‹ La médecine chez les ChinoisChapitre 30 sur 103 · IIKDECIXK DES CHI\'OIS · texte numérisé non relu

IIKDECIXK DES CHI\'OIS

dans un peu d’eau de riz. Si cette maladie provient d'une faiblesse d'estomac, donner au malade eul-chin-ouan — ( 1 5()>) , jo-to-ho (73») ; réduire en poudre, gingembre (150*), quatre jujubes; faire bouillir le gingembre et les jujubes; garder les jujubes, et avec la poudre en faire des pilules, dont on prendra cinquante chaque fois dans un peu d'eau de riz salée.

Si l'estomac est faible, et que la maladie devienne ehronique, donner sse-chin-tang — jm-kou-ttee (150»), jo-lo-ko, ouey-tsee (73»), ou-tchou-yu (36»), yu-lsan-hoa, gingembre, jujubes ( 100») ; préparer comme le remède précédent.

Autre remède : San-chin-ouan — on ajoutera à eul-chin-ouan, mou-hiany (36»).

Autre remède : Lou-chin-tang — jo-to-ko, pe-kou-lsee, pe-trhou, pe-foii-ling{A*), mou-hiang, kan-lsao{'2^,H0), gingembre, jujubes; faire bouillir et boire; dès que le malade n'aura qu'une selle le matin, lui donner seiig-kiang-san, seng-kiang, le couper par morceaux très-menus; houang-lien (73») ; réduire en poudre, prendre 7 grammes 36 dans un peu d'eau.

10° Pao-sic. — Celte maladie est une suite de la dyssenteric; déjections liquides mélangées de matières fécales, rondes et grosses comme une petite boule ; ces boules existent en assez grande quantité dans le tube intestinal ; l'urine est blanche.

Traitement : Ly-lcitong-lang — jin-seng, pe-tchou, kan-kiang (7», 36), kan-tsao (3»,6S) ; faire bouillir et boire.

Dans le cas où les dtgeclions sont abondantes, le malade éprouve des frissons, de l'oppression , des vomissements; lui donner kiangchouysan — pan-hia (73»), kan-kiang, jou-kouei, jou-lsee, kantsao (:20»), leany-kiang (H*); réduire en poudre et en prendre 20 grammes dans deux lasses d'eau tiède.

Dans le cas où les frissons se répètent , où le ventre est douloureux, avec des borborygmes, et si les extrémités sont froides, donner tsao-chin-tang — soufre, san-ling, alun (2S»); réduire en poudre, faire des pilules avec un peu de farine de froment, et les rouler dans Ichou-cha ; en prendre trente chaque fois dans un peu d’eau de riz.

Dans le cas où la diairhéc, quelle que soit son espèce, passera

MALADIES lAKLAMMATOlRES. 219

à l’élat chronique, les remèdes suivants sont recommandés: houeil$er-ma-fiouanf/-t(ing — hoiiei-lsee, ma-houang, ch(>-yo (1 1>, Oi), tang-kouei, kan-lsao, me-long, jin-teng, houang-lsin (l',80), ouoey-tsee (3«); faire infuser.

Autre ; Ma-houang-ching-ma-lang — ma-houang, ching-ma, tche-c/ioii, kouang-kin, chc-kao, Ic/ie-fou-ling (i>), gingembre (A) ; faire infuser.

Autre : Ho-po-f/ie-Uee-lang — ho-po, ho-tsee, tsee-che (7*,3G), mou-hiang (3*,(i8), rhubarbe (l»,8ü), houang-lien, kan-ltao faire bouillir.

Autre : Tchiu-tcio»-tien-j)y-houan — tckin-tchou (280 «); le diviser en quatre parties; en faire bouillir le quart dans un peu d’eau salée, laisser reposer, rejeter l’eau et garder la substance ; faire la même chose pour un autre quart en remplaçant l’eau par du riz; pour un autre quart par du vinaigre; pour le dernier quart par des oignons , jin-seng, pe-lc/iou, pe-fou-Ung, ehan-yo-po, kou- Isee, ko-lsee, lou-sse-lsee, lien-jou (73«), tchuen-lien-jou, ou-oey~ Isee, nieou-ty (40'), tckuen-kio-houei , hiang-tchin~py , mou-hiang, yuen-tche (20'); pulvériser; faire de petites pilules; cent chaque fois dans un peu d’eau.

