‹ La médecine;Chapitre 81 sur 125 · Pages 260 et · texte numérisé non relu

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mal de gorge; quelques jours après, il fallut requérir le ministère du chirurgien pour exlraire le malheureux chicot.

Saint-Simon accuse quelque part Fagon d'avoir fait périr le roi sous un tas d'oreillers de plume qui le faisaient tellement suer toutes les nuits, qu'il le fallait frotter et changer chaque malin. Cette surcharge de couvertures n'est qu^uile invention de la malignité de Saint-Simon, qui détestait le premier médecin. L'ignorance d'un homme d'esprit qui veut parler de ce qu'il ne sait pas éclate avec une rare impertinence dans cette phrase : « Les sueurs forcées des nuits furent cause de la mort du roi, comme on le reconnut à l ouverture de son corps. » Un médecin qui lit une pareille phrase ne peut que hausser les épaules. Fagon se plaint au contraife, en nombre de passages du Journal, que le foi, malgré la goutte, les fluxions rhumatiques et la fièvre, desquelles il était quasi toujours travaillé, ne voulait pas ramener sa couverture ordinaire sur lui, ou acceptait à grand'peine une simple couverture d'ouate, et cela dans les plus grands froids. Les sueurs que Fagon obtient à grand'peine amènent toujours quelque soulagement à Yenrouure, à la goutte et aux douleurs ^ S. M. finit par accorder «aux instantes supplications » de son premier médecin « d'avoir toujours une garniture prête dans sa chambre pour changer en s'éveillant, pour peu qu'elle soit mouillée, et le jour lorsqu'elle sue beaucoup. » Cependant le roi oublie sa promesse, et on voit qu'il a soin de tenir les bras hors de son

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