‹ La médecine chez les ChinoisChapitre 53 sur 103 · XI VI.ADIKS DES FEMMES · texte numérisé non relu

XI VI.ADIKS DES FEMMES

Ir/iou-yn (10»), hoiinnij-kin-kan-lsao , yiin-sin {7»,00); faire bouillir, l u peu de iiiieuv s'ctanl déclaré par suite d'iiiie ciacualiou de bile, il Ht prendre xsf-oii-tany et la malade fut ÿuérie.

Duc autre femme de trente-quatre ans avait un dérangement menstruel analogue nu précédent; elle avait constamment la fièvre. Visage très-pàle, lèvres fendillées, pommettes rouges, louv continuelle. Après avoir essayé un grand nombre de remèdes, elle fit appeler Tcliang-tsee-ko , qui lui lit suivre le traitement dont nous avons parlé plus haut, et elle fut guérie radicalement.

l'ne femme atteinte de dyssenterie violente éprouve quelquefois dans la menstruation un dérangement qui se manifeste par la suppression de l’écoulement ; gorge sèclie , et cependant peu de soif.

Traitement ; pou-lclionrj-ij-kij-tamj (vu); ajouter houantj-pv , Icfie-mou (7»,3()); faire bouillir.

U arrive quelquefois que récoulement est supprimé par suite de l'appauvrissement du sang; dans ce cas, il faudra prendre kiaoiifi-Uio-lan-tiinj. — Pan-hia , tfhin-pij , /te-foii-liiitj , trhe-rhe, houany-lieii, khuen-hiontj , ktin-lsno, (7»,.’l(!). gingembre; faire

Autre remède : Hiur-ko-tomj-kinij-oiitin. — Pe-rho (-•">»), tangkouei, moii-liifing, iigo-triioti ('iTi^),joii-koiiei,ou-liiig-t.ifi‘, rhubarbe (11», Oi), kfin-lsg, rhong-tche (7»,;i(}), maiig-fkoiig, (30»), lao~ jin (^7»); poudre, pilules; en prendre vingt chaque fois; quatre ou cinq fois suffisent.

Dans le cas où la suppression des menstrues est rebelle aux remèdes précédents et se perpétue, il est rare qu’elle résiste au traitement suivant : ko-hiur-ue-oii-lang . — Chou-tg, tang-kouei , pe-rho, tchin-pg, tche-kio (11», 04), tcliiieii-hiong (10»), saii-lang, iigo-lrhou (7»,3G), lao-jin ( 4»), hong-hoa , (7», 30), knn-lsao (7», 36) ; faire bouillir; prendre tous les jours tong-king-ouan (vu), est souvent aussi efficacement employé.

Il arrive quelquefois que l’écoulement menstruel se fait par une autre partie du corps que pur l’alérus et le vagiu ; quelquefois le sang s’échappe par la bouclie, l’angle des yeux, les oreilles, les mamelons, la pulpe des doigts, la racine des ongles, etc. La

MÉDECIXE DES OHIVOIS.

malade éprouve alors vertiges , vomissements , écoulement de

sang goutte à goutte par la matrice. Quelquefois des tumeurs dou- I

loureuses se forment au-dessus du ventre.

Le traitement consiste à prendre ouri-king-tang. — Tang-kotiei (ll*,Oi), ichuen-hiong (4«), kang-trhao (7 *,36), hounng-kouei (3>,68), mou-tan-pg (7*,36), ngo-lrhou (4”), tang-rhin (7*, 36), hieoii-sg (Kl®), knn-lxao (3®, (18) ; faire bouillir. Prendre ce remède trois ou quatre fois et ensuite ho ig-hnn-tung-kouei-tan . — Honghoa-tang-kouei-ceg , niron-xg , xoii-moii , pe-trhe , kan-hao (3(î»), pulvériser (I l®,Oi) dans un peu d’eau.

Il peut arriver que ce remède fasse cesser les symptômes pri-cédents , sans que réeoulcmcnt menstruel reparaisse ; prendre tong-kiiig-oiiaii , et pendant plusieurs jours , vingt ou trente /w- '

tchin-tang (\u).

’ Ly-long-yiien raconte qu'il a traité une femme dont l'éruption !

menstruelle était dans le principe constamment noire et par petits caillots ; nu-<lessus du ventre s'était formée une tumeur très-grosse, la diarrhée était survenue et les aliments étaient rendus sans être digérés. Ces accidents durèrent ainsi pendant trois mois. Le quatrième mois, à l'époque périodique, l'éruption eut lieu trè.s-nbondante et par grosses masses de sang très-noir; chaque jour la malade allait à la selle deux ou trois fois; dévoiement, douleur à l'épigastre après les repas, inappétence, amaigrissement progressif.

Il lui prescrivit alors le remède suivant : kouri-pg-lang. — Jin-xeng (3»,(!8), hoiiang-lxiii, pe-foii-ling, laiig-kouei (.1 l*,Oi), j>e-lcboupe, long-yen-jou (7<,3t>), yuen-lvhr., trhao-jin (7®, 30), mou-biang, ktiH-lxiio (3®, 08); faire bouillir, ajouter gingembre et jujubes.

Klle fut guérie, et alin d’éviter toute rechute , elle prit pendant quelques jours xxe-ou-Uing (vu).

l'ne femme avait chaque mois une éruption menstruelle trop abondante; la couleur était quelquefois rouge clair, mais souvent aussi d'une autre couleur, et les menstrues avaient une odeur dé.sagréabic, au-dessus du ventre s'était formée une tumeur trèsdouloureuse. Le bas-ventre était également trè.s-doiiloureux. Vertiges, les membres froids. Ly-tong-yuen , ap|>elé dans cette circonstance, lui pvcicr'wW kiuo-ngai-»$e-ou-lang. — Tang-kouei ,

khuen-hiong, ]>e-r/io, rhou-ly, mjo-kio-lchou , ngai-ye, han-tsao (Il (H chacun); ajouter un peu de vin, faire bouillir.

Après avoir pris ce remède huit ou div fois, il arriva que le ventre fut moins douloureux. Le médecin prescrivit alors hiongkouei-tunfj. — Tong-kouei (3(i>), Irhuen-hiong, kan-kiang, fuii-tsee (3>,(>8); faire bouillir. Elle fut guérie; mais alîn d'éviter toute rechute, elle prit pendant plusieurs jours $se-ov-tang (vu).

L^'-long-yuen dit avoir donné ses soins à un grand nombre de femmes qui parsiiite d'une mauvaise alimentation, avaient éprouvé les accidents suivants à l'époque de l'éruption menstruelle ; l'écoulement était très-abondant , du sang coulait en même temps par l'anus; chaleur, vertiges, mucosités coulant par le nez, salivation continuelle, inappétence, douleur dans les reins, lassitude, soif, pouls himg-l(i (débordant, fort); il prescrivit clie-lsueii-ta-pou-Uing (vu), et il obtint chaque fois une guérison radicale.

Le méiiie médecin parle également de femmes qui pour les mêmes causes, à chaque retour périodique, avaient eu un écoulement très-abondant, douleur très-forte au bas-ventre et au côté, pieds et mains froids. 11 prescrivit : Fou-lsee-ltj-lchong-laiig . — Foii- Isee, jou-kouei (7 >,36), pao-kiang (4>), kan-tsao (3 >,68); faire bouillir, et pour éviter toute rechute, sse-ou-lang (vu).

l ue autre femme n'était pas réglée , récoiilement mciistrucl apparaissait tantôt avaiit,^ tantôt après l'époque périodique ; elle avait des colères continuelles, des inquiétudes, le pouls était tehin-sy (profond, faible); constipation, urine rare, les quatre membres sans force, palpitations, nez bouebé, douleur à rcstouiac, douleur au côté, borborygmes. Ly-tchong-yuen prescrivit /io«ony-A:f'M-/flnÿkouri-lang. — Hoiiang-kin (I5«), laug-koiiei (ll>,Oi), jiii-$eng (7>,36), khuen-hiong, pe-cho, jou-kouei (3>,68), kan-tsao (4>); faire bouillir; six ou sept fois surnsciit; prendre ensuite sse-oulang vingt ou vingt-cinq jours de suite.

l ue femme était toujours souffrante dans l'intervalle qui séparait les époques périodiques ; cet état de malaise général était accompagné de douleur au ventre» rubdomen était gonflé, on eût dit quelle était enceinte, elle éprouvait des coliques très-fortes et elle avait constamment une douleur sourde au nombril; ces symp-

MÉnKCIX'Ë DKS cmvois.

lômcs cessaient par l’arrivée de l’écoulcnieiit menstruel et reparaissaient ensuite. On lui donna kia-ouei-eul-Irliin-ldiKj (vu), elle rendit une grande quantité débile et fut guérie; elle prit sse-outanrj pendant quelques jours pour éviter toute rechute.

Il arrive quelquefois qu'à l’époque périodique, l’écoulement étant trop abondant, la femme éprouve une douleur trés-vive à l’estomac ; lui donner r//e-«Vio-sffn. — Ou-ling-lxee{'2ô>),j>ou-houany (25>), pulvériser; prendre (7*,36) dans de l’eau.

Autre remède : Siuen-houei-lang (vu).

Lieou-pf-rbou (leucorrhée).

Cette affection peut provenir soit d'e.u'ès de coït, soit d’un dérangement dans les parties sexuelles après l’rnfanleineul , soit d’un refroidissement subit à l’époque périodique de la menstruation ; elle est caractérisée par un écoulement muqueux et d’une couleur variable, qui est ou bleuâtre, ou rouge, ou blanche, ou jaune, ou noire. Il est rare que la femme puisse concevoir, si elle est atteinte d’une affection de cette nature dans laquelle l'écoulement soit autre que blanc.

Lorsque l’écoulement est blanc et qu’il est dû à un refroidissement subit , la malade éprouve de la somnolence et de la la.ssiludc ; les quatre membres sans force; chaleur à l’estomac et tiraillements , vomissements de matières liquides, douleur obtuse au ba.s-ventrc, dans le vagin, au-dessus du ventre et dans les cuisses; pâleur.

Traitement : Kul-lchin-lang (vu); ajouter Ic/inng-jou (1 l«,üi), bouang-pc nan-sin (7*,3G), nieou-sg (i>), Icbum-liong

(i3) ; faire bouillir.

Dans le cas où le remède ne réussit pas , prendre mien-hong- Oiian. — He-biang, lang-kouei ( 1 1*, 04), /<;«-/.'!«?, oii-lcboii-yu (7>,3G), /o«-Aouei (3», 08), kan-tsuo (4»); pulvériser, pilules, chaque fois 4 ou 5 grammes {vendant trente jours au moins.

Une femme dont le sang est échauffé habite dans un endroit humide ou s’assied à une place humide ; elle |>cut avoir un écoulement par le vagin , tantôt blanc, tantôt rouge; cet écoulement n’est pas continu , il dure chaque fois quatre ou cinq jours ; dans ce moment, douleur au bas-ventre; au-dessus du ventre se forme

MALADIES DES l-'EMMES. 3S1

une luineiir très-douloureuse; fièvre, liouche sèche, visage trèsrnuge, lassitude, somnoleucc.

Traitement : Tsin-pe-san. — Tan/j-houei, tchuen-Ziioiiy (11*, 04), pe-cho, houang-pe, koua-pg (7«,:J6), seng-ty, kan-kiang (i>),pemou, kan-lsao (3 ",(>8); faire bouillir, prendre deux fois , et après sse-cit-lang .

Dans le ras où il ne réussirait pas, prendre chang-che-ouan. — Tsang-chou, pe-cho, hou-che, koya-py, Iche-kio kan-kiang,

kan-lsao (4"), ty-yn-lang (10«); pulvériser, pilules ( 3*, 08).

Une femme buvant habituellement des boissons très-froides ou mangeant des aliments trop froids, finit par avoir une sorte d'inflammation agissant sur la masse du sang et produisant une grande quantité de bile; survient ensuite un écoulement muqueux, blanc, qui a lieu tous les trois ou quatre jours, une fois, pendant quatre 011 cinq heures. Le pouls est hoa-Ut (glissant, fort) ; chaleur, soif, vertiges, éblouisscmciits , quelquefois douleur au bas-ventre, voinissemenLs. Cette maladie peut durer trois ou quatre ans.

Donner koua-ty-san. — Tche-siao-leoit (7«,30), ly-lou, yu-kin (4*), koua-ly (3*, 08); faire bouillir. Ce remède expulsera la bile. Prendre ensuite pa-tching-san (vu) deux ou trois fois, et sse-outaiig (vu) pendant huit ou dix jours.

Il arrive quelquefois qu’une nourriture trop échauffante finit par produire un écoulement par le vagin de couleur sale, presque noire, et d'une odeur très-désagréable; visage jaune, lassitude, somnolence, face boursouflée; le bas du pied cl la jambe froids, inappétence. Cette maladie peut durer plusieurs années.

Traitement : Koua-ty-san (vu). Deux ou trois jours après que l'on a pris ce remède, les symptômes précédents diminuent; reprendre le même remède , et trois jours après ta-chang-ouan-nansan. — Pe-tchou, mou-hiang (10*), tchin-py, houang-kin, sanpe-py (7*, 30), mou-long, pe-kien-nieou (25*); faire bouillir, prendre deux fois, et ensuite pa-ching-tang (vu) plusieurs jours de suite.

Quelquefois cette affection se présente ainsi : écoulement muqueux , blanc , tous les cinq ou six jours , une fois , pendant une heure ; l'odeur en est très-désagréable ; urine peu abondante et

SI

HÉDECIXE DES CHIX'OIS

coiilnnt goutte à goutte, tumeur au bas-ventre peu douloureuse, oppression, visage jaune, petits boulons près de l'oreille, pouls sans force.

Trailciuont : Houang-kin-hien-lchong-lang . — Kiang-ho, kantong (1 1*,04), Uug-hou (7>,3G), kou-lche, snn-nay (4^), thing-ma (lU), Icliiicii-sie, kan-lsao (4’); faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois, et ensuite sse-ou-tang, auquel on ajoutera Iclie-tsee (7»,3G) ; faire bouillir. ,

Une femme avait des chagrins continuels et pleurait beaucoup; un écoulement blanc muqueux par le vagin Cuit par se déclarer; immédiatement après elle eut une sorte de délire, puis après de la somnolence , et une éruption de petits boutons se niunifesta sur la langue, les lèvres et le cou; quarante jours après il y eut un peu de mieux. Elle Gt alors appeler un célèbre médecin nomme Kan-che, qui lui prescrivit ta-fou-Uee-iang . — Fou-lsee (25»), polio, f/ing-fong, khuen-hiong , tang-kouei (11*,04), kan-kiang, joukouei (7>,3(i); faire bouillir et prendre très-froid. Prendre ensuite chin-Uien-tsin-puo-tau . — Tnng-kouei, mou-hiang ( 1 1», 04) , kou-pe (3«,(>S), ne-gu, tchin-hiang (3«,68), yn-hiang (10»), che-hiang (0»,7) ; |)ulvériser, faire des pilules, dont on prendra une ou deux pendant trente jours.

Il arrive quelquefois que la femme ayant pendant plusieurs mois un écoulement menstruel trop abondant, il en résulte un écoulement muqueux blanc par le vagin ; cet écoulement est constant; pouls hoa-la (glissant, fort), les quatre membres sans force, vomissements continuels de matières bilieuses, malaise, douleur à l’estomac, Gèvre, urine rouge, peu abondante; un mois après, à l’époque de l’éruption menstruelle, récoulement est noir et le ventre gonflé.

Traitement : Kia-ouei-pa-khing-iang . — Tang-kouei, pe-cho, tang-py, lou-lcltong (11», 04), khuen-hiong (7», 36), jin-seng pe-khou (4>), chan-yo fou-liiig (11», 04), hiang-

jou (25»), kan-lsiio (3», 68); faire bouillir, prendre huit à dix fois.

Lorsque l’écoulement menstruel arrive noir, ainsi que nous l’avons dit, pnmàrc pou-lchong-y-ky-lang. — Houang-tsin (7», 36),

Digiliii.'o uy Googlc

jinseng (3», 68), kan-Uao (3», 68), pe-tchou (4’), tung-kouei, tchin-pg (11», 04), ching-ma (2»), Isag-hou (3*, 68), njouter Iche- Isee (11", 04); faire bouillir, prendre sept ou huit jours de suite, et après sse-ou-laiig pendant vingt ou vingt-cinq jours.

Ly-tong-yuen raconte avoir donné ses soins à une reinme atteinte d'un écoulement blanc muqueux à la suite d'une meustrnation trop abondante; elle éprouvait des douleurs au ventre et an côté, chaleur à la poitrine; réconicment menstruel cessa d’étre réglé; crachements continuels de bile, rôle dans le gosier; réconicment muqueux devenait quelquefois un peu jaune ; alors la malade ressentait un malaise général et une douleur à l’estomac et dans la poitrine. 11 lui prescrivit kouei-pg-laiig (vu) chaque matin, et pendant un mois, chaque soir, kiao-ouei-siaoyao-san. — Tang-kouei (ll>,0-4), Ichuen-hiong (7>,36), pe-cho, rhoti-lg ,jiii-seng pe-lc/iou (i^),fou-ling (11*, 0-4),

kan-tsao (4»), tsay-hou (7»,36); faire bouillir.

Le même médecin raconte qu'une femme fut atteinte d’un écoulement blanc muqueux après une lièvre d'une longue durée; clic éprouvait malaise, chaleur, bouche sèche. Il prescrivit /syoeg-pe-lchou-san. — Jinseng (3», 68), pc-lchou (-4»), fou-ling (II*, 04), kan-tsao (4*), hosiang, nwu-hiang, kan-ho (3s,6S)-, faire bouillir; ajouter mc-tong (11», 04), oii-oey-tsee (:25>); faire bouillir. Prendre ensuite /)ou-/cAo«y-ÿ-À‘ÿ-ton^ (''i')î ajouter/ô«ling (11», 0-4), pan-Ain (7», 36) pendant quinze jours.

Une femme avait depuis vingt ans un écoulement blanc , muqueux, accompagné de crachement de s.ing, vertiges, malaise, oppression ; Ly-long-yucn lui prescrivit le matin lieou-kiun-tseelang (vu), le soir lieou-oey-ly-houang-ouan (vu); après deux mois elle fut guérie.

Lne femme âgée de trente ans était atteinte de leucorrhée depuis un certain temps; l'éruption menstruelle n’était plus réglée, et était précédée chaque fois de tintements d’oreilles, malaise, chaleur, bouche sèche, tumeur à la gorge. Ces symptômes duraient quatre ou cinq jours , la leucorrhée seule persistait avec couleur blanche. Ly-tong-yoeii prescrivit Ao«ei'-joy-tonÿ (vu), en ajoutant pan-hia (7», 36), tsee-tsee (11», 04), ching-ma (2»), tsay-kou

MÉDECIXE DES CHIXOÏS.

(7*, 36), cl le lendemain su-ou-tang; ajouter houang-tsin ( 1 l'.Oi), pe-lchai (4"); faire bouillir, alterner chaque jour. L'n mois après elle fut quérie.

