‹ La médecine chez les ChinoisChapitre 29 sur 103 · MALADIFS INFLAMMATOIRES · texte numérisé non relu

MALADIFS INFLAMMATOIRES

la poudre qui reste au fond du vase ; huit queues de crevettes cuites, Isno-liou (7>,36); mettre pij-choiunuj pulvérisé dans un vase avec l'alun; lorsque les matières seront très-écliauffées , y ajouter les crevettes; réduire le tout en poudre, y ajouter houang-tan et /i<7o-o« y mettre cette poudre sur les tumeurs.

Si par hasard les hémorrhoïdes n'étaient point fluentes, elles le deviendraient en les frottant trois fois par jour avec cette poudre. Dès qu'elles seront fluentes, on continuera pendant trois jours à les frotter avec cette poudre ; elles se couvriront d'une peau noire; on les lotionnera alors avec de l'eau tiède. Il peut arriver qu'un petit trou se forme dans la tumeur; faire avec la pondre ci-dessus, humectée, une petite baguette roulée, que l'on introduira dans le trou, où on la laissera trois ou quatre jours; après ce laps de temps, le trou deviendra noir; retirer de suite la baguette, lotionner avec de l'eau tiède, et pour faire repousser promptement les chairs, mettre dessus la poudre suivante : Chnng-hy-xan — euUtcla (\ \* ,(\V) , jou-hiaruj (II», Üi), mo-i/o (11», 04), ping-jnen (3>,(»8), musc (0»,07), litue-kiai (11», 04), cfitin-kg (11», 04), long-kou (3»,68), Ichin-lcliou (8», 08); réduire en poudre.

§ XV. — Kan-kg-long (maladie du foie).

Cette maladie provient d'une inflammation du fuie et d'une sécrétion trop abondante de bile par suite d'émotions violentes et continuelles, ou d'un séjour trop prolongé dans un climat chaud et humide. Elle débute ainsi : le pouls devient tchin-tsuen-hien (profond, trémiileux); douleur continue, sourde, quelquefois très-vive et déchirante, au-dessous des côtes, à droite; cette douleur est quelquefois localisée dans un point , d'autres fois elle s'étend jusqu'à l'épigastre et même jusqu'à l'épine dorsale, et quelquefois aussi jusqu'à l'épaule droite et au cou; souvent elle est très-vive à droite de l'épiiic dorsale; peu à peu cette douleur, de sourde qu'elle était au début, s'exacerbe et devient insupportable et continue ; elle augmente à la pression. Dès que le malade ressentira cette douleur, lui donner ichai-kou-fhan-yu-tang — t-toyhou (7«,3G), liouang-lsia (II», 04), tao-jin (7», 36), hong-hoa (7«,36), mou-hiang (5»), Iche-kiao (7», 36), Ic/iin-py (7«,36),

MKOECI.VE DES CHIXOIS.

nieou-sy (11*, Oi), lany-kouei kie-kang (7*, 36), kan-

tsao (3>,G8) ; faire bouillir.

La maladie continuant 8on cours, les symptômes suivants se manifestent ; soubresauts, vomissements de bile dès que la douleur s'exacerbe; quelquefois vomissements de matières mêlées de sang; toux continuelle, respiration difGcilc et augmentant la douleur, sueur à la tète, et dans ce moment visage muge, dans d'autres moments visage très-jaune; lassitude extrême, courbature, marche pénible, quelquefois violents accès de colère, agitation , soubresauts , quelquefois gonflement du foie déterminant des vomissements de sang ou de bile. Lorsque la douleur est très-forte , donner au malade trhai-koii-lchou-yn-lang — $eng-ly (1 l*,0'i), tao-jin (7*, 36), tan-py (7*, 30), tche-cho (1 l‘,ü4), ou-yo {ll*,0i), hiamj-fou (I5«), hr/y-hou (7», 36), /c///fi-/)ÿ ( 1 l*,0t), yuen-kou (1 \*,Oi),jou-hiang (5*), kan-ltao (3*, 68) ; faire bouillir.

La peau devient ensuite jaune, le blanc des yeux est également jaune ou ronge, les yeux toujours remplis de larmes éjiaisses collant les paupières pendant le sommeil; soif ardente, langue blanche , quelquefois rétractée ; parole difficile , douleur très-vive au cou dès que le malade parle fort ; constipation ou diarrhée avec selles liquides, jaunes ou noires, mêlées- de sang; pesanteur à l'anus , urine jaune rouge. Donner au malade long-lan-tee~kantang (vu). Si ce remède ne réussit pas, la maladie entre dans une période très-grave ; la toux est continuelle ; oppression extrême , pouls accéléré et large, vomissements de bile bleuâtre et mêlée de sang, bruit dans le ventre, selles bleuâtres et fétides , urine jaune, lièvre, céphalalgie, lassitude extrême, ni soif ni appétit, douleur dans les quatre membres et au cou; dans cette dernière partie , douleur tellement vive que le malade se croit rongé par des vers; cette douleur devient sympatliique à l'estomac, puis arrive le délire, et après le délire selles peu abondantes, noirâtres, mêlées de sang, épaisses, et d'une odeur insupportable; le côté augmente de volume et devient rouge; délire continuel, insomnie, quelquefois abcès au côté et douleur de plus en plus vive. Donner au malade hong-hoa-siii-hiue-lang — tao-jin (7 *,36), hong-hoa (11*, 04), lang-kouei (11*, 04), meoa-sy (1 1*, 04), ung-ty

MALADIES IXFLAMMATOIRES. 203

, pe-mou (15*), lclie-mou(T<‘,^(yj,sanff-py (II», 04), lien-menlong (1 1»,04), me-men-tong ( \ 1»,()4), ho-t$ee (” '.SG), han-tsao (5*); faire bouillir, donner trois fois. S'il y a un peu de mieux, donner pa-Uhin-tang (vu) ; autrement se servir de kia-ouei-Uhang-kg-lang

