‹ La médecine dans l'ancienne Auvergne: notes et documentsChapitre 19 sur 23 · livre · texte numérisé non relu

livre

Plus 3o prises emetique à quatre sols la prise 6

Plus pomade double de mercure 8 onces et le pot 8 4

Du 7 décembre, onguent de la mère une livre 2 5

Plus pomade double de mercure 8 onces et un pot 8 4

Plus sublimé corrosif deux onces 2 10

Du 10 août, huit onces iris, huit onces nénuphar et huit onces sel de nitre purifié 5 4

Plus 8 onces pomade douce de mercure

et un pot 8 4

Total, sauf erreur 223 1 19 s.

Dulac n'était pas le seul apothicaire à fournir des notes, les malades (comme aujourd'hui ceux de Tassissistance médicale gratuite) pouvaient choisir lapothicaire qui leur plaisait, comme le prouve encore la note ci-dessous, dressée par les maîtres-chirurgiens :

Etat des médicaments nécessaires pour les pauvres malades qui sont traités gratuitement dans la chambre des chirurgiens par les ordres de Monseigneur l'Intendant :

jo Deux livres d'ong^uent mercuriel préparé à une

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ég^ale partie de mercure revivifié de cinabre et de lard fondu ;

20 Deux pintes de la dissolution anti vénérien ne ma. jeure;

3o Deux pintes de la dissolution mineure ;

4® Une livre d'extrait de Saturne;

5o Quatre livres d'ongpuent de la mère ;

6* Une livre heaume d'Arceus ;

7® Une demy livre d'emplâtre diabotanum ;

8° Demy livre d'emplatre de^Vigo cum mercurio ;

9** Un g^ros de pierre infernale ;

10^ Une boete assortie de M. Helvètius.

Le 26 juin 1773.

L'autorité elle aussi se mita isoler ses vénériens ; un certain nombre de soldats furent traités à l'Hôtel-Dieu de Glermont-Ferrand en 1778 et 1779. Leur présence est une cause de difficultés entre l'Intendant et les administrateurs ; ces derniers prétendent qu'ils ne doivent fournir que le lit aux soldats dont la conduite est loin d'être exemplaire à Thôpital (i).

En 1791 nouvelles plaintes sur la conduite des militaires atteints de[mal vénérien que le ministre a imposés à l'Hôtel-Dieu (2).

Les ministres eux-mêmes daignent s'occuper de cette importante question et, le i4 mai 17749 Necker écrit a M. de Chazeratlui envoyant un exemplaire d'une étude sur différentes méthodes d'appliquer le mercure dans les maladies vénériennes par M. de Horne, médecin ordinaire de la comtesse d'Artois. — M. de Chazerat en fait venir, pour les distribuer, douze exemplaires qui lui coûtent 100 livres 8 sols. C'est le médecin de Horne

(t) Arch. hospitalières du P.-de-D. :I E, ao. (a) fbififim: T. F. 8.

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lui-même qui les lui envoya, ajoutant dans sa lettre : <( Je vous supplie, Monsieur, de recommander aux médecins et aux chirurgiens auxquels vous les destinez, à se livrer à ce g-enre d'observation d'où il résultera à la fin des aphorismes de la plus grande vérité et de la plus grande utilité sur le public. Je n*ai point eu d'autre but en rédigeant les miens (i). »

S'il y avait des auteurs honnêtes comme de Horne, la réclame, hélas I commençait déjà à séviret les spécialités infaillibles étaient nombreuses, pour combattre l'affection qui nous intéresse.^ — Une entre autres, le Rob Antisyphilitique, était préparé par un certain Lafiecteur, ancien inspecteur des vivres ; ce rob ne contenait pas de mercure et c'était là, paraît-il, ce qui faisait sa supériorité. Pour en démontrer l'efficacité, Laffecteur, qui restait Rue de Bondi/, la dernière porte à gauche après V Ambassadeur de Venise, avait installé une clinique à laquelle un médecin était attaché. Les maladesy étaient reçus et soignés par lui de lo heuresjusqu'à une heure après midi, les conseils du médecin étaient absolument gratuits, et Laffecteur nous donne discrètement au bas de la page le prix de son produit : la bouteille de 32 onces 2i livres à Paris et 2j en Province ^franche de port et d'emballage.

Pour bien prouver ce qu'il avance, le fabricant adresse à Monsieur de Ghazerat :

i^ L'arrêt du Conseil d'Etat qui lui donne le monopole de bouteilles marquées de ses initiales et de samar* que (2).

2» Un extrait duN^42 de la Gazette de Santé de 1778, qui vante le Rob sans mercure (3).

(i) Arch. P.-dc-D. : G. 1394.

(a) A Paris, chez P. G. Simon, imprimeur du Parlement^ 1778 (4 pages petit in'4^),

(3) A Paris, chez Mequignon l'aîné, libraire^ rue des Cordeliers, 4 pages.

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3<» Une petite brochure : Observations sur le Rob Antisjphilitique (i).

4° Enfin le Rapport sur Tanàlyse du Rob Antisjphîlitique du sieur LafFecteur (2).

Il écrit de nouveau à Tlutendant en 1781, lui annonçant encore l'envoi de quelques-uns des ouvrages qui propagent sa spécialité, puisque M. de Ghazerat, dit-il, a montré de l'intérêt à ses travaux.

Malheureusement, les effets du fameux Rob étaient sans doute problématiques et en tout cas sa puissance absolument inconnue de nos paysans, qui l'auraient certes bien mise à l'épreuve durant l'épidémie de syphilis qui sévit àPereyret, près Billom,en i787,et que nous allons faire connaître.

Epidémie de syphilis de Pereyret.

Le I**' novembre 1787, l'intendant d'Auvergne recevait la lettre suivante :

A Seymiers, ce mercredi 3i octobre l'jSj.

Vous jugerez, Monsieur, par le procès verbal que j'ai rhonneur de vous addresser, combien mon âme doit-être affligée dans le moment où je réclame votre protection et votre sensibilité. II semble que la Providence avoit jusqu'à ce moment pris en pitié la misère des pauvres habitans de la campagne en les préservant du poison des villes.

Ce mal s'est propagé tellement dans le village de Pereyret, paroisse de Fayet, que la moitié du village est déjà infecté à un point qui menace leur vie> si les secours ne sont promptement administrés. Peut-être un plus grand nombre

(i) Imp. S. 1. D. d. ; in-S, 16 pages.

(2) Paris, Imp. Pb. D. Pierres, Imprimeur de la Société Royale de médecine, i^^g. In-12, a3 pages.

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de personnes se plaindroient, si les symptômes étoîent plus développés.

Le curé de Fayet, qui n'a été instruit que peu de jours avant moi, et tout récemment^ quoique le mal soit ancien^ par ^ignorance de ces pauvres gens, que la honte a encore retenus, vient d'écrire à Monseigneur TEvêque pour implorer ses secours et sa recommandation auprès de vous. Monsieur, je suis convenu de les retirer à Semier tout le temps que durera le traitement. J'ai profité de la considération qu'à pour moi le nommé Tardif, un chirurgien de Mauzun, garçon de mérite, qui a travaillé à Paris dans les hôpitaux et sous les grands maîtres, qui jouit dans tout le canton d'une grande réputation de talent et d'honetèté^ pour obtenir de lui, qu'il voulut bien se charger de soignier les malades, qu'il faudra nécessairement retirer de chez eux, ce qui entraine bien des soins attendu la peine que ces sortes de gens ont à quitter leur foier et leur petit bien qu'il faudra confier à des voisins.

Nous aurons besoin même Monsieur[de votre autorité pour les empêcher de sortir du logement que je leur destine quand ils seront confiés aux soins de M. Tardif^ si vous approu. vez le parti que j'ai imaginé et arrêté, après en avoir conféré avec le curé de la paroisse et le chirurgien qui sont plus que moi en état de calculer les inconvéniens qui résultent de la façon d'être de ces bonnes l^gens qui ne sont venus à moi qu'après avoir consulté les charlatans du canton à dix lieux à la ronde, espèce de gens qui ont la confiance des paysans, souvent pour leur malheur. Car, si l'on s'y fut pris de bonne heure, le mal n'aurait pas été si grave et n'aurait pas gagné. C'est une peste que je redoute pour tout le canton et qui m'a fait regarder cet objet comme une chose d*un intérêt général.

Je voudrai, Monsieur, prendre vos conseils loin que je crois mes reflexions décisives; mais mon âme est affectée, je ferai charitablement tout ce qui sera en mon pouvoir et j'ai regardé comme un moyen économique de tâcher de leur procurer dans un lieu voisin de leur domicile et l'emplacement et le secours de l'Ësculape. Il faudra encore penser à la subsistance de ces malades et de leur famille qui ne pourront rien gagner pendant six semaines et trois mois

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pour quelques nos que dureront les peosemens et le régime ... {Le reste de la lettre traite de relations mondaines.]

Le Roy de Roullé.

A cette lettre est joint le certificat suivant :

Nous Gilbert Tardif, mattre eu arts et en Chirurgie résident au bourg de Mauzun sous signés, certifions nous être transportés au village de Pereyret, paroisse de Fayet, où la réquisition de Monsieur Le Roy de Roulay seigneur de Seraîer et de M. Morel, curé dudit Payet ; pour y visiter une quantité de malades affectés d'une calamité qui mérite toute l'attention et les égards de ceux qui aiment à faire le bien, nous y avons trouvé vingt- trois victimes du virus vénérien, dont vingt-une ont la maladie bien caractérisée et accompagnée de symptômes plus ou moins aggravents, suivant la datte de leur apparition ; les deux autres, dont un enfant d'un mois et sa mère, n'ont que de fortes présomptions dudit virus.

Le surplus des malades sont sept hommes,neuf femmes et cinq enfants. Ce qui rent les malheureux plus à plaindre et les met le plus dans le cas d'exciter la compassion c'est la manière dont leur est parvenue la maladie dont ils sont affligés.

Une malheureuse femme, pour procurer quelque subsistance à sa famille indigente,prit à alléter un enfant de l'Hôpital de Billom, il y a environ un an, cet enfant avait du mal aux lèvres que cette malheureuse femme prit pour de la rache et communiquât d'abord à son sein une dartre rong^nte qui fut bientôt suivie de pustules et autres symptômes vénériens aux parties naturelles. Cet enfant mourut des suites de sa maladie à la fin du mois de décembre dernier, sa nourrice la communiquée à son propre enfant qui en est également mort.

Cet enfant avait été alleté par interval par différentes femmes du même village qui l'ont successivement commu^^ niquées à leurs propres enfants ainsi qu'à leur maris et enfin l'incendie est parvenu au point cy-dessus énoncé.

Pour concourrir au soulagement que monsieur de Roulay ,ainsi que monsieur le curé de Fayet veulent procurer à

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— ii9 —

ces malheureux, nous nous sommes offerts de faire à tous le traitement le plus méthodique par le moyen des bains, des frictions^ mercurielles, etc. Mais, malgré la bonne envie que nous avons de faire le bien,n*ayant d'autres ressources pour substituer que notre état et étant à une lieu de Tendroit que l'on pourroit destiner au traitement, nous ne pouvons nous charger de fournir tous les remèdes ainsi que leur faire tous les jours les visites et pensements nécessaires pendant tout le traitement qui seroit au moins de deux mois ou deux mois et demy au moins ; à moins de dix-huit cents livres et encore à ce tôt, nous osons espérer que Ton voudra bien croire que nous faisons une ample remise. En foie de quoi nous avons dressés le présent certificat pour valoir ce que de raison et que nous affirmons sincère et véritable ; en loyauté et conscience fait le 28 octobre 1787 (i).

Tard.

Le subdéléguè de Billom prévient, lui aussi, l'Intendant le 4 et envoie la lettre du curé de Fayet, d*où il ressort que les malheureux, par ignorance, se sont contaminés les uns les autres et n'ont vu de longtemps aucun médecin. — Il signale aussi la crainte qu'éprouvent les autres femmes qui ont pris des enfants en nourrice à l'hôpital de Billom.

Les lumières du chirurgien Tardif n'ayant pas paru suffisantes, on commit pour faire une enquête sur les lieux le docteur Delaire, de Glermont ; ce praticien, une fois sa mission remplie, adressa à M. de Chazerat le rapport qui suit :

Rapport du Médecin de Clermont.