Une femme avait une vingtaine d’années, l'écoulement menstruel n'était pas réglé et elle avait en même temps une leucorrhée ; éructations continuelles et vomissements de bile, douleur à l'épigastre , inappétence , diarrhée , genoux et jambes enflés ; le soir, fièvre, pâleur, lassitude. Ly-tong-yucn lui prescrivit kia-ouei-tultrhin-tang (vu) cinq jours, et ensuite po-lehong-g-ky-tang {\n)\ ajouter fou-ling (Il*,Oi), pan-hia (7*,36), pao-kiang (i), et augmenter jin-seng de 3«,68 et pe-tchou de i*; faire bouillir. Dix jours après elle fut guérie.

l'ne femme avait un écoulement muqueux , blanc ; les quatre membres étaient constamment sans force. Ly-long-yucn lui prescrivit le matin kouei-py-tang, et le ton pou-tchong-y-ky-tang (\a) \ quinze jours après elle fut guérie.

L'ne femme avait un écoulement blanc jaunâtre ; dès qu’elle se mettait en colère, l'estomac devenait gonflé et douloureux; inappétence, oppression, crachements, sang coulant par l'anus. Lytong-yucn prescrivit pou-tchong-y-ky~tang, en y ajoutant fou-ling (11«,04), pan-hia {i’), pao-kiaiig pendant quatre jours,

et ensuite pa-lcking-lang, en y ajoutant tsay-kou (7>,36), tchettee (I l',0-4) ; sept ou huit jours après elle fut guérie.

Il arrive quelquefois que l'éruption menstruelle , pendant les trois ou quatre jours qu'elle dure , alterne avec une leucorrhée qui ne paraît que dans ce moment et disparait ensuite. Cet écoulement muqueux est blanc; urine peu abondante.

Traitement ; Sse-kiun-lsee-lang (vu) ; ajouter tsao-ho, tinghiang, mou-hiang (3*, 68), cinq ou six fois, et ensuite tang. — Pe-trhou , jin-seng , kan-kiang , kan-lsao

(4*) ; ajouter tchin-py (il*,04), tchuen-hiong (7*, 36), tang-kouei (ll',04). Dix jours après guérison.

Quelquefois l'écoulement muqueux est partie blanc, partie rouge; visage jaune, douleur au ventre.

Remède : Kiao-ngai-sse-ou-tang . — Chou-ly (7*, 36), tang-kouei (11»,04), tchuen-hiong (4«), pe-cho (1 1»,04), «yo-Aw (7«,36),

ngai-yc (4*), kan-hao (4>) ; ajouter un peu ele vin, prendre pendant quinze jours.

Quelquefois l’écoulement muqueux est blanc rouqe, le rougjc dominant, le bas-ventre douloureux, douleur au vagin, urine comme de l'eau de riz visqueuse, dans l'urine de petits grains de sable.

Traitement : Le malin sse-ou-tanj, le soir kouei-py-Utng ; quinze jours sufTisent.

Il arrive quelquefois qu'une jeune fîlle réglée pour la première fois et i.gnorant ce que c'est que la menstruation , se lave avec de l'eau froide ou s'expose imprudemment au froid. Il peut en résulter un écoulement muqueux par le vagin , ou blanc ou rouge, et d'une odeur très-désagréable; douleur au ventre.

Hemèdc ; Pe-lsee {3G“), hmiy-kouei kou-kouei-ken CI3>), pe-cho (-3^), pe-fan (25»), cire jaune; faire des pilules ; chaque jour dix ou quinze. La guérison ayant lieu , un peu de faiblesse peut accompagner la convalescence. Prendre kouei-py-tang quinze jours.

Tcbang-chong-kin raconte qu'une femme de cinquante ans n’étant plus réglée , eut un écoulement blanc muqueux par le vagin , écoulement qui était continuel; le soir, chaleur extrême, douleur au bas-ventre et au ventre, malaise, oppression, bouche sèche. Il lui prescrivit ouei-king- long . — Ou-tehou-yu (3»,G8), tan-py (7»,3G), pe-clio (7»,3G), jin-seng (3»,G8), jou-kottei (3»,G8), tang-kouei (11», 04), ichuen-hiong (4»), ngo-kio-lchou (7», 36), kan-tsao (4>), me-loiig (11», 04), pan-hia (11», 04), gingembre; faire bouillir. Guérison en dix jours.

Une femme, par suite d’excès de coït et dechagrin, eut un écoulement muqueux par le vagin , blanc comme de l'eau de riz , visqueux et devenant très-épais la nuit; douleur au bas-ventre, bouche amère, pouls feou-sy (superficiel, faible), borborygmes, quelquefois douleur très-vive au vagin. Tebang-ebong-kin lui prescrivit pou-lchoiig-y-ky-la/ig deux fois , et après lieou-kiiiii-lsfetang (vu), en y ajoutant ching-ma (3»), tsay-liou (7»3G), trois ou quatre fois ; puis kouei-py-tang, en y ajoutant houang-pe, Isee-lsee (3», 68), quatre ou cinq fois, et enlin kiao-œy-iiao-yao-san dix fois , et elle fut guérie.

WKDECI.VE DES CHl.VOIS.

Trhing-kia .

Hui( espèces :

1“ Houamj-hia. — A l’époque de l’éruplion menstruelle ou bien après reufaiitenient, lorsque les locliies commencent à couler, si la femme s’expose à un rerruidisseincnt , il peut en résulter la formation d’une tumeur dure au côté gauche de l’abdomen. Cette tumeur est variable de forme et de volume; les quatre membres tantôt froids, tantôt chauds; sueur, inappétence, somnolence, douleur au dos et aux reins; l’éconlcinent menstruel cesse d’être réglé, la femme ne peut plus enfanter; douleur au bas-ventre, douleurs lancinantes dans le vagin, absence d’urine ou urine peu abondante, rouge ou jaune.

Traitement ; Acuponcture; points d’élection : kouan-yuen, isytchong.

Cette maladie est grave en ce sens quelle rend ht femme stérile. Durée, trois ou quatre mois.

Dans le cas où l’acuponcture ne réussit pas entièrement , prendre Is/io-kia-san. — Tsao-kia, Ichuen-kio sisin (-45*);

réduire en poudre, et avec de l'eau en faire une sorte de baguette et l'introduire dans le vagin ; ne la retirer que pour uriner, laisser jour et nuit. Cependant, si le sang venait, la retirer, laver souvent avec de l’eau tiède, ne pas boire froid ni manger d'aliments froids, s’abstenir de coït; guérison certaine.

2” Tsin-kia. — Si la femme après l’enfantement se lave trop tôt avec de l’eau froide ou s’assied dans un endroit humide, une tumeur dure, de forme et de grosseur variables, se forme au côté droit de l’abdomen; douleur à l'estomac et au bas des reins, ventre ballonné, salivation abondante, inappétence, lassitude, les pieds et les mains enflés, visage jaune, selles et émission d'urine difGciles, dérangement dans la menstruation.

Acuponcture, point d’élection san-oiian. Remède : Tsin-kia- Uo-lao-fang. — Sel (3G*), tsao-kia (2.‘>8), tsg-sin (36*); pulvériser, faire comme précédemment une sorte de petite baguette, l’introduire dans le vagin ; le sang sortira et la malade est guérie ; s'abstenir de coït pendant six jours.

A” T.sao-hift. — Si la femme, à l’épiqiie de l'éruplion menstruelle, se fatigue par une route trop longue ou par le port d’objets trop lourds , ou bien encore par do fréquents accès de colère, elle éprouve quelquefois les accidents suivants : tumeur au-dessous ou au bas de l'abdomen, douleur au ventre et nu coté, estomac douloureux, inappétence, vomissement après le repas, douleur nu dos et aux reins, somnolence, sueur en dormant, douleur aux cuisses dès que la malade reste longtemps debout, urine coulant pre.s(pic sans que la malade s’en aperçoive, suppression des nieustrues, selles difficiles, stérilité.

Traitement ; Acuponcture, percer la tumeur. Remède : Lcaotsao-hia-fang . — Rhubarbe, yu-Uj-jin (A(>9), hoiiei-siii (36*), kanhianrj (73»), hmiamj-lien , mang-tehong (Il»,04), hg-nnri-hing (25»), ho-jM (150»); pulvériser; chaque malin en prendre 11», 04 dans un peu de vin; s’abstenir de coït durant trois mois. La malade est guérie dès qu’un écoulement sanguin apparaît.

4° Hiue-kia. — Si la femme, à l’époque de l'éruption menstruelle, éprouve une indigestion ou se livre à un travail excessif, elle voit tout à coup ses règles s’arrêter et une tumeur se former au-<lessus du nombril; douleur aux reins, courbature , pesanteur dans les épaules, douleur au bas-ventre et à la partie supérieure du dos, entre les deux épaules; stérilité.

Remède ■. J.ieou-hiue-kia-fang . — Rhubarbe, ou-kien, Ifriig-koiiei (25»), chan-lchou-yu, tsao-kia (36>), sy-sin, sel (10«); pulvériser, faire une petite baguette et l’introduire dans le vagin.

5" Tsee-kia. — Si la femme fait abus de coït après que l’écoulement menstruel a cessé, si cet écoulement a commencé quatre ou cinq jours avant l’époque périodique, il se forme alors une. tumeur soit à droite, soit à gauche de l’abdomen; douleur à l’épigastre et au bas-ventre, douleur très-vive au dos et aux reins, les quatre membres sans force, inappétence, sommeil agité, vertiges, crainte du vent et du froid , dérangement dans la menstruation , urine et selles très-abondantes, stérilité.

Acuponcture, percer la tumeur. Remède : Tsee-kia-fang . — Tsao-kia, ou-lchou-yu, lang-kouei (36"), tchuen-kio, lian-kiang, rhubarbe, sel (73»), sy-sin, pe-fan, ou-oey-lsee (Il»,0i); pulvé-

3Î8 MÉI)KCI\E DES EHIXOIS.

riscr, faire une petile baguette , l'introduire dans le vagin, s’abstenir de coït.

G" Kou-kia. — Si une femme ayant scs règles s’expose à un refroidissement après la terminaison de l’éruption menstruelle, une tumeur se forme au bas du ventre; froid, soif; poitrine, dos et reins douloureux; vagin enflé, absence d’urine, vomissements des aliments, veines gonflées, malaise, ventre ballonné et comme celui d’une femme enceinte, lassitude, stérilité.

Acuponcture, piquer kouan-yuen, Isij-kan, Ichong-ouan, hiaouan. Kcmèdc : Kgo-kio-ouan . — \go-kio (3ün), tang-kouei, /loueisiii, (che-cho, jnng-lang, kiien-pou, koii-po, tsee-tsio, mou-hiang (258), tao-i>e, pie-kia, rhubarbe (3G») ; pulvériser, pilules, vingt ou trente dans un peu d’eau de riz.

7° Che-kia. — Si une femme ayant ses règles est atteinte d’un refroidis.semcnt provenant de riiiimidité, une tumeur se forme à droite de l’abdomen, au-dessus ou au-dessous du nombril; douleur aux fesses, chaleur au bas-ventre, urine très-rouge, douleur à la vessie et aux reins, somnolence; la malade recherebe les endroits frais ; dérangement dans la menstruation, veines gonflées, stérilité.

Kcmèdc : Che-kia-fang . — Rhubarbe, houang-tsin, mang-siao (25»), kan-tsao (15«), Isao-kia (G’), oii-lclie-yu (2*); faire bouillir, prendre une fois tous les dix jours.

8“ Pie-kia . — Si une femme ayant ses règles se livre à jun travail excessif et prend froid , ou bien est atteinte de refroidissement en dormant; trois ou quatre tumeurs se forment au bas-ventre; ces tumeurs sont dures et douloureuses ; bas-ventre, dos et reins douloureux; supprc.ssion des menstrues, visage jaune, faiblesse dans la voix , veines gonflées , stérilité.

Percer les tumeurs. Remède ; Pie-kia-fang . — Rhubarbe ( i0>), ‘

kan-kiang, iche-peij-tsee , Joii-lsee , jin-seiig (lls,0-i), soiitchong (1«), houei-sin (408), sy-siii, tou-lan pe-lcliou (3G8);

pulvériser, prendre chaque fois 1 18,04 dans un peu de vin.

MALADIKS I)KS K E MM K S.

De la généralion et de la tlériîilé.

La génération est produite par lu copulation de l'honmie avec la femme. L'homme, pendant le coït, lance dans le vagin, au moyen des conduits éjaculateurs de la verge, la liqueur séminale, appelée /,«/«. Cette liqueur traverse un eonduit appelé ijn-men, et pénètre dans un récipient nommé tsee-kong ou récipient des enfants, et ayant la forme du boulon de la heur du nénuphar; ce récipient contient, comme le bouton dont nous parlons, un certain nombre de vésicules, qui sont autant de germes (gu) se développant par l'action de la liqueur séminale. Le premier mois, ce germe est semblable à une perle de rosée; le deuxième mois, il ressemble à un bouton de pécher; le troisième mois il prend une forme humaine; le quatrième mois, les différents viscères, tels que foie, cœur, poumons, rate, etc., sont apparents; le cinquième mois, les quatre membres sont formés et les cheveux commencent à être distincts; le sixième mois, les yeux, la bouche, et la tète ont leur véritable forme; le septième mois, l'épiderme; le huitième mois, les différents conduits, et enfin le neuvième mois, l’enfant est à terme.

Différentes causes s’opposent à la génération ; les unes proviennent de l'homme, les autres dépendent de la femme. La stérilité de la femme est due : 1° à un embonpoint excessif ou accumulation de graisse dans les tissus cellulaires; cette graisse empêche l’accès du sperme [tsin) dans le Isee-kong et par conséquent la fécondation du germe; à diverses maladies, telles que trouble dans la menstruation, leucorrhée, appauvrissement du sang, tumeur au ventre, maladies de la vessie, etc.

La fécondation du germe est intimement liée à l'écoulement menstruel. Dans le cas où il y a trouble dans la menstruation, par exemple avance sur l'époque périodique ou écoulement trop abondant , le sang étant trop échauffé , les germes contenus dans le tsee-kong étant trop échauffés, eux-mêmes ne peuvent être fécondés. Dans le cas où il y a retard sur l’époque périodique ou insuflisance d'écoulement, le sang étant trop froid, le germe ne peut être fécondé. Dans le cas où il y a suppression de menstrues,

MÉDKCIXE DES CHINOIS.

le fjcrme n’étant pas rafraiehi par récoiilcincnt , devient trop sec et ne peut également être féeondé. — Si le sang c.st trop échauffé, il faudra prendre, ainsi que nous l’avons dit plus haut, ou-Uimj, ou sxe-ou-UuKj auquel on ajoutera hiang-fou, hoiiaiig-lsin, tsay-kou (7“,3G) ; si le sang est trop froid, le ramener à son état normal par les procédés que nous avons indiqués précédemment; il en est de même des maladies: il faut avant tout guérir.

Si la femme a un embonpoint excessif, elle devra prendre laotan-tany (vu), trois on quatre fois, et sse-ou-Uiny (vu), pendant quinze ou vingt jours.

Si la femme est d’une maigreur exagérée, maigreur qui provient d'un échauffenient du sang et d’un dérangement dans la menstruation , elle devra prendre sse-ou-lang , ajouter hiang-fou, houangtsiii, tsay-kou (10’), dix à douze fois, et ensuite lieou-oey-lyhouang-ouan (vu), tous les jours.

La bile quelquefois est une cause de stérilité. Tchang-tsec-ho raconte qu’il fut un jour appelé par une femme qui, mariée depuis quinze uns , n’avait pu avoir d'enfant : il lui tâta le pouls et reconnut que la bile devait être la cause de cette stérilité; il examina alors l'abdomen et sentit à la pression , au-dessus de l'hypogastrc, une tumeur qui par le contact de la main faisait entendre un bruit semblable à de l'eau agitée; cette tumeur était froide comme de l’eau glacée ; il comprit immédiatement quelle était formée par un amas de bile, et prescrivit clunig-seng-san. — Pan-hia (7>,36), tchin-py, fou-Iing naiisin (73,31)), Ichoii-jou

(153), kan-lsao (4s), isee-che (IM, 0-4); faire bouillir, prendre dix fois. Elle rendit ensuite une grande quantité de bile, après quoi elle éprouva beaucoup de lassitude : il prescrivit alors pe-tcliouliao-Ultong-lang . — Pe-khou (7s,36), laiig-chin {\\^,Q\),fon-ling, (ang-kouei, jte-cho (1M,04), mou-hiang (-4»), kan-lsao (73,36); faire bouillir; deux fois. Elle prit ensuite sse-ou-tang (vu), et deux mois après clic était enceinte.

llemède prolilique , dans n’importe quelle maladie : Tiao-hingtchony-yn-tang. — Tang-koiiei, khuen-hiong, ou-khou-yn (15«), r.hou-ly, hiung-fou (203), pe-cho, pe-fou-Ung, khing-py, mou-lanpy, yuen-kou-so (11», 04); faire bouillir, et le prendre chaque

jour pendant l'cruption niensiruellc; deux mois sulüscnt, le Iroisicme mois la femme pourra engender.

Autre remède : Chang-king-tan, excellent et d’un frequent usage. — Tun-py, ko-pe, jin-seng, Umg-kouei, pe-fou-1ing, tclie-che-lsec, pe-tche, jou-koiiei, />e-oiiei, Ichiien-hiong, yuen-kou-so, j>e-clio, pe- Ichou (36>), tchin-hiang , kan-lsao, biang-fou (25’); pilules, en prendre elmqucjour 11’, 04.

Autre : King-yen-yn-Ui-ouan . — Tang-koiiei, cbou-ly, pe-lchou, hiany-fou (lT)0»),cha-jin (100’), pe-cho, khuen-hiung , hiu-louau, tchiii-py, hoiiang-lsin (73*); petites pilules, soi.xaiite-dix à quatrevingts chaque jour.

Autre : Fou-jin-kouei-fou-ouan (ce remède est aussi excellent pour prévenir les fausses couches). — Hiany-fou (une livre), tangkouei {‘SG03), loua n-son-kio (73’); pilules; chaque fois 1 1’,04.

Autre : Chin-sien-fuu-y-ouan. — Hiang-fou (une livre), y-mouisao (400’), ngai (36») ; pilules, soixante-dix chaque jour.

Autre : Kia-ouei-ly-houang-ouan. — Chou-ly (150’), clunt-yn, chan-yo (73«), pe-fou-ling, mou-tan-py (40’), tcho-sie, hiuug-fou (36’), tsy-iigai (25«); pilules, trente chaque jour.

h'iiiy-nien-lcboiig-sse-lan. — Chou-ly, trhuen-hiong, lang-kotiei, pe-cho, y-mou-tsao, Isang-chou (l U)>) , ehe-tchoiiang-tsee, houany- Uee, fou-pen-lsee, yuen-kou-so, Ichin-py, tan-chin (73’), chu-jin (36’), chan-yn, hiany-fou (200); pilules (ll’,04 chaque fois). Dans le cas où les règles précèdent l’époque périodique, prendre ces pilules dans un peu d’eau, dans laquelle on aura fait bouillir houang-tsin , ty-kou-py , houang-lien (3’, 68); si les règles dépassent l’époque périodique, prendre les pilules dans eau de houangtsin, jiii-seng, pe-lchou (3», 68); s’il y a leucorrhée, les prendre dans eau de Isang-chou, pe-lchou ( 3’ , 68) , ching-ma, pe-tsee (2’, 80).

