SON HISTOIBK ET SES APPLICATIONS
tive et si intelligente à ces rapides progrès de Ticonographie pathologique, a voulu que le travail de Tartiste égalât celui du savant.
L*art consiste surtout dans Tidéal ; il sait en mettre même dans un portrait. Au contraire, Ticonographie pathologique vit de réalités absolues; Texactitude la plus brutale est de rigueur. Cependant il y a dans Tatlas du Traité d'anatomie pathologique telle planche (j'en pourrais citer un bon nombre) où, sous le crayon et le pinceau de M. Lackerbauer, dirigé par M. Lebert, l'ensemble et les détails sont présentés avec tant de mé« tbode et de nouveauté, où le coloris offre tant de diversité, où le dessin est si pur et Timitation si hardie^ où, pour tout dire en un mot, Texactitude est si saisissante, qu'on y retrouve ce je ne sais quoi qui marque l'empreinte de l'art. Ribeira n'a rien de plus horrible, mais, en même temps, rien de plus vrai. En examinant les planches de M. Lebert, je me rappelais ces paroles d'Arislote en sa Poétique : « Les choses que nous ne verrions qu'avec douleur dans la réalité, nous font grand plaisir à contempler dans leurs reproductions les plus exactes; par exemple, la reproduction des bétes les plus hideuses et des cadavres. La cause en est fort simple : c'est qu'apprendre quoi que ce soit est un très-vif plaisir, non pas seulement pour les philosophes, mais encore pour tous les hommes qui ressentent aussi ce plaisir tout en le sentant moins. »
La mort est effrayante, même en ce qu'elle a de plus calme; elle est hideuse dans ces dégénérescences dont l'œil et l'imagination sont si vivement impressionnés; aussi l'atlas de M. Lebert ne sera jamais un album à