Nous, docteur en médecine et maître en chirurgie en la ville deClermont-Ferrand,en conséquence des ordres de Monseigneur l'Intendant de la Province d'Auvergne, Nous sommes transportés au village de Pereyret| paroisse de Fayet,

(x) Aroh. P.-de-D. : C, 1896.

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pour voir^ visiter et trail^r sur les lieux les malades dudit villag^e attaqués du vice vénérien. Visites et examens scrupuleusement faits tant du degré que cette maladie a déjà acquis^ que des secours pressants que la plus grande partie des malades paraissent demander, et du peu de ressource que Tendroit présente pour le traitement, Nous avons jugé qu'il était indispensable de transporter le plus tôt possible les malades à THôtel-Dieu de Clermont, ou telle' autre maison quMl plairait à Monseigneur l'intendant d'assigner ; ou à son choix fournir aux dépenses considérables qu'occasionneront le traitement sur les lieux et le tems qu'il emporteroit dont nous ne pouvons fixer la durée, attendu la gravité du mal et que, sans préjudice des personnes réellement attaqués^ il s'en trouve d'autres douteuses. Le nombre qui compose la quantité de malade est de neuf feomies^ trois hommes et dix enfants, total 22.

Fait aa Pereyret^ paroisse de Fayet, le 20 décembre 177g,

Delairb.

A ce rapport, est annexé un état nominatif des malades.

Le môme jour, Tintendant écrit à M. Lambert, contrôleur général, qu'il s'est entendu avec les administrateurs deTHôlel-Dieu de Clermont pour y faire admettre et soigner les malades dans des salles à part, en leur promettant de couvrir l'hôpital de ses frais ; TEvêque et M. Le Roy de Roullay ont promis de contribuer à la dépense.

Au reçu de ce rapport, Tintendant écrivit au subdélégué de Billom et au curé de Fayet,qu'il enverrait le 2 janvier des voitures couvertes pour évacuer les malades sur l'Hôlel-Dieu de Clermont. Ceux-ci quittèrent Billom le lendemain dans trois grandes charrettes au nombre de 8 hommes, 9 femmes et 8 enfants. — La dépense de leur voyage fut payée par M. de la Gardette et s'éleva à 12 livres, chez l'aubergiste de Billom Jalla, et à g livres pour les cochers et les chevaux.

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Le contrôleur général Lambert, qui avait été prévenu de répidémîe dès le début, avait fait tenir la lettre de l'intendant à la Société royale de Médecine, en lui demandant son avis sur les moyens de conjurer le mal. Et il reçut de Vicq d*Azyr la réponse suivante, qu'il transmit de suite à Ciermont :

« Monseigneur,

ce J'ai communiqué à la Société Royale de Médecine la lettre que vous avez bien voulu m'adresser et qui vous a été écrite par M. Tlntendant de Ciermont au sujet de plusieurs personnes qui sont attaquées de la maladie vénérienne qui a été communiquée d'abord par un enfant à une nourrice. La Compagnie a entendu la lecture de cette lettre et croit qu'il serait utile d'avoir des détails positifs sur cet objet important ; elle a rédigé quelques questions qu'elle ma chargé de vous envoyer et qu'elle vous prie de faire parvenir à M . de Chazerat, en l'engageant à vous communiquer les réponses qui pourront être faites à ces questions.

« J'ai l'honneur, etc.

(( Vicq d'Azyr, « i3 janvier 1788. »

Ces questions furent envoyées au curé de Fayet et voici les réponses qu'il retourna, au subdélégué :

Cet enfant est né à Biilom chez la veuve Thomas, sage-femme, le dimanche 19 novembre 1786, environ 4 heures du soir. — Il a été porté à Thôpital de Biilom le même jour à 7 heures du soir. — Le même jour il a été donnéà la femmede Guillaume C...,de Biilom, qui l'a allaité depuis cette époque jusqu'au mardy 21 qu'il fut envoyéà Fayet et confié à la femme d'Antoine Gb... qui Ta allaité depuis cette époque jusqu'à son décès, arrivé le a8 décembre de la môme année. — C'est-à-

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dire que cet enfant a été allaité environ deax fois 24 heures par la première nourrice de Billom, et i mois 7 jours par celle de Fayet.

Le père et la mère de cet enfant, qui ont été nommés secrètement par la sage-femme chez laquelle cette dernière a accouché (i), sont reconnus pour très sains, on ne présume pas qu'ils ayent jamais eu aucune atteinte de maladie vénérienne.

La femme dud. Antoine Ch... de Fayet, seconde nourrice de Tenfant, pourrait seule dire quels étaient les symptômes deTenfant et s'ils siégeaient à la bouche. Il n'a pas été en notre pouvoir de la questionner attendu qu'elle est actuellement détenue à l'Hôtel-Dieu de Glermont, on peut luy faire demander quel est le chirurgien quia vu cet enfant avant sa mort, nous pouvons cependant observer :

i^ Que la sage- femme qui a reçu cet enfant nous a assuré qu'elle ne luy a reconnu aucun mal ;

2^ Qu'il a paru très sain à toutes les personnes de Thôpital de Billom qui l'ont vu et touché au moment où il y fut apporté;

3^ Que la première nourrice qui l'a allaité 2 fois 24 heures l'a regardé comme très sain, et qu'il ne luy a procuré aucun mal ;

4** Que le propre enfant de la seconde nourrice de Fayet n'a vécu que 2 fois 24 heures.

Nous ignorons absolument quels ont été les accidents, nous n'avons pu acquérir sur cet objet aucune connaissance sûre, attendu que cette nourrice et les

( 1 ) Ceci a été barré sur l'original.

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autres malades ne sont pas sur les lieux qu'ils sont tous, depuis le 3 janvier dernier, à THôtel-Dieu de Glermont.

M. le curé de Fayet s'est assuré que le mari de la nourrice de Pereyret jouissait d'une parfaite santé extérieure et qu'il ne croyait pas qu'il eût jamais éprouvé aucune maladie de cette nature .

M. le curé de Fayet assure qu'il n'était jamais venu à sa connoissance que ses paroissiens eussent eu attribut d'aucune maladie vénérienne antérieurement à cette dernière.

Au surplus le lieu de Fayet est éloigné d'environ six lieux de la ville de Glermont et une lieu de la ville de Billom.

A Billom, le 26 février 1788.

DE LA. GaRDETTE.

On avait aussi demandé un rapport à la supérieure de l'hôpital de Billom, qui répondit que la première nourrice de l'enfant était en parfaite santé, que le nourrisson n'avait rien en quittant son hôpital où il avait été apporté par la nièce de la sage-femme chez laquelle il était né, avec comme marque distinctive un petit ruban vert et un billet où il était écrit: « U hôpital est prié d'avoir la bonté d'avoir soin de cet enfant, on leur sera obligé^ on ne le gardera pas longtemps. Il est né à environ 3 heures du soir, assuré et non baptisé. L'on vous priede lui donner le nom d*AmablCy le ig du mois de novembre. Ne perdez vas le ruban, f en ai autant, »

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Le sieur Maussier, rhabiileur, dit avoir examiné en novembre 1787 une femme de Perejret atteinte de maladie vénérienne, il n'a pas vu d'autre malade atteint de la même infection.

De tous ces rapports il résulte très nettement que le nourrisson de BiIlom,loin d'apporter le mal à Peyreret, fut une des victimes de la maladie qui y régnait longtemps avant son arrivée. La contagion eut lieu ici de la nourrice à Tenfant et non, comme dans l'épidémie de Buron, en 1799 (i), de l'enfant à la nourrice.

Le 5 juin 1788, M. de Ghazerat adressait les différents rapports à la Société Royale de Médecine et le môme jour, dix-neuf des personnes en traitement à l'Hôtel- Dieu quittaient cet hôpital complètement guéries. — Leur traitement et leurs frais de séjour à Clermont avaient coûté: huit cents livres au Roi, trois cents à l'Evoque et cent à Monsieur Le Roy de Roullay.

Attestation de Médecins pour l'Abbé d'Aurillac

12 juillet i3o3 (a)

Universis présentes litteras iospecturis Stephanus de Nigro Stano, baylivus M ontanarum Arverniae pro serenissimo principe domo rege Francorum, salutem et pacem. Requisiti per reverendum io Christo patrem dominum Dragonetum, Dei gratia abbatem Aureliacensem, in lecto egritudinis in DQstra presencia conslitutura, ut super ejus status invalitudine deberemus nostris patenlibus litteris veritatis testimonium preLibere, hoc in verbo veritatis asserimus et facimus omnibus manifeslum eumdem dominum abbatem fore gravi

(1) Cf. Page 5/,.

(2) Arch. Nat., J., 481, qo iof{\

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— iô5 ~

iofîrmitate, vîdelicet fractioDe sue tibie dextre, delentum, , de qua fractîone, nobîs per inspectionem et frequentem palpatioaem ipsius licet evidenter constaret, ad majorem cautelam magistros Petrum Serpolli et Raimundum Javeni, phisicos, et Petrum Rotberti, syrur^icum, fecimus ad nostram presenciam evocari,qui nobis asseruerunt proprlojaramento eumdem dominum abbatem detineri infîrmitate predicta^ racioaecujus infirmilalis non potuit a lecto surgere, tractus unius mensis at amplius et elapsus, nec poterit, prout conjicitur, per spacîum mensis alterius absque adjutorio vehemenli. Datum apud Castrum de Belveser, die Veneris post Translacionem beati Benedicti. Ânno ab Incarnatione Domini millesimo trecentesimo tercio, cum appositione sigilli bajuli nostre in lestimonium veritatis.

Sceau en cire jaune sur queue en parchemin (i);

(i) Probablement le sceau rapporte par Douhet d'Arcq, no 85o5: « Dans une niche gothique et sur un champ ouvragé, Vabbé debout f vu de face, tenant sa crosse et un livre» Au-dessus , la Vierge à mi-corps,

[Sigillum fratris Dragoneti, Dei gratia abbatis Aureliacensis],

Contre Sceau

Une petite figure de saint dans un encadrement festonné.

-J- Scgg Q^eralbus (omtù

(Sanctus Geraldus cames,)

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Les chirurgiens de Riom

an XVIIIe siècle.

Statuts et Règlements dressés par le Collège des médecins et la Communauté des chirurgiens de la ville de Riom^ en exécution de rEdit du mois de février i6g2. Tant pour rexercice de la charge de conseiller médecin ordinaire du Roi ^acquise par lesdits médecins et Collège y que pour celle de deux chirurgiens jurés royaux^ unis à la communauté des chirurgiens de ladite ville et qui doivent être observées tant en la réception des aspirants qui veulent être reçus Maîtres chirurgiens dans la dite ville que pour ceux qui veulent exercer la chirurgie à la campagne dans t étendue du ressort de la sénéchaussée d^ Auvergne et siège présidial de Riom (i).

(i) Manuscrit in-folio en notre possession, qui nous a été offert par M. Paul Le Blanc, l'obligeant érudit brivadois. — Les statuts de la communauté des chirurgiens de Clermont furent homologués au greffe du lieutenant-général de la généralité d'Auvergne le i3 juillet 1694 i ceux de la communauté de Montferrand le 1er janvier 1699. (Cf. Elie Jaloustre: les Anciennes écoles de V Auvergne. In Mémoires de l'Académie de Glermont-Ferrand, 1881, pp. 4^3 ^t suivantes.)

Art. premier.

Les charges de chirurgiens jurés, prevost et baisle de la Frérie de Saint-Gosme seront exercées par des maîtres chirurgiens pendant deux années privalivement à tous autres maîtres, ainsi qu'il est porté par TEditde sa Majesté, art. 2, lesquels seront nommés par la Compagnie le 28 septembre, lendemain de Saint- Gosme, à commencer par le plus ancien et ensuite par Tordre du tableau, et qui ne pourront être continuées plus de deux années : l'ancien exercera la charge de juré, le second celle de greffier, et la seconde année celui qui aura été 'uré sera greffier.

Art. 2.