Autre : Po-lsee-kien-tchongtang . — Tang-kouei , Ichuen-hiong , pe-cho, cbou-ly , ngo-kio , tsy-ngai (73’); pilules, quatre-vingts chaque jour.

Kia-ouei-yang-fong-ouan . — Tang-kouei, chou-ly, pe-tchou ( 73’) , pe-tcho, tchuen-hiong , houang-tsin , hiang-fou (40’), tchin-py, pemou, pe-fou-ling, me-long (36’), ngo-kio, kan-lsao (25»), he-leou (4») ; pilules, quatre-vingts.

MKDECIXK MES CHIXOIS.

Kia-ouei-siang-fou-ottan (pour les honimcs cl les femmes).

Hiang-fou (une livre), trhe-nan-ye (2ô0«), kai-piao-siao (230«), Untg-kouei Uhuen-hiong, (110«), pe-cho (150>), chou-lg

(300») ; pilules, matin et soir (11», 04).

Ta-oii-jxiu-oiian (excellent pour les femmes très-maigres). — Tien-men-long, mc-men-long , Isnng-jMu, fon-ling, jiii-seng, y-lsee, ho-hy-txee, ly-koii-py, yiien-lrlie, chon-ly (30»); pilules, trente chaque fois.

Tcliang-sitien-san-lsay-ounn. — Tien-mou-tong , r/iou-ly, jinseiig, yiten-fchc, ou-oey-tiee, fou-ling, irhe-hu-kio, hiu-touan, Ichinhiaiig , me-tong , fou-tsee (30»); pilules, cinquante dans un peu de vin.

Chin-siao-he-fou-ouan. — Hiang-fou (une livre), tsy-iigai pe-fou-ling , jin-ieng , tang-kouei, tchuen-hiong , rhou-ty, (encre de Chine) (30»), mou-hiatig (25») ; pilules, cinquante.

Kin-kao-ou-ky-ouan. — Kin-kao (une livre), hiang-fou (36»), tsy-ngai, tang-kouei, mou-tan-py, ly-kou-py, pe-eho, houang-tsin, fou-ling, jin-seng, pe-lchou, tchuen-hiong (73»), pie-kia (40»); pilules (1 1',04).

Ta-ou-ky-ouan (hmmes maigres, non réglées, etc.). — Hiangfou (om livre), réo«-/y (150»), chang-ty, tang-kouei, houang-tsin, nieou-sy, tsay-kou, mou-tan-py, trhe-mou, pe-mou (73»), ty-koiipy, ynen-kou-so, kan-kiang (30»), pe-fou-ling (100»), kin-kio (40»), tsy-ngai, tsin-kao (150»); pilules (11«,04).

Siao-ou-ky-ouan. — Ou-tchou-yn, leang-kiang , pe-kiang , tangkouei, pe-cho, yuen-kou-so, po-kou-tsee , tchuen-kio, tchin-py, iiieou-ky-lou , chan-ty-houang , ngo-tchou, tchuen-hiong (30»), feuilles de nénuphar (150«); ngai (73»); pilules, cinquante chaque jour.

Dans le ras où le ventre est douloureux, règles noires, prendre CCS pilules dans de l'eau bouillie avec houang-lien (3», 68). S'il y a tumeur au ventre, se servir de l’eau bouillie avec nan-sin, hiang-fou (3», 08). S’il y a suppression de règles, se servir de l'eau de hong-hoa , sou-mou (3», 08). Si le sang est froid, eau de fouling (11», 04). S’il y a leucorrhée, eau de houang-tsin, mou-ty (3», 68). Si les règles sont trop abondantes, eau de mien-hoa

(7«,36). Si le ventre est toujours douloureux, eau de miel. S'il y a douleur à l’estomac, eau Actsang-pou (7*,3(J).

Che-kuen-ky-yn-ouan. — Tang-kouei, rhou-ty, pe-cho, tchiienhiong , jin-seng , pe-tchou , hiang-fqii , Iche-mii-ye , mou-tan-py, rhan-yo, ho-ky-Uee, tche-tlie-yn , ngai-ye, kan-tsao (3t>>), tcheko-trho (1“); pilules (ll*,ü-4).

Kgnai-y-fou-louan-hong-ouan. — Hinng-fou (2.70*), ngai-ye ( 125»), lehuen-hiong ( 12.5*), hoitang-Uiin,))e-cho{13>), biu-touan (40»), seng-ly, houang-kouei (2.5*); pilules ( 11», Oi).

Pe-ouei-ouan (excellent dans le cas ou il y a suppression de règles). — Pe-ouei, ehou-ly, Ichuen-kio, pe-long-kou (36«), memeii-long (40*), ko-pen, tsien-po, pe-lsee, Jhit-j)eit-lsee, tao-jin, jin-seng, pe-foii-ling , kouei-sin, Ichang-pou, yiien-lche (^8»), tcho- Isien-lsee, tang-kouei, tchuen-hiong , che-tchouang-tsee, sy-sin, kankiang {i~y>) -, pilules, chaque jour II», 04.

Xan-yn-oey-fou-jin-ky-yn-lan (fait pour une femme nommee Oucy ; trois mois après quelle était enceinte elle faisait une fausse couche, elle finit par ne plus être réglée, et dès lors elle ne |mt devenir enceinte, et eut de la leucorrhée). — Jin-seng , kin-kio , kopen, che-kou, kan-tsao, Ichang-pou, tcho-kiang (TA*),king-mo, mouhiang, lao-Jin {A6>), jou-iny (une livre), tchuen-hiong, tang-kouei, jou-kouei, kan-kiang, sy-sin, mou-tan-py {40>),fou-ling (100*), chou-ty, hiang-fou, tc/io-lan-ye {lüOs'j, ichuen-kio, chan-yo {llO*), Isang-chou (300*), kuen-pe (800*); pilules (11», 04).

Tso-tao-yo. — Tsao-kio, ou-lchou-yn, tang-kouei (73»), tahouang, sy-sin, on-oey-lsee, kan-kiang (36*), pe-fan, sel, Ichuen-kio {‘2ô>),houang-kouei-hoa (2.5*); pulvériser, faire une petite haguette, se l'introduire dans le vagin, un jour sur deux (très-bon).

Tang-lsy-tsee-lche-tang (femme trop grasse). — Tang-kouei (36*), tchuen-hiong (28»), pe-cho, pe-lchou, pan-hia, hiang-fou, Ichin-py {AG*), fou-ling (73*), kan-tsao (25*); pilules (11*, 04), dans un peu d'eau de gingembre.

Siao-lsee-tao-ouan (femme trop grasse). — Pan-hia, hing-kong (7*, 36), nan-sin (4»), lsee-kio,fou-ling{\\*,Gi), hoa-che, tchuenhiong , fa ng-Jbng , tsiang-ho (7*, 36), tcho-kien-tsee (15»), gingembre; faire bouillir; prendre pendant quinze jours.

MKI)KCI\K DKS CHIXOÏS.

rentre enjlé.

La suppression des règles amène quelquefois les accidents suivants : Amaigrisscniciit progre^ssif, pieds et mains enfles, urine peu abondante; ensuite, tout le corjis s'enfle, une nu deux tumeurs très-*irosses et dures se forment au ventre, et deviennent peu à peu très-douloureuses.

Remède : Kiao-jin-ouan . — Kiao-jin, kan-ksoui , foir-tsee , ynly-jin, fie-lsien-lieoii, ou-ling-tsee, on-lrlioii-yn, yiien-koii-so yen-koua , che-kno (25*), (3*,(îH), yuen-kin, pan-mao

(10*); pilules grosses comme des pois, deux chaque jour; dès (jue l'écoulement reviendra, s’arrêter et prendre sse-oii-tang (vu).

Celte maladie est grave, sa duree est de cinq ou six mois, la mortalité est de trois sur dix.

Autre remède : Siao-liao-king-$nn. — Tang-konei , tfhe-rho, hoiiei-sin (3(j*), me-yo, kou-po, kan-tsao sy-sin , che-

hiang (1»,80); pulvériser; prendre 1*,80 dans un peu d'eau.

Intérieur du vagin enjli.

Troubles dans la menstruation ; écoulement blanc, muqueux , par le vagin ; douleur dans le dos, aux reins et aux aines, pesanteur aux cuisses, amaigrissement progressif; différents rondnils du vagin enflés, douleur très-aiguë dans l’intérieur de la matrice, basventre enflé, chaleur, urine très-rouge et peu abondante, douleur abdominale, douleur sourde au bas-ventre et au côté; peu à peu les lèvres de la matrice sont enflées, douleurs très-vives dans les aines et au côté; l'écoulement muqueux devient un peu rouge et répand une odeur fétide, envies continuelles d'uriner et d'aller à la selle, urine visqueuse, émission très-tlouloureusc , diarrhée, inappétence; bas-ventre euflé; quelquefois hémorrhagie, visage jaune et eullé, convulsions, délire, constipation. On sent dans l'inlérieurdu vagin, lorsqu'on veut reconnaître la maladie par le toucher, des espèces de déchirures et des points rugueux, qui changent de place après un certain temps; difficultés dans les mouvements des pieds et des mains-, la constipation est un fâcheux pronostic.

Traitement : Long-tan-sie-kan-tang . — Long-tan-tsao (7*,3li),

MALADIES DES FEXIMES.

Icho-sie, Iche-kien-tsee, mou-tong (11«,04), lang-houei, seiig-tghouang (7*,3G), Iche-lsec (II*, 04), houang-tsin (11*, 04), mouliiaiig (3*, 68), kan-tsao (4); faire bouillir.

Si la ft'inmo est très-faibic, prendre de préférence pou-tchongy-ky-Umg (vu); si la matrice est enllée et douloureuse avec écoulement de sang goutte à goutte , faire prendre sian-yao-san (vu) ; ajouter Isay-kou , chan-tsee (11*, 04), tche-kien-tsee (15*); faire bouillir.

Se laver continuellement la matrice avec chc-trhoiiang-lsee bouilli dans de l'eau.

Celte maladie est très-grave, elle est due un ulcère rongeur; sa durée est plus ou moins longue. Mortalité, neuf sur dix.

Yn-lchy.

Cette maladie est caractérisée par une excroissance de cbair droite et ressemblant à un serpent, et qui apparait dans l’inlérieur de lu matrice.

On devra de suite prendre : Sitio-yao-san , auquel on ajoutera kin-kidi, J'ang-fong (7*, 36). Le lendemain, pou-khong-y-ky-lung, et le soir long-tan-sie-kan-tang ; se laver avec eau de che-Uhouang- Isee.

Vn-tchong.

Celte maladie est caractérisée par une enllurc subite de la matrice, qui fait que la malade a de la peine à uriner, et éprouve une grande douleur au moment de l’émission urinaire; on lui a aussi donné le nom de Pnng-kin (ouverture d’builre).

On devra prendre -.Ixee-ou-lang, auquel on ajoutera tan-py, tchoiic(7»,36), koua-Jen (11*, 04), U/iai-koii (7», 36); se laver avec feuilles d'armoise faiig-fong ta-ky (23*); bouillir.

Yn-leou.

Matrice toujours béante, démangeaisons, douleurs, écoulement de matières liquides.

Traitement : Sùio-yao-san — ou koiiri-py-Uing \ ajouter tsaykan (7», 36), tsee-lsee, pe-cho, lan-py (11*, 04).

MKDECIXE DES CHIXOIS.

Si celle maladie se déclare après reiifanlcnicnl, prendre poutchong-y-ky-tang ; ajouler ou-œy-tsee (7>,36), ; SC laver avec kin-kia, Isee-kio, ko-lsee, ouen-ho ; bouillir.

ou Tai-kou-lou.

Dcsccnlc de nialrice; prendre ]>ou-lcfiong-y-ky-tang j ajouler y-mou-tfhao ; mellre dessus py-ma-Uee; sc laver avec l$ee-kio (125»); dans de l'eau.

yng-lchou-fong .

Celle maladie provienl d’un refroidissemcnl subil à la malrice ; malrice enflée, quelquefois lumeur, lèvres Irès-rougcs, céphalalgie, fièwe, douleur au dos, soif.

Prendre deux fois par jour un verre de la médecine suivanle : Isin-kto-lang. — Tsin-kio (28»), rhe-hang-pott , lang-kouei (15*); ajouler 5 oignons; faire bouillir; sc laver avec la-yang-Umg . — Kou-seng, lang-lou, che-lehoang-Uee , lang-kouei-ouei , ouei-lenghien, ko-sse-tsao ; ajouler Irois Oels de cochon ; faire bouillir. S'inlroduirc dans le vagin une pelile boule appelée yn-chin-seiig. — Kin-fen (3»,G8), hiong-houang (3*,(!8), ckoui-yn /iowy-ÿ/H (3>, 68, cru) ; piler dans un morlicr avec un bàlon de jujubier, en former une pâte, l'cnlourer d’un linge cl la mellre dans le vagin; ne la retirer que pour se laver; changer chaque jour celle pâle ; en quaire jours, guérison.

l'n-che ou Ly-lchouang .

Celle maladie esl caraclérisée par des pusiulcs aulour de la malrice el sur les lèvres du vagin, el dans l'inléricur par de pclils vers produisanl un pruril insupporlable et une douleur intense; pour s’assurer s’il y a réellement des vers, prendre un foie de poulet, le faire cuire, l’introduire dans la matrice, le retirer après un certain temps et voir si des vers y sont adhérents. Douleurs très-fortes à l’épigaslre, chaleur, inappétence, urine rouge el rare.

l’rendre lung-Zan-tie-kan-lang (vu) ou kouei-py-lang ; ajouter

tche-tsee (H',0.4), ou sse-ou-lang (vu), ajouter che-tchang-pou , long-la n-tsao (11*,04-), mou-long (1I>,04), houang-lien (4fi) -, se laver avec la-gang-lang ; s'introduire dans le vagin la petite boule nommée yn-chinseng .

Si la maladie persiste avec force, amaigrissement progressif; prendre siao-yaosan le matin et lou-koaei-cuan le soir.

Si le bas-ventre esttrès-doiiloureux, prendre siao-khai-kou-lang ; ajouter /cAe-4se<?, Ichuen-hiong, lang-koufi, pe-cho (T>,36).

Une autre poudre excellente pour tuer les vers est tao-jin, hiong-houang ; en faire une baguette, et l'introduire dans le vagin.

Une vieille femme avait des vers dans la matrice; bas-ventre enflé, matrice enflée, démangeaisons, peu d’urine. Ly-tong-yuen prescrivit pou-lc/iong-y-ky-lang avec tche-Uee, fou-Ung , tan-py (7*,36); deux fois suflirent; elle fut guérie.

Une femme éprouvait des démangeaisons et des douleurs dans la matrice, d'où coulaient constamment des matières jaunâtres ; inappétence, lassitude; le même médecin prescrivit kouti-pylang, auquel on ajouta !an-py, tche-Uee, pe-cho, kan-Uao (7«,36) ; elle fut guérie.

Une femme avait également des vers dans la matrice; démangeaisons, douleurs, chaleurs, lassitude, inappétence, anxiété, irritation. On lui prescrivit lao-jin, hiong-houang, pulvériser, faire une petite baguette, introduire dans le vagin, les vers sont tués peu de temps après. Prendre ensuite chin-ky-lang. — Jinieng , pe-lchou (3*,ü8), houang-tsin (4>), lang-kouei, Ichin-py (11*, 04), tsay-kou (7», 36), tche-lsee (11*, 04), Iche-kia (11*, 04), ching-ma (2»,80), pe-cho, tan-py (7*, 36), fou-ling (11*, 04); faire bouillir.

Ly-sse-yuen raconte qu'il fut appelé nn jour.par une femme ayant dans le vagin des vers blancs longs de deux centimètres; il lui fit prendre hosiang-yang-houei-lang. — Ho-siang (7>,36), y-y-jin (II*, 04), chin-kin, ou-yo, fou-ling (11«,04), cha-jin, panhia (T*, ^6), pe-lchou (i^) , jin-seng {Z’,GS), py-tchin-kiai {T,36), kan-tsao (3*, 68), gingembre, jujubes; faire bouillir, et se servir de la baguette dont il a été question plus haut.

Si les vers n'étaient point tués complètement, ils pourraient

occasionner des troubles très-sérieux ; il faudra dans le cas où lao-jin et hiong-houang ne réussiraient pas à les expulser tous, ajouter che-tchang-tsee ; bouillir.

Si la matrice est atteinte d’un refroidissement subit : urine peu abondante, tumeur au bas-ventre, douloureux, fièvre, lassitude, inappétence, insomnie, colère, chaleur, bouebe amère, douleur au côté, vomissements, douleurs aux fesses, troubles dans la menstruation, constipation.

Traitement : Kia-ouei-iiao-yaosan (vu), ou long-tan-sie-kanlang (vu), ou hia-ouei-Uee-kou-tang .

Si après le coït la femme a un écoulemcnl de sang subit par le vagin , elle éprouve des douleurs au ventre. Si elle ne prend pas de suite un remède, il peut en résulter une affection grave.

Donner : Pou-lchong-g-ki-lang ou kouei-pg-lang (vu); ajouter chang-kg-chang (ll»,Oi).

L’homme et la femme après le coït éprouvent de la céphalalgie, de la lassitude.

Prendre de suite : Pou-tchong-y-ky-lang , trois ou quatre fois, et après lieou-oey-ty-houang-ouan (vu) ; trente fois.

Lorsque l'homme et la femme voudront avoir des enfants , ils devront choisir pour coïter des jours autres que ceux de grand vent, forte pluie, rosée abondante, froid intense, brouillard épais, chaleur extrême, tonnerre, temps très-humide, tremblement de terre et le premier jour de chaque quartier de lune; le dernier jour de l'éruption menstruelle et les deux jours qui suivent doivent être adoptés de préférence. Le germe étant rafraîchi par les menstrues, SC trouve dans les meilleures conditions pour être fécondé.

U est facile de reconnaître si une femme est enceinte : le premier mois le pouls est chc (plein) (ni fou ni tchin), tchè-tclu-, le deuxième mois le pouls est tche-lchr (lent, plein), le troisième mois houan-hoa ou tche-tchc , le quatrième mois kouan-hoa ou tchc-tcho, le cinquième mois hong-la.

On fera prendre également à la femme ; armoise (7 ',3G) , bouillie dans du vinaigre. Si après avoir pris cette boisson, la femme éprouve une petite douleur abdominale, c’est un signe de grossesse. On pourra employer de la même manière tmg-kouei.

tchuen-hiong (7*,3G); faire bouillir. (Voir le chapitre relatif au pouls.)

On pourra également savoir si une femme est enceiate d'un garçon ou d'une fille, pendant les cinq premiers mois. Si la femme est enceinte d'un garçon, le pouls Iche de la main droite est élevé; si c'est d'une fille, le même pouls de la main gauche est élevé, et si tous les deux ont cette élévation, c'est un signe quelle est enceinte de deux enfants. (Voir le chapitre relatif au pouls.)