Autre ; Tchou-che-kien-py-tang — pe-tehou (4'), pe-fou-ling, tchin-lchou, pe-chu (3', 08), tang-kouei, tchin-py (3«), khou-ling, lcho-sie{'2^,S(^), ho-po, fa ng-fong {‘2’, AO) , ching-ma, tsay-hou (2'), kan-lsao (2'), gingembre, jujube; faire infuser.

.Autre : Ouen-py-san — houang-kin , jin-seng , pe-tchou , pe-fouling, chan-yo, tchin-py, ho-tsee, jo-lo-ko, Isao-ko, ting-hiang, joukouei, fou-tsee, houang-lien, Ichou-cha, tchin-py, ho-po, kan-tsao, gingembre, jujube; faire bouillir.

Autre: Uo-tsee-san — ho-tsee (peau) (40*), mou-hiang (25'), houang-lien {là»), kan-lsao {ll>)\ pulvériser; en prendre 7 gr. 36 chaque fois dans un peu d’eau, auquel on ajoutera ^-/cAou et pech/f (bouillis).

Dans la grande chaleur, à la suite des pluies, il peut y avoir des diarrhées.

Traitement: Tsiang-ko, tou-ko, ching-ma (A^), fang-fong, kantsao (3',08) ; faire infuser.

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MEDKCIXE DES CHINOIS.

Lorsque, dans la diarrhée, le pouls du malade est très-clevc, les extrémités froides, les déjections abondantes, et si la toux se déclare, la maladie est difllcile à guérir; si également le pouls est très-faible, qu'il y ait inappétence et déjections très-difCciles , et si les déjections sont abondantes, la maladie offre les mêmes difficultés de guérison.

Remèdes pour n'importe quelle diarrhée :

Grenade acide torréfiée et pulvérisée dans de l'eau avec un peu de miel — ail; broyer, mettre sous la plante des pieds; cautériser en même temps au creux de l'estomac, avec ail et armoise, et donner à boire houang-lien, houang-lsin, bouillis ensemble ;

Armoise, gingembre, bouillis ensemble ;

Crêtes de coq bouillies dans du vin ;

Oignons coupés par morceaux, riz, faire cuire et manger; donner à boire mou-hiang, bouillie, miel avec eau de gingembre bouilli ; mettre en même temps sur le creux de l'estomac kiai- Isao, graine de moutarde, broyées avec gingembre; lay-fou-l$ee, réduit en poudre, avec miel, est également un bon remède;

Houang-lien, armoise ;

Mou-hiang (3>,G8), jjing-lang {l> ,S0} pulvérisé, hong-ling-hiang { 1 1*,04) pulvérisé , cau-dc-vie ; mettre sur le feu et boire ;

Navet, lo-pr, gingembre; piler ensemble, en extraire l'eau, ajouter miel et boire.

§ XX. — l'ÿ-lfÿ (dyssenterie).

Cette maladie est caractérisée par une inilammation du gros intestin, par des évacuations alvincs de matières sanguinolentes et de mucosités de couleurs différentes.

Elle Ec divise, comme la diarrhée, en un grand nombre d'espèces :

1° Tclie-lg. — Malaise cl faiblesse, face pâle et souffrance, inappétence, bouche amère, soif ardente, peau sèche, selles nombreuses, évacuations de matières rouges et sanguinolentes, quelquefois de sang ; douleurs abdominales très-vives , chaleur extrême dans l'csloiiicic.

Traitement: Tao-tche-ty-gu-tang — ty-yu-iang, liouei-seng{i>).