Les deux jurés, prevost et baisle, étant nommés prêteront le serment à la chambre de Saint-Gosme en présence des médecins etdes deux anciens jurés,lequel sera enregistré par le greffier dans le registre de la communauté qui sert à insérer les serments, réceptions des aspirants et autres actes concernant le collège des médecins et communauté des chirurgiens; outre ce, il sera fait un autre registre pour mettre les rapports tant de la ville que de la campagne, lesquels deux registres seront paraphés et cotés par le médecin en charge et les deux jurés, lesquels jurés avant que de pouvoir faire aucune fonction seront tenus prêter serment en la chambre du Gonseil de la Sénéchaussée d'Auvergne et siège présidial de Riom.

Art. 3.

Les dits jurés rendront compte de Texercice de leurs charges et des deniers qu'ils auront reçus pour la communauté un mois aprèslafin de leur charge; savoir des deniers de la communauté en présence du médecin en charge et aux jurés des deniers provenus des rapports. Les baisles rendront leur compte aux anciens et

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nouveaux baisles^ lesquels se chargeront de Targent, papiers et ornements de la frérie de Saint-Cosme et en déchargeront les anciens au bas de Tinventaire qui sera fait de ce qui appartient à la frérie, lesquels comptes seront rapportés pour être arrêtés par la communauté, quien donnera quittances aux comptables, et chargera ceux qui viendront après de ce qui aura resté dans la bourse commune que dans la frérie.

Art. 4.

Les affaires de la communauté seront poursuivies au nom du prévost qui ne pourra en entreprendre sans Taveu de la compagnie.

Art. 5.

Les maîtres chirurgiens ne pourront associer aucun garçon avec eux, mais ils pourront céder leurs privilèges à un garçon chirurgien qui sera tenu de justifier de son bail d'apprentissage, certificat de service de deux années chez les Maîtres ou dans les hôpitaux des armées du Roi, en présence du médecin en charge et aux deux jurés, pour être visé par eux et prestera serment comme dessus; avant que d'exercer les maîtres qui auront cédé leurs privilèges ne pourront plus tenir boutique ouverte pendant tout le temps qu'ils auront cédé lesdits privilèges. Mais ils auront droit d'assister aux consultations où ils seront appelés et pourront exercer les charges de la communauté à leur tour.

Art. 6.

Aucun maître chirurgien ne pourra avoir plus d'un apprenti à la fois, à moins que le premier n'ait fait une première année d'apprentissage, et il sera tenu de donner à la frérie de Saint-Gosme 3 livres que le Maître aura soin de lui faire donner; comme aussi aucun maître

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hirurijl^ien ne pourra recevoir aucun g^arçon chirurgien ortant de chez son confrère, à moins qu'il n'ait resté rois mois absent hors de la ville.

Art. 7.

Les veuves des maîtres chirurg-iens à Tavenir pouront tenir boutiques ouvertes ou céder leurs privilèg'es i un garçon chirurgien, aux conditions portées par 'art. 5.

Art. 8.

L'aspirant qui voudi^ être admis à la maîtrise pour a ville et campag'ne visitera les médecins en charges i chirurgiens avec son conducteur, et présentera sa equête aux jurés, ou à leur défaut au prévost ou à 'ancien maître, et paiera pour la présentation de la equête 41*; à laquelle requête il attachera son bail l'apprentissage, son acte baptistaire, des certificats des naîtres chez qui il a servi de quatre années ou des iertificats de service dans les hôpitaux d'armées ou Tautres, et celui qui aura reçu la requête convoquera 'assemblée par billets, le médecin en charge y sera )résent et occupera la première place et consécutivenent le greffier, le prévost, les deux baisles, elles lutres maîtres se placeront par ordre de réception et »n y examinera les pièces que l'aspirant aura attachées L la requête et s'il est de bonnes vie et mœurs et de la [ualité qu'il faut pour être reçu maître et s'il est idmis à ses examens, on lui captera jour lequel sera narqué sur le registre après qu'il aura consigné la lommede i5o livres suivant l'Edit du Roi, entre les mains lu greffier qui lui en donnera quittance et si c'est pour a compagnie il consignera suivant l'Edit du Roi la lomme de 76 livres.

Art. 9.

L'aspirant qui voudra être reçu maître chirurgien

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dans la ville de Riom, subira cinq examens et un che d'œuvre, savoir le premier sur la généralité de la ch rurgie ; il sera interrogé en présence du médecin ( charge parles deux jurés et aux maîtres qui assisteroi à l'assemblée excepté le maître chirurgien qui aura é choisi pour son conducteur de Tagrément de la coi pagnie, tous auront voix opinatives ou délibéra lives, si Taspirant est jugé capable, on l'admettra à se second examen, les jour et heure marqués sur le régi tre.

Art. 10.

La matière du second examen sera prise de quelqi traité particulier de la chirurgie, comme tumeurs apr plaies, et on l'interrogera sur les manières de les guér et les remèdes qui y conviennent et dans le secoi examen il ne sera interrogé que par les jurés, prévo et deux anciens maîtres.

Art. II.

Dans le troisième examen^ il sera interrogé si ranatomie,ostéologie, fracture et dislocations et il se: procédé comme il est marqué dans les articles préc dents .

Art. 12.

Dans le quatrième examen, il sera interrogé sur h opérations de chirurgie en général et en particulie et il sera procédé comme il est marqué par les articl précédents.

Art. i3.

Le cinquième examen, dit de rigueur, l'aspirant se interrogé par les jurés et les maîtres sur toute la ch rurgie tant en général qu'en particulier, et si la cor pagnie est contente de l'aspirant on lui captera jo et heure pour son chef-d'œuvre.

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Art. 14.

Dans le chef-d'œuvre, Taspirant era quelques opérations de chirurgie ou Tanatomie de quelques parties du corps humain, sans être interrogé, à moins qu'il ne manque ou qu'il n'oublie quelque chose, et il y sera procédé comme il est marqué par les articles précédents.

Art. i5.

Dans les assemblées, pour l'interrogation des aspirants, le conducteur sera obligé de répondre pour lui, à défaut par lui de savoir répondre, et le conducteur et l'aspirant seront obligés de se retirer en particulier pour laisser recueillir les voix à la compagnie.

Art. 16.

A chaque examen l'aspirant donnera au médecin en charge 3 livres ; à chaquejuré,prévost et deux des anciens maîtres [\q livres età chaque autre maître 20 livres et à la fin de son chef-d'œuvre 3 livres à la frérie de Saint-Gosme et 3 livres au clerc de la chambre de Saint-Cosme.

Art. 17.

Un seul fils de maître sera exempt à l'avenir de consigner aucune somme, comme aussi un seul gendre de maître, s'il n'a point de fils, et ne subiront que deux examens et le chef-d'œuvre savoir le premier comme il est porté par l'art. 9 et le second examen de rigueur comme il est porté par l'art. i3 et son chef-d'œuvre comme il est porté par l'art. i4 et ne paieront pour tous droits que les assistances du médecin en charge et des chirurgiens : 3 livres à la frérie de Saint-Cosme et 3 livres au clerc de la chambre de Saint-Cosme.

Art. 18.

Le médecin en charge et les maîtres chirurgiens

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seront obligés aux examens qui se feront pour la maîtrise de la ville et campagne, à peine d*ôtre privé de leur droit, à moins qu'il ne soit malade, et ne y pourront entrer dans la chambre de Sainl-Gosme pour opiner aucune assemblée demi-heure après l'heure captée.

Art. ig.

L'aspirant qui voudra être reçu pour la campagne ne subira que deux examens : un sur la théorie en général et en particulier et l'autre sur la pratique et paiera les droits comme il est porté par l'art. 8 et par l'art. i6.

Art. 20.

Les sages-femmes*qui voudront être reçues, soit pour la ville ou pour la campagne, présenteront leur requête au juré, et y attacheront leur acte baptistaire, leur bail d'apprentissage et subiront deux examens par les deux jurés, en présence du médecin en charge, et donneront pour la bourse commune la somme de 20 livres et celle de la campagne la somme de 10 livres et paieront les droits comme il est porté par l'article 16.

Art. 21.

Quand les dits aspirants, tant de la ville que de la campagne et les sages-femmes auront été jugés capables d'exercer leur art et fonctions, il leur sera expédié par le greffier des lettres de maîtrise en forme, lesquels chacun d'eux seront tenus de représenter à Messieurs les Officiers du siège et prester serment en la chambre du conseil avant que de s'immiscer à leurs fonctions.

Art. 22,

Les Perruquiers-Etuvistes prêteront serment en la chambre du conseil de Saint-Gosme et payeront à la bourse commune la somme de 20 livres et ceux de la

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campa^Qe paierool lo livres, comme il est porté par ledit Edit.

An. 23.

On fera une anatomie chaque année dans la chambre de Saint-Gosme, à porte ouverte, où le médecin en charg-e fera le discours et le chirurgien en charge fera la démonstration, et on ne pourra Tentreprendre que depuis le premier octobre jusquesau premier avril. Pour cela il sera payé de la bourse commune 5o livres au médecin en charge et 5o livres au chirurgien et si on ne peut pas faire d'anatomie dans le temps marqué on fera un cours de ostéologie.

Art. 24.

Ne pourront aucunes personnes de quelqu'état et qualité qu'elles soient, exercer et pratiquer Tart de chirurgie, faire aucune opération d'icelle, penser les malades, n'y administrer aucuns remèdes servant à la chirurgie, même dans les maladies secrètes, sans avoir été examiné par les médecins et chirurgiens jurés et pris lettres de chirurgiens conformément à l'art, premier dudit Edit du mois de février 1692.

Art. 25.

Et pour les articles non exprimés dans ces statuts on se régira conformément au susdit Edit du Roi. Fait délibéré et arrêté en la chambre de Saint-Cosme le dixième janvier mil sept cent seize.

Bourlin.

Bourlin. Chevogeon. Gravière, y. Fàare. Peschaat.

Massonnet,

Paraphés ont été les statuts ci -dessus par nous Guillaume Valeix, conseiller du Roi en la sénéchaussée d'Auvergne et siège présidial de Riom, commissaire.

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Suivant rordoûûance de la chambre de ce jourd'hui, doaze mars mil sept cent seize.

Valeix.

Les dits statuts ont été enregistrés dans le dépost da greffe de la sénéchaussée d'Auvergne et siège présidial de Riom, conformément à Tordonnance rendue en la chambre du conseil, au rapport de M. Valeix, le douze mars mil sept cent seize. Fait le neuf juin mil sept cent seize.

Borda,

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Les Chirurgiens de Riom au XVIP siècle.

Si la communauté des chirurg'iens de Riom ne fit enregistrer ses statuts que le 12 mars 1716, alors que celle de Glermont avait déposé les siens le 1 3 juillet 1694(1)» *^ serait téméraire d'accorder le bénéfice de l'anciennelé aux chirurgiens de Glermont, car, par le registre que nous donnons ci-après in-extenso, il apparaît clairement que les chirurgiens riomois s'étaient constitués en confrérie et avaient élaboré des statuts au lendemain de Tédit royal de 1692.

Le 19 août 1694, les bailes de la communauté des chirurgiens de Riom : MM®^ Jacques Pelabout et Jean Fabre, chirurgiens-jurés royaux en fonction, réunissaient leurs collègues MM®» Antoine Bletterie, Claude Boughon, Gilbert Granier, Jean Savron et Jean Faure, à l'effet de leur choisir des successeurs, et les huit chirurgiens consignaient le résultat de cette délibération sur un registre, que nous devons à l'obligeance de M. Paul Le BIanc,rérudit Brivadois,et où Ton peut suivre jour par jour, jusqu'au 10 août 1696, la vie quotidienne de la corporation.

(i) Elie Jaloustre : Les Anciennes Ecole» de l'Auvergne. In Mémoires de l'Académie de Glermont, 1881. — Dans cette excellente étude M. Jaloustre nous apprend que les chirurgiens de Montferrand déposèrent et firent également enregistrer leurs statuts le I" janvier 1699; mais les jours de leur communauté étaient comptés et elle fut réunie à celle de Glermont en 178 1 (pp, 4^2 et 428).

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Registre de la Corporation des Chirurgiénd de Riom (i).

Août i6g3 à août i6g5.