La femme enceinte doit éviter, par crainte de fausse couche, de prendre : yuen-jmn, choui-tche, mang-tchong , ou-leou, fou-tsee, lien-hiong, ye-ho-choui-yn, pa-teou,nien-sg , y-y-jin, ou-kong, sanlang, ta-tchou-che, yuen-kouei, musc, ta-ky, cha-teou, houang-lsee , houang-hiong , ya-kio, mang-siao, tan-py , kouei-lsee, kouan-koua, tsien-lkou, tsao-kio, pan-fiia, nan-sin, long-lsao, kin-mc, kenkiang, tao-jin, sie-k'io, kan-lsy.

Ta-tai-yo-fang (remèdes abortifs) .

A n’importe quelle époque de la grossesse, la-lai-yo-fang . — Pateou (1®), piler, extraire l'huile, hong-leang (2®), ôter la tête, pan-mao (2®), ôter la tête, musc (0>,3); réduire en poudre; pilules, prendre le tout. .

-Autre : Tso-yo-la-lan-fang. — Chou-ty-tan (1®,80), Isao-lan (1®,80), pa-teou (6®) (ôter l'huile), cha-lchouang (3®,08), müsc (0®,2); réduire en poudre, mettre dans un sachet, l'introduire dans la matrice et l'y laisser. (Excellent pour les premier, deuxième, troisième et quatrième mois de la grossesse).

Lorsque la femme est enceinte, il ne faudra pas, de crainte d'avortement, percer les trous (Acuponcture) suivants : premier mois, ta-touan, sin-kien, tan-tchong, Ichong-fong, ou-ly, tchong- /«o; deuxième mois, kieou-sin , Jou-yang , tsue-kou, yang-lingiien; troisième mois, lao-kong , ta-ling, la-kouan, kien-che, kuemen, kin-lsao; quatrième mois, kouan-tchong, yang-lche, nueikouan, lien-tsin, king-yuen; cinquième mois, yn-pay, ta-lou, kong-men, sang-tieou, kan-yng-kio, lo-kou, yn-lingsien ; sixième mois, ly-loui, fang-long, jou-che, hia-lien, san-ly; septième, chao-chang, yn-tsy, lie-kue, tcbe-tsao, tien-fou; huitième mois,

MÉDECI\E DES CHI\OIS

chang-yantj, eul-ken, kio-kou, hia-lien, san-ly, kin-tche, kien-lsin, kien-yn; neuvième, yong-tsuen, yen-kou, lan-sy, kiao-sin, tchoupy,fou-lieou, ko-kou, san-yn-kio.

Xgo-tchou.

Si une femme enceinte d’un mois niante continuellement des aliments acides ou excitants, alors des vomissements de bile se déclarent; douleur a l’estomac, fièvre. Presque toutes les femmes ont cette indisposition, qui n’est pas qrave.

Traitement : Houang-long-tang . — Tsay-kou, ichouang-kin, Inngchin, foH-ling, kan-tsao (7», 30); faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

Si les vomissements continuent après que ce remède a été pris, se servir de euUtching-tang (vu), ajouter tche-kio (7«,30).

Si la malade a perdu l’appétit, prendre lieou-kiun-lsee-tang , ajouter ssc-c/iou, tche-kio (7>,30) ; faire bouillir, trois ou quatre fois.

Tai-long-pou-neng {a.cc\Aenii pouvant déterminer une fausse couche).

La femme étant enceinte depuis trois ou quatre mois se livre à dos excès de coït ou de boisson, ou bien elle a de violents accès de colère , ou bien encore fait des efforts exagérés ; ces trois causes peuvent déterminer une douleur au ventre et par suite une fausse couche.

Prendre de suite nan-le-san. — Pe-tchou, tang-kouei (3«,68), kan-tsao (25>) ; faire bouillir.

Autre : Kin-koitei-tang-koueisan. — Tang-kouei, houang-kin, pe-tchou (11», 04), tchuen-hiong , pe-cho (7», 36); faire bouillif, trois ou quatre fois.

Autre : Fo-so-san. — Tang-kouei { 1 1»,04), tchuen-hiong (7«,36) ; faire bouillir, cinq ou six fois.

Si la douleur est très-forte et se eommunique aux reins, prendre kiao-ngai-hiong-kouei-tang . — Kgo-kio (36»), tchuen-hiong (36»), tang-kouei (28«), kan-ty-houang (28»), ngai-yê (28«); pulvériser, prendre chaque fuis 11», 04.

MALADIES DES KEMMES.

La femme faisant un effort trop violent ou une chute , ou recevant un coup au ventre, ressent une douleur au ventre; le sang coule par le vagin.

Prendre de suite ly-houang-y-mou-lang . — Chany-ty-houany (1 1*,04), y-mou-Uao (25>), tany-kouei, houany-kouei (I5>), gingembre; faire bouillir, prendre cinq ou six fois.

Fou-jin-houei~fou-ouan (vu), excellent remède pour prévenir les fausses couches cites les femmes qui y sont sujettes.

Tai-lo-hiue-kia .

La femme étant enceinte de trois ou quatre mois a un écoulement de sang par le vagin , à l'époque de l'éruption menstruelle. Quelquefois le sang est remplacé par une matière jaunâtre, liquide et très-abondante; douleur au ventre et aux reins. Cette affection est causée par une grande colère ou un chagrin profond.

Prendre nyan-lai-yn. — Tany-kouei, chou-ty (113,04), ichuenhiony, pe-cho, nyo-kio (7®, 36), nyai-yc (4'), houany-kin (73,36), kan-lsao (33,68), ly-yu-tan (11», 04), gingembre, jujubes ; faire bouillir, prendre cinq ou six fois.

Si la douleur au ventre est très-forte , prendre ta-tchuen-fany . — Tany-kouei, chou-ly (113,04), nyai-ye (4>), hiu-louan (15’), nyo-kio (7>,36), po-ho, ki-sou (4»), tchou-jou (7«,36); faire bouillir, prendre quatre fois.

Autre : Xyan-lai-tany-kouei-lany. — Tany-kouei, nyo-kio (11«,04), tchue’i-hiony jin-ieny (3*, 68), la-Uao (12»),

nyai-ye (-4>), kan-lsao (-4»); faire bouillir; un peu de vin; prendre pendant dix jours.

Tsee-fan.

La femme enceinte a des frayeurs continuelles, avec soubresauts, vomissements, inappétence, douleur au ventre, oppression, bouche sèche. Cette affection provient d’une faiblesse d’estomac.

Traitement : Tchou-ye-tany. — Pe-fou-liny, me-men-tony fany-fony (7», 36), houany-lsin (11«,04), jin-seny (3 3,68) , tchou-ye (4>).

HÉDECI\'E DES CHINOIS.

Autre ; Tcht^ou~yng . — Tche-mon, me-Umg, tche-fou-ling (4*), kouang-kin, houang-tsin (7*, 36), han-tsao (3*, 68); ajouter fcAoaly, faire bouillir.

Autre : Sy-kiao-san. — Sy-kio, li-kou-py, tiao-kin, ngai-mentong, tche-fou-ling, kan-lnao (7>,36); faire bouillir. Peu grave.

l!ne femme enceinte a l'estomac affaibli : inappétence, mal à l'estomac, aliments non digérés, envies de vomir, pouls châ (plein).

Prendre Iche-choti-yng. — Tche-choii-yc (7«,36), ta-fou-py (11*, 04), tchuen-hiong (7*, 36), pe-cho, Ichin-py , lang-kouei [\\^,Q\),jin-seng (3*, 68), kan-tsao (4«), gingembre, poireaux (7); faire bouillir.

Tcbin-cbang-pou , célèbre médecin , raconte qu'une femme enceinte de sept mois ayant fait une trop longue route, ressentit ensuite une douleur très-vive au ventre ; pouls Icfnii (profond) , agitation, visage très-rouge, langue noire, cracbats épais. 11 prescrivit tchechou-yang dix jours, et elle fut guérie. (Excellent remède, que l'enfant soit mort ou non.)

Autre remède : Ko-ly-lay-san. — h'o-ly-Iay, tche-fou-ling, Isien-py, ta-fou-py (11*, 04), Isien-kou, tang-py (7*,36), tseetsao (7», 36), tchuen-hiong (4*), pe-lchou (3*, 68), gingembre, jujubes ; faire bouillir.

Ces derniers remèdes sont également elHcaces pour guérir toute douleur au ventre , au cinquième , sixième , septième mois de la grossesse.

Dans le cas où la femme , au cinquième , sixième , septième mois de la grossesse, ressent douleur au ventre, inappétence, lassitude , prendre tchang-kong-pou-ky-tang. — Kiang-ho, sangpe-py (7*,36), ping-lang, ta-fen-py, tsin-py, tche-cho, Ichin-py, tche-fou-ling (11*, 04), pan-hia ('t*), houei-sin (2*), tche-chou (3*, 68), kan-tsao (3*, 68), gingembre, jujubes; faire bouillir, prendre cinq ou six fuis.

L'nc femme enceinte de cinq, six, sept mois, à la suite d'une peur éprouve les symptômes suivauts : ventre enflé et douloureux, douleur au côté, agitation.

Prendre ta-chang-lang . — Pe-foii-ling, lang-kouei (11*, 04), tchuen-hiong, houang-tsin, me-tong {1^,'iG), jinseng, mou-hiang.

kan-tsao (3*,68), gingembre; foire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

Une femme enceinte de quatre ou cinq mois , par suite de refroidissement ou de trop grande secrétion de bile , peut éprouver douleur trés-vivc et intermittente à l'épigastre et au ventre, écoulement de sang par le vagin, quelquefois soif, chaleur, ventre ballonné, envies de vomir, inappétence, visage jaune, pouls hienkin (tendu).

Traitement : Lieou-kiun-tiee-tang (vu) ; ajouter ching-ma (3^), tsay-kou (7*,36), mott-hiang (4»); faire bouillir, prendre trois fois.

Dans le cas où la douleur à l'estomac est très-forte , l'oppression devient très-pénible.

Remède : Tian-pao-lang. — Tchuen-kiong (7 >,36), tang-kouei, fou-ling, ho-po (11*, 04); faire bouillir.

Autre remède : Ssc-tche-tang . — Pan-hia (7>,3G), ho-po, fouling (11>,04), Iche-chott (4>); faire bouillir.

Une femme enceinte de cinq, six, sept mois, éprouve subitement douleur à l'estomac et au ventre, constipation, urine rouge , toux , crachats , envies de vomir, inappétence.

Remède : Tchuen-hiong-san. — Tchuen-hiong (7>,3G), tangkouei, jin-seng, ou-lchou-y U, fou-ling (3>,68), ho-po (1>,80), pecho (2»), kic-kang (7>,36), tche-kio (4>), kan-tsao (7>,36) ; faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois; prendre ensuite tnng-koueichao-gao-tang. — Pe-cho, tang-kouei, fou-ling, pe-tchou, tcho-sie, tchuen-hiong (7 >,36); faire bouillir; trois ou quatre fuis.

La femme étant enceinte de cinq , six , sept mois , éprouve à l'estomac des douleurs très-aiguës et lancinantes , borborygmes , vomissements, inappétence.

Remède ; Siang-ngo-san. — Xgo-tchou (11»,0.4), ting-hiang, kan-tsao (7>,36); faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

La femme étant enceinte de trois ou quatre mois, éprouve une douleur assez forte au ventre; au-dessus du nombril se forme une tumeur très-douloureuse à la pression; agitation continuelle, faiblesse aux bras et principalement aux coudes, visage pâle et froid , ventre enflé et tombant un peu.

3U MËDECI\E DES CHIXOIS.

Remède : Sse-kiun-tsee-tang , ajouter tang-kouei, chou- Ig (11*, 04) ; faire bouillir.

Une femme enceinte de quatre ou cinq mois ressent quelquefois des douleurs au ventre; bas-ventre très-douloureux, absence d'urine, ventre tombant un peu.

Traitement : Long-ly-tan-tie-kan-long une fois , et ensuite aekiun-lsee-tang ; ajouter tsay-kou (1 1>,04), ching-ma (3'); prendre trois ou quatre fois.

Une femme enceinte de six ou sept mois éprouve , à la suite d'un refroidissement, douleurs aux reins, au dos et au bas-ventre ; cou roide, mouvements convulsifs dans les mains, constipation, visage rouge , fièvre.

Traitement : Ou-kia-py-tati. — Tou-lchong (\\* , ou-kia-py

(7*,36), ngo-kio fang-fong (7*,3ü), tigo-ky (ll>,0t),

tchuen-hioag (7*, 36), pe-cho (H*), sy-nin (4>), py-sie (7>,36); faire bouillir, prçndre quatre ou cinq fuis.

Une femme étant enceinte de trois, quatre, cinq mois, éprouve subitement les symptômes suivants : les quatre membres enflés, visage enflé, urine rare, douleur à l'estomac , dévoiement, chaleur, malaise, fièvre, soif.

Traitement : Lieou-kiun-tsee-lang ou kouei-py-lang avec siaogao-san (vu).

La femme étant enceinte éprouve, à la suite d'une indigestion, douleurs au ventre et à l'estomac, dévoiement, éructations, etc.

Traitement : Tche-chou-ouan. — Tche-che, pe-lchou (36>); pulvériser, pilules (7>,36 chaque fois); et si les symptômes s'aggravent : Ping-oey-tan. — Tsang-chou (11«,04), ho-po (7«,36), Ichin-py (3»,68), kan-lsao (1*,80), gingembre, jujubes; faire bouillir.

Autre remède ; Lieou-kan-lsee-lang ; éviter rhubarbe , huile de croton.

La femme étant enceinte respire de mauvaises odeurs dans un lieu où se trouvent des animaux en putréfaction , dans un marais, ou bien dans un endroit inhabité depuis longtemps; douleur lancinante à l'estomac, oppression.

Itemèdc : Tang-kouei-san. — Tang-kouei, kin-py ( 1 1*,04), ting-

kiang, tchuen-hiong (7',3C), ott-IfAou-yn(I l',04) ; poudre (3*,G8), deux fois ; prendre ensuite Ig-houang-Uhe-kiao-tang . — Seng-ty (36«), Irhe-kto (25»), mou-hiang (28»); poudre (3», 68), une ou deux fois; prendre ensuite, si la femme sent des mouvements dans le ventre cinq ou six jours après, san-tche-tang . — Tsin-py (1 1»,04), houang-kin, pe-cho (7 >,36), kouei-oey, tchuen-hiong (3»,68), mouhiang (l',80) ; faire bouillir, prendre deux fois.

Chang-han.

Les s}*mptôroes de rkang-han chez la femme enceinte sont les mêmes que ceux dont nous avons parle plus haut; les remèdes seuls devront être différents.

Nan-lai-ngo-kio-san. — Kgo-kio, pe-tchou, chang-ki-chang,jinseng, pe-fou-ling (1 l»,Oi), une fois.

Lorsque le corps est très-froid, la tête douloureuse, douleur, malaise, soif, visage rouge, prendre AiWnj'-rAoa-wrn. — Hiang-fou, Icke-chou, Ichin-py, kan-tsao, fang-fong, kiang-ho (7», 36), gingembre; faire bouillir; deux ou trois fois; ensuite kiang-ho-lang . — Kiang-ho, pe-tchou, fung-fong, Ichuen-hiong , pe-lche, houangkin, kan-Uao, sy-sin (3»,68) ; faire bouillir.

Lorsqu’il y a vomissements, fièvre, urine rouge, prendre kouang-long-sse-ou-lang. — Tsay-kon, houang-tsin, tang-kouei, teng-ty, hounng-Uen, san-tsy {T^,‘SG),jin-seng, kan-tsao (3», 68), tchuen-hiong, jje-cho (4>) ; faire bouillir.

S’il y a constipation, ajouter kou-lo (11», 04), tsee-che (7», 36).

Quand il y a de la toux, san-houang-kiai-tou-tang . — Houangtsin (11», 04), houang-Uen (3», 68), houang-pe (4>), san-lsee (7», 36); faire bouillir; ajouter me-/onÿ(7»,36), tchou-jou (3», 68), tsee-che (7», 36), ho-po (7»,36), giagembre; faire bouillir.

Si la toux est très-violente, ajouter lin-ly (3»,68), kiai-kang (7»,36).

Chang-fong .

Mêmes symptômes chez la femme enceinte ; changer seulement les remèdes.

Ainsi , au lieu de kouei-tche-tang , prendre kouei-tche-cha-yao-

MÉOECI\’E DES CHI\OIS

lang. — Kouei-lcheCt^fiG), c^-yo(ll^,0-i), tang-kouei(\ï>*)\{axK bouillir; peu à peu ajouter {'t>),Jbu-ling (ll*,0-4), Imn-

tMo (3>,68).

Si la maladie continue , prendre kia-ouet-kouang-Uin-taug . — Houang-Uin, pe-fou-ling, ngo-kio (11*, 04), pe-chao (7>,36), petchou (4>), (clie-t$ao (4>); faire bouillir.

Tchong-fong.

Mômes symptômes chez la femAne enceinte.

Remède : Fang-fong-tan. — Fang-Jbng, ko-ken, chajig-kychang , ling-yang-kio (7>,3ti), ty-tin (4»), lang~kouei {¥) , kanking-hoa , fang-ky, ttin-kio (11®), kmei-tin (3>,68), fou-chin, kan-bsao (1 1') ; poudre; 4> chaque fois dans un verre d'eau.

Deuxième remède ; Chang-sy-kio-san. — Sy-kio-ma-houang (2ô’), fang-Jbng, Iche-tsien (11», 04), kiatig-ho, tung-kovei, jinseng, ko-ken, tche-ckao (11«,04), tsin-kio, kan-txao, che-kao (3», 08); poudre (3», 68), eau.

Remède général : Fang-ky-tan. — Fang-ky, kiang-ko, fang- Jbng , ma-houang, song-Uee, ling-yang-kio, kouei-sin , kin-kiaisoiiy, yn-y-jin, chang-ky-clutng, kan-bao (7», 30), gingembre, jujubes; faire bouillir.

Fong-king.

La femme étant enceinte et de constitution débile, éprouve quelquefois, à la suite d'un refroidissement, soif, cou roide, délire, constipation, urine peu abondante; convulsions; la tète rejetée en arrière.

Remède : Ling-yang-kiao-san. — Ling-yang-kio, siuen-ltaojin, ou-kia-py, y-y-jin , fang-fong, lang-kouei, tcliuen-hiong, fouchin-hong , Jin-mou-hiang , kan-lsao (1»,80), gingembre; faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois.

Autre : Ko-ken-Uing. — Ko-ken (7», 16), y;c-;no« (3», 08), mou- {an-py , fung-fong, fang-ky , lang-kouei, tchuen-kiong (3»,(i8), pefou-ling (7», 30), kouan-kouei (3»), tcho-sie (4»), che-ako (7»,30), chou-ko (7»,30), yu-lchin, kan-lsao (4»); faire bouillir trois ou quatre fois.

Une femme enceinte de six mois a des convulsions : visage couvert de pustules noires, yeux fermés ; de la bouclie coule une mucosité blanchâtre; délire.

Remède ; Hiong-ho-tang. — Tchuen-hiong , kiang-ho un peu de vin ; faire bouillir.

Autre : Kiang-ho-tsieou. — Kang-ho, fang-fong (25"), he-leou (50") ; faire bouillir.

Tche-uhong.

Mêmes que pour les enfants. — Prendre ho-tong-lang (vu), lieoukiun-lsee-laiig (vu).

