Lettres 2bh et
2. En 1658 MarUnet (Portrait du roi dans la galerie \ie U^ de Montpentier^ p. 6, édit. de Barthélémy) trouve encore à Louis XIV • cette couleur de la vertu que la pudeur a conservée tout entière! » Dans cette même année, Mademoiselle écrit que « le roi est fort propre à être galant, mats qu'il ne trouve point de belle tournée à son point. » (lbid.,p. 496.)
plication à ces vertiges et tournoiements de tète, que y affection et Tassiduitô avec lesquelles S. M. continuait ses soins aux affaires de TEtat. Yallot ne manque jamais non plus une occasion de faire de la politique dans le Journal, Il traite fort mal la Fronde, célèbre rentrée du roi à Paris en 1633, se raille de Fonqaet qu'on vient d'arrêter, et admoneste sévèrement la Provence sur son audacieuse révolte.
Le métier de médecin et celui de courtisan ne suffisant pas ù Yallot, il prend encore le rôle d'un impudent astrologue; il lit dans les constellations, connaît, a les dispositions favorables en Tair et en la terre, » censure les mauvais principes, combat les faux prophètes, et, jusqu'à ce que les vents a lui toumeni le dos, » fait des prédictions ridicules à tort et à travers, assure le roi que ses sujets pourront bien étr« décimés par toutes sortes de maladies populaires, mais que S. M. sera épargnée, car il ne meurt a personne de marque S p
Le cynisme avec lequel les premiers médecins par^ lent des calamités qui ravagent la France et de la bonne santé du roi, a quelque chose de révoltant ; dans tout le Journal je ne trouve qu'un seul passage où il semble que le roi et ses médecins aient songé qu'il y avait quelqu'un dans le monde à côté de Louis XIV ; ce passage même, où Vallot célèbre à la fois sa candeur^ son dévouement pour les pauvres et l'extrême charité du rpi, semble presque grotesque à force d'être boursouflé de flatterie et de vanité.