‹ La médecine;Chapitre 98 sur 125 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

cile encore de rendre sensibles par la parole ces altérations multiples, bizarres, informes en apparence, et presque insaisissables si le pinceau ne vient en aide à la plume? La structure, la configuration, la couleur, la consistance, les rapports, tout est changé, et tout varie au gré de cette nouvelle force plastique dont les produits merveilleusement organisés sont autant de causes de destruction. L'anatomiste le plus exercé ne peut luimême retenir toutes ces métamorphoses en sa mémoire-, à plus forte raison il ne peut pas les observer toutes. Donc, pour contribuer aux progrès de la science, pour venir en aide aux praticiens qui exercent sur un petit théâtre, et qui même ne trouvent jamais Foccasion de faire une autopsie, il importe de fixer par des images fidèles ces créations de la maladie et de la mort, Aussi presque tous ceux qui ont écrit sur Tanatomie pathologique ont-ils eu soin de rendre, pour ainsi parler, la mort vivante dans des représentations graphiques plus ou moins bien exécutées. Les représentations sérieuses, celles de Auysch, datent de 1691, mais le dessin est tout à fait rudimentaire ; c'est seulement au commencement de ce siècle que Baillie a publié un atlas gravé d'après les pièces du célèbre Hunter, et qui a encore quelque utilité. Mais tout à coup la science et Tart, grâce à la vive impulsion qu'avait donnée M. Dupuytren, sont sortis de l'enfance par les magnifiques publications faites sous la direction de M. Gruveilhier et de M. Rayer. Loin de rester en arrière d'aussi beaux modèles, M. Lebert a eu la noble émulation de les surpasser encore, s'il se pouvait. Son éditeur, M. J.-B. Baillière, qui a pris une part si ae-

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