Tche-gn .

Une femme enceinte de sept mois perd l’usage de la parole ju.squ’à l’enfantement. — Prendre sse-oulang.

Toux.

Femme cncc'mte s’exposant k un refroidissement : toux, céphalalgie , douleur au côté, vomissements, urine après la toux, crachats blancs, somnolence, inappétence.

Ma-teott-ling-san. — Ma-teou-ling, tchin-py (7«,:t6), kie-kang, jin-seng, kan-tsao, /c/(c-/cAou (3", 08), ^c-mou (1", 80), sang-pe-pg (■4"), tchin-pg (7", 30), Ut-fou-pg (4"), ou-oeg-lsee (1",80); faire bouillir, prendre quatre ou cinq fois.

Autre remède : Po-ko-saii. — Po-ho, tsee-guen , pe-mou, pe~ cho, tsien-kou, Iche-fou-Ung , kie-kang, kan-lsao (3", 08); faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

Remède général quand l’enfant remue : Tsuett-lang. — Tsuen, lien-men-toiig , kie-kang, sang-pe-pg, hing-jin, fang-fong, kanlsao (3>,08); faire bouillir.

Tcfiiien (oppression).

Par suite de refroidissement : constipation , vomissements après les repas, douleur au côté, bouche sèche, langue jaune, oppression.

Remède ; Ping-ngan-san. — Tchuen-hiong , mou-hiang , tchinpg, chou-tg, kan-kiang, seng-hiang , ho-po, kan-lsao (4®); faire bouillir, prendre deux fois; peu grave.

MKDECIX'E DES CHINOIS.

l’ommemenl de sany, écoulement de sang par le nez.

l'nc fcniinc enceinte de qiiuire, cinq, six mois a une violente colère; à la suite : vertiges, insomnie, soubresauts; urine coulant goutte à goutte; bouche sèche et sans soif, inappétence, vomissements de sang, ou crachement de sang , ou écoulement de sang par le nez.

Traitement : l'-rhang-san. — Chou-ty , jin-seng, pou-houang , tang-kouei , tchuen-hiong , ou-mey-jou ; poudre (25«); trois ou quatre fois.

Autre ; Ty-liouang-lting. — Seng-ly, chou-ly, ko-ky-lsee, tykoii-py, fien-men-long, houang-kin , jie-cho, houang-tsin, kan-tsao (i»); faire bouillir, trois on quatre fois.

.\io-ky (fièvre).

Céphalalgie, vomissement des aliments, éructations fétides selles sèches, urine rouge, fièvre.

Tsy-pao-san. — Tchan-rhan , ho-po, tsin-py, tchin-py , kantsao, ping-lang, tsao-ho (i’); faire bouillir, trois ou quatre fuis.

Autre : Tsin-py-tang . — Tsin-py, lio-jx>, pe-tchou, tsao-ho, fouling,pan-hia, houang-kin, isrty-Aon ( 7*, 3(>),sc»ÿ-Aiff«;faire bouillir.

Diarrhée.

Diarrhée nommée han-sie. — Remède : Ly-tchong-tang (vu).

Diarrhée nommée che-sie. — Remède : Ouei-ling-tang (vu).

Diarrhée nommée — Remède : Ouen-ling-tang (vu).

Diarrhée nommée chou-sie. — Remède : Ou-ling-san (vu).

Remède commun : ' Pou-kouan-king- trhnng. — Tsang-chou (7»,:Uî), ho-])o, chin-py (11'), ho-siang (7',3(J), pan-hia (-4®), kan-tsao, gingembre, jujubes; faire bouillir.

Constijtation.

Chaleur, malaise, constipation : Sse-ou-tang . — Ajoutez houangtsin (11'), tao-jin (7',3(î); faire bouillir.

Si l’estomac est laible : Lieou-kiun-tsee-tang ; ajouter tche-chou (4'), hing-jin (7®,3t>).

Pour constipation rebelle : Kia-ouei-siao-yao-san -(\u) , et dans le cas de non réussite : Ta-fott-py-san. — Ta-Jbu-py, tche-fou-Ung,

tsee-tsio (H*)], han-Uao (7s, 30), oignon; faire bouillir, et enCn, si elle persiste et devient dangereuse, ajouter rhubarbe (11'), miel ("s, 30).

Suppression d’urine ou émission urinaire dijieik.

l’ne femme enceinte après une violente eolèrc peut éprouver l’affection suivante : ventre très-gros et douloureux ; les membres enflés; oppression, suppression d'urines ou émission diflicilc; matrice enflée.

Tang-kouei-san. — Tang-kouei, tsee-tsio, j>e-cho (ll',0i), tche-fou-ling , tchuen-hiong pe-kiang, 7nou-liiang

faire bouillir.

Autre ; Mou-tong (\\*), ping-lattg (7s, 30), tsee-tsiao, la-fou-py (Ils), long-pienj faire bouillir.

Tsuen-pao. (Urine coulant spontanément.)

Une femme enceinte, après une grande colère ou un profond chagrin, peut avoir envie d'uriner sans pouvoir uriner : émission urinaire en dormant; pieds enflés, vertiges, amaigrissement, oppression.

lleinède : Jin-seng (3s, 08), tan-kouei, pe-rho, pe-tchou (7», 30), tchin-py (11'), kan-tsao, pan-hia (i'), seng-kiang [1*)\ faire bouillir, prendre quatre fois.

Ouang-ta-tsuen raconte avoir donné ses soins à une femme qui avait cette affection. Après avoir employé tous les remèdes, il arriva que le ventre de la malade se gonfla énormément ; il prescrivit : Jin-seng (3', 08), houang-tsin (7', 30), ching-ma (3'); faire bouillir. Trois jours après elle fut guérie.

.Autre remède : Tang-kouei-tsee-san. — Tang-kouei-tsee , tseetsee, hoa-cfie (25'), mou-tong (11“); faire bouillir. Ce remède est également bon pour les hommes.

Urine coulant goutte à goutte.

Femme enceinte de trois ou quatre mois : grande chaleur à la vessie, urine coulant goutte à goutte continuellement; douleurs à l'estomac, crampes; matrice douloureuse.

MÉDECIXE DES CHINOIS.

Tsee-liiufsan. — Me-long, iehe-ling, ta-fou-py, mou-lonj (11*), kan-tsao (3«,68), tan-tchou-ye (7«,3G); faire bouillir.

.<\ulrc ; Ou-liny-san. — Tc/ie-c/io , Isee-lsee (H«), tcbe-liuny, l/niy-/iuuei (~ > ,'Mi) , hounng-lsin , kun-lsao ( 4>); ajouter seng-ty, Uo-see, mou-long (11*), koua-che (7«), Icho-kien-tsee (25'); faire bouillir, troi.s fuis.

Femme enceinte de huit a neuf mois sur le point d’enfanter : ventre gonfle, urine coulant goutte à goutte; défaillances, crainte du froid.

Remède : Ta-fou-py -son . — Tcht-fou-Ung (15«), ia-fou-py (i5«), tche-tsiao kan-tsao (i»), oignon; faire bouillir.

Autre : Ty-fou-tsee-lang . — Ty-fou-tsee (11*), tche-hien-tsee (25*), Iche-mou, houang-kin (7>), tche-hng, }>e-cho, tche-kio, tong-tchao, kan-tsao, ching-ma (H*); faire bouillir.

Ecoulement de sang par le vagin.

Femme enceinte de quatre, cinq, siv. mois, par suite de chagrin ou colère ; écoulement de sang par le vagin, chaleur, seins enflés, inappétence ; pouls hottan-hieng, tréiuuleux.

Donner : Kia-ouei-siao-yao-san (vu) , et après pa-lching-lang . — Ajouter Isan-kou, tan-py (7 *,36), tche-lsee trois fois.

Autre : Hiu-touan-lang. — Tang-kouei (11*), chan-ty-houang (25*), hiu-touan (80*), tche-siao (H’)i oignon; faire bouillir.

Vue obscurcie.

La femme enceinte de neuf mois et sur le point d’accoucher éprouve queiquefnis les symptômes suivants : vue obscurcie , voit à peine; céphalalgie, vertiges, cou enflé et roidc, lassitude.

Donner: Siao-foug-san. — Jin-seng , fou-ling (11*),

kiang-san (7*,), tchuen-hiong (^*), fang-fong (7«), ho-siang (7*), tsan-toui (7*), tsiang-ho (4*), tchin-py, /lo-po(lli), kin-kiai (H*), kan-tsao (4*); faire bouillir.

Quelquefois, après l’enfantement, les yeux restent fixes et dirigés vers le ciel : Sse-ou-lang (vu); a\oo\.0T kin-kiai , fang-fong (11*,04).

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MALADIKS DES FEMMES.

Pleurs.

Une femme étant enceinte pleure cnnliiiiiellemcnt.

Remède : Kan-me-tan-lsao-tang. — h'an-lsao ( Il 0 •) , tiao-metsee (250>); ta-tsao-lsee (20>); faire bouillir, cinq fois.

Une femme enceinte, après une maladie très-grave telle que choléra oueu-y, chany-han , etc., devra prendre pour prévenir une fausse couche : Kouei-sin-san . — Kouei-sin (3’,68), houa-lo (7«), nieou-sy, king-me, Utng-kouei (H’); faire Imuillir.

Fausses couches.

La femme étant enceinte ne peut souvent pas dépasser le troisième ou quatrième mois de sa grossesse .sans faire une fausse couche. La cause est due généralement h un appaiivrisscinent du sang ou à des colères continuelles ; les prodromes précurseurs sont : pouls hong-la , débordant; lassitude.

Remède : Pe-lchou (7», 36), houang-tsin faire bouillir,

prendre trente ou quarante jours.

Tsou-tan-sy, célèbre médecin , raconte qu’une femme arrivée à l’àge de trente ans ne pouvait jamais dépa.sser le deuxième mois de la grossesse; la cause était due à un accès de colère trèsviolent quelle avait eu. Il lui prescrivit ; houang-tsin , tang-kouei (11*), pe-tchou, kan-tsao (A*); faire bouillir. Elle en prit trois mois do suite et put enfanter.

Une autre femme depuis trois mois n'était plus réglée. Le pouls était che (plein) ; il était présumable qu’elle était enceinte. Le neuvième mois, au lieu de mettre au jour un enfant, elle rendit par le vagin une masse énorme de sang, et à la suite elle éprouva une défaillance. Tsou-tan-sy, appelé par la malade, lui prescrivit pou-tchong-y-ky-tang (vu), et elle fut guérie.

Ouang-che-san raconte qu’une femme âgée de trente ans, trèsjaune, n’avait jamais pu dépasser le septième ou le huitième mois de sa grossesse avant la fausse couche ; le pouls devenait très-faible. 11 lui prescrivit la-pou-yn-lang. — Tchuen-hiong (4*), ou-oey-tsee (.30*), ngo-kio (11*), kan-kiang (3*, 68), houang-tsin (7*, 36), tang-kouei (11*), pe-cho (11*), pe-tchou {4’), jin-seng

MÉDECI\E DES CI1I\0IS

(3*, 68), lou-lchong (7’,36), moii-hinng (3’, 68), Aûfn-fttfo(7»,36); faire bouillir, prendre trois ou quatre fois. Elle fut guérie.

Remède excellent pour les femmes enceintes qui ne peuvent dépasser le troisième ou quatrième mois de leur grossesse ; Kien- Isin-pao-tan-ouan. — Pe-khou, chou-tg, tou-uhong, tang-kouei, ngai-ye (36«), cha-jin (25«); pulvériser, mélanger avec des jujubes pilés; pilules comme des pois; chaque fuis 11 grammes; prendre tous les jours dès que la femme est enceinte.

Remèdes excellents pour les femmes enceintes qui ne peuvent dépasser le cinquième, ou sixième, ou septième mois de la grossesse ; yn-tchousan (vu), la-pou-gn-lttng (vu).

Il peut arriver que la femme, après avoir pris un de ces remèdes, éprouve une grande chaleur, veines gonflées, soif, visage rouge, pouls faible. Donner de suite lang-kouei-lckuen-hiongtang. — Tang-kouei, tchuen-hiong , c/ioii-lg, pe-cho (7>,36), yuen-kou-so (11>), hong-hoa, hiang-fou (H'), kin-py (4»), Uhenan-ye (11®), mou-lan-py (H®), lao-jin (4®), tong-pien; faire bouillir; et si le ventre est un peu douloureux, prendre mc-outang ; a.]oxiicT jin-seng foii-ling (11®), pe-lchou (4®);

dix fois.

Remède pour les femmes qui ne peuvent dépasser le qunlrièine ou cinquième mois de leur grossesse : Ste-ou-eul-mien-lang . — Tang-kouei (H®), tchuen-hiong (4®), pe-cho (7®, 36), chou-ty (11«), koH-houang-hen (7®, 36); faire bouillir; cinq fois.

Femme enceinte dont le ventre n’augmente pas de volume à cause de rappauvrissement du sang; lassitude, inappétence, visage jaune. Prendre pa-lchin-tang ; ajouter jinseng (3®, 68), pe-tchou (^t*),fou-hng (11*); trente jours.

Si la cause provient d’une grande colère , prendre lieou-kiun- Isee-tang; ajouter tsay-kou, Isee-lsee, itee-kio, tche-chou kie-kang (11®); faire bouillir; vingt jours.

L'nc femme a le ventre enflé et présente tous les symptômes d’une femme enceinte; un an après, elle n’a pas enfanté, il faudra lui donner alors pou-tchong-y-ky-lang ; ajouter fou-ling (ll®),jBa«hia (4®) ; dix jours; et ensuite pa-lching-lang (vu).

Il arrive quelquefois qu’une femme présente tous les symp-

tûmes de ta femme enceinte; trois mois après, son visage devient jaune, le pouls c/<e (plein) ; inappétence, fatigue. Un célèbre médecin, appelé dans ce cas par une femme nommée Tsy-niu, lui prescrivit IcAuen-hiong et lang-kouei, dont nous avons parlé plus haut. 11 reconnut de suite qu’elle n'était pas enceinte. Néanmoins le ventre continua à augmenter, et , le neuvième mois , elle mit au jour une grenouille. D'autres fois c'est un serpent, ou un gros ceuf , ou une queue de cheval , ou une masse de matières visqueuses comme de l'eau de riz. Ces cas ne sont pas rares. Dès qu'elle eut rendu ces matières par le vagin , on lui donna de suite hiong-Aoaang-ouan. — Uiong-houang (11>), kouei-kieou (7“,36), ling-tsao (A®), lan-clia (3«,G8), pa-leou (7a, 36), lay-kan (15«), ou-kong, ty-yaiig (1>); poudre, pilules; deux chaque fois.

Si ce phénomène se reproduit neuf mois après, lui donner tchong-y-ky-tang .

Fœtus dam le ventre de la mère.

L'enfant peut mourir dans le ventre de la mère : 1° par cause de maladie grave contractée par la mère , 2° par suite de coups et violences , 3° par chute , 4° par absorption d'aliments ou de médicaments abortifs, saignées, purgatifs, etc.; 5° exercices forcés, émotions trop vives ; 6° par l'action d'un moyen violent sur le fœtus.

Premier cas. Quatre ou cinq jours après que le fœtus est mort, le bas-ventre est froid, l'balcine fétide, le pouls tchin-hoa (profond, glissant). Prendre de suite ou-kin-san. — Chou-ty, pouhouang, tang-kouei, jou-kouei, tckao-cAo-yo, kiun-kiang, he-teov, pe-tcho-chouang (25<), les autres (25>); pulvériser; prendre 7*,36 dans un peu de vinaigre (150») et d’eau chaude.

Autre ; Ping-ouei-san, ajouter mang-siao (11»,04); faire bouillir; une fois sufGt.

Deuxième cas. Ecoulement sanguin très-abondant par le vagin , douleur au bas-ventre; le lendemain, bas-ventre froid, visage très-rouge, langue bleuâtre. Prendre fo-so-san (va), ou jou-chinko. — Py-ma-tsee (7»), pa-teou (4»), ôter la peau; che-kiang (0»,30) ; piler le tout ensemble et l’appliquer sur le nombril; le retirer après la venue du fœtus.

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Troisième cas. Kcoiilemcnt de sang par le vagin , douleurs au bas-ventre et aux. reins, langue noirâtre, visage très-rouge et couvert de sueur. Traitement : Ping-ouei-snn onjou-ehin-ko.

Quatrième cas. Écoulement par le vagin de mucosités rougeâtres, et par la bouche d'humeurs jaunâtres ; bas-ventre froid', urine très-rouge, pouls tchin-sij (profond, faible), pâleur. Patchinij-lang, ou piiuj-ouei-$an, ou joit-chin-ko.

Cinquième cas. Vomissements, visage bleu, dévoiement, douleur au bas- ventre devenu froid; pouls Ichin-chù (profond, rapide). Ping-ouei-sau ou jin-chin-ko.

Sixième cas. Matrice enflée et douloureuse, bas-ventre froid, écoulement de sang par le vagin, visage très-rouge, quelquefois sueur. Ping-ouei-sau ou jin-chin-ko .

Dans le cas où le fœtus ne sortirait pas , faire l'acuponcture et piquer ko-kou, san-yn-kio, ki-kai. Ce dernier moyen est à peu près infaillible.

Accouchement.

L'époque de l'accouchement, à terme est Gxée à deux cent soixante-dix jours, mais dix jours de plus ou dix jours de moins sont sans influence. Dès le commencement du neuvième mois, il faudra recommander à la femme enceinte certaines précautions très-utiles. Ainsi elle devra éviter toute émotion morale trop forte, les fatigues de toute espèce et les indigestions. On devra en même temps s'enquérir d'une accoucheuse habile , et préparer une chambre à l'abri des courants d'air, et dans laquelle la température sera constamment modérée, ni trop chaude, ni trop froide. On ne devra pas oublier le linge nécessaire pour l'opération et pour envelopper l'enfant , ainsi que tous les remèdes propres à faciliter la parturition. Le lit sur lequel doit avoir lieu l'accouchement ne doit être ni trop dur ni trop mou. Doux personnes seules, l'accoucheuse et une aide, assisteront l'accouchée. Refuser impitoyablement l'entrée de la chambre à toute autre personne. Recommander aux gens de la maison de ne pas faire de bruit au moment de l'accouchement, et de veiller â ce que les portes ^ne battent pas, que les chaises ne tombent pas avec fracas, etc..

de peur de nuire à la mère et à l’cnfanl. Acheter du vinaigre trèsfort, dont on se servira en cas de dcfaillancc, et une certaine quantité de millet, qui sera donné après raccoiicliement.

Deux ou trois .jours avant raccouclicnncnt , des signes précurseurs indiquent que le moment n’est pas éloigné. Ainsi écoulement muqueux par le vagin , gonflement de la matrice , douleurs aux reins, au ventre et à la matrice; peu à peu le gonflement de la matrice augmente , l’enveloppe du fletus parait dans le vagin , et donne naissance à un écoulement moitié eau, moitié sang. A l’apparition de ces symptômes, se coucher sur le dos, la tète un peu élevée. Les douleurs augmcntcut insensiblement et linissent par devenir très-aiguCs ; l’arcoucheusc avec sa main examine si la tète de l’enfant s'engage dans le vagin. Dès qu’elle se présente , la matrice semble s’ouvrir, les douleurs sont de plus en plus intenses ; peu à peu la tète franchit la matrice, et le reste du corps est dégagé et n’est plus tenu que par le cordon ombilical ; l’aide de l’accoucheuse coupe ce cordon et fait la ligature avec un cordonnet de coton. La durée de l’accouchement est ordinairement de quatre à cinq heures.

