‹ La médecine;Chapitre 40 sur 125 · De dogm, Hipp. et Plat., ix, 9, t. V, p. 792 sqq · texte numérisé non relu

De dogm, Hipp. et Plat., ix, 9, t. V, p. 792 sqq

6. De praesag, ex ptilsib,, ii, 8, t. IX, p. 305. Je sais que dans ce passage, il s'agit particulièrement de la nature des /orce«; mais pour Galien, la quesUon de la nature des forcer et de celle de l'âme sont connexes; on peut donc, sans trop de précipitation^ conclure de l'une à l'autre. Galieii finit par se déterminer pour le matérialisme.

On voit, par ce qui précède, combien les idées de Galion sur la nature de l'âme s'éloignent de celles de Platon; cependant, par une contradiction plus apparente que réelle, ce sont précisément les doctrines exposées dans les Dialogues^ et en particulier dans le Timée, sur le siège, les divisions et les facultés de Tâme, qui ont inspiré à Galien la profonde admiration qu'il professe pour le chef de l'Académie; il l'appelle « le prince des philosophes*. » Les sept premiers livres que Galien a écrits Sur les opinions d'Hippocrate et de Platon servent uniquement à exposer la doctrine de Platon sur les trois âmes de l'homme, doctrine commune à Hippocrate, d'après Galien, et empruntée en partie aux pythagoriciens : l'âme concupiscible ou femelle (è::t6u[i.ta) dont le siège est dans le foie, Tâme mâle ou énergique (ôujjii;) dont le siège est dans le cœur, et l'âme pensante ou commandante (-rjYeiAsvtxi;) dont le siège est dans le cerveau^. Il défend à outrance cette théorie contre Aristote et contre les stoïciens, qui n'admettaient qu'une seule âme dont le siège est dans le cœur. Entre l'opinion d'Aristote et celle des stoïciens, il y avait celte différence qu'Aristote nommait facultés de l'âme ce que Platon et Galien, d'après lui, appelaient les trois âmes, et qu'il les plaçait toutes les trois dans le cœur, tandis que les stoïciens ne reconnaissent pas môme des facultés de l'âme distinctes entre elles par leur nature '.

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