du Nord. Sous les tropiques, les pluies donnent lieu à de véritables épidémies vermineuses. Les nègres sont rarement affectés de vers hydatides; les peuplades errantes ne paraissent guère sujettes aux vers ; si les affections vermineuses sont comparativement plus fréquentes à la campagne qu'à la ville, cela tient non pas, comme on le croit généralement, aux fruits verts, aux farineux et aux légumes, mais particulièrement à la qualité de l'eau qui sert aux boissons, et qui renferme des larves ; il ne parait pas non plus que l'usage habituel du