‹ La médecine chez les ChinoisChapitre 21 sur 103 · LIVRE QIATRIÈUE · texte numérisé non relu

LIVRE QIATRIÈUE

Ce dernier livre traite des accidents qui surviennent après la petite vérole, de la manière de traiter les grandes personnes qui ont la petite vérole, car c’est surtout les enfants qu’on a en vue dans tout le reste ; et de la manière enfin d’inoculer ceux qui croient à l'inoculation.

On pose d’abord en principe que tous les accidents qui surviennent après la jictite vérole, accidents que la négligence peut rendre mortels, viennent de ce que la suppuration n’a pas été assez complète pour épuiser le virus, soit à cause des accidents qui l’ont empéebée, soit à cause des remèdes donnés sans assez de précaution , qui ont détourné son cours nu lieu de le faciliter. Ces accidents sont des ulcères, souvent très-malins, qui ,sc forment en divers endroits; des maux d’yeux, de gencives ou de langue ; une toux sèche , uïie fausse rougeole , d’autres maladies de peau, et le choui-leou ou vérole d'eau. Cette dernière maladie vient, dit-on, d’un reste de virus qui est dans la poitrine et l’estomac, ou du séjour qu’il y a fait. La vérole d’eau commence comme l’autre et y ressemble beaucoup ; le visage s’allume , les

EMPOISO\ME\IKXTS MI ASMATIQIE S.

lèvres sont Irès-rougcs, les yeux deviennent brillaiils , on tousse et on élermie, on a la roupie, on pleure, et il se fait une espèce de salivation; tout le corps est brûlant pendant trois jours, au bout desquels sortent des boulons ronds et pointus, pleins d’eau; ils s'enllent, se remplissent et sèchent en peu de jours, sans jamais donner de vrai pus. ün indique des remèdes pour ces divers accidents.

La petite vérole est très-daugoreusc après l'ùgc de puberté, non-seulement parce que la peau est plus serrée et plus forte , mais encore à cause de la puberté même. La crise la plus redoutable est celle de la suppuration. Il faut y regarder de bien près, dit le livre, pour ordonner alors des celinuffants ou des rafraiebissaiils. Si elle traîne jusqu'au septième ou huitième jour, il faut se bâter de secourir le malade par des remèdes qui absorbent ou dissipent la matière du pus.

Les plus habiles et les plus sages médecins ne le sont pas trop [)Our les personnes du sexe qui ont la petite vérole dans le temps de leurs évacuations, quand elles sont enceintes, durant ou après faceouebemenl. Comme le Teou-khin-sin-fa a été fait surtout pour les enfants, il ne fait qu’cflleurcr ce qui regarde la petite vérole de ceux qui ont pass^ l’àgc de puberté et des personnes du sexe, d'autant plus qu'il est beaucoup plus rare ici qu’en Europe qu'on passe le premier âge sans l’avoir. Le peu qu’on dit cependant peut donner des lumières. Si on souhaitait quelque chose de plus détaillé, ou trouverait tout ce qu’on peut désirer en ce genre dans nos grandes eollcclions de médecine.

Avant que de parler de l'inoculation , observons en passant que ce secret, qui date ici de plus de sept siècles, et sur lequel on a eu tout le loisir d’interroger l'ex|)éricnee , qui n’a ni enthousiasme ni préjugé , observons , dis-je , qu’il est relégué à la fin du livre dont nous avons donné la notice , et qu’il parait supposer d’un bout à l'autre qu’on n'en fait pas usage. C’est à chacun à interroger scs réllcxions là-dessus. Les nôtres ne sont pas faites pour l’Europe; mais nous croyons devoir à notre conscience de dire qu’un de nos néophytes, qui s’était borné aux maladies des enfants et qui excellait dans le traitement de la petite vérole, n’a jamais

MÉDECliVK DES CHIX'OIS.