XIALADIKS IXKLAMMATOIRKS.

tche-chd, houang-lien , hoiiang-lsiii , houai-hoa (3*,G8), iif/o-kiaotrhoii, hin-kiai-thou (3»), han-tsao (1*,80) ; faire infuser et donner au malade.

Si la chaleur est très-grande, l'estomac très-faible, et les extrémités toujours un peu froides, donner kin-kien-ping-ouei-san — pe-trhou, ho-po, tehin-pg ( i’), tao-jin, jin-seng, houaug4ien, ngokiao-lchoH, iche-foit-ling (2*,8ü), kan-ltao, mou-hiang, ping-lang (1»,80), gingembre, jujube, faire infuser.

Autre remède ; Tg-gii-san — Ig-g», tche-chô, houang-lien, kinpg (20>); pulvériser; 1 l«,Ot dans un peu d’eau de riz.

Autre remède : Hou-ken-pg (150'); le faire sécher au soleil, pulvériser, en faire des pilules avec un peu de riz ; trente chaque jour.

2* Hong-hiu-lg . — Evacuations alvines composées de mucosité.-; blanchiltrcs, qui peu de temps après deviennent rouges, sanguinolentes; douleurs abdominales très-vives, ventre tendu, faiblesse dans le dos, mal aux reins, visage souffrant, soif très-vive, peau très-sèche, urine peu abondante, selles nombreuses.

Traitement : Chao-gao-tang (vu).

Si le malade est tourmenté par des besoins continuels d’évacuations, et que souvent, malgré les efforts les plus pénibles, il ne puisse expulser aucune matière, on devra lui àoaneT ta-houangian, rhubarbe (3G<) ; mettre cette quantité dans deux tasses de vin et l'y laisser six heures; faire bouillir ensuite jusqu’à réduction de moitié et boire en deux fois : l’expulsion des matières stercorales se fera alors facilement.

Si le malade éprouve une grande chaleur dans le corps, que le pouls soit hong-cho (débordant, précipité), et que les douleurs abdominales soient trè.s-violentcs, on devra lui Aonnor hming-sinchao-gao-tang — hoiiang-lsin, pe-cho (1 l»,0i), kaii-lsao (3',G8), hoiiei-sin (l*,80); faire bouillir.

Autre remède; Tao-kg-gn — lang-kouei (11'), houang-tsin, pe-cho (3',G8), houang-lien, mou-hiang, ping-lang HO) -, faire bouillir.

Si les matières expulsées ressemblent à des morceaux de chair corrompue, il faudra lui donner houang-lien-ngo-kiao-lang —

222 MKDECIXE DES OIIIVOIS.

houang-lien , ngo-kiao-lchou, houang-pe, üee-tsee (■i®); faire

I)oulcur.s abdominales atroces, soif très-intense nuit et jour; tao-tche-lang (très-bon remède), pe-clio (7»,3G), tang-kouei, houang-Uin (4>), houang-lien (3®, 08), rhubarbe (4«), hotiei-sin, mou-hiang (30»), ping-lang (7», 30), kan-lsao (3», 68); faire bouillir ; mucosités blanches peu abondantes, matières rougeâtres, brunes, en grand nombre; souvent du sang; donner Ig-gu-san — hj-yti, sy-kio, houang-lien , ko-ken, houang-tsin {i>), tsee-tsee (3>,08), kieou-tsay [a\\ sans tète) (!•); faire bouillir.

Si le malade ressent en outre une grande chaleur interne, lui donner kiai-lou-kin-hoa-san — houang-lien, houang-pe (7>,36), pe-tchou, houang-kin, Iche-fuu-ling, Irhe-cho (3», 08) ; faire bouillir.

Autre : Chao-yao-pe-py-ouan — pe-châ, houang-pe-py (36»), tang-kouei, houang-lien (20»); réduire en poudre avec riz, faire des pilules comme des pois, en donner trente ou quarante chaque jour.

Dans le ras où les douleurs abdominales deviennent atroces, donner — Isee-clie-lsee, kan-kiang (36»), houang-lien,

tang-kouei (7», 30) ; réduire en poudre , avec riz ; faire des pilules ; cinquante rhaqnc fuis.

