CHAPITRE IV
Il SC produit chaque mois chez les femmes, entre quatorze et quinze ans, un écoulement sanquin (kmg-hiue) par les parties sexuelles {yn-hou). La durée de cet écoulement est ordinairement de deux jours et demi à trois ou quatre jours. Il est réglé par période de trente jours. S'il est en avance d'un ou deux jours , il constitue une affection morbide appelée laii-hieii ; s'il est en retard d'un ou deux jours , il constitue une autre affection nommée ttieou-hfou. Lorsque l'écoulement n'apparait pas longtemps après l'éi)oquc périodique, la femme est exposée à deux affections, dont la première porte le nom de hiue-Irhe, la deuxième celui de fiiiiekou. En outre, la femme ressent souvent un ou deux jours avant et un ou deux jours après l'apparition des menstrues, une douleur au Ims-venlre, caractérisée par le nom de kiny-sieii dans le premier cas, cl par celui de kiny-heou dans le second cas.
Les menstrues peuvent être de cinq couleurs différcnlcs : ou blanches, ou rouges, ou noires, ou jaunes, nu bleues. La couleur rouge-clair indique la santé; si les menstrues .sont blanches, relie couleur diagnostique une grande lassitude , de l'inappétence et de l'amaigrissement; la cause est liée à un refroidissement interne ; récoulcincnt noir annonce un échauffement excessif du sang; les menstrues jaunes indiquent une sécrétion abondante de bile et une grande humidité dans l'estomac et la rate; si elles sont bleues , c'est un signe certain que la femme a reçu un coup d'air {rhany-fony).
Les menstrues peuvent être ou insufTisanlcs ou trop abondantes. Elles sont insufGsantes soit parce que l'écoulement n'est pas assez abondant pendant les deux jours et demi ou trois jours
SO
MI^,DECI\E DES CHI.VOIS
qu'il SC produit, soit parce qu’il s’arrête trop tôt. Des emolious morales très-vives, telles que colère, joie, peine, etc., une alimentation trop froide, de l'humidité pénétrant dans le vagin par l’imprudence qu’ont beaucoup de femmes de s’asseoir par terre, un estomac débilité et renfermant une trop grande quantité de chaleur, une nourriture peu substantielle, telles sont les principales causes de rinsulTisance des menstrues.
Les menstrues sont trop abondantes soit parce que l’écoulement est trop alrandant pendant les deux jours et demi ou trois qu’il doit durer, ou bien parce qu’il dépasse cette limite. La cause provient ou d’une grande colère, ou d’une trop grande chaleur du sang , ou d’un manque d’air intérieur.
Quelquefois récoiilemcnt est continu, peu abondant; d’autres fois il est presque continu, avec un petit temps d’arrêt. La cau.se de cette alTection est une fatigue excessive agissant sur le sang et sur un estomac débilité. Le pouls est Irhin-si/ (profond, faible).
Quelquefois l’écoulement ne parait pas à l’époque périodique et cesse d’avoir lieu. Ce «lérangement est amené par des excès de boisson et de coït, de fatigue, ou bien par une violente émotion, telle que chagrin, peine, etc.
Nous avons dit plus haut que l’écoulement apparaissant avant l’époque périodique constituait une affection morbide appelée kfin-lsien. La cause est liée ù un échauffement du sang produit par une grande colère ou une émotion morale très-forte. Deux ou trois jours avant Fapparition do cet écoulement, la femme ressent une douleur sourde au bas-ventre et de la chaleur à l’épigastre. Dès que les menstrues paraissent, le visage devient trèsrouge; chaleur extrême, soif, insomnie, douleur à l’épigastre, pouls tchin-chô (profond, rapide); l’écoulement i-st dans ce cas toujours très-abondant et très-rouge.