— rhubarbe (7 *,36), trhe-che (7*, 30), ho-po (7 *,30), nitou-itg (11», 04), lao-jin Çi*,3C>), hong-hoa (7», 30), tan-pg (7», 30), (sosie (1 1»,04), mou-tong (1 1»,04), kan-lsao (5*) ; faire bouillir, donner une fois. Si le malade peut alors avoir une selle dans laquelle il y ait beaucoup de sang et de pus, c'est d'un excellent pronostic. Lui donner de suite pou-tchong-y-kg-laiig (vu) plusieurs jours de suite; mais il est rare que dans ce cas le malade puisse être sauvé. La duree de la maladie est habituellement de vingt jours; 1a proportion de la morlalitc est de quatre sur dix.

Quelquefois cette maladie prend la forme suivante : douleur sourde, continuelle, au-dessous des côtes, à droite; douleur à l'épigastre , oppression , souffrances tréS-vives à l'estomac et au bas-ventre après les repas, au moment de la digestion. Ces souffrances s'exacerbent à la moindre pression; vomissement des aliments, déterminant un grand soulagement; faim après ces vomissements, et souffrance dès que l'aliment est pris; diarrhée, selles Jaunes ou blanches mêlées de sang; après les selles, la douleur à l'épigastre et au bas-ventre cesse ; donner au malade ho-kiangmeou-sy-yn — ho-hiang (7»,30), mou-hinng (5*), lay-fou-tsee (11», 04), mou-tong (11«,04), pan-hia (7», 30), /so-»»’c (7»,30), Iche-ku (7», 30), lehin-py (11», 04), yuen-kou (11», 04), kiang-Jbu (15»), kan-tsao (5»), faire infuser.

Si un peu de mieux se déclare, donner kia-ouei-ping-ouei-tang

— tchang-ehan (7», 30), ho-jm (7», 30), Irhin-py (11», 04), linghiang (7», 20), mou-liùing (5»), ou-liiig-lsee (11», 04), kie-kang (11», 04), Icbe-kiao (11», 04), he-tso (5»), kan-tsao (5»); faire bouillir; donner ce remède pendant plusieurs Jours de suite.

S'il est impossible d'arrêter les progrès du mal , la peau devient Jaune; vomissements continuels, démangeaisons, amaigrissement, insomnie, poitrine et ventre enflés; en frappant le bas-veutre, bruit sourd; les derniers symptômes sont de mauvais pronostics; àonncT tchin-hiang-kiang-ky-tang — kiang-houang (7», 30), tchin-

MÊDKCIXK DES OHIVOIS.

py kan-Uao (7s, 3G), san-liny (5*), ngo-lchou (5'),

y-lche-jin (11», 04), ho-po (5>) pe-lchoii (3>,(îS), Isee-rhoii (5»), hiung-fou (11», 0-4), tchin-kin (7», 30), mo-yo (7»,3G), oti-yo (11», 04), Iting-seng (7»,3G), ko-lsee (3»,G8), la-foii-py faire bouillir. Si les voniis.scmcnU cessent, donner plusieurs fois de suite ho-siang-ngan-ouei-tang — ho-hiang (7»,3G), san-ling (3«,G8), ngo-ichou (.»»), y-lche-jin (11», 04), ko-po (7»,3G), pe- /cAou (3»,G8), trhe-chou-yc (.>»), hiang-fou-my seng-kiun

11», 04), mo-yo (II», 04), ou-yo jin-neng (3»,G8), ko-

lsee (3»,G8), la-Jüu-py ( 1 1»,04), tchin-py ( 1 1«,04), kan-lsao (5»), faire bouillir.

La durée de cette maladie est ordinairement de trente jours ; la mortalité est de vingt-cinq pour cent.

§ XVI. — Kou-lchong (ballonnement du ventre).

Cette maladie sc subdivise en sept espèces :

1* Han-lehong. — Ventre gonflé et douloureux, diarrhée, vomissements, quatre membres froids, pouls Ichin-lche (profond, lent). Cette affection provient d'un refroidissement au bas-ventre et d'une inflammation des intestins.

Traitement : Ichong-mouan-fen-tsiao-tang — y-lche-jin (H»), pan-hia (7»,3G), mou-hiang (ô»), Iche-llng (11», 04), ching-ma (3»), Ichuen-hiong (ll»,0i), jin-seng (3»,G8), tsin-py (7«,36), lang-kouei (11», 04), Isay-hou (11», 04), houang-lien (3»,G8), houang-kin (11», 04), ou-lchou-yu (7»,3G), Isao-leou-keou (5»), ho-po (3»,G8) ; faire bouillir et boire.

2” Je-lchong. — Pouls feou-chô (superliciel, précipité), ventre gonflé après l'ingestion des aliments ; alTectioii provenant d'un coup d’air.

Traitement; Isy-ou-ho-po-lang — ho-po (II», 04), Iche-lsee (7»,3G), rhubarbe (15»), kan-lsao (7», 36), houei-sin (3», 68), gingembre, jujube (2); faire bouillir et boire.

3* Che-lchong . — Affection provenant d'une grande humidité ; douleur sourde à l'estomac , vomissement de matières liquides et acides quelques heures après les repas, ventre gonflé, |)ouls Ickinhoa (profond, glissant), éructations fréquentes.

MALADIES IXFLAMMATOIRES.

Trailcincut : ky-che-tchou-san — fiente blanche de poulet, rhubarbe, lao-jin (363,08 chacun) ; réduire en poudre, mettre dans de l’eau avec un peu de gingembre et avaler.