Si la dyssenterie provient d'excès de boissons, donner ji/i-seflÿ- ’$an — hoa-kou-py, jin-seng (30«); pulvériser; en prendre 7 gr. 36 dans un peu d'eau.

3“ Ain-keou-ly. — Le malade ne peut ni manger ni boire; douleurs abdominales , douleur à l'estomac, extrémités toujours froides, éructations continuelles, mucosités blanchâtres et sanguinolentes.

Chin-lien-tang — houang-lien (11», 0-4), jin-seng, che-lien-jo (7», 30), riz, une pincée; faire bouillir dans trois tasses d'eau; réduire des deux cinquièmes; boire lentement.

Autre remède : Kiai-king-ouan — houang-lien (300»), ou-tchouyu (73»), gingembre (lôO») ; réduire en poudre les deux premiers, et avec gingembre , faire des pilules dont on prendra quatre-vingts dans un peu d'eau do riz.

•4° Sieou-sie-ly. — Dyssenterie ancienne, avec des alternatives

MALADIES IXFLAMMATOIRES.

de constipation. Donner pa-ou-lang — jtn-seng, pe-lchou, pe-fouling, kan-lsao, c/iou-lg, pe-cho, Ic/iuen-hioiig, lang-kouei{'20^), tchinpg, ngo-kiao-lchou , houang-lien, houang-tsin (3«,G8), mou-hiang (•4>) ; faire bouillir.

Si l’estoraac est très-faible, donner pou-tchong-y-tche-tang — houaiig-lsiii jin-seng, pe-lchou, kan-lsao lang-kouei,

Ic/nn-py (3*, 68), ching-ma, Isay-hai (^'); faire infuser.

Autre remède : Kia-ouei-yang-lchang-lang — ajouter à tchinyaiig-lchaiig-lang (\u), fou-lsee (3 ',68), Irhing-py (i'), ou-yo (4»), fou-ling (11', 04), Isao-lien, gingembre, jujubes (i*) ; faire infuser.

Autre remède: Sun-ken-gn — ou-pey-lsee, Ichang-eul-lsao, kouamou (36*), gingembre, jujube, haricots noirs (30»), riz, réduire en poudre; eu prendre l2.5 grammes chaque fois.

ü" Fong-lg. — Accablement, peau bleuâtre, respiration trèsaccclérée, crainte de l'air, selles très-nombreuses, évacuations de mucosités blanches et de matières sanguinolentes, quelquefois'dcjections seulement liquides ; donner Irliang-lchou-Jang-fong-lang (vu), ou-oey-fong-lang (vu). Si les selles sont continuellement sanguinolentes, donner /ou-yu-lgri^ — hing-jin (sans peau), noyaux d’abricots (7*), hoiiken, hoa-py (racine et peau), ou-mey (1'), Isao-ko (I»), peau de grenadier acide, Isin-py (2'), kan-lsao, gingembre ; faire bouillir.

6* Han-ly. — Borborygmes, mucosités blanchâtres, ressemblant à des excréments de canard; douleurs abdominales peu fortes, très -peu de coliques, donner houang-lien-pou-lcimng-lang — houang-lien (l-i*), Iche-fou-liiig, Irhuen-hiong (11», 04), peau de grenadier acide (5»), ly-yu (20*), fou-ling (7*,36) ; faire infuser.

7* Che-ly. — Ventre tendu, accablement, prostration, selles liquides et noires ; affection dangereuse ; donner kia-ouei-lchourhe-lang — jmn-hia , ho-jm, Isang-rhoii (11»,04), ho-siang, Ichinpy, Iche-fou-ling (4*), mou-hiang, houei-py, kan-lsao (3', 68), gingembre, jujubes (2*); faire bouillir.

Autre remède : Tang-koiiei-ko-kine-san — lang-kouei ching-ma (3», 68), hoai-hoa ((leurs de sophora) (11», 04), Icliin-pÿ

2îV MKDECIXE DES CHIVOIS.