Ce jourd'huydix-neufvième aoust mil six cents quatre ving^t treise, à la réquisition et .diligence de M'«8 Jacques Pelabout et Jean Fabre, maistres chirurgiens, et baisles de la communauté de leur corps, se sont assemblés les maistres chirurgiens de cette ville de Riom, qui sont : maistres Antoine Blelterie, Claude Boughon, Gilbert Granier, Jean Savron, et JeanFaure aussy M-'^s chirurgiens de cette ville de Riom,auxquels lesd. sieurs baisles ont exposé qu'ayant acquis les offices de deux maistres chirurgiens-jurés royaux,créés par Sa Majesté, par son édit du mois de février 1692, incorporés dans le corps des maîtres chirurgiens^ suivant la quittance et finance que contient leurs lettres de provisions, de la somme de seize cents livres, en datte du i5 juin 1693, signées par Bertier, et controUées par Soulejean, le 3o dud. mois de juin, et la quittance des deux sols pour livres du 20^ juillet dernier, signée : Chaplet ; il est nécessaire de nommer deux de la compagnie pour exercer lad. charge desd. deux maîtres, chirurgiens-jurés royaux, pendant une année, suivant etconformementaud. édit, et à lad. quittance de finance, en faire la fonction et jouir des privilèges y attribués et sur ce la matière mise en délibération, lesd. maitres chirurgiens ont noaimé lesd. mai très Jean Savron et Jean Fabre, maîtres chirurgiens-jurés royaux, statuent led. sieur Savron pour premier, et led, sieur Fabre pour second, qui ont reconnu avoir en leurs mains lesd . lettres de provisions, et quittance de finan-

(i) Arch. P.-de-D. Communautés de chirurgiens. Registre infolio sur papier, offert par nous aux Archives.

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ces cy-dessus dattées, pour exercer lad. charg'e et faire la fonction desd. maîtres chirurg-iens-jurés royaux pendant une année prochaine, le tout à la charge de rendre compte par lesd. sieurs Savron et Fabre auxd. maitres, des sommes qu'ils recevront en fin de lad. année, et de tenir reioi-istre du reçu à leur affirmation. Fait clos dans une des Chambres de Révérends Pères Cordeliers, de cette ville de Riom où lesd. maitres chirurg'iens ont accoutumé tenir leur assemblée led. jour et an susd., et ont signés, avec Romeuf notaire, et secrétaire de lad. communauté, et ont signés :

Pellabout. Granier,

Bletlerie, Boughon-Lacroix, J. Faare.

Sarroriy juré. Fabre,

greffier.

Rapport I, — Nous soub"^^ Jean Fabre, m®, chirurgien-juré de celte ville de Riom, desclare que le unziesme décembre, entour les cinq heures du soir, avoir esté appelles dans la maison du S^. Benoist Sablon, marchand orfèvre de cette ville, où estant, nous aurions trouvé dans le lict le fils dud. S^ Sablon,âagé de cinq ans, qui avoit le visage couvert de sang et après Tavoir duemenl visité, avons descouvert une playe qui sépare Taille de la narine gauche en la partie supérieure, pour la réunion de laquelle, avons estes obligés de faire deux points d'aiguille; une autre playe de figure droitte, située au milieu de la narine gauche, finissant au bas de la lèvre, à laquelle on a pareillement fait un point d'aiguille, et après avoir pansé lesd. playes; voyant qu'en la bouche dud. enfant il sortoit toujours du sang, ce qui nous auroit obligé d'en chercher la cause, nous aurions trouvé une dent incisive de la maschoire inférieure abattue, qui ne tenoit qu'à la chair des gencives, le tout avec fiebvre. Le présent rapport fait en vertu d'ord««. de Messire Antoine Chabre,

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écuyer, seignear de Chazelles, con®'^. du roy, lîeutenaDt général criminel en la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne, dattée du six®™* 7^»^, à nous signiffiée par Simonnet, huissier Je 27®"® du mesme mois; lesquelles playes semblent estre faittes par coups de pierre, ou autre semblable instrument tranchant, faisant le mesme effet. Est ce que nous aftirmons estre véritable en loyauté et conscience. En foy de quoy nous avons signé le premier octobre 1698.

FabrCy juré.

Rapport 2, — Nous Annet Ghevoghon, con®', médecin ordinaire du Roy, et Jean Sarron,m'^® chirurgienjuré royal de la ville de Riom, desclarons avoir este visité le nommé Antoine Bonnet, fils à Pierre Bonnet, laboureur, habitant de cette ville de Riom, en vertu d'ord<^«s de Mons. Chabre, seigneur de Chazelles, lieutenant général en la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne, datée du dix"*® décembre, à nous signiffîée par Dupré, huissier, le mesme jour, et luy avons trouvé

une playede la grandeur d'un pénétrante jusques

au péricrane, située en la partie antérieure moyenne et dextre du Goronal, accompaigné d'une grande contusion, avec lividité de toutte la partie, plus une autre contusion^avecéchimoseàla partie supérieure de l'omoplate gauche, laquelle playe et contusion nous jugeons estre faittes par coups de basions ou autres instruments froissants et contondans, est ce que nous affirmons estre véritiable, en loyauté de conscience, En foy de ce nous avons signé le p"' rapport ce II® décembre 1698.

Chevoghon. — Sarron,

Rapports, — Aujourd'huy second jour de Janvier 169^, nous soubnés, con®^ médecin ord^® du Roy, chirurgien-juré royal de la ville de Riom et Claude Boughon, chirurgien de la dite ville, en vertu d'ordre de Monsieur W^ Claude Desplats, con®'^ du roy en la séné-

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chaussée et siège présidial d'Auvergne, commissaire de cette partie, à nous signifiée par Audebert, huissier, nous sommes transportés en la maison de M"^^ Claude Boughon-La Croix, chirurgien de cette ville, où nous avons trouvé un cadavre sur une paillasse de lit, qui nous a paru âgé de vingt-un à vingt-deux ans, lequel rayant visité; Tavons trouvé blessé à la partie latérale interne de Tavant-bras droit à quatre doigts au-dessus du coude, lequel coup pénétrait et montait dans le bras, où il avait entièrement fracturé et brisé l'os humérus. A un pouce au-dessus de auquel endroit, partie postérieur, nous avons trouvé une playe que les sieurs Savy etBoughon nous ontditestreune pression par eux faite pour retirer une balle engagée d'épaisseur de la graisse et la peau. Nous avons trouvé tout le bras, l'avantbras et la main fort gros, dur et livide, la lividité se communiquant même au-dessous de l'aiselle, sur le haut et le devant de la poitrine vers la clavicule, et l'acromion,ou derrière Tarticle du bras avec l'épaule, auxquelles parties nous avons trouvé plusieurs scariffications, et ayant ouvert tout le trajet du coupt au delà, nous avons trouvé toutes les chairs gangrenées ; nous avons aussi visité tout le reste du corps, auquel nous n'avons trouvé n'y playe, n y contusion, ce qui nous a déterminés à juger que le coup fait par arme à feu ayant fracturé et brisé l'os, et causé ensuite la gangrène, a été la cause de la mort, la mauvaise qualité des parties gangrenées s'étant introduite par la circulation dans toute la masse du sang. Fait led. jour et an et ont signé ; Bourliriy Savi/y Sarron et Boughon.

Rapport 4' — Nous Annet Chevoghon, con®*" médecin ordinaire du Roy et Jean Fabre, chirurgien -juré, attestons nous être transportés dans la maison du sieur Languille, marchand espicier de cette ville de Riom, en vertu d'ord^® de Monsieur le lieutenant général

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criminel, du dernier mars 1694, pour voir et visiter la femme du s^ Languille, laquelle nous avons trouvée dans son lit et nous étant informés de quoi elle se plaignait, et sj elle avait reçu quelques coups, nous a montré une contusion et eschimose sous Tœil droit et sur le zigoma, occupant quasj toute la partie, nous a dit avoir des douleurs de reins et être enceinte de deux moisj ce que nous ne pouvons jager ni savoir, Ta vous aussi trouvée frébicitante, ne pouvant juger sy cette fièbre aurait quelque suite, ou non, ce que nous déclarons estre véritable. En foi de quoi nous avons signé le présent rapport le premier avril 1694 .* Chevoghon, Fabre.

Rapport 5. — Nous Annet Ghevoghon, con^^ médecin ordinaire du Roy et Jean Sarron, chirurgienjuré de cette ville de Riom, attestons avoir vu Anne Germain, âgée d'entour soixante dix ans, incommodée dès longues années, mômes estropiée au moyen d'une douleur ischiadique dans Tune et l'autre des deux cavités de Tos ischion, par une fluxion ordinaire qui fait la troisième diflérence de la goutte, qu'on appelle vulgairement sciatique, lui donnant ordinairement des douleurs considérables et bien souvent lui ostant la liberté de marcher, et parce que c'est une maladie qui ne reçoit aucune guérison et quelle est absolument estropiée, l'avons jugée incapable de pouvoir faire aucun travail pour gagner sa vie et que nous déclarons pour satisfaire à l'ord^^® de monsieur le lieutenant général, du 6 mars 1694. Fait le 24® mars 1694, et ont signés : Chevoghon, Sarron.

Rapport 6, — Nous Annet Ghevoghon, con®', médecin ord^® du Roy et Jean Sarron, chirurgien-juré royal de la ville de Riom, desclarons qu'en vertu d'ord<^®' de mons'' Ghabre, escuyer, seigneur de Ghazelle, lieutenant général criminel de la sénéchaussée et siège pré-

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liai, dactée du 3® du présent, avons signifiée par ang'OD, huissier, nous sommes transportés dans la aison du nommé Ruiques, cabarelier dans le fauwiTg de Labade, où nous avons vu et visité le nommé erre Pélissier, âgée de 29 ans, h**' de Maringues, iquel nous avons trouvé une grande contusion avec ridité, qui occupe tout le scrotum, jusqu'à l'anus el ême la verg*e, que nous jugeons avoir esté faitte par ups de pieds ou autres choses semblables. En foi de nous avons signé le rapport le 4 apvril 1694 ; Chevoto/i, Sarron.

Rapport y, — Nous Annet Ghevoghon, con®' méden ordinaire du Roy et Jean Sarron, chirurgien-juré, testons nousestre transportés dans la ville de Mariniies^ en vertu d*ord<î® de monsieur le lieutenant géné- I criminel dactée du 3® du présent, à nous signiffiée ir Layat, huissier, pour voir M^^® Dot, que nous troufcmes levée et habillée et l'ayant informée du sujet de )tre voyage luy avons demandé sy elle se plaignait 3 quelques douleurs, et s'y elle avait reçu quelques mps pour se faire mentionner dans nostre rapport, lais en mesmes temps nous répondit qu'elle avait esté icommodée par le passé et que i4 jours s'estaient icoulés; mais qu'à présent elle ne se sentait aucun mal, ) plaignant d'estre faible et dèbille. En foi de ce nous ^ons signé le 4 apvril 1694 : Chevoghon, Sarron, Rapport 8, gratis. — Nous Annet Ghevoghon, con®"^, lédecin ord'^du Roy, et Jean Sarron, chirurgien, attes- )ns nous être transportés dans les prisons royales de îtte villedeRiom,en vertu d'ord^^ de monsieur l'asses- 3ur Boyer, seigneur de Saunât, pour voir le nommé .acombe, âgé d'entour [\o ans, auquel nous avons rouvés un abcès, quatre doigts sous le sein droit. Tant vers l'extrémité des fausses costes et pénétrant itérieurement, avec fiebre et comme il s'agit d'être

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secoaru par les remèdes propres et convenables, d'une nourriture louable, d'estre dans une chambre plus commode et qu'il est privé de toutes ces choses, estant dans Tendroit où il est, avons jugé qu'on ne peut rien conclure de favorable pour sa santé, et qu'il est nécessaire qu'il soit traité et secouru dans un autre endroit. En foy de quoi nous avons sig-né le i5 apvril 1697 : ChenoffhoHy Sarrort {gratis).