On devra de suite donner à la femme /n'a-oitei-Me-ou-ltniÿ . — Chou-lfi (li*,0i), laiiÿ-kouei (i>), j)e-cho, Irhuen-hionij , Isay-hou (ll8,0i), houanfj-hin (d*), l(in~pij (73,36), he-khe-tsee kan-ltao (7», 36); faire bouillir, et prendre dix à douze fois. Le sang est ensuite ramené à son état normal.
L’écoulement apparaissant après l’éjioquc périodique constitue
MALADIES DES EEMMES.
une afieclion du nom de Ixifou-hfoii, el dont la cause provient ou d'une nourriture trop froide , ou d'un refroidissement à la matrice, ou d'une lotion inopportune du corps avec de l'eau froide. Les menstrues dans ce ras sont toujours peu abondantes et rou;{c pâle; le pouls est trhin-chr (profond , lent). Les symptômes de l'affection sont : douleur au bas-ventre, reins sans force et douloureux, inappétence, les quatre membres sans force; quelquefois l'urine coule qoutte à !joutte; quelquefois dévoiement.
Traitement : Sse-ou-tang . — Chou-ly, Irhuen-hioiuj, lang-chiii (ll",01.), Ifimj-limiei, />e-flio foii-lser (3*,(>8),
(A»), Inii^lsao (i’); faire bouillir.
Lorsque l'éronlcment arrivant à l'époque périodique est insuffisant, il produit les accidents suivants : douleur au ventre, sur les côtés du ventre, tantôt à droite, tantôt a gauebe; quelquefois à droite et à ganelic se forment des tumeurs dures et douloureuses a la pression; respiration difficile, visa,qe pâle, pouls sans force , menstrues roiiqcàtres.
Traitement : Sse-ou-tamj (vu); ajouter ijiien-hoii-rha (7», 36), mou-hiang (i»), pnig-ltnig (7», 36), ou-liiig~lsee, kan-t$ao (d'), Irhiii-pg (73,36), isee-kio (I l*,0i); faire bouillir.
f>i ce remède ne suffit pas, donner ko-kg-g-t. — Tnng-kouei, chou-ty (I |3, 04), y>c-r/(o (7«,36), trhuen-liioiig hiang-
Jou (7», 36), liong-honaiig (2*), tao-jin (0*,07), ngo-tchou (4>), tiif-loiig (|3,80), joii-kotiei (|3,K0), knii-hno (3*); faire bouillir.
Il arrive quelquefois que l'écoulement a lieu pendant quelques jours ,qoutte à goutte. Deux ou trois jours avant son apparition, la femme ressent de la douleur dans les reins et au-dessus du nombril; chaleur, douleur sourde au côté et à l'épigastre, grande susceptibilité, irritabilité, insomnie; le pouls est hien-sy (Irémulent, faible); les menstrues arrivent ensuite goutte à goutte, noires ou brunes, d'une odeur désagréable; au milieu on distingue une tache blanche.
Donner de suite lieou-kiun-ue-tang . — Jin-feng, pe-lchou, fou- Urg, jmn-hla, trhin-py (3», 68), kan-Uao (1*,80), lang-kouei (7*, 36), tchuen-hiong (4s), Isay-hou (7>,36); faire bouillir.
Si malgré ce remède les menstrues continuent à couler goutte
ilhaiEClX^K DES CHIXOIS.
à<5out(i'. la malade ne larde pas à tousser, la chaleur à l’êpigaslre est très-forte: prendre s$r-ou-tamj (vu); ajouter e/mn-/r//« (7«,:$G), pe-moti (7»,:iG), me-loiiÿ (4®), trliin-pij (4®); faire bouillir.
Si cetlc affection apparaît encore un autre mois, prendre .hcou-tang (vu); ajouter pou-bouang [tan), seng-tg {/fin), be-tsee-hee (7®,3G), iy-yn-/an (4®), br-bin-biai (11®, 04), ebing-ma (/an) (3>), hnn-/sao (4®); faire bouillir.