4* Choui-tchong (ventre gonflé par l'eau), hydropisie. — Pouls Ichin-ouan (profond, lent modérément), trois ou quatre marques noires au-dessous des yeux, ventre enflé comme un ballon et dur, digestion trcs-difflcilc , vomissement des aliments et d'un liquide jaunâtre, douleur nu ventre après les repas, urine peu abondante et rouge, bruit dans le ventre semblable à celui de l'eau lorsqu’on remue le malade, nombril et épigastre enflés, selles très-échauffées; si é ces symptômes viennent se joindre la tuméfaction et l'enflure de la gorge, de l’omoplute, du creux de la main et de fépine dorsale , le malade est en danger.

Traitement: Tsieii-lieou (36s), rhubarbe (36>), kan-souy (36«); faire bouillir, et en faire une pâte avec un peu de farine ; Ui-ky (36®) , yuen-hoa (363,08) mélangé avec un peu de vinaigre, mou-hiang (20»), kiu-kong (36», 08), kin-fen (3», 68); pulvériser, et avec un peu d'eau faire des pilules grosses comme un pois; en prendre cinq , trois fois par jour. Dès que le ventre ne sera plus gonflé, cesser le traitement, mais suivre un régime sévère.

Autre remède ; Chou-Uao-yn-lso-sie cluiiig-lieou-ken

(racine de prunier), fuu-liag-py (20»), mou-long (11», 04), changlieou-ken {~I>,3C>), piiig-lang (1 1»), kiang-ho (11»), ta-fou-py (15»), tsin-kio (1 1»), Isao-ou (1 1»), Iche-siao-teou (1 1»,04), peau de gingembre (3», 68) ; faire infuser dans quatre tasses d'eau environ ; en boire une fois par jour une tasse. Si le malade éprouve un grand froid, il faut ajouter jou-kouei (7», 36), ou-yo (11», 04), et une tasse d’eau. Si le ventre est très-dur, ajouter chan-lcha (20»), tengkiun (15»), mo-yo (20»), Dans le cas où la respiration est difficile, ajouter hiang-fou-ltee (11», 04) passé dans un peu de vinaigre, ling-ly-lsee (11», 04), Iche-kio (20»). Si le ventre est très-dur et les membres presque paralysés, a^ouler ma-houang (11», 04), lingtsien (12»).

Autre remède : Ta-ouei-sse-kiun-tsee-lang — fou-ling (10^), jinseng (7», 36), Ichin-py (II», 04), pe-lchou (11»), Uing-kouei (15»), chou-ly (15»), tchuen-kiong (20»), ta-liouaiig (150»), ho-ky (36»),

chan-yo (36»); pulvériser, faire des pilules, en prendre trois fois par jour (ll»,0i). Ce remède doit être pris pendant trois, quatre ou cinq jours ; si après ce laps de temps le ventre restait un peu enflé, donner de nouveau au malade he-kien-lou.

Autre remède : Clou de girofle , mou-hiang, tiao-kouei-hiang , yn-tchin (3«,68 chacun); faire infuser et prendre tiède; éviter tout aliment acide ou salé. Employer en même temps l'acuponcture (voir Acuponcture).

5” Ky-tchong. — Ventre enflé et douloureux à la pression de la main , pouls tchin-che ( profond , plein) , tronc enflé , pieds et mains très-maigres.

Traitement : san-ko-tang — pe-tchou (1 1»,04), tchin-py (11»), ho-po (7», 36), pin-laug (7», 36), Isee-chou (11», 04), mou-tong (7«,36), ta-fou-py (11», 04), pe-fou-ling (7»,36), tche-kio (II», 04), hai-kin-cha (3», 68), kan-tsao (3», 68); faire bouillir.

G" Hiiie-tc/umg. — Ventre gonflé, soubresauts, frayeurs, douleur à l'estomac, urine très-rouge, selles noires.

Traitement : yn-c/iin-hiong-ouey-lang — tchuen-hiong (7», 36), tang-kouei (11», 04), pan-hia (3»,68), ngo-tchou (5»), mou-hiang (7», 36), cha-jin (5»), ou-ya (11«,04), kan-tsao (3», 68), jin-seng (3»,GB),jou-kouei {'d’>,GG),fou-ling (7», 36) ; faire bouillir.

7“ Tchong-tchong . — Ventre enflé, évacuations alvincs dans lesquelles on trouve des vers , crachements continuels , faiblesse , lassitude, maigreur augmentant journelleincnt, visage tantôt blanc, tantôt ronge, tantôt violacé.

Traitement : h'y-yu — Poisson blanc de trente à trente-trois centimètres de longueur ; le vider et le remplir avec he-fan ( I»,80), sept petites gousses d'ail et un peu de thé; ficeler, faire cuire et manger.

Remède général pour les sept espèces: Jin-seng (1I»,04), /)C- Ichou fou-ling (15»), tchin-py (15»), chou-ty (20»),

chan-yo (11», 04), tso-sie (7», 36), mou-tong (7», 36), tchou-ling (7», 36), tcho-tsien (7», 36); faire bouillir.

XIALADIES IXKLAMMATOIRKS.

§ XVH. — Jou-ngeou (maladie de la gorge et du gosier).

La maladie dite jou-ngeou se subdivise eu douze espèces caractérisées par des symptômes difTérents.

