‹ La médecine;Chapitre 20 sur 125 · ENNIUS · texte numérisé non relu

ENNIUS

Mais il est temps de revenir à nos poètes, chez qui nous trouverons, môme chez les plus anciens, vivant en assez bonne intelligence, toutes les diverses espèces de médecine en honneur à Rome, celle des dieux aussi bien que celle des hommes, celle d'Hippocrate comme celle de Caton.

Donc, pour entrer immédiatement en matière, nous commencerons par le commencement, c'est-à-dire par Ennius, Ennius le sage, le brave, cet autre Homère, comme disaient les critiques du temps d'Horace :

Ennius, et sapiens et fortis et alter Homerus , Ut critici dicunt *...

M. Malgaigne a trouvé dans le vrai Homère la matière de deux dissertations aussi attachantes qu'ins-

1. Cicéron, inPison. 34 ; Sénèque, de Benef,,\\, I6el 38. On voit aussi , par différents passages rassemblés dans la dissertation de Schlaeger [Uistoria liiis de medicorum apud veterea romanos degenlium condilione, p. 311, de lYdit. d'Ackermann), que beaucoup de médecins se livraient à toutes sortes de métiers plus ou moins ignobles, sans excepter celui de bourreau. L'histoire du moyen âge offre de pareils exemples.

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