Si l'affection dure quatre ou cinq mois, prendre ]mu-/rhong-yhi-/ang. — Houang-bin (!■>’), /nng-ebin, /rhiii-py, /ung-bouei (11®, 04), ]>e-/cboii, /sny-bou (10®), ban-/.vio (7«,3G); faire Imuillir.
Il arrive quelquefois, dans la vieillesse, qu’un certain nombre d'années après que l’écoulement sanquin a cessé, la femme le voit se reproduire de nouveau, mais qoutte à qoutte et sans arrêt. Les autres fonctions ne sont pas altérées.
Prendre boiiaiig-lien-bini-/oH-/ang. — Houang-lien (7®,3G), boiiang-bin (11®, 04), boiiang-pr (10*), /rbe-/.w (10®); faire bouillir.
Si après avoir pris ce remède quatre fois , la malade ne va pas mieux , prendre /ermy-/io-.wn . — Ithubarbe, menlbe (11®, 04), iiwng-sido, lien-bio, ban-/sao (4«), /sosie, bouang-bin (7®,3G)f ajouter sse-oii-/fiiig, faire bouillir.
Quelquefois cette affection atteint la femme à l’àge de soixantedix ans, et entraîne avec elle les accidents suivants : inappétence, douleur à l'épigastre, dévoiement, suppression d'urine, crachement de sang, chaleur et Cèvre.
Prendre siao-yaosan — /ang-bouei, pe-ebo, pe-fon-ling , Lsaybou, pe-/cboH (3*,G8), hun-/sao (1®,80); ajouter .wïn-/scc (7®, 3G), fousbin (ll®,04), yuen-/cbe (11®, 04), moii-biaiig (4®); faire bouillir, et boire.
Quelquefois la femme, à soixante-quatre ou soixante-cinq ans, ayant de violents accès de colère, éprouve subitement de la céphalalgie, fièvre, seins douloureux, et les menstrues reparaissent comme avant l’Age critique. Cet accident donne de l'inquiétude, inappétence, sommeil agité, seins cnllés, côté enflé, douleur très-
vive dans la région du coeur et n l'estomuc ; après lus repas, visage Irès-rouge.
VrenAtesiao-yao-san (vu), ajouter (39,68), san-tsy (i"); prendre deux fois; la plupart des symptômes disparaîtront, mais récouleineut runtiuucra goutle ù goutte.
Prendre houn-py-tany . — Jin-seny, tchai-hy, loii-lsao, pe-lr/wii, fou-rhin, litiiy-liuiiei, luiiy-yeii-Juu, yuen-lche, tsao-jùi, mou-hiany, kan-tnao (19,80 cliactin), gingembre, jujubes; faire bouillir; ajouter lie-lnee, j>e-mou (79,36 chacun); prendre trois fois.
Il arrive (|iielqucfois qu'une feinme avant l'âge critique est parfaitcmenl réglée; quelques jours avant l'époque peViodique, quatre ou cinq jours par exemple, elle a un violent accès de colère, à la suile duquel les menstrues arrivent en très-grande abondance ; les pommelles sont bleues, ensuite jaunes et rouges; douleurs abdo* minales Irès-fortes. Le mois suivant, les menstrues apparaissent à l'épo(|uc périodi(|ue , seulement la femme a le visage très-rouge, avec douleur un bas-ventre, et deux jours après récoulcment se fait goutte n goutte.
Prendre (vu); ajouter xiao-lrIttii-hou-Uiny . — Txay~
hou (ll*,0i), liounny-lsiii (M)), pan-hia, jin-seny (A*), han-lsao (3*, 68); faire bouillir. Prendre ensuite chaque jour, afin d'empècber le retour de celle affection, fany-fony (11», 04), houany-kin (15») ; faire bouillir.
11 arrive quelquefois qu'une femme toujours colère éprouve les accidents suivuiils : douleur sourde à l'oreille, au cou, aux dents et aux seins; douleur à l'épigastre , envies de vomir, dévoiement, inappétence; quelques jours après, l'écoulement parait et ne s'arrête pas.