1° Tan-jou-ngeou. — Tumeur apparaissant dans la gorge à droite ou à gauche à lu suite d'un refroidissement, grosse comme un pois, ronde, douloureuse lorsqu’elle est touchée par les aliments ou par quelques liquides, pouls feou-kong (supcrGcicl, débordant), crachats épais et visqueux, quelquefois Gèvre, langue jaune; cette maladie n’est pas grave; faire l’acuponcture; piquer clieou-cliaiig et ko-koii si la douleur est très-vive ; piquer la tumeur ; donner ensuite au malade kan-kiai-lang — kan-tsao (7',3G), nieou-pang-lsee (1 1^,04), kic-keiig (11»,04), lien-kio (7«,36), iiuen-seng (ll»,0i), fang-fong (7*,3G), kiang-ho (7®, 36), kin- Ai'c (ll’,04); faire infuser.

2° Chouang-jou-ngeou. — Deux tumeurs, les mômes que la précédente , mais une de chaque côté dans la gorge.

Môme traitement.

3’ Heou-py. Tumeur grosse comme une bille, râle continuel dans la gorge, somnolence, quatre membres froids, vertiges, douleur très-vive à la gorge au moment du passage des aliments, crachats visqueux, pouls Ickin-tsuen-che (profond, plein); cette affection n’est pas grave et disparait habituellement d’cllc-mômc par l’expectoration d’une assez grande quantité de matières jaunâtres ; môme acuponcture que précédemment.

Remède: Tsg-pao-san — ga-tsao{~i^,3(i),pong-cfui(ô'), hionghouang (7”, 36), alun(3«,68), lan-fan (3>,68); réduire en poudre et insuffler dans la gorge.

4° Chouaug-heou-py . — Deux tumeurs semblables à la précédente; môme acuponcture; si la douleur est très-forte, piquer fong-lche.

Remède : Kan-kie-kong (vu); ou Uy-paosan (vu).

5” Tchin-lieou-Jbiig. — Gorge très-enflée, respiration très-difficile, pouls khin-tsuen-che (profond, plRn), urine rouge, constipation, froid dons toutes les parties du corps, douleur si vive à la gorge que le malade ne peut rien avaler. Cette maladie est très-

MÉDECIXK DES OHIVOIS.

«jrave; en deux ou trois jours le malade peut ôtre enlevé. Elle provient d’un refroidissement subit. Le meilleur moyen de sauver le malade est de l'acuponrturer cl de piquer de suite ko-kou, chno-chting , foiitj-lrlie , lieii-loii et tous tes points de la gorge désignés en acuponcture {voir Aciiponrture).

Donner ensuite au malade kan-kiai-tang (vu), auquel on ajoutera rhubarbe (20<). La persistance de la constipation est d'un fâcheux pronostic. On peut également frotter la gorge avec $ouijc, ta-ky pilés , y insufilcr kan-lan pulvérisé avec ongles torréGés et pulvérisés.

6* Ky-heou-py. — Cette maladie est très-grave et caractérisée par un abcès dans la gorge; respiration très-difGcilc, sorte d'étranglement continuel ; le malade sent dans le milieu de la gorge un obstacle qui semble former barrière; malaise, chaleur extrême, constipation , urine rouge , pouls Ic/iin-lsuen-che ( profond , plein ) ou feou-hong (supcrGcicI, débordant); le malade peut être enlevé en six heures. Cette maladie s'annonce généralement par une toux qui commence dix ou douze jours auparavant, et par des crachats épais et d'une odeur fétide; l'halcinc est repoussante.

Se servir de suite de l'acuponcture et piquer tous les pouls de la gorge désignés en acuponcture. (Voir Acuponcture.) Donner ensuite au malade long-nuo-pe-lo-snn — maiig-siao (7>,3G), Isintay (3s, 68), pe-yang-lsan (3*, 68), pott-houang (11*,04), ma-po piug-pien (ü»,()3), musc (03,03), kan-lsao (3«,68); pulvériser, et avec un peu d’eau faire des pilules de 3s, 68 que l'on tâchera de faire avaler au malade. Le vomissement de sang est un très-bon pronostic. Insuffler ensuite dans la gorge la poudre indiquée pour Icliin-heou-fong .

7° Siuen-yong-lchoui. — Petite rougeur au-dessus des deux trous de la gorge; toux, crachats, un peu de fièvre; affection peu grave.

Traitement : Tchoui-kou-san — siuen-seng (3«,68), pong-cha (5*), tan-fan (3«,68), alun (3>,68), salpêtre (1*,80), ping-pien (0*,03), chan-teou-ken *(5») , tchon-cha (3«,68), ky-nnei-kin (3*, 68); pulvériser, mettre sur la rougeur.

Autre remède : Siuen-seng-san — siuen-seng (113,04), cliing'

MALADIES IVKLAMMATOIRES. 209

ma (3»), che-kan (7«,36), rhubarbe (11>,04), kan-lsao (7»,3G); faire infuser et gargariser.

Autre remède : Alun avec sel ; pulvériser, mettre sur la rougeur; urine avec sel, gargariser; armoise pilée dans de l’eau.

8“ Nuei-heou-ky. — Tumeur à la gorjje sensible à la pression et dure comme un noyau ; douleur sourde dans la gorge, qui s'exacerbe au passage des aliments ; inappétence, toux continuelle, crachats visqueux, douleur à l’épigastre; trois jours après, le malade respire dinicilenienl; quelquefois délire; pouls tchin-che (profond, plein) ; maladie grave.

8e servir de suite de l’acuponcture, piquer tchong-ouan, changouan, san-hj, kg-kc', lien-tou, ko-koii, rhao-ehang, fong-trhe, donner en même temps au malade kia-ouei-sse-t.iee-lang — tsee-chou (11«,04), paii-liia (7», 36), ho-po (7«,3G), Iche-fou-ling (7», 36), tchin-pg (11», 04), iche-che (11»,04), nan-iin (11»), cha-jin (5»), seng-kiun (7», 36), tsin-pg pe-teou-ho piiig-htng

(7», 36), g-lche-jin (7», 36), gingembre; faire infuser, boire; mettre également sur le cou , au point où se trouve la tumeur, de l’armoise réduite en poudre avec un peu de vinaigre; ou tg-long (14») broyé; ou kiai-tsai (fleur) avec farine de froment réduite eu poudre; on peut prendre également un tg-long, le torréfier, le mélanger avec sel et miel et l’avaler.