(78,30), kan-kiai (7*, 30), pe-tchou (7«,30), chou-Uj (11«,04), tchuen-kiong (3”, 08), riz; faire bouillir.

8" Je-Uj. — Môme que che-ltj; seulement le malade a continuellement froid dans le dos; émaciation progressive et rapide, bouche Irès-sècbe, selles très-douloureuses , émission d'urine peu abondante et douloureuse, baleine fétide.

Remède : Ou-meg-oiian — gii-lsao-lien (-40*), ou-metj-jou , tangkouei, (30*); réduire en poudre, avec vinaigre; faire des

pilules; en prendre soixante-dix le matin.

Autre remède : Ling-ouei-san — pe-cho (11*, 04), liouang-tsi», houang-lien, mou-hiang, cAc-Aue (7*, 30), Ichin-pg kan-lsao (3*, 78), gingembre; faire infuser.

9* Ky-lg. — Selles nombreuses et expulsion de matières ressemblant à des crabes pilés, très-fétides, convulsions continuelles; Kg-lg-ouan — ko-lsee-py, (30*); pulvériser, faire des

pilules avec un peu de vin et de riz ; en prendre trente chaque jour.

Autre remède : Xieou-jou-laiig — pi-po (11*, 0-4), lait, deux tasses; faire infuser.

10° Hiu-ly. — .Accablement, douleurs abdominales, aucun aliment ne peut être digéré; expulsion de mucosités blanchâtres, du nez coulent des mucosités; manque d’haleine.

Remède : Tsiao-tsong-ly-ky-tang — pe-tchou, txee-ltiao, pe-cho, ping-lang (7*, 30), tchin-lchou, Ickin-py, (4<), ho-po, mou-hiang (3*,08), faire bouillir.

Autre remède : Kia-ouei-hiaug-lien-ouan — ou-lchou-yti (15*), houang-lien (15*) ; mélanger ensemble dans de l’eau; les y laisser un certain temps ; ne garder ensuite que houang-lien, mou-hiang (30'»), jou-song-jong (7*, 30) ; réduire en poudre, et avec riz faire des pilules; trente chaque jour dans un peu d’eau, dans laquelle on a fait bouillir lien-joii.

1 \°Tsy-ly. — Selles presque coutinuellcs, jusqu’à cent dans un jour, souvent composées de mucosités jaunâtres; langue jaunâtre, envies de vomir et vomissements de liquides jaune verdâtre.

Remède : Kan-kin-ouan — jo-to-ko, gingembre (73*), mouhiang (40*), py-lchin-kiai, $an-ling, ling-hiung (30*), pa-leou

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MALADIES IXFLAMMATOIRES. 223

(lOü), hing-jin (100), la (150»), Isin-ijeoit (AG>) pulvérisé; fairo des pilules, dont on prendra chaque jour 3», 08.

12" Kieou-hj. — Dyssenterie en voie de guérison, dans laquelle les selles sont meilleures, mais encore très-abondantes ; kia~hien-y- Isi-taiig. — Pe-tchou, pe-cho, Ichin-pij (7», 30), lang-kouei (3»), houamj-lsin, jin-seng, Iso-sie, tchoii-cha, Ig-gu (3», 08), ching-ma (3»), mou-hiang, pe-to-ko, kan-tsao (3», 08); faire bouillir.

13° V-ly. — Dyssenterie épidémique provenant d’un empoisonnement miasmatique; douleurs abdominales très-vives, selles trè.s-nombreuses , souvent douleur fixe en un point de l'abdomen, évacuations alvines blanches et sanguinolentes, et souvent du sang pur, très-fétides; Cèvrc, soif ardente et inextinguible; donner yV«seiig-pe-loii-san. — Tsiang-ku, loit-ko, tsay-hou, tsien-kou, Isee-tsao, lie-kang-lchuen-kiong-tche-fou-ling , jin-seng (7», 30), khin-py, pe-cAo (7», 30), menthe (11», 80), Aon-rtoo (3»,08), gingembre;

li" h'ou-tchou~ly. — Selles dans lesquelles il y a évacuation de matières ressemblant à du foie de poulet; l'anus rouge et enllammé, soif ardente, douleurs abdominales; de petits vers au milieu des selles.

