Paris, 15 avril 1845, p
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scbel en a donné une description fort détaillée et fort exacte, dans on journal fondé par lui et consacré, sous le nom de Janus^ à Thistoire et à la littérature des sciences médicales. En 1849, lors de mon premier voyage en Italie, je fus assez heureux pour établir des rapport» entre M. Henschel et un autre de mes excellents amis le docteur S. de Renzi, de Naples, qui s'occupait avec beaucoupdezèle de l'histoire de TÉcole deSalerne etqui s'est empressé de mettre son érudition et sa bourse à la disposition de M. Henschel, pour l'impression des traités les plus importants contenus dans le Codex sa^ lernitanus. Telle est Torigine et de la nouvelle histoire de l'École de Saleme composée par M. de Renzi S et de la Collectio salemitanaj éditée par M. de Renzi et par moi ^.
Le Compendium salernitanum^ si important qu'il soit, ne renferme que des extraits empruntés à divers auteurs salernitains, mais non pas les traités euxmêmes. Nous n'avions doue, pour ainsi parler, que les membra disjecta de l'École de Saleme; et les autres ouvrages renfermés dans le manuscrit de Breslau ne pouvaient .ni satisfaire noire curiosité mise en éveil, ni suffire à épuiser le fonds de la médecine salemitaine. D'ailleurs, tous les témoignages concordaient pour éta-
1, Storia documentata délia tcuola medica di Salerno, secunda edizione; Napoll, 1857, 8, de xvi-688 p. et clxxvi p. de Voeu-' menti,
2. Collectio salemitana; ouia documenti inedlti, e trattaU di me* dicina appartenenti alla scuola medica salernitana, raccolti ed illustraU da G.-E.-T. Henschel , G. Daremberg e S. de Rensi, premessa la storia délia scuola, e publicaU a cura di S. de Renzi. Napoli, 1852- 1859, 5vol.in-8.
blir qu'on avait beaucoup écrit à Salerne, et que les ouvrages sortis de cette ville avaient défrayé pendant la seconde période du moyen âge, les compilateurs, plusieurs commentateurs, et même un assez grand nombre d'écrivains originaux. Une telle fécondité et des emprunts si nombreux, devaient faire supposer que le temps avait sauvé dans quelques vieux parchemins les débris de l'enseignement salemitain. La veine une fois ouverte, il fallait la suivre jusqu'au bout, car il n'y a point de lacunes réelles dans l'histoire. Le chercheur d or ne se laisse ni décourager par la fatigue, ni détourner par des affirmations mensongères et intéressées, ni surprendre par de trompeuses apparences; il ne lâche pas le filon une fois qu'il l'a rencontré. C'est en imitant le chercheur d'or qu'il m'a été possible de retrouver presque tous les traités salernitains, ou signalés dans le Campendium^ ou cités par les auteurs du moyen âge ou même complètement inconnus MI reste encore beaucoup de chances pour découvrir quelques autres ouvrages qui, jusqu'ici, se sont dérobés aux investigations , puisque toutes les bibliothèques n'ont pas été explorées, et que les manuscrits du moyen âge sont innombrables.
Tant de monuments, naguère inconnus et mis au jour en moins de dix ans, permettent de tracer un tableau à peu près complet des doctrines et des pratiques