Requeste Pierre de Longuers

A Monsieur, Monsieur le sénéchal d'Auvergne ou au premier lieutenant,

Supplie humblement, Pierre de Longuers, natif du bourg d'Espinasse, pays d'Auvergne, et de ce ressort et vous remontre qu'ayant fait aprentissage de chirurgien, barbier, soubs deffunct Michel Nolier,M''e chirurgien aud. Espinasse et a pratiqué l'art de chirurgie pendant le temps de douze ans dans les meilleures villes du royaume, villes de Paris, Lyon, Toulouze, Orléans, Bordeaux et autres dudit royaume, ainsy qu'il est notoire à messieurs les con®'"^ médecins et chirurgiens, jurés royaux de cette ville de Riom, et jouir des privilèges à eux accordés, à ces causes, il vous plaise de le recevoir à la maistrise, sous ofiFre qu'il fait de subir les examens et faire les actes accoutumés pour parvenir à lad. maistrise et ferez bien. Signé : de Longuers,

Soit communiqué au Procureur du Roy et au médecin cône'' et chirurgiens-jurés royaux de cette ville. Fait le i^r septembre 1698. Signé : de Combes,

Vue la dite requeste, ord'"^ de communiquation, je requis pour le Roy qu'à la réquisition du chirurgien juré de cette ville, les maisties chirugiens seront assignés à certain jour pour procéder aux examens du

supliant, au lieu accoutumé et yceux rapports à Nous communiqués; estre fait telle déclaration qu'il appartiendra. Fait le i septembre 1698. Signé : Rochette.

Led. M® Jean Sarron, premier chirurgien-juré de celte ville, à qui la susd.resquestea été communiquée, a dit qu'après qu'il lui sera aparu du bail d'aprentissage du supliant, de la bonne vie et mœurs et religion catholique, apostolique et romaine, il satisfera à Torde® dud. sieur lieutenant général . Signé : Sarron^ juré.

Information de vie et mœurs, constatation de religion catholique, apostolique et romaine faite par nous Michel-Gabriel de Combes^ escuyer, seigneur du Puy- St-Bonnet, conC"* du roy lieutenant général en la sénéchaussée d'Auvergne et siège présidial de cette ville de Riom ; à la requeste de Pierre de Longuers, chirurgien, résidant en cette ville, en exécution de nostre ord*'® du I® du présent, rendue sur requeste à nous présentée par ledit de Languers,à laquelle information a esté par nous procédé, comme s'ensuit ; advis d'Amable Frenaye pris pour greffier et de luy pris et reçu le serment au cas requis :

M® Antoine Audebert, pbr® chanoine semy prebandié en l'église et chapitre S* Amable, âgé d'entour cinquante-cinq ansjtemoing produit et assigné à la requête dud. de Languers par exploit de ce jourd'hui, signé : Sergent, controllé au bureau de cette ville parBertin le mesme jour, lequel de luy pris et reçu serment au cas requis, a dit n'estre parent, serviteur n'y domestique dud. de Longuers et après lui avons fait lecture, par notre greffier, de nostre susd. ord, dépose bien cognaistre led. de Longuers, l'avoir vu bien souvent entrer dans l'église, ouirla S^® messe, hanter les sacrements et se comporter en bon chrétien, qui est tout ce

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qu'il a dit savoir et lecture à lui faite de sa déposition a déclaré n'y vouloir augmenter n'y diminuer, en a voulu taxe et a signé avec nous et notre greffier : Audefaert.

M'« Priest Azan, n'® royal de cette ville de Riom, âgé d'en tour trente-cinq ans, témoing produit et assigné à la requête dudit de Longuers, par exploit cy dessus daté, controUé, dont coppie nous a esté par lui exibée,et de luy pris et reçu le serment au cas requis a dit n'estre parent, allié, serviteur, n*y domestique dud. de Longuers, et a près lui avoiresté fait lecture, par notre sud, ord*^. dépose bien cognaistre led. de Louguers, ravoir vu souvent entrerdans Téglise, ouirlaS*e messe et fréquenter les sacrements, comme un véritable chrétien doit faire, qui est tout ce qu'il a dit savoir et lecture à luy faitte de sa desposition, a persisté et déclaré n'y vouloir augmenter n'y diminuer n'a voulu taxe et a signé avec nous et notre greffier : Azan.

M^e Antoine Dufour, praticien, résidant en cette ville de Riom, âgé d!entour trente-sept ans, autre temoing assigné produit à la requête et par exploit dont coppie nous a estée par lui exibée et de luy pris et reçu le serment au cas requis, a dit n'estre parent, allié, serviteur ny domestique dud. de Longuers, après lui avoir esté fait lecture par notre greffier de nostre susd. ord^» ; dépose bien cognaistre led. de Longuers, l'avoir bien souvent vu entrer dans les églises, ouir la S^® messe et fréquenter les sacrements comme un bon chrétien doit faire; tout ce qu'il a dit savoir et lecture à luy faiste de sa desposition a protesté et déclaré n'y vouloir augmenter n'y diminuer, n'a voulu taxe et a signé avec nous et notre greffier : Dufour.

Examinés ont estes lesd. temoing par nous com^® susd. adcisté dud. Frenaye, pris pour greffier, le vingttrois septembre seize cent nouante trois : de Conches, Frenaye,

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Nous soub***' estant assemblés pour l'attestation de Pierre de Long'uers, aspirant à Tart de chirurgie et souhaitant acquérir la maistrise, a esté interrogé en présence de M"" Annet Chevoghon, con*"* médecin ord'® du roy, par les sieurs Sarron et Fabre, jurés et d'Antoine Bletterie, Jacques PelJaboust et Claude Boughon, Jean Faure et Gilbert Granier, son parrain, lesquels après avoir interrogé et ayant conféré ensemble ; led. de Longuers s'étant retiré, ont demeuré d'accord, qu'il avait suffisamment satisfait, et ont pris jour daus la semaine de quasimodo pour son premier examen touchant l'ostéologie. Fait le dernier mars seize cent nouante quatre. Boughon y Pellabout, Sarron^ juré, Bletteriey Granier^ Faure,

Rapport g. — Nous Annet Chevoghon, con®', médecin ord^® du Roy, et Jean Sarron m^® chirurgien-juré de cette ville de Riom, attestons avoir vu et visité le nommé Antoine Carnet, garçon forbisseur, habitant de cette dite ville, âgé de dix-neuf ans, en vertu d'ord*® de M^ François de Panay, escuyer, seigneur du Defant, con®^ du roy, prévost général d'Auvergne, La Marche, Combraille, et généralité de Languedoc,à nous signiffié par Chabot, huissier, auquel nous avons trouvé deux cicatrices fort récentes, Tune située à la partie supérieure et antérieure du pariétal droit, de longueur de deux travers doigts, l'autre à Ja partie moyenne et inférieure de l'occipital, se plaignant d'avoir reçu plusieurs autres coups en diverses parties de son corps, qui ne nous ont point paru, lesquelles cicatrices nous avons jugé estre faitte par instruments tranchants, contondants. En foy de quoy nous avons signé le présent rapport le dix-neuf™® apvril seize cent nouante quatre : Chevoghon, Sarron^ juré.

Aujourd'hui 21 apvril, nous soubs estant assemblés pour entendre Pierre de Longuers en son premier exa-

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men sur le général et particularités de Tostéologie et estre interrogé par M"* Annet Chevoghon, con«' médecin ord'« du Roy, par les sieurs Sarron, Fabre, jurés, Antoine Bletterie, Jacques Pellabout, Claude Boughou et Jean Faure et Gilbert Granier, son conducteur, led. de Longuers s'étant retiré, ont demeuré d*accord qu'il avait satisfait à toutes leurs demandes et luj ont donné pour second examen le général et particulier des tumeurs. Chevoghon; Boughon; Sar^ roriy juré; Bletterie ; Pellabout; Faure; Granier, conducteur.

Requête (TAmable Roy, — A Messieurs les Chirurgiens-jurés royaux de cette ville de Riom et ressort.

Supplie humblement Amable Roy, natif de Riom, fils à feu Pierre, vivant maître-chirurgien de la dite ville, disant qu'ayant fait apprentissage sous sond. père, et pratiqué l'art de chirurgie, Tespace de douze années dans plusieurs villes considérables comme Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Vienne, Orléans et plusieurs autres villes du Royaume, et qu'ayant travaillé l'espace de quatre ans dans les hospitaux d'armée, comme en Allemagne et en Flandres, aiusy qu'il est promis dans ses certificats.

A ces causes, il désire, Messieurs, estre aggrégé dans votre corps, et jouir des droits et privilèges à vous accordés par vos nouveaux statuts, sous l'offre qu'il fait de subir les examens, faire les actes accoustumés pour parvenir à la maistrise, de vous payer les droits qui vous sont deiis, suivant l'ord®* et règlement du Roy et ferez bien. Fait ce dernier mars seize cent nouante quatre. Roy...

Led. Jean Sarron, premier chirurgien-juré de cette ville de Riom, à qui la susd, requeste a esté présentée, a

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dit qu'après qu'il luy sera apparu du bail d'apprentissag'e du suppliant, de sa bonne vie et mœurs et religion catholique, apostolique et romaine, il communiquera à sa communauté : Sarron, premier juré.

Aujourd'hui samedi 17 jour du mois d'auvril 1697, par devant nous Michel -Gabriel de Combes, escuyer, seigneur du Puy-St-Bonnet, St-Georges, et autres places, con®'^ du Roy, lieutenant général de la sénéchaussée d'Auvergne et siège présidiai de Riom, a comparu Amable Roy qui nous a dit, que pour être informé de sa vie et mœurs, suivant la réquisition du procureur du Roy aud. siège, il vous a produit tesmoings cy-après nommés, qui sont :

Honorable personne, Antoine Soùnageon, âgé de 70 à 72 ans, prestre et chanoine en l'église de St- Amable de cette ville de Riom, dit et affirme, connoistre led. Amable Roy depuis 20 à 26 ans, lequel il a vu vivre en homme de bien, bonne vie et mœurs, religion catholique, apostolique, et romaine, l'ayant vu plusieurs fois aux églises, ouïr la messe et assister aux offices divins, ne sachant qu'il aye fait jamais aucun cas digne de reproches et a signé sa déposition: Soùnageon, prestre.

Honorable personne Claude Brujas, advocat au parlement, âgé de..., lequel a dit et affirmé connoistre Amable Roy depuy 20 à 26 ans lequel il a vu vivre, en homme de biens, de bonne vie et mœurs, religion, catholique, apostolique et romaine, l'ayant vu plusieurs fois ouïr la messe, et assister aux offices divins ne sachant qu'il aye jamais fait aucun cas digne de reproches et a signé sa déposition : Brujas.

Honorable personne Michel Romeuf, notaire royal de cette ville de Riom, âgé de 44 ans, a dit et affirmé connoistre Amable Roy depuis 20 à 26 ans,. lequel il a vu vivre en homme de bien, de bonne vie et mœurs, religion catholique, apostolique et romaine, l'ayant vu plusieurs foisouïrla messe etassister aux offices divins,

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ne sachant qu'il aye jamais fait aucun cas dig^ne de reproches et a sig^né sa déposition : Romeuf.

Honorable personne Antoine Sablon, marchand tailleur de cette ville deRiom^ âgé de 48 ans, dit et affirme connoistre Amafale Roy depuis 25 ans^lequel il a veu vivre, en homme de bien, de bonne vie et mœurs, religion catholique, apostolique et romaine, Tayant vu plusieurs fois ouïr la messe et assister aux c ffices divins, ne sachant qu'il aye jamais fait aucun cas digne de reproche et a signé sa déposition : Sablon .

Aujourd'hui cinquième may, nous soussignés estant assemblés pour interroger Amable Roy,en sa tentative, aspirant de l'art de chirurgie, et souhaitant acquérir la mestrise,a esté interrogé en présence de M^® Annet Chevoghon, con®**. médecin ord""®. du Roy, par les sieurs Sarron et Fabre jurés, Jacques Pellabout, Granier, et Claude Boughon, Jean Faure, Antoine Blelterie, son conducteur; lesquels, après l'avoir interrogé, led. Roy s'estant retiré, ont demeurés d'accord qu'il avait suffisamment satisfait, et ont pris quinze jours pour son premier examen touchant l'ostérologie. Faille cinq may mil six cent nouante quatre.

Chevoghon, Sarron juré, Fabre^ juré, Bletteriey Pellabout^ Boughon, Granier, Faare,

Aujourd'hui 7™^ may, nous soussignés étant assemblés pour interroger Pierre de Longuers,sur le général et particulier des tumeurs, matière de son troisième examen; en présence de M'^e Ghevoghon, con*"^ médecin ord'® du roy, avons jugé qu'il avait suffisamment satisfait aux questions qui luy ont estées failles, luy avons donné pour quatrième examen le général et particulier des playe8,avec la démonstration de l'appliquation du tréspan pour chef d'oeuvre, à fin de ses actes. Ghevoghon, Sarron, juré, Fabre, Bléterie, Faure

Pessabout, Boughon, Granier, conducteur.