voulu inoculer hucun enfant, quoiqu'on lui eût offert des sommes de eent et deux cents onces d'ar>]ent. Il y a bien des idolâtres qui en ont fuit autant, quand ils avaient assez de réputation pour ne pas vouloir l'exposer. Du reste , eoiiiiiie nous ne voyons rien contre notre conscience à eominuniquer à l'Europe la manière dont on inocule ici , nous abré;;eruns encore moins cette notice que celle des traités précédents; nous tâcherons même de ne rien omettre qui en vaille la peine. Xotre franrbisc va jusque-là. Le préambule dit deux mots de la fatale nécessité de payer tribut à la petite vérole, et observe que c'est tantôt l'altération de l'air, tantôt les aliments, tantôt un saisissement de crainte, tantôt le froid d'un vent piquant, qui réveille l'activité de son levain, qui, malqré tous les remèdes et tous les soins , tranclie une infinité de vies. On raconte ensuite comment rinoculation fut trouvée sous le règne de l’cinporcur Tc/nn-hoiiÿ , de la dynastie des Sony, et répandue après dans tout l'empire. Le livre qui fut fait pour en enseigner la manière a été perdu; mais la tradition l'a conservée. Comme elle est devenue suspecte à bien des gens, on l'a examinée, jugée, et on la donne d'une manière assez sûre pour mériter la confiance du public. En conséquence, on en crayonne le précis raisonné dans le reste du traité.

Le choix des grains ou croûtes de vérole qui servent à l'inoculation est essentiel. On dit qu'il faut les choisir d'une vérole qui soit venue à un enfant sain , dans un temps favorable, et n'ait eu aucun accident fâcheux.

Conserver ces croûtes de vérole de manière que le levain vérolique ne perde point sa force et ne se corrompe pas n'est pas une chose aisée. 11 faut, quand elles sont bien sèches, avoir la précaution de les mettre dans un vase de porcelaine neuf, qu'on munit d'un couvercle qui ferme bien exactement, sinon on ajoute autour des bandes de papier avec de la colle ; puis on mot le vase dans un endroit frais. On choisit, au moment do préparer l’inoculation, les croûtes les mieux conservées; celles du printemps servent pour l'automne, celles d'automne pour le printemps; le venin ou levain s’affaiblit trop quand elles sont vieilles. Le printemps et l'automne sont les deux seules saisons où fon doive iiio-

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culer, encore faut-il avoir éyard à l'unnéc. S'il y avait trop de pluies, de mauvais vents , des chaleurs ou des froids prématurés, il faut différer; la petite vérole demande un air qui ne soit ni froid ni chaud.

Quant aux jours heureux ou malheureux, nous ne pouvons que féliciter l’Europe de ne connaître de jours heureux que ceux où l’on sert Dieu avec ferveur, et de malheureux que ceux où l’on viole sa loi. Ici, qui le croirait? des sa,qes, des gens de lettres, des médecins, entretiennent les peuples dans des superstitions insensées dont ils ne peuvent se dissimuler le mensonge et le crime. Les missionnaires ont réformé ici rastroiiomic; mais les astrologues s’en tiennent toujours à l’ancienne, et le 5, le 9 de la première lune, sont des jours heureux pour inoculer.

Les soins que demande l’inoculation sont infinis. Le logement doit être sain et en bon air; quelle que soit la température de l’air au dehors , on doit faire en sorte qu’il soit doux et bénin au dedans. Pour les aliments, les habits, le lit, c’est au médecin à les régler. Le défaut et l’excès peuvent également appeler la mort dans toutes les crises et la faire entrer par la porte qu’on prétend lui fermer. Ceux qui ont Hntrépidité de faire inoculer un enfant à la mamelle doivent être bien sûrs du luit, des mœurs et du caractère de sa nourrice. La plus sage gouvernante ne l’est pas trop pour les autres enfants; il faut qu’elle puisse contenter le malade sans le satisfaire et surtout le délivrer des folles tendresses de ses parents.