9* Che-gen. — Vers dans la gorge; prurit insupportable, douleur; faciès tantôt blanc, tantôt rouge; vomissements de matières liquides. Affection peu grave. »

Traitement : Ping-kiun-saii — ping-lang (7», 36), che-kiun-lsel (7», 36), kin-kang-ken (7», 36); faire des pilules, les conserver un instant dans la gorge, ensuite les rejeter.

10* Kou-tching . — Corps solide s’arrêtant dans la gorge. Essayer de le retirer avec de petites pinces ou de le faire sortir, soit par un vomitif, soit par un aliment pouvant l’entraîner avec lui.

1 1“ l'en-heoii-long . — Gorge enflée, froid, céphalalgie, langue blanche, envies de vomir après les repas. Affection peu grave. Faire l’acuponcture; piquer ko-kou, chao-cliang, tien-tou, Jong-lclie.

Remède : Kin-kiai-lang (vu) ou un des remèdes indiqués précédemment.

MEDECI.VK DES CHIXOIS

12° Ven-heou-ttlwuuiKj . — Gros clou dans la aor^c, Ir^s-visible en ouvrant la bouche , et dont le sommet est blanc et 1a base rouge; respiration très-difficile, pouls Ichin-oeij (profond, faible).

Trailciiienl ; Jin-seng-kin-kiai-Mn — jin-seng (3>,68), kin-kiai (ll«,0t), liouang-pe (II*, 04); faire infuser, et avaler après s'ètre gargarisé.

Autre remède ; Li/-kiai-l/ing — menthe (11», 04), kin-kiai fitmj-J'otig (7s,:Ui), kin-kung (7*,36), /7«-,vny (3», 68), nieou-lsee (II», 04), kan-tmo (3», 68), giien-seng (11», 04); faire infuser, gargariser et avaler.

§ XVlll. — Vuy-heou (contracture de la gorge).

Cette maladie est caractérisée par les symptômes suivants : appétit et difficulté à avaler ; peu à peu celte difficulté augmente , et chaque fois que les aliments traversent la gorge, ils y causent une douleur vive qui s'étend au dos ; au moyen de l'eau , on parvient à faciliter le passage des aliments, mais, après un certain temps, ils sont de nouveau arrêtés et l'eau a beaucoup de peine à les enlrainer dans le tube intestinal. La douleur s'étend alors jusqu'au milieu de la poitrine. Peu à peu la maladie s'aggrave et les aliments sont souvent rejetés. Entre les repas le malade ne souffre pas ; quelquefois cependant il vomit des matières acides et visqueuses. Ces accidents ne tardent pas à amener un amaigrissement qui augmente sans cesse. Quelque remède que l'on emploie, *la guérison n'est possible qu'aiitant que les selles sont composées de petits grumeaux solides; dans ce cas, on emploiera le traitement suivant ; Sse-ou-tang — chou-lg (20»), tang-kouei (\ô>), pechô (11», 05), khuen-hiong (11», 04); faire infuser dans du lait, prendre une tasse tous les matins.

Autre remède ; Long-fong-san ; prendre un poulet, l'attacher entre deux piquets, de manière qu'il ne puisse remuer, le laisser ainsi trois jours sans manger, ne lui donner qu'à boire ; chercher ensuite une couleuvre, la donner au poulet, recueillir les excréments, les faire torréfier; quand ils seront de couleur jaune, les pulvériser, en faire des pilules avec un peu de riz et en prendre chaque jour 1 1»,04 dans un peu d'eau.

MALADIES IXFLAMMATOIRES. îll

Autre remède : Urine de cheval et de mulet, par moitié, tous les matins une lasse.

§ Xl.X. — Sie-tott (diarrhée).

Cette maladie est caractérisée par une inflammation de l’estomac, ou de la rate, ou du gros intestin, ou de l'ititeslin grêle, ou de l'abdomen, et par des évacuations alvincs liquides, d'une couleur variable , plus ou moins abondantes , et accompagnées quelquefois de coliques.

Elle se divise en un grand nombre d'espèces.

1“ Oey-sie (diarrhée de l'estomac). — Symptémes : douleur à l’épigastre, évacuations de matières à peine converties en matières fécales et rappelant la nature des aliments, en même temps déjections abondantes, liquides, jaumitres; coliques.

Traitement : Donner au malade ouei-fony-tang — jin-seng, pe- Ichou, Iflie-Jbu-litig, Utng-kouei, tchuen-hiong , pe-cluS, houei-py, kan-tsao ( A», G8- chacun) ; ajouter un peu de riz, faire bouillir dans de l'eau.

2- Py -sic (diarrhée de la raie). — Abdomen enflé, vomisse-' ment des aliments, déjections liquides et jaumUrcs.

Traitement : Ouei-ling-tung — tchin-tchou, ho-po, tchin-py , tchou-Ung, kho-sie, pe-lcliou, khe-fou-ling , pe-tho (3^,68 chacun); jou-kouei , kuH-lsao (1«,80); gingembre (3), jujubes (2); faire infuser dans de l'eau.

3° Ta-k/itiiig-sic {d\arr]\ée du gros intestin). — Inappétence, déjections à moitié liquides et blanches, borborygmes, coliques.