Remède : Ling-yang-kiao-ouan. — Houang-lien (73») houang-pe (•40«), ling-hiang-hoa pe-fuu-ling pulvériser, et avec

du riz faire des pilules; soixante-<lix chaque fois.

Oit-sse-ly. — Selles dans lesquelles les matières sont de toutes couleurs.

Remède : My-faug-yang-lchang-tang . — My-kiao, bouilli avec un peu de riz (11», 04), khin-py, khe-liao (7»,30), yu-Uen, mou-hiang (4»), ou-mey, ho-po, hing-jin, Iche-Uao (3», 08); htteou (30») ; jujubes (2) ; faire infuser.

En cas de douleurs abdominales très-fortes : Hiang-Uen-ouan. — Houang-lien (30»), oa khou-yu (20»), mou-hiang {ll^) \ pulvériser, pilules avec vinaigre (30<).

Remèdes généraux :

Ly-tsy-ouan. — Fey-tan (11», 04), houang-lan-hing-jin (noyau d’abricot) (12): ôter la peau; yu-hiang (7*, 30), mo-yo (7», 30); pulvériser; cire jaune; faire bouillir la cire et y mettre la poudre;

MÉDECIN’E DES CHIVOIS.

laisser tiédir, faire des pilules comme un pois ; une ou deux chaque fois, prises dans eau de réglisse ou de gingembre, si les selles sont rouges ; dans eau de tsiang-ko ou de réglisse , si les selles sont blanches : ce remède est également très-bon pour la diarrhée.

Autre : Houang-lien. Chan-cha (3»,(î8), houang-hin (i»), Iseetsiao (7«,3(î), ho-po {7a,3(>), pitig-lang (4»), tehin-pg (3»,(!8), tang-kouei kan-ltao (3>,68), kien-kou (3*, 08), khe-Uef

(15»), gingembre (3); faire infuser.

La dyssenterie n'est point une maladie très-grave ; il est rare quelle ne cède pas à un traitement bien compris ; cependant il peut survenir une complication du côté du foie qui rende la guérison plus dillicile et souvent impossible. Du reste, lorsque la maladie doit avoir une terminaison funeste , il est aisé de s'en apercevoir par le pouls, qui, comme nous l'avons dit plus haut, devient petit et irrégulier, par le ballonnement du ventre, la nature et la fétidité des selles , par l'émaciation progressive , et surtout par un hoquet qui ne cesse que pour reprendre à des intervalles peu éloignés ; l'altération de la face est aussi un pronostic qui trompe rarement. Il est impossible, dans ce cas , de Gxer la durée de la maladie, qui est subordonnée à une foule de eirconstaiiccs. Lorsque les malades se rétablissent , ce qui est le cas le plus ordinaire, la convalescence est plus ou moins lente, suivant le degré d'intensité de la maladie. 11 faudra astreindre le malade à un régime très-sévère , car les rechutes sont fréquentes et toujours graves; il arrive quelquefois que les Gèvres pernicieuses ou continuelles sont suivies de dyssenterie ; cette affection demande alors un traitement et des soins tout spéciaux (V. Fièvre). Les causes de la dyssenterie sont multiples ; la mauvaise qualité des aliments et des liquides, les changements de température, les refroidissements subits, l'humidité, les miasmes putrides, des fatigues excessives, toutes ces causes peuvent produire cette maladie, qui frappe indistinctement les individus de tout âge; elle est plus commune à la lin des grandes chaleurs, et surtout au cuminenccinent de l'automne , qu'à toute autre époque de l’année ; lorsqu’elle apparaît sous la forme épidémique, elle sévit le plus habituellement au mois de mai ou de septembre; la mortalité est de 5 sur lUU.

MALADIES IX'FLAMMATOIRES.

2îr

§ XXI. — Tchonj-pinj {maiadies produites par les vers).