Les soins ne siifnsent pas, il faut des précautions, précautions au reste qu’on ne peut pas négliger impunément : 1* La chambre doit être dégagée, et tous les meubles doivent être propres; il serait dangereux d’y laisser ce qui aurait servi dans les fièvres pourprées et autres maladies qui laissent un levain dangereux. 2* Elle ne doit être ni trop éclairée ni obscure. 9" La garde ne doit jamais s’écarter de son malade ni jour ni nuit, et étudier avec soin tout ce qui se passe en lui , pour en rendre compte au médecin. 4° Il faut en écarter tout ce qui peut causer quelque impression vive ou subite, soit de joie, de crainte, d’étonnement, etc. 5* Il ne faut pas y laisser entrer ceux qui ont une

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mauvaise sueur, des mœurs dérangées, des ivrognes, des personnes du sexe qui ont leurs règles, cir. 6° 11 est essentiel qu'on n’y sente ni vin, ni parfum, ni aucune sorte de mauvaise odepr; la fumée d’une lampe ou d’une bougie mal éteinte peut devenir très-funeste. 7” Il importe de ne parler au malade que de choses qui ne puis.sent pas l'émouvoir, et, autant qu'il peut se faire, on doit lui épargner de voir de nouveaux visages. C’est exiger bien des choses, dit notre livre, mais on ne se joue pas avec la mort, et l'inoculé est aux prises avec elle. Cet article Huit par indiquer un parfum qu’on doit brûler pour purilicr l'air.

Qui sont ceux qu’on peut inoculer? a Ceux qui ont le visage » frais, les joues vermeilles, le teint net et sans bouton, les pau- 1 pières saines, les tempes ni trop enfoncées ni trop droites, la » tète couverte de cheveux et sans calvitie, l’ouverture des na- » rincs ni trop petite ni trop évasée; la respiration libre, unie et » sans embarras ; le son de la voix clair et plein , le col droit et » fort, la chair bien adhérente aux os, ferme et épaisse; les par- « lies de la génération bien formées et saines; les urines libres,

» le ventre ni trop lAcbe ni trop serré; le |kuiIs bon et uni , les a parties nobles saines, un air de ?anté et l’action vive; endn

• ceux qui n’ont ni ulcère, ni gale, ni dartre, ni furoncle, ni » clou, n

Qui sont ceux qu’on ne doit pas inoculer? « Ceux qui ont le

• teint bleuâtre, olivâtre, jaune; un air morne et sans épanouisn sement de joie, sans vivacité; dont les yeux sont battus, éteints » ou chargés ; les tempes ou enfoncées ou droites ; la tète un peu a chauve; qui sont faibles, délicats, bossus par devant ou par

• derrière, cagneux ou boiteux; qui ont la respiration embarras- 0 sée , le son de la voix faible ou rauque , les chairs flasques et i> mollasses, ou sont secs et maigres; qui viennent d’être sevrés, « relèvent de maladie ou ont des signes d’épilepsie, des dartres,

• des furoncles, des clous, la teigne, l’estomac faible, lu pouls

• altéré, inconstant, et peu de force et de vigueur, une santé dcli- » catc, on ont été trop choyés et élevés trop délicatement. » Si les pères et mères des enfants, dit notre livre en finissant cet article , ne veulent pas promettre les soins et les précautions que

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nous venons de demander, que leur médecin refuse absolument d’inoculer leurs cnfanis, et, quelques promesses qu'ils lui fassent, qu’il ait la probité de ne pas la tenter sur ceux que nous en avons exclus.

n L’inoculation avec l’eau se prépare avec vingt grains ou 0 croûtes de vérole, pour les enfants d’un an; avec trente, pour

0 ceux de trois à quatre uns. On les met dans un vase de porcc-

1 laiuc bien propre et on les écrase avec un morceau de bois de n saule, en les humectant de trois ou cinq gouttes d’eau bien claire,

» dégourdie seulement si le temps est doux, chaude s’il est froid, n A proportion que l'eau s'imbibe, on en ajoute; mais il faut teln lemeiit la régler que lu matière ne soit ni dure ni trop molle.