Traitement : Ou-litig-san — Icho-sic (7 *,36), khe-fou-ling — pe-khou, khou-ly (3»,()8),yott-Aottpj(l»,8{)); pulvériser, en prendre chaque jour 79,38 dans un peu d’eau.

4° Siao-khang-sic (diarrhée de l’intc^stin grêle). — Déjections fréquentes et difficiles renfermant des mucosités et souvent un peu de sang, douleur au bas-ventre.

Traitement : Chau-yao-tang — pc-chii (7»,3(i), houang-h'en , houang-tsin , tang-kouei (39,88 chacun), rhubarbe (2i,80), mouhiang, ping-Uuig, houei-sin, kan-tsao (1*,80 chacun); faire bouillir.

5' Tou-sic (diarrhée de l’abdomen). — Tumeur dans le ventre,

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très-dure; déjcclimis fréquentes et très-difficiles, douleur au ventre et au bus des reins.

Traitement : Ta-houang-tang — rhubarbe (3(î*,08), vin (deux tas.ses); faire infuser et boire seulement le vin; dès que les selles SC feront facilement , prendre chao-yao-tang .

()• Clie-sir. — Lassitude; les aliments ne se digèrent pas; dès que le malade boit un peu d'eau , borborygmes , vomissement de liquide aqueux, urine peu abondante, déjections jaunâtres, souvent douleur au ventre.

Traitement : Oiiei-liiig-tiing (vu). Dans le cas où le malade ressent une douleur générale dans tous les membres , lui donner oii-ling-snii , auquel on ajoutera kiang-fw, Ic/iiii-lc/iou. Si le malade ne ressent pas de douleur au ventre, lui donner kin-hiongoitnn — $eng-kiun, Ichueii-htoiig , pe-tchou , fou-tsee (la mémo quantité chacun); réduire en poudre, faire des pilules avec un peu de farine de froment et en prendre à jeun trente-cinq ou quarante chaque jour.

Si le malade a toujours soif et qu’il vomisse les liquides, lui donner ou-ling-san (vu).

.Autre remède pour guérir cette affection : Sir'-che-lang — petchou (II», 04), pe-cho (7*,3({), tchin-py (\*), fang-fong (3», 08), ching-ma (l’,80); faire infuser.

Autre ; Koiiei-seng-Uing — jin-seng , pe-tchou, pe-fou-ling , chan-yo, tchin-py, y-jin , tcho-sie (3*, 68 chacun), houang-lien, kan-lsno (18,80 chacuii); faire infu.ser.

7” Foiig-sir. — Cette maladie peut provenir de deux causes : ou d'un refroidissement intestinal produit en été par une grande humidité, ou par un courant d'air arrêtant la transpiration. Déjections liquides mêlées d'un peu de sang.

Traitement : Oey-fong-tang (vu), ou-oey-tsee , ma-houatigtaiig, houei-tsee, cho-yang (7*, 36 chacun), ma-houang (3«,60), kan-tnao (3", 68), noyau d'abricot (1«,80), gingembre, jujube (2); faire bouillir.

8" Han-sic. — Un refroidissement général, résultant du port de vêlements trop froids pour la saison, est la cause habituelle de celte affection, caractérisée par les symptômes suivants : faiblesse.

MALADIKS IVFLAMXIATOIRES.

lassitude, ventre enfle, borborygiiies, déjections semblables à celles des canards.

Traitement : Ly-ichong-lang — fou-lsee, kan-kiaiig (4»), jiiiseiig, pe-tchou , fou-ling , pe-cho , kaii-lsao (3ü,G8), ho-po, to-ho, tchiii-py (2>) ; faire infuser. Si le malade a de l'inappctenec et cpie les aliments ne soient pas di<)érés et occasionnent des pesanteurs à l'estomac , il faudra ajouter au remède précédent Ichou-cha (2*, 25). Si le malade ressent une grande chaleur au bas-ventre, que les déjections soient très-abondantes et que ramaigrissement fasse des progrès rapides , on devra donner »se-lchou-seng — iiiouhiaiig, fou-ling, jin-seng , fou-lsee (4» chacun), gingembre, jujubes, un peu de sel; faire infuser; et si ce remède ne réussit pas de suite, ajouter ho-Lsee, to-ho (7>,36 chacun).

0* Chou-sic (diarrhée des grandes chaleurs). — Symptômes : tristesse, soif continuelle, urine rouge, déjections liquides, frissons.

Traitement ; Fou-ling-lang — tso-sic (i*), tchou-Ung , fou-ling , pe-tchou, hiang-jou, houang-lien, pe-pien-teou , ho-po (3>,G8), kan-tsao (I>,81); faire infuser. Si la chaleur est extrême, que la soif soit ardente, qu'il y ait des vomissements avec des d()jcctions très-abondantes, donner kouei-ling-han-lou-yng — hoa-che (TM, W ), fou-ling , tcho-sie , che-kao, kan-choui-che , kan-tsao (36*, 08 chacun), jm-tchou, jou-koiiei, Ichou-ling (20“); réduire en poudre, en prendre chaque fois 7>,36 dans un peu d'eau, dans laquelle on mettra un peu de miel et de gingembre. Si dans les fortes chaleurs le malade a subitement des déjections liquides, sans douleur aucune, lui donner kin-tchou-ouan — seng-kiun, tchin-khou (3ü«,ü8), ya-tchang-kouei ; en former des pilules avec un peu de riz et en prendre quarante à cinquante par jour.

On peut également donner au malade tsin-lieou-ouan — y-yuensan (110«), hong-kin (20“); réduire en poudre, en faire des pilules, en prendre soixante-dix chaque fois.

Autre remède : Tong-ming-san — tcho-sie, pe-tchou, tchou-Ung, fou-ling, mou-tong , yn-lchin, kin-nic, tche-kien-tsee (33,68 chacun); ajouter tang-sin, man-men-tong (10»); faire infuser.

