Voyez Sprengel, lib, sup, cit., p
ET DE SES DOCTRINES PIIILOSOPHIOIJE?. Gl)
dil-il*, « que nous allribuons une cerlaine qualité en puissance à un objet quand il n'a pas encore celte qualité, mais que par sa nature intime il a la faculté de l'acquérir, tandis que l'activité est quelque chose de parfait qui existe déjà; » il cite, pour exemple, rhomme, l'oiseau, le chien et le cheval nouveau-nés, et auxquels on donne les épithètes de rationnel^ volant, chasseur et rapide; ils possèdent ces facultés en puissance, ils ne les auront en réalité que plus tard, si les circonstances extérieures n'empêchent pas leur développement.
Il y a cependant un élément dans la dialectique d'Aristote dont Galien ne semble pas avoir saisi toute la portée, c'est l'opposition entre la forme et la matière \
Il nous est difficile de savoir aujourd'hui positivement en quoi Galien a pu contribuer à élargir le domaine de la logique, puisque la plupart de ses livres sur cette partie de la philosophie sont perdus. Deux faits seulement nous permettent de croire qu'il n'a pas été étranger à son développement : on admettait depuis longtemps, sur la foi des commentateurs arabes d'Aristote, que Galien avait découvert la quatrième Jorme du syllogisme, dans laquelle le terme moyen est attribut dans la majeure et sujet dans la mineure, quoique jusqu'à ces derniers temps on n'en ait pas trouvé la moindre trace dans ses ouvrages^. Quelques
t. De temp,,m, 1, t. I, p. 646-647.
2. Voir plus loin, p. 79 et suiv., son interprélaUon de la définilion de Tàme par Arislole.
3. Par exemple, dans les Ànai, prior,, i, 29, Aristote déclarp qu'on no peut conclure que dans les trois formes admises par lui.
auteurs ont regardé comme une imperfection de la logique d nrislote l'absence de cette forme de syllogisme ; d'autres, et en parliçulier Riller, ont tâché de le défendre contre cette accusalion. Quoi qu il en soit, lors même qu'Aristole eût mentionné cette quatrième espèce, il n'en eût pas tenu grand compte, car à l'aide de celte forme on ne peut conclure que du particulier au général; or, pour lui *, le syllogisme était précisément le raisonnement qui fait conclure du général au particulier : c'est ce qui constitue la déduction; Vindiiction^ au contraire, est le raisonnement qui fait conclure du particulier au général ; d'où il résulte que cette quatrième espèce de syllogisme n'est syllogisme que par la forme.
Grâce à la découverte de Mynas, signalée plus haul, nous savons maintenant que Galien mentionne véritablement cette quatrième espèce de syllogisme dans V Introduction Dialectique'^, Cependant, comme Galien n'en parle que très-brièvement et pour ainsi dire en passant, il semble qu'il n'y attachait pas lui-même une grande importance; il ne la préserjte pas non plu^ comme une découverte qui lui fût personnelle, et dont aucun de ses prédécesseurs n'avait parlé. C'est donc peut-être à tort que les Arabes lui ont attribué celle découverte; du moins Mynas nous cite, dans sa préface (p. 56), un passage d'un commentateur grec