Il faudra de suite prendre sse-oit-lnny {\u) ; ajouter fou-liny, tsay-hou, Irhe-lsee, hny-lan-lsuo (3», 68); faire bouillir. 1,'éeoulement est arrêté, mais il peut arriver i|ue le mois suivant les menstrues apparaissant ù l'époque périodique coulent goutte à goutte. Prendre (vu); ajouter pe-tehou, fou-liny Uhin-py (I 1») ; faire bouillir, prendre pendant quinze jours.
11 peut arriver que l'écoulement apparaissant à l'épo(]ue périodique, ne soit point réglé pendant les trois ou quatre jours qu'il
UÉUEOI.VK ÜKS CHI.VOIS.
doit durer, c'est-à-dire qu'il soit tantôt trop abondant , tantôt trop peu abondant, et avec des interiiiitlenccs et des arrêts. Ce déraillement provient ou d'elTorts e\a;{érés, ou d'émotions morales trop fortes , ou de faiblesse extrême suivie de refroidissement. La femme éprouve dans ce ras douleur nu ventre et aux reins, respiration pénible et douloureuse.
Traitement : Pou-hun-san. — Pe-tchou, lanij-kouri , pe-clio, chan-yn, chun-yo, lio-ly, ou-oey-hee, /rliiieii-lony, kan-lxao (7»,3G); faire bouillir.
Autre : Sse-ou-Uniy (vu); ajouter suen-chao-jin (ll>,0i); faire bouillir.
Autre : Lieou-oey-ly-hoitaiitj-ouiiH (vu); prendre tous les jours.
Il peut survenir un dérangement complet dans l'apparition des menstrues; ainsi elles apparaissent et coulent pendant un temps, puis disparaissent et reviennent, ainsi de suite. Trois causes peuvent produire ce dérangement, ou une pauvreté du sang, ou l'action du coït pendant la menstruation , ou un refroidissement subit. La femme éprouve dans ce cas une douleur très-vive au ventre.
Traitement ; Kouei-py-tang (\n) , trois ou quatre fois.
.Autre ; Siao-yao-san (vu); ou lieoii-kiun-Liee-lang. — Pe-tchou, fou-ling, Icliùi-py, kun-tsao, moii-hhiiiy, cha-jin (10» chacun) ; faire bouillir.
I^orsquc les menstrues roulent en trop grande abondanec, elles' amènent généralement, si l'écoulement a lieu durant trop de jours, des douleurs aux reins et au ventre.
Traitement ; Tang-kouei-san . — Tang-kouei, tchuen-hiong, />echo, hoang-kin , jie-lclioii , rhan-tchou-yn (3G»); pulvériser, prendre 7»,3G ovi 1 1»,04 dans un peu d'eau.
Lorsque récoulement coule trop abondant durant trois ou quatre jours, ù l'époque périodique, la femme éprouve céphalalgie, fièvre, soif, douleur au bas-ventre.
Traitement : Sse-ou-kou-Unuj (vu), Iche-kou-tang (vu); faire bouillir ensemble.
11 peut arriver que l'écoulement menstruel, ayant lieu à l'époque périodique, la femme soit atteinte d'un refroidissement à lu suite
duc|iicl les ineiislrues (Icvieniiriit rougeâtres et eauseiit des douleurs très-fortes aux reins et au ventre; donner sse-ou-tang (vu), ajouter lioiiÿ-fion (ll*,0i), luo-jin (i>), ngo-lcliou (7", 36), ijiieii-koit-xo (7 *,36), mou-hiamj (3*, 68), Isuy-hou houanij-lsiii (7*, 36); faire bouillir.