X Ou la met ensuite dans un peu de coton, dont on l’enveloppe X en la serrant de manière qu’elle forme comme un noyau de ju- X jubé. Après avoir coupé les poils de colon qui débordent, on la X met dans la narine gauche aux Glles, et dans la droite aux gar- X cous. X ün recommande bien de nouveau de ne le pas faire si l’enfant n’csl pas en parfaite santé, x 11 faut avoir attention de ne I pas trop boucher la narine de l’enfant , et surtout no le pas X perdre de vue, de peur qu’il ne se débouche le ne/. A moins X que le temps ne soit devenu froid, il ne faut laisser le coton dans X son nez que douze heures. Dans le cas de re changement, on X pourrait le laisser quelques quarts d’heure de plus, et s’il était I survenu un changement en chaleur, on pourrait le tirer qiiel- X ques quarts d'heure plus tôt. Le septième jour, au plus tard , X le levain , qui a circulé daus les cinq grands viscères , produira X la première crise , et puis les autres de suite , de trois jours en X trois jours. •

L’article suivant ne contient que l’explication physique et médicinale du pourquoi et du comment, mais elle est trop chinoise pour 1a traduire sans un long commentaire. L’inoculation à sec se fuit eu soufllant dans la narine gauche aux Glles , dans la droite aux garçons , de la poussière de croûte de vérole. On se sert pour cela d’un chalumeau d’argent; on en met à plusieurs reprises, si on n’a pas réussi la première fuis. Du reste, on avertit que cette manière d'inoculer manque souvent et n’est pas comparable k la

MÉDECIX'E DES CHINOIS.

précédente, qui est la plus saine, la plus sûre, la plus cfCcace et la plus ancienne de toutes, et à qui le sulTragc de l'expérience doit assurer la préférence. L'inoculation par les habits est, diton, peu sûre et manque très-souvent. Lors même qu'elle réussit, la première crise ne commence guère que le neuvième jour, ou même le onzième. La meilleure manière de la faire consiste à faire porter jour et nuit, pendant deux ou trois jours, la chemise que vient de quitter celui qui est dans la crise de la suppuration. L'inoculation avec le pus véruliquc se fait en trempant dans le pus frais d'une vérole de bonne espèce un peu de coton , qu'on va mettre dans le nez de l'enfant qu'on veut inoculer. Il est essentiel, dit-on , de le radier à celui qui a la petite vérole et à celui à qui on veut la procurer, et mcinc aux deux familles.

Le petit Traité de l'inoculation finit par quatre avertissements : 1* L'iuoculation produit quelquefois des boutons qui ressemblent à des grains de petite vérole, et qui n'en sont que les avant-coureurs; ils poussent sur le visage, qui s'allume d'un rouge vif, enflent et s'aplatissent vite, puis durcissent et prennent la Ggure d'œil de poisson. Il faut se hâter de les piquer avec l'aiguille et donner le remèdé cheng-tan; alors ils n'ont pas de mauvais effet. 2° Soit que l'inoculation n'ait pas été bien faite, soit que l'inoculé ait un levain vérolique trop dillGcile à se déployer et à fermenter, l'inoculation manque quelquefois. Si la première crise ne commence pas le onzième jour, il est inutile d'attendre plus longtemps ; c'est à recommencer dans la suite , quand on trouvera un temps favorable. 3' Le délai de la première crise jusqu'au onzième jour est sans conséquence; mais quand elle commence avant le cinquième jour, comme on ne peut pas l'attribuer à l'inoculatiorï, cela annonce une petite vérole qu'on se procure par l'inoculation, soit une espèce de remède contre la petite vérole, c'est toujours la petite vérole , et, dès lors, une maladie qui demande des soins infinis, sous peine de hâter rapidement la mort de ceux à qui on voulait en épargner le danger. C'est par là que Gnit le Traité de finoculation; nous Gnirons, nous aussi, en commentant cette dernière phrase par celle-ci du premier livre : Quand la vérole est d'une bonne espèce, elle ne demande presque aucun

EMPOISONNEMENTS MIASMATIQUES.

soin dans les enfants qui sont bien constitués. Il suffit de les enipcclicr d’aller à l’air, ou de manger des choses peu saines, et de régler leurs repas. Les paysans laissent leurs enfants jouer et s’amuser à l’ordinaire. Quant à ce qu’on dit sur les ravages que fait la pctilc vérole en Tartarie, où elle était inconnue avant qu’elle y eût été portée par ceux qui avaient été inoculés à Pc-king, nous ne sommes pas assez sûrs du fait pour en parier. •>

§ XI. — Kiao-tchang-cha (violente colique).

