Horat., EpUt., II, i
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tructives sur Tanatomie, la physiologie et la chirurgie* ; mais F autre Homère^ si l'on en peut juger par les fragments qui nous restent de ses poèmes, était loin d'égaler son devancier dans la précision et Tabondance des détails techniques ; si bien que dans tous les fragments des Annales j on ne trouve pas un passage qui rentre directement dans le sujet de nos études. Ni la médecine, ni la chirurgie n*ont à s*occuper de « ces têtes qui tombent en roulant un œil à moitié éteint et qui cherche encore la lumière , » de celte a bouche entr'ouverte qui achève loin du tronc la fanfare commencée ^, » de « ces chairs palpitantes mais qui n'ont plus de vie. )> Je ne saurais m'arréter à ces scènes de carnage recherchées par les poètes et les peintres; notre ministère y est évidemment superflu, — et quand la peste se joint à la guerre ,
Hos pestis necuit, pars occidit illa duellis,
notre intervention n'est pas plus efficace ; aussi ne paraît-il pas qu'elle ait été réclamée.
Ennius se permet toutes sortes d'images de mauvais goût, et prend toutes sortes de licences poétiques. En voici une, entre autres, qui a mis, je ne sais comment, les éditeurs à la torture. En parlant d'un guerrier dont
1. Études sur Vanatomie et la physiologie d'Homère; Paris, 1842, clipz J.-B. Baiilière (et Bulletin de V Académie de Médecine^ t. Vil); Essai sur l'histoire et Vorganisation de la chirurgie avant Hippocrate, dans la Uevue médico chirurgicale^ 1846, p. 303 et 332.