Quelquefois à la suite de ce refroidissciiiciit, l’ccoulenient ayant cesse, le ventre est douloureux, céphalalgie, les quatre inenibressans force; prendre jui - tching - tamj . — Chou-ty , tt/ny-koiiei , pe-c/io, kltuen-hiony , tang-chin , pe-tchuu, fou-liiig , tchin-py , kun-tsuo
Chang-cbe-san , célèbre inédecin , raconte qu’une jeune femme âgée de vingt ans et d'une maigreur extrême, était atteinte d'un dérangement menstruel: l'écoulement n'étant plus réglé, apparaissait tantôt après vingt-cinq jours, tantôt après trente-cinq jours et de couleur rouge écarlate; à cette époque elle ressentait des , douleurs abdominales excessives. Elle craignait le froid et rechercliait la chaleur; le pouls était profond, faible. Elle vint consulter Cliang-elic-san , qui , après avoir observé son état, lui Ht prendre houang-lien (l.')0*), bouilli dans du vin (le viu évaporé par la cuisson), hiany-Jou (73*), lang-kouei-ouei (73*), ou-ling-lsee (36*); le tout pulvérisé et façonné en pilules, lui en fit prendre 1 1*,04 chaque jour à jeun. I.a malade suivit ce traitement et fut guérie très-promptement.
Eue autre femme du meme âge s’étant trouvée dans ces conditions, consulta le même médecin ; celui-ci voulut la traiter d'une niauière analogue, mais il ne réussit pas aussi bien, par des raisons de tempéramenl^articulier : le pouls devint très-faible; il prescrivit alors chin-ky-tang. — Jinseng (3», 68), houang-kin (11*,04), liiiig-koiiei (II*, 04), pe-lcliou (4*), jott-kouei, fou-taee (3*, 68); faire bouillir. Vingt jours après elle fut guérie.
Il peut arriver que pendant l'éruption menstruelle, la femme soit atteinte de refroidissement et éprouve une chaleur trè.s-forte avec lièvre intermittente (peu de sueur), lui donner la-oiiey-kytang . — Tamj-kouri , tchuen-hiong , jin-seng , ngo-kio-lclwu , Joukouei, pe-cho, ou-lchou-yn, mou-lan-py, tche-kan-tsao, me-mentong , pan-hia (3*, 68 chacun); faire bouillir.
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MKDEOIXE DES CHIXOIS.
Si ce remède ne réussit pas , il faut prendre uc-ou-tang (vu) ; ajouter (11’, 04), houang-kin (7’,3fi); faire bouillir.
Il peut arriver que la femme au moment de l’éruption menstruelle soit atteinte de refroidissement produisant une chaleur très-forte, avec fièvre intermittente et sueur très-abondante; prendre siao-yao-san (vu); ajouter Itin-pg , tao-jin, guen-kouso (-«,30).
Liu-kiao-san raconte avoir truité une jeune femme dont récuiileincnt menstruel était toujours trop abondant; elle éprouvait le matin à l'aube une chaleur extrême dans tout le corps, et constamment durant l'époque de fériiption une chaleur fatigante nu creux des pieds, des mains et à fépigastre. Ces accidents duraient depuis longtemps, lorsqu'elU; s'adressa à ce médecin; il prescrivit sse -oii-lniig (vu), avec kou-houang-lieH {"l * ,‘M) \ elle prit ce remède pendant trois jours et fut guérie.
I n autre médecin, lliiiè-cbin-fou , raconte avoir donné scs soins à une femme dont l'éruption menstruelle dépassait toujours l’époque périodique; elle éprouvait alors une elialeur extrême, de lu lassitude, de l'abattement, de la somnolence; deux mois après il se forma au côté une petite tumeur; elle eut des élilonissemenis, chaleur dans la poitrine et à rcslomac , bouche sèche, malaise, irritabilité, chaleur extrême aux pieds et aux mains. Iliiië-chin-fou lui prescrivit alors pou-khong-g-kg-Uing (vu); n’ayant pas réussi, il lui lit prendre alors koiiri-pg-liing (vu), et elle fut guérie.