L’enfant se présentant par la tête ou par les fesses, l'accoucheuient est généralement dans de bonnes conditions et facile ; la matrice seule agit. Cependant il peut arriver que dans ces conditions raccouchemcnt soit long et dilTicilc, et exige l’emploi de quelques remèdes.

Ainsi 1* l’enveloppe du fœtus étant rompue , l’écoulement peut être trop abondant, le vagin trop sec, et l’enfant ne peut sortir.

Laver la matrice avec de l’eau, et donner h la mère fo-so-san. — Tang-kouet, Ichuen-hiong (ll',0i), koiiei-pan (2ô«), hiue-yn (11», 04), ajouter un peu de vin; faire bouillir; deux ou trois fois sulTisent.

Tclioui-chin-$an (vu plus bas) . — Pe-tsee, hoa-che, fou~long-};an, po-tcho-thouang, kui>r~Uao, tang-kouei, tchuen-hiong (7*, 30), un peu de vin et d’urine d’enfant; faire bouillir; est également très-bon .

Ces deux remèdes ont pour but de donner de la force è la

356 IIÉDECIME DES CHINOIS.

femme et de lui permettre d'attendre que la nature agisse d'ellcim'mc.

2* L'enfant se présentant par la télé peut être arrête dans sa venue par le rordon onibiliral passé autour d'upe épaule.

Dans ce cas , l'accoucheusc avec sa main ramène le cordon dans sa position normale, et on donne ù la mère fo-so-tan (vu).

3° La tête de l'enfant se présente ordinairement l'occiput (/cArn^ ling) en avant ; il peut arriver que ce soit une autre partie de la tète qui apparaisse ainsi ; l'accouchement est quelquefois alors un peu difficile.

L'accoucheuse, dans ce cas, avec sa main, ramène l'occiput en avant, et on donne à la mère foso-iau (vu).

4* Il peut arriver que les organes de la mère n'aient pas assez de force pour que l'opération se fasse naturellement.

L'accoucheuse examine de suite si un des trois cas précédents n'existe pas , et lorsqu'elle a reconnu que la cause provient d'un manque de force , il faudra donner de suite à la malade pa-lchintung (vu).

5* Il peut arriver que le vagin ne puisse pas se dilater suffisamment , ce dont l'accoucheuse s'apercevra facilement.

Donner de suite à l'accouchée p<io-ch<ing-oii-yao-s<in. — Tangkoitei, tchurn-hiong, j>e-chao, khe-kio, mou-hiung, kan-tsao (4*), yn-kiang, hiue-yn (l‘,8U); faire bouillir, une ou deux fuis.

Autre : San-loiiy-lieou-y-saii. — Tchin-cha (1*,80), hoa-che, kan-tsao, che-loiii, Irhuen-chan-kia (3>,C8), /sa/i-Zoïii (2.'»>), cheveux d'hommes (gros comme un œuf) torréfiés, pulvérisé-s ; faire bouillir. Appuyer en même temps avec la main, de haut en bas, sur le col de la matrice, jusqu'à ce que l'enfant puisse sortir.

Cette opération peut quelquefois durer trois jours. Donner alors continuellement à la mère pa-tchin-tang, tchoui-che-san , pour lui donner des forces. 11 est rare que l'opération ne réussisse pas , cependant il peut arriver que l'accoucheuse et les remèdes soient impuissants ; dans ce cas , la mère et l'enfant succombent.

G° L'enfant se présentant par la main , l'accoucheuse doit de suite engager la mère a ne pas avoir peur, et lui dire qu'elle sera dégagée très-promptement; puis, introduisant la main gauche

dans la matrice, elle soutient la tète de l'enfant, et avec la main droite elle s’efforce de ramener la main de l'enfant vers la létc. Ensuite a<]issant avec les deux mains sur la tiHe de l'enfant, elle la ramène en avant, ou le saisit par les pieds, et le fait sortir dans cette position.

Donner en même temps à la mère khoui-rhanfj-san ou i»ngouet-san (vu); ajouter

11 peut arriver que l'opération ne réussissant pas, l'enfant meure , ce dont l'accoucheuse s'apercevra aisément à l'absence de mouvement et à la froideur des bras. Dans ce cas, avec son crochet (morceau de fer en forme de croc à deux branches), elle devra saisir l'enfant et tâcher de l’extraire ainsi; s’il résiste, briser tous les os avec la main , et avec un cordon ou bien avec un crochet attirer le corps et couper chaque membre avec un couteau dès qu'il sortira, et pour faciliter l'opération, pendant ce temps, l'aide accoucheuse soutient la mère, qui quelquefois succombe à la suite de ces souffrances atroces. Quoi qu’il arrive , l’accoucheuse ne doit songer qu’à terminer promptement cette terrible opération, sans se préoccuper de la mère. Un recommande également' de piquer dans ce cas le bout des doigts avec l'aiguille, {.■icnponcture.)

L'enfant se présentant par le pied , prendre avec la main gauche rextrémite inférieure de la jaml)c de l'enfant, et avec la main droite appuyant sur le milieu du pied , s'efforcer de le faire , rentrer dans la matrice; mouiller ensuite la main droite, chercher l’autre pied , le ramener à côté du premier et tirer l'enfant dans celte position , par les deux pieds. Cette opération est assez facile, seulement l’accoucheuse doit avoir calme, prudence et patience, et on devra administrer h la mère des remèdes fortifiants.

11 arrive quelquefois qu'entre la mère et l’enfant se trouve un corps mou, de forme uvale, large de quatre à cinq pouces et aplati (la largeur et l'épaisseur peuvent varier). Ce corps, nommé ting-po, se trouve tantôt en arrière de la matrice, tantôt en avant, tantôt à droite où à gauche; il est adhérent au nombril par le ^ cordon ombilical. Si ce corps est trop considérable, inerte et dur, il prend le nom de ping-Uee-Zioii, et rend l’accouchcmcnt impossible. Si ce corps n’est pas d’un volume trop considérable et mo-

MÉDECIX'E DES CHINOIS.

bile, l’accoucbcuse pourra avec la main le ramener contre la face supérieure de lu nialrire, en avant ou en arrière, et facilitera ainsi la venue de renfunt.

Si une hémorrhagie se déclare , donner à la mère des remèdes forlinaiits et de nature à arrêter rhémorrhagic ; laver la matrice avec de l’eau et attendre patiemment.

F-pao.

Dès que l’enfant' est sorti du vagin, prendre l’enveloppe avec la main et l’extraire si elle ne descend ])08 d’elle-méme. Lorsque cette enveloppe offre (|uclque difGculté dans l’extraction , donner à la mère le remède suivant ;

. Aieou-sy-Uing. — Xieou-sy, kin-mc (73«), kouei-oiiei (110»), long-lchao, hoa-che (4»), houei^tsee (36»), homisiu (-o«); faire bouillir ; deux fois.

Autre : Nieou-sysan. — XieoH-ty, tchue»-hiong, po-ti«9, pouhouang, tang-kouei, tan-sia (2», 60), gingembre; faire bouillir; une fois.

Lorsque dans l’opération de l’accouchement il y a arrachement du cordon ombilical, il faudra de suite arrêter l'héiuorrliagie en mettant sur le nombril de l'eufant l’emplâtre suivant :

Kao-yo-fang. — l’ou-lsee joa-kouei (15»), nieoasy,

fung-Jong, kiung-ho ("»,36), taag-kouei {36»), hong-koa (-5»), tchum-hiong (25»), pe-c/io (11»), me-yo (450»); faire bouillir; SC servir seulement de fliuile, qui ne sera bonne que lorsque versée dans l’eau elle ne se divisera pas; prendre ensuite houangtan (300»), mettre dans l'huile et appliquer sur le nombril.

De suite après renfantemeut donner à la mère une tasse d’uriiie d'enfant de trois ou quatre ans, dans le but de faciliter la sortie de tout le sang mauvais qui peut se trouver dans le corps; lui recommander de reposer eu fermant les yeux, placer en même temps des coussins sous le dos, la tète et les jambes; l’engager à rester couchée sur le dos, à ne pas incliner à droite ou à gauche, et à bien se couvrir, de peur d’un refroidissement. Ces conseils doivent être suivis pendant trois jours. L’aecoucbcusc passera continuellement la main très-doucement sur le ventre, et avec un

UALADIES DES FEMMES.

lin^e lrt'g-))ropre et sec cssuycra de temps à. autre la matrice. Avoir soin de ne pas laver la matrice avec de l'eau.

Lors de l'accouchement , une grande quantité de sanq accompagne généralement la sortie de l'enfant; puis cet écoulement s'arrête après un quart d'heure ou une demi-heure, et peu de temps après il recommence à couler couleur des lèvres fraîches ; peu à peu cc sang devient épais et d'une odeur fétide ; deux ou trois jours ensuite, il n'est plus qu'une espèce d'eau sanguinolente, d'une odeur également très-forte; cela dure ainsi encore deux ou trois jours; il coule alors nmins abondamment, perd son odeur désagréable, et finit par n’étre plus qu'une sorte de suintement, qui s'arrête lui-même dès que la fièvre se déclare, habituellement le quatrième ou le cinquième jour; le suintement continue de nouveau pendant quinze ou vingt jours, et enfin peu à peu cesse complètement. Il faut avoir bien soin de ne pas arrêter cet écoulement de sang ou de matière excrétée , qui enlève toutes les humeurs sécrétées dans la matrice avant et pendant l'accouchement.

Dans le cas où une hémorrhagie trop abondante se déclare et devient dangereuse au moment de l'accouchement, donner de suite jm-Uhing-tang ou kia-oiiei-tie-àu-tang. — Tchuen-hiong (ll*,Oi), tang-koiiei (25>), pe-cho (ll*,Oi) torréfié, chang-lghouang (7*,3(>) carbonisé , ngo-kiao-tchou , ta-ky-

ken (7®, 36), jye-lnee {i’)\ faire bouillir, le prendre au moins pendant deux jours.

Autre remède, très-violent, mais très-efficace, pour arrêter une hémorrhagie : Tien-lsao-la/ig-koiiei-iang. — T$ee-tien-tsao (7>,36), tang-kouei, pe-cho (H*), hiu-louan (i>), tchuen-hiong (7s, 36), Ichou-yu (i>,80), seng-ty (7», 36); faire bouillir; une fois suffit ; mais ne s'en servir que très-prudemment et quand il y a danger.

De suite après l'enfantement, donner à la mère comme nourriture du millet, qu'elle mangera pendant trois jours; aucun autre aliment; ne pas fatiguer l'estomac; calmer la soif avec de l'eau de riz tiède; le troisième jour on pourra pcrniettrc du bouillon de jambon avec un peu de pain dans le bouillon; les jours suivants

uéOKCINE DES CHINOIS.

et pendant douze jours, ne prendre rien d'échaulTant ni de trop nonrrissant ; éviter de donner viande de mouton , cochon , bœuf, poulet, légumes échauffants, laiteux; un peu de poisson à écailles, du riz, des œufs, un peu de vin, sont d’excellents aliments, que l'on devra assaisonner avec un peu de sel. I.«g personnes qui viendront visiter l'accouchée devront s'abstenir de lui demander si l’enfant est un garçon ou une fille, éviter de se gratter la langue et de faire toute espèce de bruit. Les visites ne peuvent être que nuisibles i l'accouchée, qui devra parler le moins possible. Dans sa chambre, qui devra toujours avoir une température très-douce, il ne devra rester habituellement qu'une aide. Rien recommander à raccouchéc de ne pas se peigner ni sc laver le corps pendant douze jours , de rester couchée au moins trois jours, se lever ensuite peu à peu, de manière à regagner insensiblement ses forces; toute la nuit avoir de la lumière dans la chambre , ne pas sortir de la chambre pour satisfaire aux besoins d'aller à la garde-robe. Trois ou quatre jours après l'enfantement, la mère pourra allaiter son enfant.

Prendre tous les soirs, pour améliorer la masse du sang, sanhoa-tang. — Tang-kouei (l l',04), Uhuen-hiong (3>,G8), kan-kiang (1*,80), ko-kg-tsee (3G»), txee^nan-ye (3G>), y-mou-tsao {36»), chan-uba {11>,04), lao-jin (l',80), tong-hoa (3»,G8), kan-lsao (D,80), un peu de vin; faire bouillir.

Ou hiong-kouei-lang (vu) ; ou fo-so-sa/i.

Donner à l'enfant san-hong-tang . — Houang-kin (11», 04), houang-pe (15»), rhubarbe (1»); faire bouillir, lui faire sucer pendant trois jours.

Après les couches et pendant cent jours, l’accouchée est exposée aux maladies suivantes :

Cause : refroidissement subit ; symptômes : bouche fermée, tête rejetée en arrière, et continuellement en mouvement. Convulsions, rôle sibilant dans la gorge, avance continuellement le ventre par un mouvement automatique; intermittences dans ces symptômes, qui disparaissent et reviennent ; nez bouché , pouls tchin-sy (profond, faible).

Prendre de suite siao-htit-ming-lang. — Fang-Jimg, houang-ltin,

cho-yo (7», 36), ma-houang, ichuen-hiong {i>),fang-ltg (i>), jin-neng {3*,(iH),jou-ltouei (2«), fou-lsee (2»), hing-jin, kan-tsao (3>,68), gingembre; faire bouillir. ■

Prendre ensuite sept ou huit fois pa-lchin-tang (vu).

Si après avoir pris re remède, la sueur continue à être trèsabondante, et que la malade cherche dans le vide avec les mains, ce symptôme est d'un fôcheux pronostic.

Hiue-che raconte qu'une femme après scs couches , et à la snilc d'une hémorrhagie , fut saisie de refroidissement et éprouva tous les symptômes décrits plus haut; il lui prescrivit che-huen-la-poulang (vu), et ensuite pa-tchimj-tang , auquel il Gt ajouter houangkin (1 1»,04), jou-kouei (3", 68) ; un peu de mieux s’était déclaré, il Gt reprendre le même remède, en y ajoutant fou-tsee (7«,36), et elle fut guérie (I).

Hiue-yun (sang délirant).

Cette maladie qui provient d’une iiiGammation de l'estomac et d'nn refroidissement subit, apparaît ordinairement le deuxième ou troisième jour après les couches. Elle est caractérisée par les symptômes suivants : suppression de l'ccoulemcnt, qui a lieu après les couches, douleur déchirante à l’abdomen et à l'utérus, vertiges, fièvre, matrice tiiméGée, oppression, vomissements, hoquet, pouls Ichin-oey (profond, faible), quelquefois dévoiement ou constipation, peau couverte de sueur froide, rouge et tirée, pdleur extrême, face couverte d’une sueur froide, inappétence, les quatre extrémités froides, peu à peu délire.

Donner de suite Isin-kouan-MH. — Txee-nan-ye , Ichuen-hiong, (11», 04), kin-kiai (lô'), jin-seng (7»,36), kan-tsao (4*); un peu d'urine d'enfant et de vin; faire bouillir.

Autre : He-chin-san. — Tang-kouei (11*, 04), cho-yo, chouty (7«,36), kan-kiang, houei-sin (3«,68), pou-houang, kan-lsao

(i) Toutes les fois qu'une femme prendra froid après l'cnranlemcnl, on prendra de suite des grains de blé (2 litres), que l'on fera cbauffer dons du vinaigre et que l'on mettra dans un linge sur le ventre.

(4>), A<-/eo« (1 1«,04) , un peu d'urine d’enfant; faire bouillir; prendre une ou deux fois.

Si CCS deux remèdes ne ' réussissent pas , le troisième jour ùonncT rhe-Uuen-ta-pou-tang (vu); le quatrième jour hia-outtjhiony-kouei-taug . — Taiig-huuei (3G>), tcknen-hiong (22*), hioiighouang (II*), nieou-tg, tao-jin (7«,3G); faire bouillir.

Si après avoir pris ces remèdes le sang ne recommence pas à couler, les symptômes pré<-édcnts s’aggravent, et la malade ne tarde pas à succomber. Dans le cas contraire, continuer les remèdes précédents pendant dix jours.

La durée de cette aflection est de sept à huit jours. Mortalité : trois sur dix.

Après les couches ; constipation , ventre gonflé et douloureux ; prendre de suite ma-fen-ouan. — Ta-ma-jin (11»,04), Iche-kio jiii-seng (i"), mou-hiang (3», 68), tao-jin (4®); faire bouillir avec mg-leou-fa (vu); peu grave.

Xgo-lou-pou-hia.

Cette affection n’est qu'une espèce de hiue-yun. Dans la première les lochies avaient paru et s’étaient arrêtées ; dans celle-ci un refroidissement subit les empêche de paraître. lies symptômes sont les mêmes, seulement la fièvre est moins forte et les douleurs dans les articulations moins vives.

Traitement : Tong-yn-yn. — Kouei-ouei (11®, 04), mou-tong (11*), pe-lchou {4"), hong-hoa (7*, 36) , tao-jin (3>,68), he-tsao (4>) ; faire bouillir.

Autre; Ho-ye-san. — Kan-ho-ye (73«) , kouet-hiai-yu (3», 68), taojin (3®, 68), nieoii-ky-lou pou-houang (7®, 36), seng-ty

(3®, 68), urine d’enfant; faire bouillir.

Autre : Me-yo-ouan. — T’un^-Xw/e» (25»), ^je-cAo (1 1®), houei-sin (4»), tao-jin (7®, 36), me-yo (11»), ckang-khong (20®), choui-tche (20»), pulvériser; pilules (2®, 80). Ce dernier remède est recommandé.

Cette affection est moins grave que hiue-yun. Après la guérison, prendre trois ou quatre jours de suite koa-ouei-sse-ou-tang (vu).

Douleurs d Vestomac.

Céphalaljjie, fièvre, verliges, douleurs il l'esloniac et au venlre, visajje bleu, exiréniilés des on,<5les bleues, pouls Icfnn-fho (profond, rapide). Celle affeclion survient ^cuéralcincnt une quinzaine de jours après renfanleinent , et provient d’une perle trop abondante de sang; donner che-siao-yao-san. — Pou-houang , ou-litig-lsee (3a, 68), pulvériser; prendre dans un peu de vinaigre; ensuite ta-sien-nny-tang . — Chou-ty, tang-houei, lo-ho, ou-tchou~yn, pecho, kan-kiang (3a, 68), houei-sin, siao-tsao, sy-sin (3>,68), kantsao (la, 80); faire bouillir.

Affection très-grave ; la malade peut succomber après deux nu trois jours.

Douleurs abdominales.

Il arrive quelquefois que les lochies ayant cessé de couler, la femme ressent des douleurs abdominales, et éprouve des envies continuelles de vomir; prendre lieou-kiun-tsee-tang (vu); s'il y a de la diarrhée, ajouter «e-cAfn-ifl/j. — Tang-kouei, tche-cko ("a, 36), kan-kiang (3», 68), tchuen-hiong (4’) ; faire bouillir.

