‹ La médecine;Chapitre 17 sur 125 · Virg., ifiw., Il · texte numérisé non relu

Virg., ifiw., Il

perverse et indocile. Croyez qu'un oracle vous parle quand je vous dis : Toutes les fois que celte nation apportera ses connaissances, elle corrompra tout. Ce sera bien pis si elle nous envoie ses médecins : ils ont juré entre eux de tuer tous les barbares à Taide de la médecine. — Nous aussi ils nous appellent barbares. Je vous ai interdit les médecins [interdixi de medicis) . »

Caton détestait les médecins, mais non pas la médecine ; il a passé sa vie à médicamenter lui, les siens, ses amis, ses esclaves, son bétail ; et cela non sans succès, il faut bien le reconnaître : il a vécu quatre-vingt-cinq ans, et sa femme est arrivée à un âge très-avancé. Il a déposé dans plusieurs ouvrages les fruits de son expérience ; elle égalait pour le moins celle de nos plus habiles gardes-malades et des rebouteurs les plus en renom. Nous en avons d'assez nombreux spécimens dans son Traité d'agriculture; et Pline, historien fanatique de cette médecine populaire, admirateur de la science de Caton , même après que Celse avait écrit son beau Traité de médecine^ nous a conservé de nombreux extraits de livres aujourd'hui perdus. — Commençons par le bétail et par les esclaves ; pour Caton, c'est tout un ; ou plutôt Caton médecin a quelque préférence pour le bétail. c( Quand les esclaves sont malades, pourquoi, dit le père de famille^ leur donner tant à manger? » Est-ce un précepte d'hygiène? Non point du tout ; c'est une réprimande au fermier qui s'avise de nourrir des serviteurs incapables de travailler. Dans le même Traité d'agriculture il est dit : (( Quand un esclave est dans un état maladif [servu^

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