Cette maladie, qui est duc à un empoisonnement miasmatique, débute brusquement par une douleur extrêmement violente au ventre. Cette douleur est telle que le malade se figure qu’on lui arrache ou coupe les intestins ; l’abdomen devient enflé comme un tambour; tout le corps se couvre de sueur froide; le pouls est trhin-ory (sept ou huit pulsations); constipation, figure trèsrouge, respiration pénible, soif ardente, vomissement de matières liquides, noirâtres ou verdâtres cl d’une odeur désagréable; peu de temps après, hoquet. Cette maladie est très-grave. Le seul traitement ellCcacc consiste à se servir de l’acuponclurc cl à piquer les trous suivants : Ichou-san-bj , Irhong-ouan, liia-ouaii, hgkai , Iclie-lsec (tirer du sang), et, à la fin, piquer avec l’aiguille les deux côtés du ventre.

§ XII. — Ting-tchouang (ulcère venimeux, charbon).

Cette maladie est due à un virus particulier, latent dans les chairs en putréfaction , et communicable à l'bomme par des miasmes, ou plus directement par la piqûre d’un insecte infecté de ce virus , ou bien encore par l'ingestion de chairs d’animaux en putréfaction et préparées comme aliments. Les premiers symptômes de cette affection commencent par une démangeaison trèsvive, qui ne tarde pas à devenir douloureuse et qui esT accompagnée en meme temps de céphalalgie, de fièvre, de vomissements. Apparaît ensuite une tumeur jaune , ressemblant à la tête d’un petit clou, très-dure, très-rouge à la circonférence, et présentant ensuite à son centre des pustules livides qui finissent par être

MK1)KCI\E DES CHI.VniS.

remplacées par une eschare noire. Celle tumeur grossit peu à peu et se crevasse après deux ou trois jours. Quelquefois le malade éprouve une céphalalgie violente, douleur dans les quatre membres, frissons, langue tachetée de points noirs, vomissements; d'autres fois la tumeur n’est point douloureuse, la partie du corps où sc trouve la base de cette tumeur est paralysée ; dans ce cas , la piqûre de la tumeur avec une aiguille n’aniènc aucun écoulement de sang , et le malade ne la sent pas.

Dès que la tumeur est reconnue, il faut la piquer avec une aiguille. Si le sang ne coule pas, piquer le trou pe-kouei (voir plus loin Acitpoiirlrirc) ; si le sang ne sort pas encore , sucer la plaie jusqu'à ce que le sang coule un peu; piquer ensuite la pluie avec l'aiguille. On peut également cautériser avec armoise et ail (v. Acnpoiicliire). On peut aussi enfoncer l'aiguille tout autour de la tumeur. Dès qu’un peu de sang aura paru , iuliuduire dans le trou une sorte de petit clou appelé liouei-icluinij-tiiuj-hee — Uaoou (3(>>, 08), yw-/coM (f®), Ichin-tchou (II"), kuiiij-nnj (”'), musc (0«,03) ; pulvériser, ajouter un peu d'eau cl de farine de froment, rouler et en faire un petit clou que l'un introduira dans la plu'u:. Si le malade est insensible à la piqûre cl que le sang ne vienne pas, on cnmpo.'iera le clou dont nous venons de jvarler de la manière suivante : lottg-niu (33, (!8), nao-cho (33,08), khin-Uhou (3», 08); pulvériser et préparer comme précédemment. Ce clou porte le nom de pij-liia-ling-tsee.

Autre remède excellent ; Ly-ma-kouei-ting-tanfj — kin-fen (33,68), Ichin-lchou pe-ling-hiang [\^], nao-cha (33,08),

jou-hiang (1»,90), hiong-houang (13,80), khou-cha (13,80), chehiang (13,0-4), oii-kong (0>,01); hj-ling-pg (1",80); faire de petits clous comme nous l'avons expliqué plus haut, les introduire dans la plaie , couv rir avec un emplâtre , et attendre que le pus sorte de la plaie.

Autre remède : Tg-tiiig, clous de girofle, oignons, miel; broyer ensemble, frotter.

Autre : Pourpier avec chaux ; frotter.

Autre : Fleurs du sophora , chaux , noix ; broyer ensemble , froltcr la plaie.

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