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Rapport g. — Nous Annet Ghevoghon, Gon®'" méddeciu ord*^^ du roy, et Jean Sarrou, chirurgien-juré de celle ville de Riom ; attestons nous estre transportés en vertu d'ord<^® de M^ le lieutenaut général criminel du 10 may 1694, dans la maison de Priest-la-Couls, que nous avons trouvé au lit et après Ta voir visité luy avons trouvé une playe sur la main gauche occupant le carpe et métacarpe, avec dilacération qui oste le mouvement des trois derniers doigts, ne pouvant jugé s'il en sera estropié, estant une partie nerveuse et les ligaments découverts, luj avons aussy trouvé une playe transverse sur la jambe gauche, partie postérieure, de la longueur de trois travers de doigts, au-dessus de la malléole, lesquelles playes nous avons jugé estre faites par instruments tranchants, luy avons aussy trouvé de la fièvre, que nous attestons contenir vérité; fait le onzième may iC^'-nonante quatre, Cheooghon^ Sarron^ juré.

Aujourd'hui dixsept™<5 ^ay, nous soubz^^^ estant assemblés pour interroger Amable Roy, sur le général et particulier des playes, matière de son second examen, en présence de M^ Ghevoghon, con^r médecin ord*"^ du roy, avons jugé qu'il avait suffisamment satisfait aux questions qui luy ont estées failles, et luy avons donné pour troisième et dernier examens, en qualité de fils de maistre, le général et particulier des thumeurs, et pour chef d'œuvre, la démonstration des parties de l'œil.

Aujourd'hui viugthuit™® may, nous soubz^*^ estant assemblés pour interroger Pierre de Longuers, en son dernier examen, sur le général et particulier des playes avec la démonstration du trépan et de tout ce qui en dépend, en présence de M^ Ghenoghon, con®'' médecin ovà^ du roy, avons jugé qu'il avait suffisamment satisfait tant aux propositions qui luy ont estées faittes qu'à la démonstration de son chef d'œuvre.

Aujourd'hui quatorz"^^ juin i6c-nonanle quatre,nous soussignés estant ensembles, pour interroger Amable

Roy, aspirant en son deruicr examen, sur le général et particulier des thumeurs, avec la démonstration des parties de Tœil, en présence de M' Chevoghon, con®' médecin ord'® du roy, avons jugés qu'il avait suffisamment satisfait, tant aux propositions qui luy ont estées faittes, qu'à la démonstration de son chef d'œuvre.

A Messieurs les chirurgiens jurés royaux de la Ville de Riom et ressort d'ycelle.

Supplie humblement Jacques Guesle^ fils à feu Gilbert, habitant de cette ville de Riom, disant qu'ayant fait apprentissage sous M' Claude Boughon, mattre chirurgien de celte ville et pratiqué Tart de chirurgie Tes passe de douze années dans plusieurs villes considérables, comme Paris, Lyon, Toullouze, Bordeaux, Vienne, Orléans et plusieurs autres villes du royaume. A ces causes, il désire estre agrégé dant votre corps, et jouir des droits, privilèges à vous accordés, sous l'offre qu'il fait de subir les examens, faire les actes ac« coutumes pour parvenir à la mestrise et de payer les droits detis, suivant l'ordre et réglemens du roy et ferez bien. Le quatrième janvier i6«-quatre-vingt quinze. Guesle.

Led. Mr» Jean Fabre, chirurgien juré de cette ville, à qui la susd. requeste a estée présentée, a dit qu'après qu'il luy sera apparu du bail d'apprentissage dud. suppliant, de la bonne vie et mœurs et religion catholique, apostolique et romaine, il en communiquera à sa compagnie.

Information faite par nous, Gabriel-Michel de Combes, Escuyer s', du Puy-S' Bonnet, Lygoridès et autres places^ Con®* du roy, lieutenant-général en la sénéchaussée d'Auvergne et siège présidial de Riom, de vie, mœurs, religion catholique, apostolique et romaine de la personne de Jacquea Guesle, garçon chirurgien, pour

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éstre agrégé dans le corps, compag'nie des M" chirurgiens-jurés de cette ville de Riom,et en exécution des déclarations et arrêts de son conseil et pour satisfaire à yceux, à laquelle information avons procédé, adciaté de M' Ëstienne, nostre greffier, pris et reçu le serment au cas requis. Gomme s'en suit :

Du janvier 1696, M"" Pierre Geraudias, prestre

et diacre en Téglise et chapitre de S*-Amable, âgé de vingt-cinq ans, tesmoingt produit et assigné à la

requeste dud. Guesle, par exploit de..., huissier, du

présent mois, controllé au bureau de cette ville le

parBertin ; de luy pris et reçu le serment au cas requis, a dit n'estre parent, alié, serviteur, n'y domestique dud. Guesle, sur les faits cy dessus despose bien connaistre ledit Guesle, Tavoir veu vivre en honneste homme et de bon chrétien, l'ayant veu souvent à l'église ouïr la sainte messe, fréquenter les sacrements. Qui est tout ce qu'il a dit sçavoiret lecture faitte de sa déposition, a dit contenir vérité et à persister a n'y vouloir augmenter ni diminuer et a signé : Geraudias .

M"^® François Mercier, notaire royale de cette vil le, âgé d'entour 48 ans, autre tesmoing produit et assigné à la requeste dud. Guesle, par le sud. exploit, dont il nous a exibé coppie, et de luy pris et reçu le serment au cas i:equis à dyt n'estre parent, allié, serviteur, n'y domestique dud. Guesle, sur les faits cy-dessus, dépose bien connaître led. Guesle, pour l'avoir veu faire les fonctions d'un véritable chrétien, fréquenter les sacrements et se comporter comme un honnête homme doit faire... Qui est tout ce qu'il a dit savoir et lecture faite de sa déposition, persister n y vouloir augmenter n'y diminuer et a signé : Mercier.

]\jre Priest Azan, notaire royal de cette ville, âgé d'entour 87 ans, autre tesmoing produit et assigné à la resqueste dudit Guesle, de luy pris et reçu le serment au cas requis, a dit n'estre parent, alié, serviteur

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n'y domestique dud. Guesle ; sur les faits cj-dessus, a dit bien connaître led. Guesle pour est re natif de cette ville de Riom,d'honnôte famille, vivre enbon chrétien, ravoir veu souvent entrer à l'église, ouir la sainte messe, fréquenter les sacrements et se comporter comme un bon chrétien doit le faire. Qui est tout ce qu'il a dit scavoir, lecture à luy faitte de sa déposition a persisté n'y vouloir augmenter ny diminuer et a signé : Azan. .

Aujourd'hui 17® mars 1696, nous soub»»^', estant assemblés pour interroger Jacques Guesle, en sa tentative, aspirant de chirurgie et souhestant acquérir la maîtrise, a esté interrogé en présence de M^® Annet Chevoghon, con®^ médecin ord"^® du roy,par les S" Fabreet Sarron, jurés; Antoine Bleterie, Jacques Pellabout, Gilbert Granier, Claude Boughon et Jean Faure, son conducteur, lesquels après l'avoir interrogé, led. Guesle et son conducteur s'estant retirés ; ont demeurés d'accord qu'il avait suffisamment satisfait, et pour premier, examen lui a esté donné le traittédes thumeurs tant en général qu'en particulier, qu'il sera obligé de satisfaire dans un mois.

Aujourd'huy 19^ may i6<^-quatre- vingt-quinze, nous soub"^8, restant assemblés pour interroger Jacques Guesle, aspirant en chirurgie, en son premier examen qui est des thumeurs, a esté interrogé çn présence de M*"® [Chevoghon], cone"^, médecin ordJ^ du roy, par les sieurs Fabre,et Sarron, jurés, Antoine Blelerie, Jacques Pellabout, Gilbert Granier, Jean Faure, son conducteur, lesquels après l'avoir interrogé; led. Guesle et son conducteur s'estant retiré,sont demeurés d'accord qu'il avait suffisamment satisfait, et pour second examen luy a esté donné le traitté des playes, tant en général qu'en . particulier, qu'il s'est obligé de satisfaire dans six semaines.

Rapport 10. —Nous Annet Chevoghon, cons^r mé-

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decin ord'® du roy et Jean Sarron, chirurgien-juré de cette ville de Riom, certifions nous estres transportés dans les prisons royales de cette ville de Riom, en vertu d'ord"^® de Mons. Ghabre, lieutenant général criminel de la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne, en date du huitième juillet, pour voir et visiter le nommé Jean Lachenard, que nous avons trouvé dans son lit, et après Tavoir interrogé et fait sortir hors de son lit, pour sçavoir ce dont il s'agissait, nous aurait dit qu'il était extrêmement mal et qu'il ne pouvait s'aider du bras gauche, ce qui nous aurait donné lieu de considérer cette partie et luj faire faire tous les mouvements nécessaires, ce qu'il n'aurait peu faire, tant à raison des grandes douleurs qu'il souffre depuis longtemps en ceste partie, à cause d'une dislocation qu'il nous a dit luy estre arrivée depuis un an, à l'articulation de l'omoplatte avec l'humérus, qu'à cause d'une maigreur dans ce bras et quasy une atrophie. Nous avons aussy observé de lui une fièvre, laquelle dans les apparences nous paraît plutôst estre une fièvre lente et hétique, que toutte autre. En foy de 09 nous avons signé ce huitième juillet iG'^-quatre vingt quatorze. Chevoghon. Sarron, juré.

Rapport II, — Nous Annet Chevoghon, con«'. médecin ord*^** du roy, et Jean Sarron chirurgien-juré de cette ville de Riom, desclarons qu'en vertu d'ord>^. de M^ Chabre, escuyer, seigneur de Chazelies, lieutenant général criminel en la sénéchaussée siège présidial d'Auvergne, datée du dix-huitième juillet,a nous signifiée le même jour par Layat, huissier, avoir veu et visité Jeanne Egard, femme de Luis Ailhan, marchand de cette ville, à laquelle nous avons trouvé une contusion sur le zigoma droit, autre contusion avec echymose à la partie antérieure de la cuisse gauche, quatre doigts au dessus de la rotuUe» lesquelles contusions

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nous jugeons estre faittes par soufflets, coups de poin^, coups de pieds, ou autres semblables, se plaignant lad. Egard, de sentir de grandes douleurs dans Testomac, pour avoir esté violemment poussée contre un mur, ce qui ne nous paroît pas. En foy de quoy nous avons signé, le vingt'"^ juillet i6®-quatre vingt quatorze. Chevoffhon, Sarron.