10“ /fo-«c (diarrhée du feu). — ^ Bouche sèche, crainte de la

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chaleur, recherche de la fraîcheur, douleur au ventre, colique.*; qui ne sont apaisées que par les évacuations alvines, déjections liquides.

Traitement : Houang-lien-hiang-jousan , dont l’autre nom est jou-ling-tamj (vu).

Autre remède : Sse-Ung~$an — fou-ling, pe-tchou, tchou-ling, tchosie, khin-tchou, chan-yo, pe-clio, khe-tsee, kliin-py (4*), kan-lsao (l»,H0), ou-mey (!•), teny-sin (1*); faire bouillir.

Autre remède : Hoiiaiig-lieii , houang-lsin, pe-cho, kan-lsao, fou-ling, khou-Ung , pe-khou, my-kiao, ou-mey, to-ko (3*, 68 chacun); faire bouillir.

11* Hiu-siv. — Lassitude générale, faiblesse, déjections liquides immédiatement après les repas, pas de coliques.

Traitement : Hiang-cha-sse-kiun-lsee-lang — mou-hiang, Ichoticha, ùr., jin-seng, fou-ling, pe-lchou, kan-lsao (4» chacun), sucre; faire infuser. En cas d'inappétence, san-yang-kliou-sse-lang — khin-khou {4»), ching-ma , Lsay-hou , Isiang-ko , fang-fong , sengkiun, Iso-sie, khou-Ung (3«), tchin-py, me-yo, kan-lsao (1*,80); faire bouillir. Si la faiblesse est très-grande, donner au malade ching-ling-lien-khou-san — jin-seng, pe-khou , fou-Ung, chan-yo, Isien-lsee, khin-py (3», 68 chacun); khou-cha, ho-siang, ho-lsee, to-ko, kan-kiang, kan-lsao, ou-mey (3>,68 chacun), leng-sin (1>); faire infuser. Si le malade ne peut prendre aucun aliment, lui donner yang-yuen-san — riz crevé et pulvérisé (36»), chan-yo (36>), poivre de l'iiide; faire infuser et tous les matins en prendre demi-tasse; ajouter sucre.

Autre remède pour hiu-sic : Kia-ouei-sse-kiun-lsin-lang — jinseng , fou-ling , pe-khou, kan-lsao, lo-ko, ho-lsee (3»,68), gingembre (3), jujubes (2); faire bouillir.

12“ Hoa-sié. — line diarrhée persistante et rebelle prend le nom de hoa-sic.

Traitement : Pou-khong-y-lche-laug — hoiiang-lsin (4«), jinseng, pe-khou, kan-lsao (3», 68), lang-kouei, tchin-py (1*,80), ching-ma, Isay-hou (0',P8), pe-cho, ho-lsee, lo-ko (3», 68); faire bouillir.

Autre remède : Pa-khou-sin — jin-seng, pe-khou, to-ko, kan-

MALADIES IXFLAMMATOIRES.

kiang, ho-tsee , fou-tsee , yn-thou-hoa , kan-lsao (3», G8 chacun), gingembre (2), ou-meij (I), leny-tin (1); faire infuser. Si le malade devient très-faible et ressent de temps à autre des frissons , il faudra lui donner tfn-yu-leang-ouan — yn-yu, tche-che-tsee , lonykou , pi-iw, ho-tsee, kan-kiuny , lo-ko, fou-tsee (3«,(î8 chacun); pulvériser, ajouter un peu de vinaigre, en faire des pilules dont on prendra chaque jour soixante-dix dans un peu d'eau de riz.

Si le malade a toujours le ventre froid , avec des déjections abondantes et de la chaleur à la poitrine, la bouche sèche, le coin de la bouche ulcéré^ le visage pâle et défait, lui donner mou-hùiny-san — mou-hiang, po-kou-tsee (3(i»,08), Uang-kiang, Ir/iou-c/ia, ho-po (4«), tche-nao-cha, tchin-py, jou-kouei, pe-tehou (20«), ou-tchou-yu, kou-kio (3*), to-ko (15>), ping-lang (3«,68); réduire en poudre; prendre ensuite un foie de cochon, le couper par morceaux, en garder 150 grammes, mettre entre les morceaux 119,04 de la poudre ci-dessus, faire cuire le foie en y ajoutant un peu de sel , des oignons , du gingembre , et le manger à jeun.

Ce remède est aussi excellent pour la dyssenterie.

Autre remède : Che-tchang-san — ho-po (4’), to-ko, ho-tsee, tchou-cha, tchin-py, tchin-lchou, fou-ling (39,08), mou-hiang, kan-lsao (1»,80), gingembre, jujubes; faire bouillir.

Autre: Ouan-luen-ouan — tche-che-tsee, kan-kiang (36*,8), koukio (20>); réduire en poudre; en faire des pilules grosses comme un pois et en prendre six ou sept.

Autre : Kou-tchang-ounn — long-kou , fou-tsee, alun, ho-tsee (peau) (309,08), ting-hiang, leang-kiang, tche-che-tsee, pe-to-ko, tchou-cha (3>,G8), mou-hiang (11*, 04); réduire en poudre, et avec un peu de vinaigre en faire des pilules dont on prendra trente chaque jour dans de l'eau de riz.

13“ Tsan-sic. — Aliments non digérés, borborygmes, urine peu abondante, déjections presque liquides mêlées d'un peu de mucosités séreuses.