Le même médecin parle d’une femme qui dans un cas analogue éprouvait de la céphalalgie , um*cbaleur extrême et qui augmentait |iendant deux heures le mutin et deux heures le soir, de la lassitude, etc. ; il lui lit prendre poii-lcliong-g-kg-lting {\u), en y ajoutant Jang-fung (7 ’,3ü), khuen-hiong (7«,3(>), et elle futguérie.
II arrive quelquefois que par suite d’un dérangement dans l’êniplion menstruelle, l’écoulement apparait un instant, s’arrête, reprend: ainsi de suite; il peut en résulter de la lièvre (chaud, froid); prendre de suite siao-lsay-hou-tang (vu), la fièvre cesse; prendre ensuite, pour régler fécoulcmcnt, sse-ou-lang (vu).
llim--rhin-fou dit que ce dérangement peut être accompagne
des accidents suiviiiits : oreilles douloureuses, fièvre, bouche amère ; remède : siao-tmij-hon-lan<j (vu) ; ajouter tchc-Uee, tcliiien-hiong, tan-py (7’,:iG); prendre trois fois, et les symptômès morbides disparaissent.
L'n autre médecin, Ta-lsuen, raconte qu'une jeune femme tourmentée par des désirs hystériques, ne tarda pas à avoir lu fièvre ; l'éruptiou meustruellc précéda l'époque périodique et fut peu abondante. Quatre ou cinq moi.s,après, elle ne parut plus, et la malade éprouva de la céphalalgie, oppression, malaise, petites taches noires sur la liqiire, amaigrissement progressif. II prescrivit siao-lsay-Zioii-laiiy (vu), auquel il lit ajouter sc/iy-Zy (7«,3ü), que l'on lit bouillir-, et elle fut guérie.
Si l’écoulement dépasse l'époque périodique, ou devra prescrire lieuu-lij-hotinny-oiian (vu).
Le même médecin |)nrlc d'une autre femme qui, très-inquiète de l'ubsuice de sou mari, fut atteinte d'une fièvre intermittente dont les premiers accès commencèrent en même temps que l'apparition de l'écoulement menstruel ; dix jours avant l'époqne périodique, elle éprouvait une sueur excessive en dormant; il prescrivit hoaei-py-Uiny (vu), elle fut guérie de suite.
Lieou-ty-houamj-ouau (vu) est aussi efficacement employé dans des cas analogues.
il peut arriver qu'une femme soit saisie par un refroidissement au moment oi'i l’éruption menstruelle commence; la journée est bonne, mais pendant la nuit la fièvre se déclare : délire, l’écoulement s’arrête.
Il faut de suite Aoimer xiao-lsay-hoti-Uiiiy (vu), et avoir recours à l’acuponcture; piquer ky-men.
Iliu-hio-che raconte qu'une fenunc atteinte de refroidissement au début de l'écoulement menstruel, fut saisie par la fièvre dès que la nuit arriva ; fécoulement s'arrêta , le délire ne larda pas à SC déclarer; elle ne connaissait plus personne, râle sibilant dans la gorge, bouche fermée. Appelé dans ce moment, le célèbre médecin, après avoir reconnu la cause de l'affection, prescrivit siao-ltay-liou-Uiny (vu), en y ajoutant %eny~ly ( 1 1^,04) ; trois jours après elle était guérie.
MÊÜECl.VK DES CHI.VOIS.
Le même nicduciii |>arlc d’une autre reinnic (|ui se trouvait dans le inüine ras que précédemment ; lièvre, oppression, suppression d'écüuleiiient, douleur aux seins; il se contenta de piquer ktj-men, et récoulcineiit continua.