Rapport 12, — Nous Annet Ghevoghon, con^r médecin ord^'du roy, et Jean Sarron, chirurgien-juré, attestons nous estre transporté dans le lieu de Cornbronde ; en vertu d'ord' de Mons. Croizicr, lieutenant aud. bailliage, du 28 juillet 1694, pour voir et visiter un cadavre qu'on nomme Héliard Vidal, âgé d'environ douze ans, que nous avons examiné hors de la maison de son père. Avant de faire l'ouverture dud. corps avons considéré : i<* le dit cadavre extérieurement, que nous avons trouvé extrêmement maigre, avons observé toute la capparcité de l'abdomen, et particulièrement le costé gauche, en quelque façon noir, livide comme une échimose en toute cette partie et cherchant une cognaissance plus grande, avons fait l'ouverture dud. corps et tachant de descouvrir la cause de sa mort, avons pénétré les parties internes et ayant fait Touverture, avons rencontré Tépiploon que nous avons trouvé sec, avons observé les cinq téguments quasy desséchés et comme du parchemin, et voulant passer plus avant avons trouvé un des intestins que nous appelions le cœcum rouge de la grandeur de quatre doigts et comme enflamé, et n'ayant trouvé aucun sang respendu dans toutte ces parties, ny aucune partie interne qui prouve avoir esté incommodées pour quelque cause externe et avons juge devoir référer la cause de sa mort à sa mauvaise habitude, plustot qu'à toutte autre chose. En foy de quoy nous avons signé le vingt- trois"»® juillet lô^-quatre-vingt-quatorze. Chevoghon, Sarron,

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Rapport i3, — Nous Annes Chevoghon, con^ médecin ordre du Roy^ et Jean Sarron, mre chirurg-ienjuré de cette ville de Ri cm, certifions avoir esté appelle dans la maison de s' Antoine Caille, con^"^ du roy et garde marteaux des eaux et forêts d'Auvergne, bailly de La Tourette, en vertu d'ord^® de M'^ Ghabre, escuyer et seigneur de Chazelles^ lieutenant général criminel en la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne, dattée du dixième août, a nous signiffiée le mesme jour par Gurabet, pour voir et visiter le s' Caille et Anne Marie Dubreuil-Pichot, son épouse, auxquels nous avons trouvé,sçavoir : au s' Caille deux contusions avec échimose, l'une sur la partie extérieure du coude, l'autre à la partie moyenne et extérieure de l'avant bras gauche^ lesquelles luy causent de grandes douleurs, à raison de la délicatesse et sensibilité de la partie, et à son espouse sus nommée, avons trouvé deux playes de la grandeur de l'ongle distantes l'une de l'autre d'un demy travers de doigt, situées à la partie antérieure et moyenne du tibia de la jambe gauche, avec grande contusion et échimose, que nous jugeons avoir estées faittes par coups de bâtons, coups de pierres ou autres instruments froissants, contondants. En foy de quoy nous avons signé ce douz^e aoust i6<î-quatre- vingtquatorze. Chevoghon y Sarron,

Rapport /4. — Nous Annet Chevoghon, cône' médecin ord'* du roy et Jean Sarron, chirurgien-juré de la ville de Riom ; en vertu d'ordonnance de Mr Rochette, conseiller procureur du roy en la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne, du premier septembre, à nous signifiée le mesme jour, attestons nous estre transportés dans les prisons royales de cette ville, pour voir, visiter le s' Guilhaume Fouvélet, sieur de Villemont,que nous avons trouvé dans son lit et après l'avoir visité, l'avons trouvé fébricitant et avons aussy

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observé sur l'œil droit une ophtalmie qui luy oste quasj la liberté d'ouvrir VœU, avons aussy observé une fistule à Tanus complette et pénétrante dans le boyau d'où sortent les matière fécalles, comme aussy qu'il est atteint de gravelle, ce qui lui cause souvent une colique néphrétique, avec des tournements de teste, que nous avons descouvert et mesme déclaré par un rapport du trantième may dernier et nous estant informé, et voulant pénétrer qu'elle estoit la fièvre le sieur Savy, son médecin ord'® et Boug'hon, son chirurg-ien, cy présents, nous ont dit que le sieur Fauvelet estoit sujets depuis longtemps à la goutte, dont y a déjà eu plusieurs attaques^ et qu'il gardait le lit depuis plus de six mois; mais que pandant lo ou 12 jours de suite, avec délire et assoupissement laquelle l'avait mis quasy à l'extrémité, et que cette fièvre estoit revenue avec la même même violence et les mesmes accidents pendant trois différentes fois et qu'il n'y avait que 6 jours qu'elle s'estait changée en une fièvre double, dont les accès durent i3 ou 1 4 heures, avec des douleurs de rumathisme très aygûes par toule corps, ce qui le met dans un très mauvais estât. En foy de quoy nous avons signé ce premier septembre 1 6<^-quatre-vingt-quatorze . Chevoghon^Savy jSarron, Boughon.

Rapport i5, — Nous Annet Ghevoghon, con^'^ médecin ord"^® du roy, et Jean Sa rron, m" chirurgien-juré de celte ville de Riom, desclarons nous estre transportés dans le lieu de Combrondes et dans la maison de Gabriel Raphanel, hoste dud. lieu, en vertu d'ord^® de M*"® Antoine Sablon, bailly dud. lieu de Gombronde, daltée du 20°^® du présent, à nous signiffiée le mesme jour, par Layat, huissier; pour voir et visiter le nommé Gilbert Brun, auquel nous avons trouvé une playe de a longueur de quatre grands travers de doigts, lors

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esUns découvert de tûutte l'étendue de lad. plaje, avec grande contusion. Lad. playe estant de figure oblique, scittué sur la partie supérieure et moyenne du pariétal gauche, laquelle nous jugeons avoir estée faitte par quelque instrument tranchant contondant, comme coups de pierres, bâstons ou autres semblables. Lad. visite a estée faitte en présence de Jean Faure, m^ chirurgien de cette ville, quipensoit actuellement led. Brun, est ce que nous affirmons estre véritable. En foy de ce nous avons signé ce vingt quatrième Décembre lù^b.ChevO' ghorit Sarron.

Rapport i6. — Aujourd'huy cinq décembre 1695, nous Amable Bourlin, docteur en médecine, et médecin en partie de l'Hotel-Dieu, Jean Sarron, m^^ chirurgienjuré, et Claude Boughon, chirurgien aud. Hotel-Dieu, tous habitans de la ville de Riom, nous serions transportés dans la salle de THôtel-Dieu de la dite ville de Riom pour visiter le cadavre d'Estienne Poazol, décédé le jour d'hier, et avant que de procéder à l'ouverture dud. cadavre nous l'aurions visité et examiné de toutes les parties de son corps, que nous avons trouvé fort exténué et deséché et nous aurions trouvé deux cicatrices sur l'hypocondre gauche, scituées sur la partie latérale dud. hypocondre, entre la 3« et la 4® des faus ses costes, à conter de bas en haut, que led. s^ Lacroix, qui a pensé led. Pouzol nous a rapporté estre Tentrée d'une playe que led. Pouzol avait reçu le... janvier de quatre vingt douze. L'autre cicatrice scituée à la partie postérieure dud. hypocondre entre la seconde et la troisième des fausses costes à conter de bas, que ledit s»^. Lacroix a dit aussi estre une contre ouverture qu'il avait esté obligé de faire pour donner isseûe au pus et au sang extravasé et a beaucoup de matières fécales et de vermine qui ont sorties par lad. controuverture, pendant un long espace de temps. Desquelles playes

coD trou ver ture led. Lacroix, nous a desclaré ea avoir fait deux rapports. Nous avons aussy trouvé un abcès fisluleux sur la partie supérieure, antérieure et latérale de la poitrine, du costé g'auche, au-dessous de la clavicule, entre la première et la seconde des costes, durant depuis plus de i5 mois ; peu de temps avant la consolidation de lad. controuverture; il nous a rapporté estre sortj par lequel abcès fistuleux, des matières fécalles pendant long-temps, ce qui nous a obligé à procédera l'ouverture dud. cadavre; l'ouverture d'ycellui faitte, nous avons trouvé dans Thypocondre gau« che, au-dessus desd. cicatrices, la ratte adhérante aux costes, par la partie gibeuse, au mesme endroit de la première cicatrice et mesme toutte pourrie, le colon attaché au mésme en droit de la playe par une espèce de ligaments assez gros et qui n'estoit pas naturel, ce qui nous a fait jug*er que la ratte, et le colon avait esté blessés, et ayant ouvert le boyau, nous aurions trouvé une cicatrice au mesme endroit ou le ligament sus dit se terminoit. Nous aurions aussy trouvé au mesme costé, une cicatrice au diaphragme, dans sa partie charnue, adhérante aux costes, le poulmon aussy adhérant a cet endroit du diaphragme et toutes les costes jusqu'à l'endroit de l'ouverture de la fistule, en telle sorte qu'il nous aurait esté impossible de le destacher. Nous aurions aussy trouvé la substance du poulmon du costé, quasy schirreuse et dans sa partie postérieure un sinus fistuleux qui se conduisait de l'endroit du diaphragme jusqu'à l'ouverture de l'abcès fistuleux, et ayant continué nostre visite, nous aurions trouvé le poulmon du costé droit adhérant aux costes, au dia- ' phragme et au médiastin; et l'ayant ouvert, nous l'aurions trouvé plain de sanie et M« Bourlin, nous a rapporté que led. Pouzol s'estoit plaint, 7 ou 8 jours environ avant que de mourir,d'une douleur de poitrine du costé , avec opressions , crachement de sang et fièbvre

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continue aygcuë, pour raison de quoy il l'avait fait saigner cinq ou six fois,et que lessusd. symptômes avaient continués jusqu'à la mort; ayant trouvé toutes les autres parties saines, nous aurions jugé que le diaphragme, la ratte et le colon ayant estes blessés, il se seroit fait un grand épanchement de sang et de matières fécales dans la poitrine, à raison de la situation que led. Pouzol estoit obligé de tenir pour donner isseue aux matières, tant par les playes, que par la contreouverture, cette situation ayant donné à quelques parties des matières fécales et purulantes de s'insinuer dans la substance du poulmon et de la ronger par leur acrimonie et y produire, par succession de temps, le canal fistuleux que nous avons remarqué s'est ce formé depuis le diaphragme et se continue de la poitrine et s'ouvrir entre la première et la seconde des vrayes costes et par où il est sorty des matières fécales jusqu'à la consolidation du colon. Nous avons aussyjugé que la fiébvre qui a commencé depuis le jour de sa blessure, et a continué jusqu'à la mort du dit Pouzol, qui de temps en temps avait des augmentations, avec difficulté de respirer, étoitune suite de la blessure, et de la fistule. De tout ce que dessus a été dit, nous avons dressé nostre présent rapport, conformément à l'ord^® de Mons»^ le lieutenant général criminel de la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne, en date du 3o décembre 1694, à nous signifiée le 3® janvier 1696, par Layat, huissier, et nous desclaront yceluy contenir vérité. En foy de quoy, nous avons signé le 8 juillet 1696. Signé : Bourlin, Sarron, Boughon,

Rapport ly, — Nous Annet Chevoghon, con*'^ me- * decin ordre du poy et Jean Sarron, m^ chirurgien-juré de cette ville de Riom, certiffions avoir esté appelles dans la maison de sieur Jean Boutteix, marchand de la dite ville, en vertu d'ordonnance de M"" Ghabre,escuyer,

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seigneur de Chazelles, lieutenant g'ènéral-crinninel en la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne, dacttée du 4^ du présent, où estant, nous aurions trouvé led. s'. Boutteix dans son Ht, et après Tavoir deuement visité et éxanoiné, luy avons trouvé une excoriation cutanée de la largeur de deux travers de doigts, située à la partie supérieure et antérieure du pariétal dextre, que nous jugeons avoir esté faitte par coup de bâton ou chutte, se plaignant d'avoir reçu d'autres coups qui ne paraissent point. En foy de quoy, nous avons signé le présent rapport ce 4 t^^lj 1696. Chevoghon^ Sarron.

Rapport 18. — Nous Annet Ghevoghon, con«' médecin ordre du Roy, et Jean Sarron, m® chirurgienjuré de cette ville de Riom, en exécution de Tord* de M', le lieutenant général-criminel, du 10® du présent, nous sommes transportés dans la maison du sieur Bouteix, marchand, pour le visiter de nouveau et après nous estre informé de luy, s'il luy estait arrivé quelque chose de particulier puis notre premier rapport, nous a dit sentir de grandes douleurs dans les deux hypocondres, et particulièrement dans le droit, à ne point demeurer debout, ce qui nous aurait oblig-é à le visiter pour voir s'il parestroit quelque chose extérieurement, et après l'avoir deuement visité, n'aurions rien trouvé, et ensuite luy a^^ant touché le poulx, luy aurions trouvé la fièbvre, puis le dernier rapport, avec quelque augmentation sur les quatre heures du soir, ce que nous attestons, fait le 70 may iCgS. Chevoffhon, Sarron.