Traitement ; Kia-ken-mou-hiang-san — mou-hiang, leang-kiang, ching-ma, ping-lang, jin-sen^, pe-tchou (11’), seng-kiun (7«,3G), to-ko, tchin-py, tchou-cha ( l’,80) ; pulvériser et en prendre chaque

fois 20 grammes dans un peu d'eau. Si l'estomac est débilité, et que les déjections soient abondantes , donner pa-sien-hao — liee~ tiee, pe-lchou (11”), seng-hiun, chan-yo ( 1 oO ») , chan-Uha, tan-ling, pe-fou-ling, Ichin-py, lien-joii (73”,Ot>),y»/»-*«iÿ'(36”); réduire en poudre et prendre dans eau de riz.

Si le malade ressent une grande chaleur, avec coliques et soif ardente, lui donner fang-fong-cho-yao-lang — fang-fong, pe-chô, houang-tsin (7”, 3(1); faire infuser. Si le malade a des déjections abondantes et tout à fait liquides, lui donner tchin-tchou-fangfong-tang — tchin-Uhou (30”), ma-lfouang (7”,3(î), fang-fong (3”, 08), gingembre (7”); faire infuser.

14° Tan-sir. — Déjections liquides tantôt abondantes, tantôt peu abondantes; si le malade est robuste, lui donner hc-tsin-ouan — hc-fen (36”), tsin-tey (11”, 0-4), houang-lsin (7*, 30); seng-kiun (20”) ; réduire en poudre; en faire des pilules; en prendre trente chaque fois. Si le malade n'est pas fort, lui donner lieou-kiun-tseeiang, pan-hsa, pe-tchou (11*), tchin-py, pe-fou-ling, jinseng (l-i*), kan-tsao (3”, 08), gingembre, jujube; faire bouillir.

Autre : Ouan-ping-eul-lchin-tang — pan-hia, tchin-py, fou-Ung, pe-tchou, tchin-tchou, chan-yo (3>,08), tchou-cha, ho-po, moulong, tche-tien-tsee, i««-/s<7o(l”,80), gingembre, oa-i«ey(l«), tengsin (1”): faire infuser.

15° Chê-sic. — Peu de différence avec oey-sie, seulement coliques plus fortes, douleurs à l'épigastre et au ventre qui continuent après les déjections, la.ssitude, salivation, cssoufllemcnt , vomissement de matières liquides.

Traitement: Ping-oey-san — tchin-tchou (7>,30), tchin-py {\â>) , ho-po (3«,G8), kan-tsao (1”,80), gingembre, jujube, hiang-fov, tchou-cha, tsao-ko, chan-tcha, me-yo (3”, 08) ; faire infuser. Si les déjections sont blanches , donner hiang-san-ping-ouei-san — tchin-tchou, tchin-py, mou-hiang, cha-jin (4”), pe-tchou , fou-ling (3”, 08), ho-po, kan-tsao (3>), gingembre, jujube; faire infuser.

Si la diarrhée cesse pendant quelques jours et revient ensuite, donner tsee-tchou-ouan — pe-tchou (73”), tsee-tsee (30”); réduire en poudre , mettre dans une feuille de nénuphar, faire infuser et en faire des pilules; en prendre cinquante à soixante-dix chaque fois.

MALADIES IX'FLAMMATOIRKS.

1 6* Tsieou-tic. — Le malade a l’esloinac fatigué par une nourriture journalière trop abondante, déjections liquides, inappétence ; il ne désire plus prendre que du vin.

Traitement : Himig-yong-ouan — lou-hiomj (11*, 04), corne de cerf passée au feu (20»), to-Ao(36»), tche-hianj {T > ,'Mi) -, réduire eu poudre ct( avec riz, faire des pilules; en prendre cinquante chaque fois.

17* Pÿ-sic. — Faiblesse générale, lassitude, douleurs à l’estomac et au ventre, visage jaunâtre, déjections liquides et jaunâtres, urines très-chargées.

Traitement : Hiang-cha-lieou-kiun-Uee-tang — hiang-fou-l$ee, Ic/iou-cha, ho-po, Ichin-py, jin-seiig, pe-tchoii, pe-chô, khin-lehnu, chan-go (3», 08), kan-Uao (1»,80), gingembre, jujube; ou-meg ( 1») ; faire bouillir.

Si l’urine est très-chargée et trouble, donner ou-tchou-gu-laiig — ou-tchou-yu (20») ; mettre un peu de sel, faire Imuillir et boire l’eau.

Si l’estomac est faible, si le corps est sans force et que les déjections aient lieu du matin au soir, il faudra donner tiao-tchongkien-py-ouan — pe-lchou, po-kou-lsee, ho-lsee, to-ko (36»), tchefou-littg, tchin-py , houang-lien {a*) -, faire infuser. Ou ie»ÿkiun (7»,3(>), mou-hiang, ho-po, houei-hiang, Ichou-cha, chan-yo, Uen-tsee (20> chacun); réduire en poudre; en faire des pilules, avec un peu de riz ; en prendre soixante-dix chaque jour dans un peu d’eau de lien-Uee.

Si les déjections se produisent la nuit et le jour, donner koutchong-ouan — tchin-tchoa, pe-to-ko (30») ; réduire en poudre, et avec un peu d’eau de riz en faire des pilules ; en prendre soixantedix chaque fois.

Si le malade est vieux , lui donner chan-lcha-kin-tiou-ouan — pe-tchou (7», 36), seng-kiun, chan-lrha (30», 08), houang-lsin , j>echo, pan-hta (20») ; en faire des pilules; en prendre cinquante chaque fois.

18° Chin-sie. — Déjections liquides, ayant lieu le matin, et amenées par suite d’un refroidissement subit pendant la nuit.

Traitement : Ou-oey-lsec-san — ou-oey-lsee {H^),ou-lchou-yu (20»); réduire en poudre; chaque fois eu prendre 7 grammes 36

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