Dans le cas où après les repas il y a envie de vomir, prendre eul-lchin-tuug (vu); ajouter rhan-lcha (Ha), pe-Uhou (-4»); lorsqu’il y a céphalalgie, chaleur, soif, vomissements, prendre ssekiun-tsee-lang. En cas de chaleur, douleur au bas-ventre, prendre che-siao-san ; ajouter tang-chin (4«), pe-Ickou (3«,68). En cas de céphalalgie, chaleur, prendre sse-ou-laug ; ajouter pao-kiang (3«,68).

Hiue-cbe raconte qu'une femme après la cessation des lochies, éprouva fièvre, céphalalgie, mucosités coulant du nez, extrémités froides, diarrhée; il prescrivit: Lieou-kiun-tsee-lang en ajoutant pao-kiang, jou-buuei (2^,S0), mou-kiang (2a, 80) ; elle le prit quatre fois, et esisuile pou-lcbong-y-ky-lang (vu), et fut guérie.

Une autre femme accoucha pendant l’hiver; les lochies s’étant arrêtées , il se forma au-dessous du nombril une tumeur trèsdouloureuse. Hiue-che lui prescrivit : Ventre de mouton (150>),

XIÉDECIX'E DES CHINOIS.

chou-hj (75*), gingembre (3G") ; faire bouillir; après avoir pris deux ou trois fois ce remède , elle fut guérie.

L'ne autre femme , sept ou huit jours après raccoucbcment , ressentit des douleurs au bas-ventre; des matières sanguinolentes coulaient par le vagin; constipation, chaleur, pouls tchin-oeij-che (profond, faible); le jour, délire. Kin-kouci, célèbre incdecin , prescrivit : tu-tchang-ky-tang (vu); une ou deux fois; elle fut guérie.

L’ne autre femme, sept ou huit jours après les couches, éprouva une douleur très-vive au bas-ventre ; dents serrées ; on lui prescrivit : clie-siao-sfiii (vu), et après tse-ou-i/ing , en ajoutant paokiang, Irhin-py, {1 >,SG), pe-tr/iou (11', 0-4); faire bouillir.

Douleur au côlé.

Quatre ou cinq jours après les couches, les lochies s'étant arrêtées, il peut survenir : vomissements de sang, lièvre, douleur au côté, corps cnllé, pouh foii-lieou.

Donner Tg-houa»g-tang. — h'an-tg-liouang (11*), pe-cho (7',,3(î), laiig-kuuei (25«), jmu-bouaug ( l',80), kouei-sin (7»,3G), kan-tsao (4*), seiig-kiaiig (2.‘>'), jujul>c$ (10); faire bouillir deux fois, ensuite laiig-koiiei-clio-yao-tang. — Tang-kouei, pe-r/to (7',3(i), kie-kaiig , ping-lang (11', 04), Irke-kio {W*), kouei-sin (4*), inou-hiaiig (7', 30), tsay-kou (\*) \ faire bouillir.

Autre : Houaug-tsy-fang . — Ho-jw, jin-seng, tang-kouei, fouling, kan-tsao, tcliin-py (7*, 30), seng-kiang (7*, 30); faire bouillir.

Autre : Ty-rhin-tang. — Tche-cho, pan-hia , tche-nan-ye, tchinpy, jin-seng, kan-tsao gingembre; faire bouillir.

Douleur aux reins.

Pendant les neuf ou dix premiers jours qui suivent les couches, la femme atteinte d'un refroidissement subit peut éprouver les symptômes suivants : douleur aux reins, vertiges, lassitude, chaleur, sueur.

Traitement : Tang-kouei-houang-ky-tang . — Tang-kouei, houang- Ai;i (30*), j9c-c/<o (23*), gingembre; faire bouillir, prendre deux fois.

Digitizod i y Cl . jgic

Autre : Ky-chang-fang-fong-tanri. — Toti-ho (36"),' Ichuenhiong (25»), pe-cho (H’), kouei-sin (i’), hiu-touan (3«,68), tangkouei,faiig-foiig{ll>), gingembre; faire bouillir.

Il peut arriver que quatre ou cinq jours après les courbes, les locbies ayant cesse de eouler, la femme ressente une douleur lancinante au bas des reins ; lui donner tno-jin-lang . — Tao-jin (7 *,36), sou-mou (11*), seng-lg (25*), matsg-tchong (30>), chouitche ( 30*) ; faire bouillir. Les loebies reviennent et la douleur cesse.

Autre : Mou-hiang-lieu-kio-lang . — Mou-hiang (4*), leng-hiang (3*, 68), Icitin-hiang (1*,80), gn-hiaitg che-hiang (3*),

ching-ma (3*), tou-ho (7*,36), lien-kio (7*,36), (3*, 68);

faire bouillir.

Céphalalgie.

Quelquefois l'accoucbée éprouve pendant les premiers jours après les couches: inappétence, céphalalgie, ensuite douleur à l'épigastre, douleur lancinante et intermittente aux yeux, Gèvre, démaugeaisons aux épaules. Cette affection , qui provient d’un estomac débilité, est souvent longue et dilficilc à guérir.

Donner Kia-kien-sse-ou-lang . — Tsang-chou, kiang-ho (II*), tchueu-hiong, faug-foug (7*, 36), hiang-fou , pe-tche, che-

kao, sy-sin (3*, 68), tang-kouei (11*), kan-lsao (3*); faire bouillir.

Autre : Hioiig-fou-saii. — Tcliuen-hiong (36”), ta-fou-lsee (1*), pulvériser; prendre 7*, 36, quatre ou cinq fois.

La femme, quelque temps après ses couches, éprouve quelquefois les syiiiptdmes suivants : corps roide; ne peut remuer ni le corps, ni les bras', ni les jambes ; clwlcur, céphalalgie. Eviter tout sudorifique, de crainte de convulsions.

Prendre tchong-long-san. — Tang-kouei, kouan-kouei, petchou , houang-kin, tou-ho, nieou-sy , king-lsao, seng-kang (25s) •, faire bouillir, une ou deux fois.

Prendre ensuite ou-lsy-san. — Tsang-chou , tche-kio (7*, 36), ma-houang (1*), kiu-hong (-4*), kie-kang (4*), ho-po (7*, 36), kan-kiang (7*, 36), pe-cho (7“,36), tchuen-hiong (7*,36) , pe-Jbuling (4*), pan-hia, pe-tebe (is^an)^ joii-kouei (1*,80), kan-lsao, tang-kouei (3*, 68), gingembre; faire bouillir (une ou deux fois).

. nÉOECI\E DES CHINOIS.

Kio-lÿ.

Il arrive quelquefois qu'à l’époque des chaleurs, la femme, douze ou quinze jours après les couches, par suite d'un séjour dans un endroit humide , éprouve les symptômes suivants : chaleur, malaise, convulsion légère, soubresauts, hoquet, douleur au pied.

Donner siao-hin-tHÎng-(ang (vu), deux ou trois fois.

Autre : Ta-fong-hong-tang . — Fang-fong , fou-tsee , nieou-ty, pe-tchou, tsiiig-ho, jin-seng , jou-houri , houang-kin , tchiien-liiong, chou-ty-houang , pe-cho, lou-lclioiig, kaii-tsao (îl8,G8) ; faire bouillir (trois ou quatre fois).

Fong-han .

La femme sortant dans les douze jours qui suivent scs couches et prenant froid aux parties sexuelles ou à l’anus, éprouve quelquefois fièvre , céphalalgie.

Prendre de suite? hiung-kouei-tang . — Tang-kouet , Ichueuliiung ("',3t)), jin-seiig (3*,G8), tche-chou, kan-ho (3*, 88), gingembre ; faire bouillir.

Surviennent ensuite les symptômes suivants : malaise, visage rouge , douleur à l’é])igastre, envie de vomir, oppression extrême.

Prendre Iclioii-ye-lang. — Tcliou-ye, ko-ken (1 , Jang-

foiig, kie-kang (\\*), jinseng , kan-tnao (t>), pan-hia (3*,t)8); faire bouillir; ajouter gingembre, jujubes. Affection peu grave.

Triioiig-fong.

La femme coïtant quelque temps après ses couches, prend froid ou bien s’cx|M)se à un refroidissement dans les cinq ou six jours (|ui suivent renfanteincnl. Symptômes : convulsions, ne peut lever les yeux ni remuer le corps ; bouche déviée de côté , vertiges , mucosités coulant de la bouche, lèvres bleues; froid dans les membres, dévoiement, sueur froide pendant les selles, borborygnies , douleur au ventre , chaleur.

Traitement ; Siao-hin-mvig-tnng (vu), une fois; après : Jong-lang. — Tsin-kio, kiang-ho, fang-fong, pe-tsee, tchtien-hiong,

chou-yo, laiiy-koiiei , chou-ly, pe-lchou , fuu-liiig (7 *,36), un peu de vin; faire bouillir.

Prendre ensuite fang-fonij-yany-jo-lany. — Fang-fong, tchecho, kouei-sin, ling-yang-kio, Ichuen-hiong, Utiang-ho, lang-kotiei , souan-Uio-jiii , iiieou-pang-lsee (7*, 36), cuisse de mouton (I50>); faire bouillir le mouton, <]ardcr l'eau dans laquelle on fera infuser les autres médicaments; prendre quatre ou cinq fois.

Kin-louan.

La femme sortant avant le treizième jour qui suit scs couches prend froid : convulsions, corps insensible, fatigue, somnolence.

Traitement : Choii-kin-lang. — ( 1 1»), kiang-houang, he-tong-py (7*,3G), latig-kouei (II*), lehe-cho (i'), pe-tchou , kan-lsao (3«,68), Irhin-hiang (1>,8(>), gingembre; faire bouillir, prendre deux ou trois fois; ensuite hiong-hong-»an. — Trhtienhiong (7«,36), tsiang-ho (H®), tang-kouei (11*), souan-tao-jin (7®, 36) , ling-hiang-kio (3®, 68 ) , fang-fong (10®) nieou-pang-lsee (1 1 •) , kouei-fin (i®), tche-chao (7®, 36) ; faire bouillir, deux fuis sufTisent.

Hoa-tche.

Il arrive quelquefois que, quatre ou cinq jours après tes couches, les lochies s'arrêtant, il survient : inappétence, lassitude, bouche fermée, position immobile, selles sanguinolentes; visage trèsrouge ou bleu , lièvre; la malade ne parle pas.

Prendre ty-lchin-san. — Jin-seng (3®, 68), seng-ly, che-trhangpoa, trhuen-kiong sysin fangfong (11®), khen-rha,

po-ho, kan-(sao (3>)\ faire bouillir (deux fois suflisent) ; après tchou-hiue-pou-liang-lang. — Tang-kouei, lche~cho, ieng-ty, kickang, tchou-ye, Uien-koufou-ling, fang-fong, tan-nan-sin, hoiianglien, ko-ken , tong-hoa GH), jin-seng , po-ho, chang-ma (2®),

pan-hia (i®), kan-tsao (1«,80), gingembre; faire bouillir, prendre trois ou quatre fois.

Jou-lao.

Il arrive quelquefois qu'à la suite d'un refroidissement les lochies s'arrêtent, et il en résulte les accidents suivants : cuisses enflées et

368 UÉDECIME DES CHINOIS,

très - douloureuses , mains sans force , sueur en dormant , 6èvre; quelquefois douleur auK reins et dans tout le corps, toux, crachats bilieux, inappétence, verliycs, pâleur.

Traitement ; Ve-fou-lmgsan. — Pe-^fou-ling (1 1 *), lang-kouèi, Ichueii-hiong, choii-lg, pe-clio (7«,3G), houaug-kin (\a*),jiii-seng (7»,3G), kouei-sin (4«); faire bouillir; ajouter un rognon de cochon , jujubes et ginjjeinbre (prendre quatre ou cinq fois). — Prendre ensuite houang-keii-oiitin . — Houang-kin , pan-hitt, tangkoitei, Ichiieii-liiong, pe-r/io, kouei-sin, hin-touan, nieou-sg, Irhongyong, pe-lrlie-jin , tchin-hiang , Iche-kio, ou-oey-tsee , chou-lyhoiiaiig pulvériser, pilules; tous les jours 11 grammes.

.<Vutrc ; Houang-kin-tchou-san. — Pie-kia (25«), houang-kin (2.')S), nieou-sy tang-kouei, pe-chao, chou-ty {'lT>s),jinseng,

pe-fou-ling, mc-tong, chang-ky-kiung (11*), kouei-sin, kan-tsao (25"); pulvériser; pilules; chaque fuis 7 grammes 36 centigrammes.

l'entre enflé.

La suppression des lochies produit quelquefois : fièvre, céphalalgie , toux, urine rare, lassitude; bouche acide, douleur au côté, oppression, les quatre membres enflés, ventre enflé et ensuite tout le corps enflé.

Prendre la-liao-kin-san. — He-leou (36“),/&«-cAia (25"), houjm (4") , Iche-chou-ye ( 1 1") ; faire bouillir (une fois). — Ensuite siao-liao-kinsan. — Mo-yo ( i"), /jo«-/w (3«,G8), kouei-sin (3", 68), cho-yo, tang-kouei si-siii (2"), musc (1»,80), kan-tsao (4*); pulvériser; 1 gramme 80 centigrammes chaque fois (cinq ou six fois) . — D.ins la convalescence , prendre siao-liao-lchong-tang. — Fou-ling, tang-kouei, tchin-py {\\^), pe-cho , pe-lchou

(4") ; deux ou trois fois.

Tumeurs.

La suppression des lochies , par suite d'une nourriture indigeste, amène quelquefois les symptômes suivants : tumeur au-dessus de l'abdomen, mobile et douloureuse; pâleur, pouls fou-che, urine rare: iiuippétencc , fièvre, lassitude.

UALADIES DES FEMMES.

Traitement ; Sse-chinsatt. — Tang-kouei, khuen-hiong , tebecho, kan-kiumj (11®) ; pulvériser; chaque fois 7 grammes 3G cenligraimiies (cinq fois) ; ensuite loueisîn-ouan. — Kouei-sin, vie-yo (7>,3G), tang-kouei, Iche-cho, ping-lang Isin-py, ho-po ,

san-lang (11’), tan-py, yuen-kou-so (7»,3G), rluibarhe (^5»), lao-jiii, pie-kia (11*) ; pulvériser; pilules; 11 grammes chaque fois pendant vingt ou trente jours.

Toux.

Quelquefois, un ou deux jours après les couclies, la femme ayant pris froid éprouve: fièvre, toux, écoulemeut sanguin arrêté, sommeil agité , lassitude ; bouche sèche , oppression , nez bouché.

Kemèdc : Siiien-fou-boa-tang. — Siuen-fou-hoa , ma-houang , tebe-ebo, kin-kini, kien-kou , fou-ling, pan-bia , ou-oey-Uee, kantsao, bing-jin (7*, 30) ; faire bouillir, gingembre, jujubes (prendre trois ou quatre fois); ensuite ettl-mou-san. — Tcbe-mou , pe-moii, fou-ling, jin-seng, tao-jin (3*, 68); faire bouillir (trois ou quatre fois); peu grave.

Oppression.

L'n ou deux jours après les couches, la femme atteinte de refroidissement subit éprouve : lièvre , oppression , suppression de fécoulement sanguin; douleur à festomac, palpitations, visage bleu , vomissement de bile.

Donner ou-oey-tsce-lang. — Ou-oey-tsee , jin-seng, sin-jin , meme n-ton g , tebin-py (7*, 36), gingembre, jujubes; faire bouillir (deux ou trois fois); après ta-pou-lang. — Tang-kouei (11*, 04), tebuen-biong (7», 36 ), pe-lcbou (3*, 68), pe-ebo, j>e-fou-ling (5»), jin-seng (^^), houang-kin , ou-oey-tsee (4*), ebou-ty , kan-kiang , kan-lsao (3*, 68) ; faire bouillir; trois ou quatre fois; et enfin cbesiao-san; deux fois; incontinence d'urine.

11 peut arriver que dans l'opération de faccouchcmcnt la fcninie dérange quelque chose dans la matrice ; il en résulte : incontinence d’urine, chaleur au corps, sueur, vomissement de bile, soif, diarrhée.

Chung-pino-siao-san. — Chang-piaosiao (^0^), fou-fong, mieiily, Ito-po (ll»,0i), houung-kin (2ô^),jin-seng Iche-che-

i$cc (-•>’); pulvmscr ; prendre 7s,3G dans un peu d’eau de riz; dcu\ fuis; ensuite kuua-lo-tang . — Koua-lo-ken (\\*) , jin-seng, chang-piao-siao kan-Uao, chin-kiang (4’), tu-tsao (103),

houang-lien (3>,G8); faire bouillir; trois ou quatre fois.

Ecoulement de sang par le vagin.

Quinze jours aprùs les couches et la cessation des lochies, il arrive quelquefois que, par suite d’un cchauffcnient à la vessie, un écoulement de sang a lieu par le vagin ; vi.sagc pâle , douleur au côté; inappétence , soubresauts, sommeil agité.

Traitement: Siao-ky-yn. — Poii-houang (10#), mou-long (l >) , tsieou-chang-ty (11#), kan-lsao (10#), la-tchou-ye (H#), hoa-che (4#), he-iche-tsee (7#,3G); faire bouillir; prendre deux fois.

L'Iéi us enfli.

bn ou deux jours après les couches , la malade, à la suite d’un violent accès de colère, a la matrice enflée et douloureuse : l’écoulement de sang est arrêté ; fièvre , soif, vomissements.

lîemèdc : Che-Umen-ta-pou-tang.

Quelquefois l’uténis est enflé , la peau est très-rouge cl trèsdouloureuse ; dans l’intérieur de l’utérus se fonne une tumeur; amaigrissement progressif, fièvre. — Prendre kouei-py-la'ig (deux fois) ; pendant plusieurs jours tang-kouei-tang. — Tang-kouei (11#), to-ho, pe-trhe (7»,3G), ly-yn-Inn (II#), pe-lsiang, san-clie (7#,3G), kan-tsao (4#); faire bouillir, et se laver la matrice; boire poii-tclinng, y-ky-tang (vingt jours).

Quelquefois la matrice est enflée, l’écoulement sanguin est supprimé et de l’urine coule goutte à goutte du vagin; une tumeur SC forme à l’abdomen, douleur au côté.

Ucinède : Siao-yao-san. — Ajouter /fAe-i/e-/<cc(ll>), une fois, et tous les jours pa-tchong-lang, pendant dix ou douze jours.

Quelquefois la matrice, devenant enflée, laisse échapper deux

ou trois jours après une niasse de sang ressemblant à un foie de cochon; visage jaune, inappétence, fièvre, sueur.

Remède : CAe-to«en-to-^o«-fanÿ (vingt jours).

Maladies des seins.

Il arrive quelquefois qu'à la suite d'un refroidissement ou pour cause de pauvreté du sang, le lait cesse d’être sécrété par les mamelles, ou du moins ne parait plus à la surface : visage jaune, fièvre, lassitude, seins enllés, soif.

Prendre yu-lou-san. — Tie-kany, kin-mc, Uay-kou, tien-kouafen, tony-tsao, kin~py , pe-lcliou, Iche-cho, mieii-kio, mou-tony, kan-tsao (7^,36); faire bouillir; une fois; presser ensuite le sein avec la main , doucement , de haut en bas ; le lait reviendra.

