VI. ASPHYXIE
Asphyxie j)ar strangulation et par jyendaison.
Pour ramener à la vie un individu asphyxié par la strangulation ou par la pendaison, et dont les membres sont déjà froids, la figure violette, mais dont le cœur bat encore un peu , ou qui a conservé un peu de chaleur au creux de l'estomac , il faudra de suite l'étendre sur le dos, et avec les mains ramener doucement et par de petits mouvements les épaules en arrière et les pieds en avant ; avec une main maintenir la bouche ouverte. Une autre personne, saisissant les cheveux, maintient également la tête dans la position verticale. Une troisième personne fait des frictions sur
IIKÜECIXE DES CHIXOIS.
la poitrine et le creux de l’cstoniac. On introduit dans les narines une jwudre dans le but de le faire éternuer {ls(io-hio) \ on souffle dans les oreilles au moyen d’un tube, on fait trois cents cautérisations avec raniioisc sur le creux de l'estomac ; on essaye l'acuponcture (voir Acupondure), et tous les mojens possibles pour rétablir la respiration. Dès qu'elle est revenue, on administre loii-ko-!tiaiiÿ-oiian • — pe-tchou, mou-hiuiuj, khin-hiang, tinghiaiig, ngeou-sy-hiang, tan-hiang, sg-hio, ho-tsee, fou-lsee, pi-po joii-liiaiig (dt>s), menlbe pulvériser avec miel, faire
des pilules, rouler dans khou-cha , en donner trois dans un peu d'eau.
Asphyxie par submersion.
l'n individu qui se trouve dans l'eau depuis un temps moindre d'une beure peut être ramené à la vie. 11 faut de suite l'étendre sur le dos, la tète un peu élevée et inclinée de côté; mettre un petit bâtonnet entre les dents ; déshabiller, faire trois cents cautérisations d'armoise sur le creux de l'estomac, avec un souillct introduire de l'air par la bourbe, les oreilles et les narines ; introduire dans les narines et dans l'anus Isao-hio réduit en poudre ; verser de temps à autre du vinaigre dans les narines; frotter tout le corps avec du sel. Dès que la respiration sera revenue, donner lou-ko-siang-ouan (vu); essayer également l'acuponcture (voir AciijMiicliire).
Asphy.rie par le froid.
.*\llumer un grand fou , approcher l'individu asphyxie près du feu, prendre de la boue chaude, 'la mettre dans un linge et l’appliquer sur le creux de l'estoinar , la maintenir constamment et toujours chaude; laver le corps avec de l’eau très-chaude. Dès que la respiration sera rétablie, donner de l’eau de gingembre, ou un peu de vin chaud, ou un peu d’eau de riz mélangée avec de l’eau-dc-vie.
Asphyxie par la faim.
Verser un peu d'eau de riz chaude dans la bouche, et donner ensuite peu à peu des fortifiants.
UOBSURES.