Lue autre femme ayant très-chaud et venant de prendre son repas, eut l'imprudeuce de se laver le corps avec de l'eau froide ; l'écoulement s'arrêta aussitôt et la lièvre avec délire ne tarda pus à se déclarer. On lui prescrivit cliOfimj-hiiti-sHn. — Hoang-hin, lang-kouri, chou-Uj, pe-cho, tchuen-hiong {:i«,C>H),joH-k()iiei, kant$ao (1«,80), gingembre; faire bouillir.
(ie remède n'ayant j>as réussi , la malade éprouva des convulsions avec sueur très- abondante ; le pouls devint hien-Ut (trémulent, fort), chaleur très-forte, bouebe sècbe, langue noire, douleur très-vive au ventre. On lui lit prendre yn-lchou-san. — Tung-kouei, Irhiien-htong, rhou-ly, /<c-c//o, rbubarbe, hiang-sino, kan-tsao (4’ chacun); faire bouillir. Klle fut guérie promptement, et pour prévenir toute reebute, elle prit siau-lsay-lwii (vu), mélangé avec sse-ou-long (vu), huit ou dix fois.
Une autre fcmra^ était atteinte de ouen-y (typhus) ; huit jours avant l'époque périodique l'éruption menstruelle apparut, mais tout coup la fièvre s'étaut déclarée, très-forte, récoulcmcnt s'arrêta , le visage devint rouge , la bouche sèche, les yeux levés vers le ciel. Hiu-hio-chc, appelé par 1a famille, sans s’occuper de oueii-y , prescrivit siao-lsay-kou-lang , et le lendemain le même remède mélangé avec kouan-lioiiei-kan-kinng la lièvre cessa, le visage devint moins rouge, les symptômes précédents diminuèrent; seulement le bas ventre resta très- douloureux; il prescrivit alors ly-latig-ouan. — lUuibarbe, hiiiiig-itiao, Imiiei-lrhe, pan-ma , kan-tsao , pulvériser, pilules (cbacuue 3>,ü8).
Le ventre cessa d'étre douloureux et fécoulement reparut. Mai.v afin de prévenir toute reebute, il prescrivit siao-lsny-hoii-lang une fois, et pendant quelques jours tiao-oey-lrhang-k y-Umg . — lUiiibarbe (10«), tche-rhe (7>,3(>), ho-po (79,30), kan-tsao (39,08) ; faire bouillir. Elle fut complètement guérie.
üuang-che-san raconte qu'une femme avait la diarrhée trois jours avant l'apparition de l'éruption menstruelle; le pouls était
MALADIES DES FEMMES. .m
alors très-faible; il lui prescrivit chin-lmg-pe-lchou-$an. — Jinsemj (7»,3(5), jie-lchou, iiieii-jou (i*), /»>n-/ro« (7*,3I>), cha-jin (3“,ti8), kie-kamj (7’', 30), ktin-lsao (i*), pulvériser; prendre 3*, 08. Elle prit ectte poudre deux mois, ensuite chaque fois que la diarrhée commeneait, et elle fut guérie radicalement.
Une femme de quarante ans, très-mai<]re, avait chaque mois la diarrhée un ou deux jours avant l'éruption menstruelle; un jour, au mois de mai, ayant très-chaud, elle eut l’imprudence de se laver le corps avec de l'eau froide ; immédiatement se déclarèrent de la toux et une diarrhée qui deux jours après fut suivie de l'écoulement menstruel. La diarrhée continua pendant un mois ; au mois de juin la diarrhée cessa, et l'écoulement eut lieu ; au mois de juillet , la lièvre sc déclara ; elle eut cinq ou six accès , et l'éruption menstruelle apparut sans diarrhée, mais en laissant une <]rande lassitude dans tous les membres, lassitude qui disparut quatre ou cinq jours après; au mois d'août, aucun symptôme morbide n'accompagna rérouiement menstruel; mais, le huitième mois, au commencement de septembre, les mcnstrues'furent très-abondantes avec diarrhée, puis peu de temps après il y eut delà leucorrhée avec douleurs à la cuisse droite , douleurs aux yeux et à l'épine dorsale, toux à la suite de laquelle celte douleur s'exacerbait surtout la nuit; cris continuels, appétit très-grand, diarrhée continuelle.