Se divise en neuf espèces ;

1“ Foti-khong . — Le malade rend de temps à autre par l'anus des vers lonjis de 20 à 25 centimètres (petite tète armée d’yeux noirs). Cette affection est généralement accompagnée des symptômes suivants ; douleur à l’épigastre, abdomen enflé, picotements, malaise, vomissements.

Traitement ; Oii-mey-oitaii-ou-mey (15*), houang-lien (li*), Inng-kouei (7*,3fî|, Ichuen-kio (7*, 30), sg-siii foii-lsee

(3*,(Î8), pao-kiang (3*08) , (^’). f>oitaiig-pc {'i’ ,GH) ;

réduire en poudre et faire des pilules avec un peu de riz; en .prendre 20 ou 25 chaque jour.

2“ Ouun-trhong . — Le malade recherche et mange des substances que l’on ne regarde pas comme aliments , et qui quelquefois sont réprouvées par le goût; ainsi le charbon, la terre, les cendres, ne sont pas à l’abri de ses appétits extraordinaires; il désire sans cesse changer d’aliments et se préoccupe peu de leur nature; les lèvres deviennent blanches; le visage tantôt rouge, tantôt pale ; alternatives de constipation et de diarriiée , quelquefois des vomissements ; cette maladie est due à un long ver blanc qui se forme dans le ventre.

Traitement. (V. plus bas le remède employé contre toute espèce de vers, racine de che-lieou (grenadier) infusée dans de l’eau.)

3" Tsiien-pr-lr/iong . — Cette maladie est caractérisée par un grand nombre devers, longs de I pouce à I pouce 12, ténus comme des fils, très-blancs, et qui se forment dans l’estomac et le ventre, où ils produisent les accideiiLs suivants : démangeaisons à l’anus, lèvres blanches, face tantôt rouge, tantôt pâle, quelquefois vomissements.

i" Jou-lchong. — Vers dont le nombre varie jusqu’à sept ou huit, longs d’un demi-pouce, ronges, ronds, se formant dans l’estomac ou le ventre, et produisant une douleur sourde à l’estomac.

5“ Feg-lrhomj . — Vers ressemblant au ver à soie blanc, et produisant une toux continuelle; lèvres blanches, face tantôt rouge, tantôt pâle.

MliI)KCI\E DES CHIXOIS.

0“ Ouei-lchomj . — Vrrs resscmlilant à une pelilc grenouille (rosé) ; symptômes ; douleur à l'cpigiislrc , malaise, vomissement de matières liquides.

7* l'ao-lchonij . — Petit ver de 12 millimètres de longueur sur 8 d’épaisseur, blanc et ayant la forme d’une graine de melon : salivation , lèvres blanches, face rouge ou blanche.

8“ Tche-tchong . — Vers de 11 centimètres de longueur sur 3 millimètres de grosseur , rouge , ressemblant à un morceau de chair crue ; borborygmes ; lèvres blanches.

9° Joo-lchoiig. — Vers ténus eomme un fil, demi-pouce de longueur, de toutes couleurs, très-nombreux dans le gros intestin, paraissant avant les liémorrboïdes.

Traitement : Hiong-rha-ouan. — Kouan-lchong (20>), écorce de grenadier acide (40»), lio-sse (11», 04), oii-g (11»,04), kan-Utg (1 1«,04), (11», 04), tchou-cha (5»), hiong-houang (5»), lay-ouei (5»), lian-soug (5»); réduire en poudre, et, avec du riz , en faire des pilules grosses comme des pois , et dont on prendra quinze ou vingt le matin à jeun (deux ou trois fois sufGsent).

Autre remède : Oiien-yn-ouaii. — Ithiibarbe {‘i00>) , ping-Uing (200»), he-Irhoiig (l.”>0»), /chao-kio (150»), kou-lan (1 livre); réduire les trois premières matières en poudre, faire bouillir les deux autres, y verser la poudre et en faire des pilules comme des pois, dont on prendra 15 ou 20 grammes le matin dans un peu d’eau.

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