Dedogm, Jlipp, et Plat,, ix, 7, t. V, p
est distraite par aucune autre ' : selon les sectateurs de Ghrysippe, la perception compréhensive (xaTa>.t3:mxil)) ; selon le vulgaire, la sensation et la perception évidente. Il semble que ces expressions, continue Galien, diffèrent entre elles; cependant, si on y regarde de plus près, elles signifient absolument la même chose. y>
Galien connaissait-il assez peu Tancienne philosophie pour ne pas savoir que Texpression des nouveaux académiciens était le fruit d*un système d'après lequel les sens ne pouvaient jamais nous fournir une science certaine, mais seulement un degré plus ou moins grand de probabilité; qu'au contraire, celle de Ghrysippe et des stoïciens procédait d'un système qui regardait les sens comme le seul moyen capable de nous conduire à des connaissances certaines; que par conséquent ces deux expressions étaient, par leur essence, éminemment différentes, et pour ainsi dire opposées? Gela nous parait peu probable; nous croyons plutôt que Galien, méprisant à tort ces différences, les estimait des puérilités oiseuses qui ne contribuaient en rien à élargir le domaine de la pensée humaine.
Lui-même semble pencher vers Topinion stoïcienne; car, dans le premier livre Sur les éléments (taprès Hippocrate'^ ^ on lit : « En vérité, s'il n'y a point de plaisir ni de douleur, ni même de sensation dans les éléments impassibles, il n'y aura pas de mémoire non plus, ni de réminiscence ni de perception; car la sensation est la racine et, pour ainsi dire, la source de ces
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