Hiue-ly-tchai , appelé par la malade, lui prescrivit sxe-OK-laiij (vu). Les symptômes précédents s’aggravèrent; il lui donna alors : lieou-kiun-txee-tdmj . — Tan/j-seiig, pe-tchou, Ichin-py, nieou-hiany , cha-jin, kan-lsao faire bouillir.
Cinq ou six jours après, la maladie était enrayée; mais afln de prévenir de nouveaux accidents, il prescrivit pendant vingt jours pa-khin-tang, et elle fut radicalement gnérie.
Nous avons dit plus haut que quelquefois l'écoulement meu.s- Iruel ne paraissait pas à l’époque périodique et était supprimé. Les causes de cette suppression sont ou des passions tristes et continues, ou une violente émotion morale, produite par exemple par une mauvaise nouvelle, ou bien par le coït pendant l'ivresse, ou enfin par des pertes de sang par la bouche ou par l’anus ; les
MKI)i;CI\E UES cmxoïs.
acridcnis qui résultmt de cc diTan;jenii'nt organique son! : verliges, ébloiiisscnienls , urine peu abondante. Deux ou trois mois aprè.s, douleur aux reiii-s et iiu dos, tiiitenicnts d'oreilles, pieds froids et douloureux ; quel(|uefois au-dessus du ventre se forme une tumeur plus ou moins grosse; peu à peu reslomac s'affaiblit; quelquefois le ventre est ballonné ; oppression , étouffement , rougeur dans diverses parties du corps , torpeur , somnolence ; quelquefois insomnie, pulpitutions , défaillance, pesanteur aux aines, coliques, et quelquefois à l'époque périodique convulsions terribles avec cris, etc.
T raileinen t : Pou-py-pe-tchou-Unuj. — Pr-tchou, fou-ling, pf-rho, lwiinng~liii , kan-lMio, Ichin-py, mc-yo, Ir/iiien-liiong, latig-koiiri , Isiiy-I.ou (3«,()8) ; faire bouillir, prendre journellement dix fois; réconlcmeiil reviendra. Si par hasard ce remède ne réussissait pas, prendre tong-king-ouun. — Hofy-oey, tno-jin, rhubarbe, tanpy , kan-ly , , jou-koiiei nieoii-sy (4*), ngo-lc/iou
(:l»,(iS), siin-hrmj ("s, 30), che-hiung (ü», 3) ; poudre , pilules de 3’,0K ou 7 «,30. *
Il peut arriver qu'une femme, quelques jours avant répoi|uc périodique, s'expose à des refroidissements, soit en portant des vêlements trop légers, soit par une alimenlaliun trop froide: l'éruption menstruelle ne parait pas, une tumeur se forme audessus du ventre ; vomissements , douleur au côté et au dos , up|iressioii, genoux et jambes douloureux, vertiges, mouvements eonvulsifs, irritabilité, maigreur extrême, pouls //fc;i (Irénmleux); prendre pa-lchin-tang (vu).
Il peut arriver que la suppression de l'éruption menstruelle soit amenée par une trop grande sécrétion de bile qui se mélangera à la masse du sang. V isage ou blanc ou jaune, vomissements continuels, lièvre.
Traitement : l'ii-lr/ioii-san (vu).
l'ne femme dont l'écoulement menstruel était supprimé depuis longtemps, avait continucllenient la fièvre, bouclie sècbe, joues trèsrouges, inappétence ; chaque soir toux, douleur au ventre et dans la région ombilicale. Telia ng-tsee-ko, célèbre médecin, lui prescrivit kia u.ei-cul-kliin-laitg. — Pen-hia (7», 36), kin-koiig (Ifs, 04),