Autre remède : My-tchuen-fony-tsien-san. — Ouany-pou-lieou (lU), pe-tiny-hiany, lao-lou (7s, 30), tsiany-koua-fen, Itiany-lsan (7«,3(>), tchuen-cltan-kia (7«,36); pulvériser, prendre (15«) dans un peu de bouillon de jambon de |H>rc, trois ou quatre fois.

Autre : Kia-ouei-sse-ou-tany . — Tany-kouei, tchuen-hiony, pecho, seny-ly, mou-tony, ouan-pou-lieou, tien-hou-fen {\U)\ înitc bouillir; trois ou quatre fois.

Dans le cas où le lait est trop abondant et coule toujours, il peut en résulter un peu de fièvre.

Remède : Mien-kouei-tuny . — Tany-kouei-oey , iche-cho-yo, hony-hoa, nieou-sy (7s, 30); faire bouillir; prendre quatre ou cinq fois.

.Autre : Me-yo (73>); faire bouillir.

Il arrive quelquefois que, par suite de la suppression des lochies, les seins deviennent tombants, comme s'ils n'étaient plus tenus par leurs ligaments; douleur très-vive à la racine.

Prendre de suite hiony-kouei-tany . — Tchuen-hiony, tany-kouei (500s); faire bouillir, prendre constamment dans un peu d'eau; prendre le même remède, en respirer les vapeurs lorsqu'il est en ébullition.

Lorsque les seins d'une femme deviennent mous et tombants , prendre les remèdes précédents, ou pou-tchony-y-ky-tany trente ou quarante jours.

MIÜDECIME DES CHI\'OIS

Si los seins diminuent de volume et même disparaissent , prendre che-lsuen-ta-pou-tanrj (vu) huit ou dix fois.

La femme étant enceinte de six à sept mois voit quelquefois, à la suite d'une nourriture trop cchaiirfante ou de fatigues excessives , son sein grossir peu à peu et devenir rouge et douloureux.

Prendre tchai-kou-king-hang-lang (vu), ou $iao-yao-san , auquel on ajoutera houatig-lsin (11«), pe-lclie (7®) lien-kio {I l^) ; dix fois , et la guérison est certaine.

Il arrive quelquefois que, par cause des succions du nourrisson, le sein devient rouge et enflé; de jrctits points noirâtres apparaissent à la surface; peu à peu, si le mal ne s'arrête pas, de petites fissures se forment sur le mamelon , qui saigne â chaque succion; souvent même une crevasse a lieu.

Dès que la mère verra que le sein devient rouge et enflé, cesser de suite d'allaiter l'enfant, et prendre tclmi-kou-king-kang-lang. — Tiay-kou (1»,80), seng-ty (1«,80), lang-kouei (7», 36), tche-clio (1>,80), Ichuen-hiong (3», 68), lien-tsio (7»,36), nieou-pang-lsee (l«,80); piler; houang-tsin (33,68), seng-lcho-lsee tien-

hoa-fen (3*, 68), kan^Uao-kiui (3*, 68), fang-fong (3*, 68), deux verres d'eau; faire bouillir.

Si la maladie est plus avancée, sino-yao-snn. — Tang-kouei, un peu de vin (3*, 68), pe-cho (3«,68), (3«,68), /»«-

tchou (3*, 68, cuit dans un vase de terre), hiaitg-fou (7«,36), un peu de vin, Isay-kou (2>,50), hotwng-kin (1«,80), kkin-py (3>,68), po-ho (18 3), han-lsao (2s); à la place de houang-kin, à volonté, sy-sin (33,68); à la place de kan-lsao, ou-oey-tsee (20>); ajouter houang-Uin, Uen-kio (Il3), pc-lcke (7*); suivre un régime très- sévère.

Si une crevasse se forme , il est rare que la Gèvre ne survienne pas , avec accompagnement de tristesse, soif, etc.

Prendre : King-Jang-nieou-pang-lang . — Kin-kiai fang-

fong, nieou-pang-lsee, kin-yn-hoa, tchin-py, hoa-fen, houang-tsin, pou-kong-yn, Uen-kio, kin-sin, tsao-tsee (7»,36), tsai-kou-lsee, hiang-fou-tsee, kan-tsao (3«,68); et si le sein est très-douloureux, cautériser avec de l’ail cl de l'armoise.

Si cela ne réussissait pas, prendre kin-ye-koua-h-san. — Kin-

ye (20>), houa-lo (8«), tchiien-hiong /louang-lsüi (7*,3G),

/see-lsce (1 36) pilé, lien-hio (7*, 3(5), rhe-hao (7®, 36), tsai-kou (7«,36), tchin-py, Isin-py (7», 36), kan-hao (3!', 68); et appliquer sur la crevasse tchony-heou-kao. — Tse-kin-py (2.70»), lou-ho (110»), pe-tsee (110»), Iche-chao (73»), che-tsany-pou ( iO») ; pulvériser, y ajouter des oignons, de l'eau et du vin; et enfin, en dernier lieu, avoir recours à la médecine dite lo-lony-san. — Setiy-houany-sse (15«), Ichnen-than-kia (3»,68) , tchuen-hiong (11»), tany-kouei (7», 36), l,iao-ktie-lsee (-4»); Taire bouillir.

Lou-kin, lou-jony.

Ces deux maladies des seins ont pour cause une inflammation de l'estomac et une sécrétion trop abondante de bile. La première est caractérisée par raugmentation du sein, qui devient roux, dur et douloureux; haleine brillante, fièvre, céphalalgie, petite tumeur que l’on sent à la pression, à la surface, au-dessus du mamelon; inappétence, quelquefois vomissements, constipation ou diarrhée ; après quarante jours , une crevasse se fonne et donne issue à une matière purulente. La seconde diffère de la première en ce que le sein n'est pas aussi dur, mais plus gros, plus rouge et moins douloureux ; fécoiilemcnt de la matière purulente a lieu après trente jours.

Dans les deux cas, pTenâreàcsuUekoua-Io-liem-pany-tany. — Hotia-lo-jin (7», 36), nieou-pany-lsee (7», 36); broyer; hoa-fen, hotiany-kin, sciiy-lsee-tsee (7», 36), lieti-kw (7», 36), seulement la partie extérieure; Isao-tsee (7», 36), kfn-yn-hoa,kan-tsao ("1^,36), tchin-py (3», 68), Isin-py (1»,80), tsay-kou (1«,80); mettre toutes ces substances dans un grand vase, ajouter un verre d'alcool, deux grands verres d’eau, faire bouillir le tout; dès que fébullition a commencé, ajouter un verre d'eau, laisser bouillir un peu et retirer; laisser reposer douze heures, boire un verre; douze heures après , prendre un autre verre , en ayant soin de faire bouillir de nouveau et d’ajouter un verre d'eau ; jeter ensuite le tout et préparer de nouveau.

Si le sein reste dur, prendre fou-yiien-lotig-ly-san.' — Tsin-py, tchin-py (1»,50), hoa-lo-jin (73»), tchuen-chan-kia {13^), kin-yn-

hoa (36>), lien-kio (36«), han-Hao (73«); pulvériser, en prendre 7*, 36, deux fois par jour, dans un peu de vin. Prendre ensuite tù-lÿ-leou-loiig-lang. — Jin-seng (3*, 68), pe-tchou (3', 68), ichuen-chan-hia (3',68), pe-tsee (7^,36), ching-ma (1»,80), kantsao-kie (1»,80), lang-kouei (7«,36), seng-houaug-tsin (11*), tsaokio-tsee (4s), Utin-py (1*,80); faire bouillir; ajouter un peu de vin. Prendre ensuite un bistouri, faire une incision au sein. Prendre ensuite to-Iy-pe-long-lang. — Tang-kouei (7>,36), pecho (7’, 36), jin-seng (3«,68), pe-trhou (3’,ü3), fou-ling, lienkio, kin-yn-hoa , pe-mou (7>,36), trhin-py {3s,G3),jou-kouei (2*), kie-kang (3», 68), kan-tsao (13*), gingembre; faire bouillir.

Autre : Loti-kio pilé, hoitei-hoa; chaque fois en prendre 1*,80.

Autre : Pou-/iong-yn (36*), kin-yn-hoa (36*); faire infuser et boire.

Autre : Si la malade est faible de constitution, il est préférable qu’elle prenne jin-seng-yang-jong-tang. — Jin-seng, pe-tsou (3>,GS), fou-ling (7*, 36), lang-kouei (11*), kan-tsao (l«,80), peehao (11*), seng-ly (7*, 36), khin-py, yuen-khe (7 *,36), on-oey- Uee (3*, 68); faire bouillir; ou hieu che-lsuen-la-pou-tang. — Jinseng, pe-khou (3*,G3), fou-Hng (7», 36), kan-tsao, khuen-hiong (3 *,68), lang-kouei (11*), pe-btao (8»), seng-ly (11*), houang-tsin {7’,3G),jou-kouei (l*,8ü); faire bouillir. Appliquer sur la crevasse l’emplâtre fait a\ec. hong-heou-kao , ou-houang, ming-kao, pe-lien, pe-ky, hiang-py, pe-tsee, tang-kouei, khe-tsao, tsiang-lio, kou-chin, tou-mou-pien, khuen-chan-kia , ou-yo, kan-tsao, tou-ho, yuen-seng, rhubarbe (23«); prendre livres d’huile de sésame, mettre les dix-huit substances 'précédentes , moins la rhubarbe, dans cette huile; les y laisser cinq jours au printemps, ou trois jours dans l’été, ou sept jours en automne, ou dix jours en hiver; les mettre ensuite dans un bassin de fer ou de cuivre, et ne les retirer du feu que lorsqu’elles seront devenues noires; rejeter les matières, garder f huile, la peser, ajouter la moitié de poudre de ting-fen, remuer avec une branche de pécher ou de saule jusqu’à ce qu’elle soit très-épaisse, noire et hrillaute. On reconnaît qu’elle est bonne lorsque, versée d’une certaine hauteur dans de l’eau, elle ne se divise point. L'appliquer ensuite, comme tout emplâtre, au moyen

<le papier ou autre substance. Cet empliitre est très-bon pour n’iinporte quelle plaie, bouton, furoncle, etc.; le changer tous les jours.

Lou-fa.

Cette maladie diffère de lou-jong par l’augmentation et la rougeur du sein; la peau est flasque, et couleur de chair presque en putréfaction ; les symptômes sont les mômes que pour lou-jong. La traiter de même.

Dans le cas où une crevasse se forme , on se servira de la poudre nommée houng-ling-tja , que l’on mettra sur les chairs pour empêcher les progrès du mal.

Houang-Ung-ya. — Che-yen (25»), he-lsien (28»), alun (73»), isao-fan (”3»), mercure ("3»), salpêtre (73»), ming-hiong-hounng (25«). Mettre les deux premières substances dans un vase sur le feu, et les faire fondre, y ajouter ensuite toutes les autres matières , les mettre dans un vase en terre hcrinétiqiicnieut fermé, l’entourer de terre et le laisser trois heures dans un four chaud, laisser ensuite reposer douze heures; la matière sera alors blanche, et aura diminué en poids de 73»; pulvériser, ajouter la di'rnière matière pour donner de la couleur. Si la crevasse ne se ferme pas et donne issue à une matière liquide jaunâtre, mettre dessus la poudre hong-diin-lang . — Trhou-rha , liinnghouang (25»), c/ioui-gn (73»), salpêtre (150»), alun (30»), Isuo- Jan (28»), pulvériser; puis ensuite appliquer dessus teou-tse-ping ; remède qui vient du Kiang-si et qui porte également le nom de tan-teou-lsee ; la délayer dans un peu de vin et en faire un emplâtre. Boire en même temps tous les jours les deux remèdes suivants : che-lnutn-la-pou-lang ou yang-jong-tang .

IjOu-lchong-hiai-hc.

Sein douloureux en un point; en touchant ce point on sent à la pression une sorte de tumeur comme un noyau, et qui ne change pas de place; le sein n’est pas rouge ; mêmes symptômes morbides que pour lou-jong. Il faudra de suite, si on ne veut pas que l’affection dégénère en lou-lao ou lou-yen, prendre la médecine Isin-

han-kiai-yo-tang . — Tang-kouei (7 s, 36), ieng-ty (7», 36), pe- Isao (7», 36), ichuen-hiong (3«,68), trliin-py (7«,36), pan-hia (3’,68),/;e->noa (1 \^),fou-fhin (7», 36), tsin-py, tchin-py (7*, 36), pàn-hin (i>), tie-hang (7s, 36), chou-ye (3>,68), Isee-ltee (7»,36), yuen-khe (-4’), mou-long, kan-tsao (33,68), hiang-fou (7»,36), gingembre; faire bouillir.

Autre : Tsin-py, kan-tsao (25>), pulvériser; en prendre 7*, 36 malin et soir.

Si la malade est faible de constitution , hiang-pey-yang-jongtang. — Pe-tchou jin-seng fou-ling, tchin-py,

chou-ty (7®,36), Ichuen-hiong (3®, 68), tang-kouei (7>,36),/>?mou, hiang-fou (73,36), pe-lsao, tsee-kang (75,36), kan-tsao (33,68), gingembre, jujubes (2); faire bouillir.

Si la malade éprouve de l'inappétence et de rinsoinnic, lui donner ; kouei-py-tang . — Jin-seng, pe-tchou, tsao-jin (3>,68), long-yen-jo (4»), fou-chin (75,36), houang-lsin (4*), tang-kouei (7«,36), yuen-tche (3,68), mou-hiaug (25,80), kan-tsao (35,68), gingembre, jujubes; faire bouillir.

Mettre extérieurement sur la partie douloureuse mou-hiang-ping, seng-ty (365), mou-hiang (25*); ajouter un peu d'armoise; pulvériser.

l/ou-lao.

Cette mtiladic est caractérisée par les symptômes suivants : sein douloureux on un point; on sont à la pression une sorte de noyau de même forme que dans rairection précédente, seulement la racine s’étend et on distingue très-bien les filaments ; elle est tachetée, puis une crevasse se forme et il en sort une matière blanchâtre. Cette maladie n’est qu’un dérivatif de lou-lchong-kiaikc, qui souvent devient lon-lao un mois après son début, lorsqu’elle n’est pas soignée. La malade éprouve une toux continuelle; faciès très-maigre, inappétence, leucorrhée.

Prendre de suite lo-pe-san; et ensuite chin-sia-hoa-Io-san ; et si la malade est très-faible, siao-yao-san ; et après kouei-py-tang ; et dès qu’il y aura un peu de mieux, licou-kouei-ty-houang-lang . Appliquer sur la crevasse les poudres citées plus haut : Lou-pe-san.

— Hoa-lo (II®), ]>e-mou (II®), nan-sin, kan-tsao (36®, 8), lientsao (11®) ; faire bouillir, boire dans un peu de vin.

Chin-siao-hoa-lo-san. — Hoa-lo ( 36») (sans peau), tang-hoaei (25®), kan-tsao (25®), ming-lou-hiang (11»), Uj-mo-yo (11®), pulvériser, en mcllre 25® dans trois tasses d'eau ; faire bouillir et boire.

Lieou-kouei-ly-hoiiang-laiig. — Chou-ty (25®), chan-yn-jo (11®), chan-yo (W^), fou-ling (11®), lan-py, tso-sie, me-tong tang-kouei pe-lsao (3®, 68), ou-oey-tsee {'iQ') \ faire bouillir.

Lou-yen.

Douleur sourde au sein , noyau sensible à la pression ; peu à peu il devient plus dur, et la peau devient en cette partie tacbetoc et brillante, une crevasse se forme ensuite, d'où coule une matière purulente et sanguinolente; la crevasse s'élargit peu à peu en prenant des formes striées; la malade éprouve alors une douleur constante au côté; lassitude, amaigrissement progressif, visage et corps Jaunes, insomnie, atonie, inappétence, digestions difliciles, difllculté à mouvoir les bras et les Jambes, lièvre, état général de consomption, etcnlin mort. Cette maladie est très-grave, cependant on sauve quelques malades, lorsqu'elles sont traitées à tciiips.

Prendre le matin chin-siao-hoa-lo-san , et le soir Isin-kan-kiaiyn-tang. Mettre sur la crevasse l’emplâtre appelé ky-tsee-ky-ynkao. Pour donner des forces et de l'appétit, hiang-pey-yang-jongtang ; pour combattre l'insomnie, kouei-py-tang . Lorsqu'il y a de la fièvre, prendre siao-yaosan, et si l’emplâtre ky-lsee-ky-yn-kao ne réussit pas, essayer kang-trhou-kao ou seng-ky-yn-kong-kao; emplâtre ky-lsee-ky-yn-kao. — Ho-ky-yn (chair seulement), sien-chan-yo , les piler dans un mortier; ajouter un peu de musc et mettre sur la crevasse , ne pas enlever, lorsqu'il y aura un peu de prurit.

Kiang-tchou-kao. — Tien-ma-tsee (palma-Christi) (81»), dix Jaunes d’œufs, ma-yeou (36»), hiue-yn (25®), houang-lan (13>), pe-la (I10«), hiue-kiai (II®), Ichou-chao (11®), kin-fen (II®), lou-hiang (11»), wo-yo (11®), eul-tsao ping-pien (3®, 68),

musc ( 1 »,80) , tchin-lchou (11®); broyer le tout ensemble.

lUÉüIÜCIYE DES CHIMOIS.

Seng-hij-ijn-kon(j-hao . — Tang-kouei (73>), pe-Uec pe-

la (73»), kin-fen (20»), kuii-lsao (iü»), Isee-lsao (7», 3(5), /liuekiai (7«,3(5), me-ijo (une livre).

Autre remède : Tchin-kin-py , torréfier, pulvériser. Prendre chaque fois 7», 3(5 dans un peu de vin, ou bien l'ajouter à kia-oueisiao-yao-san ou à kia-miei-ty-houuny-lany .

Autre remède excellent ; Lieou-kin. — Tang-kouei , trhuenhiony, pe-clio, houany-tsin , kouan-kouei , ho-po, kie-kany , chekao, ou-yo, ntou-lony , piny-lany, pe-trhe, fany-fony, kan-tsao (7>,36), Uin-py (\\^)\ faire bouillir. Prendre cinq ou six fois; ensuite : Y-ky-yany-yony-tany. — Jiu-scny , pe-lehou , fou-liny , Icluii-py, pe-mou, liiatiy-fou-lve, tany-kouei , Icliuen-liioiiy, hoiiaitykin, choii-ly, pe-chao, kiai-kany, kan-tsao (10»), gingembre ; faire bouillir; cinq ou six fois; cl tous les Jours Isin-py-san. — tsin-py (250»), kan-tsao (30»), pulvériser; prendre chaque fois 11»; mêmes emplâtres que plus haut.

Hiue-cbe raconte qu'il fut appelé à donner ses soins à une femme qui pendant cinq ou six ans eut au sein un petit noyau très-douloureux, très-prurigineux, et ne troublant pas les fonctions essentielles. Tout à coup il se forma une crevasse striée. Hiue-clic lui pres'erivit de suite lieou-kin (trois ou quatre fois), et ensuite y-ky-yany , yony-tany et tsin-py-san; il prescrivit également l'emplâtre jou-eluiny-kao, et elle guérit après quelques mois.

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