Rapport rg, — Nous René Amy, cône» médecin ord'^® du roy, et Jean Sarron, chirurgien-juré de cette ville de Riom, attestons nous estre transportés dans le lieu de . . . , en vertu d'ord* de M*' Soubrany, con®^ du

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roy en la sénéchaussée d'Auvergne, et siège présidial de Riom, en date du 21 may et dans la maison de Michel Barrier, fils, âgé de 26 ans, lequel, après l'avoir deuement visité, luy avons trouvé une playe avec dislacération occupant toulte la longueur de la première phalange du doigt appelé médius, de la main gauche, avec grande tuméfaction sur tout le carpe et métacarpe de la mésme main, une autre légère excoriation, avec échimose, en la partie supérieure et externe au cubitus gauche. Nous avons de plus visité Pierre Barrier, frère et Annet, auquel nous avons trouvé une contusion de la grandeur de la main, située à la partie supérieure et antérieure du bras gauche, touttes lesquelles playes> contusions, nous jugeons estre faittes, scavoîr : la playe du doigt, par morsure, ou autre chose semblable,et les contusions par coups de bâtons ou autres instruments contondants et froissants; se plaignant lesd. Annet et Pierre Barrier, de sentir des douleurs en d'autres parties de leurs corps, qu'ils disent estre causées par des coups qu'ils ont reçues et qui ne nous paraissent point, ce que nous attestons estre véritable. En foy de ce nous avons signé ce vingtroisième may 1695. A/ny, Sarron,

Rapport 20, — Nous Annet Chevoghon, con«r médecin ord'* du roy, et Jean Fabrc, chirurgien-juré, atestons nous estre transportés dans le lieu d'Ënnezat, en vertu d'ordonnance de M' Layat,juge du depost,du 27 décembre 1694, pour voir et visiter le sieur Clément, dragon et chirurgien, dans la compagnie- colonnelle,au régiment de Fontenix, que nous avons trouvé dans le lit et après nous estre informé des blaissures qu'il pouvait avoir, avons trouvé trois grandes playes à la teste, sittuées sur la partie supérieure de l'oxipital, distante Tune de l'autre de deux travers de doigts,toutefois de la largeur de deux doigts, pénétrants jusques

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à ros,avec perte de substance de ros,dont on tirât une petite portion de la première table, avons aussi trouvé une autre plaje à la teste, scittuée à la partie supérieure du pariettal gauche, étant assez considérable. L'os estant découvert, avons aussy trouvé une petite playe sur le coronal, cotté gauche, comme aussy une contusion sur le muscle erotophize, cotté droit, et U malade se plaignant d'avoir des douleurs par tout son corps, l'aurions visité et observé seulement une contusion sur la partie supérieure de Tomoplatte, cotté gauche, touttes lesquelles playes nous jugeons avoir été faittes par des couteaux tranchants, comme sabre ou autre instrument tranchant, et comme il s'aî^it de playes considérables, qui pénètrent jusque l'os, avec perte de substance et beaucoup de sang, nous jugeons le [pronostic] fort douteux, fait ce 3o« décembre 1694. — Chevoghoriy Fabre.

Rapport ^i. —Nous Annet Chevoghon, con«»* et médecin ord'« du roy, et Jean Fabre, chirurgien-juré, atestons nous être transportés dans la maison du s' Louis Ghaladé, cardeur de cette ville de Riom,en vertu de Tordonnance de M. le lieutenant général-criminel, en datte du i7« janvier 1695, pour voir et visité le nommé Louis Ghalade, lequel avons trouvé dans son lit, et nous étant informé de quoy il se plaignoit et s'il avoit reçu quelques coups, nous a montré une petite playe accompagnée d'une contusion échimose, sous l'œil droit, partie moyenne du zigoma, occupant quasy toutte la partie, nous a dit avoir de grandes douleurs de reins et de ventre, provenant de coups qu'il avait reçu, plus nous avons observé une contuzion à la lèvre, partie supérieure du cotté droit» lesquelles playes, contusions, jugeons avoir esté faittes par quelque instrument contondant, ce que nous ja« geons être véritable. En foy de quoy nous avons signé

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le présent rapport, fait ce onze janvier 1695. — Fabre.

Rapport gratis, — Nous Annet Chevog-hon, con«' médecin ord'^ du roy, et Jean Fabre, chirurg-ien-juré de cette ville de Riom, atestons-nous estre transportés dans THôtel-Dieu de cette ville, en vertu d'ord^^ de M' le lieutenant général criminel, en datte du 2 mars 1696, pour voir et visiter les nommés Ghassaing" et Reynaud, soldats de milice, et par nous estre informé des blesseures qu'ils pouvoient avoir reçues, avons trouvé audit Çhassaing une playe fort considérable entre la 4® et la 5® coste à 4 doigts du sternum et 4 doigts de la mamelle et profondant jusque dans la capacité de la poitrine, et aud. Raynaud lui avons trouvé six playes à la teste, scittuées : une sur la partie inférieure du coronal, cotté gauche, profFondant jusqu'au péricrane, étant de la grandeur de deux travers de doigts ; deux autres playes scittuées sur la partie inférieure de l'oxipital, distantes Tune de l'autre de trois doigts, proffondant jusque au péricrane de la grandeur d'un poulce ; les autres deux playes scittuées sur la partie su* perieure du pariétal cotté gauche, proffondant jusqu'au péricrane, estant de la grandeur d'un doigt chacune ; de plus luy avons trouvé une grande playe scittuée sur la partie moyenne et supérieure de Tomoplatte, estant de profFondeur de haut en bas de six grands travers doigts, ce qui nous est paru avoir été fait par des couteaux, comme sabre, baïonnette ou autre instrument semblable et comme il s'agit de blessures considérables énoncées cy dessus^ jugeons qu'ils ne peuvent faire leurs fonctions dans leur compagnie de longtemps, c'est ce que nous croyons être véritable. En foy de quoy nous avons signé le prés, rapport, fait ce a5® mars lôgô. Chevoghon, Fabre.

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Rapport 22, — Nous Annet Chevo^hon, con®' médecin ordinaire du roy, et Jean Fabre, chirurgien -juré de celle ville de Riom, atestons nous estre transportés dans la maison de Durand Cholon, cordonnier^ en vertu d'ord'e de M' le lieutenant général criminel, en datte du onze mars 1695, pour voir et visiter, la femme dud. Cholon et après l'avoir observé, luy aurions trouvé un doig*!, appelé annulaire, de la main gauche, fracturé, suivant le rapport que nous a fait le sieur Boughon, chirurgien, n'ayant put lever l'appareil sans danger. S'est encore plainte d'une dent rompue, ce qui nous a point apparu, à raison de la carie qu'elle a. C'est ce que nous attestons estre véritable en loyauté et conscience, en foy de quoy nous avons signé le prés, rapport fait ce quinze mars 1696. Ch. F,

Rapport 23, — Nous René Amy, con^i^ médecin ord^* du roy et Jean Fabre^ chirurgien-juré de cette ville de Riom, atestons-nous être transportés dans la maison de Gaspard Bousset, maître-bolangier de cette ville, en vertu d'ord'^® de M'' Chabre, lieutenant général criminel, en datte du 9* may 1696, pour voir et visiter lesd. Bousset et Michel Verny, "menuisier; avons trouvé Gaspard Bousset dans son lit, avec la fièvre et après nous estre informés des blesseures qu'il pouvoit avoir, avons trouvé uneplaye à la main gauche scittuée sur la première articulation de l'index, avec contusion de la grandeur d'un travers doigt, et l'autre de trois, et audit Michel Verny, luy avons observé une très légère contusion sur la lèvre, partie supérieure, du cotté gauche ; le malade se plaignant de plusieurs coups qu'il dit avoir reçu, desquels pourtant nous n'avons veu aucune marque. Lesd. playes et contusions jugeons avoir été faites par quelque instrument contondant, ce que nous affirmons véritable et en avons dressé et signé nostre prés, rapport le 9* may 1695. Amy, Fabre.

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Rapport 2^. — René Amy, con" médecin ord'* du roy, et Jean Fabre, chirurgien-juré de celte ville de Riom, atestons nous estre transportés dans la maison de François Bernard, M«-bolangier de cette ville de Riom, en vertu d'ord« de M. Ghabre lieutenant général criminel, en datte du 8« may 1696, pour voir et visiter led. Bernard, lequel avons trouvé dans son lit, et après nous estre informé des blesseures qu'il pouvoit avoir, avons trouvé une petite playe cutanée à un des doigts de la main droite, appelé index ; avons aussy trouvé plusieurs excoriations sur la rotule du genoul droit, accompagné d'une petite linidire? (sic) sur la rotule du genoul gauche, nous avons aussi observé plusieurs autres petites excoriations, entr'autres une qui est de la grandeur d'une pièce de quinze sols, de plus se plaint led. malade de plusieurs autres coups qu'il dit avoir reçus, desquels néanmoins, nous n'avons vu aucune marque. Ce que nous atestons estre véritable, en foy de ce nous avons signé le prés, rapport, fait ce 9® may 1695. Ami/, Fabre.

Rapport 20, — Nous René Amy, con*" médecin ordJ^ du roy et Jean Fabre, chirurgien-juré de cette ville de Riom, en vertu d'ordre de M^® Fabre, lieutenant général criminel, en datte du 25e may 1695, avons veu, pensé, visitté et médica mente le nommé Jacques Baumont, valet domestique de Jean Migon, métayer de M^ le conseiller Rollet, d'une petite playe cutanée au bras gauche, estant de la longueur d'un demy travers doigt, accorapagniée de contusion; de plus le malade se plaignant d'avoir reçu plusieurs autres coups qui nous ont pourtant pas paru. Ce que nous certiffions estre véritable et avons dressé et signé nostre près, rapport fait ce 26^ may 1695. A, F.

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Rapport 26. -^ Nous, sous's René Amy, con«' médecin ord'e du roy et Jean Fabre, M* chirurgien, juré royal de cette ville et ressort de Riom, certiffions à tous juges qu'il appartiendra que de l'ordonnance de M' Chabre, escuyer^ seig"^ de Chazelle, con*^ du roy, lieutenant général criminel en la sénéchaussée et.siège présidial d'Auvergne aud. Riom, da^tée du 27© may 1695, à nous signiffiée le môsme jour et en exécution d'icelle nous nous sommes transportés dans la maison de Jean Déat, du faubourg de Mozat, de cette ville, où nous l'avons trouvé dans son lit et avons visitté par touttes les parties de son corps et luy avons trouvé une petite playe à la teste, scittuée à la partie supérieure et antérieure de la tempe droite, partie sénestre, pénétrant les téguments et sur une autre playe à la face scittuée sur la partie supérieure et latérale du zygomas, de figure oblique, pénétrant comme dessus, accompagnée de linidite et échimose, qui s'étendent sur touttes les paupières, de l'œil du mesme cotté, plus autres trois petites playes scittuées^ savoir : la première à un travers de doigt de la mamelle gauche, sur la 5«°*« coste vraye, partie inférieure et latérale, nous ne pouvons juger si la dite playe pénettre dans la capacitté de la poitrine, ne l'ayant put sonder plus avant qu'au bord de la cotte ; le malade nous ayant déclaré avoir craché du sang, ce qui nous a fait conclure que nous ne pouvions juger de l'étendue de lad. playe, qu'aux termes ord"^* des playes de poitrine ; plus autre deux playes scittuées sur la 6® et 7® coste vraye, à trois travers doigts de la mamelle gauche ne pénétrant que les téguments, mesme partie que celle çy-dessus et, tant les unes que les autres, nous paraissent avoir esté faitte par quelque iustrument picquant et triangulaire, comme seroit stillet,^ ganif ou aliènes ou autre instrument semblable, qui est tout ce qui nous est aparut que nous atestons contenir véritté. En foy de quoy nous avons signé le pré-

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sant procès-verbal fait le vingt-septième jour de may 1695. A. F.

Rapport 2y» — Nous René Amy, cône»* et médecin ord^® du roy et Jean Fabre, chirurgien juré de cette ville de Riom, atestons nous être transposâtes au faubourg de l'Hospital dans la maison de N , en vertu

d'ord® de M'' le balif de St-Bauzire, ou son lieutenant, en date du 5 may 1698, pour voir et visiter le nommé Guilla-Rouby, habitant de St-Bauzire, lequel nous avons trouvé dans son lit, avec fièvre et après nous être informé des blessures qu'il pouvoit avoir, avons trouvé une playe fort considérable à la teste, scittuée sur la partie supérieure du pariétal du cotté droit, ettant de la longueur de deux grands travers doigts, profondant jusques au péricrane, accompagnée de contusion au bras droit, sous l'articulation du coude, estant de la grosseur d'une pomme accompagniée de meurtrisseures et lividité, avons aussy trouvé une petite playe cutanée à un des doigts de la main droite, appelé poulex, avons aussy trouvé une petite playe à la jambe gauche, accompagniée de meurtrisseures, lividité, situé au-dessus de la maléollé, partie interne, et le mallade se plaignant d'avoir des douleurs de par tout son corps, l'aurions visitté et observé seulement une excoriations cutanée scittuée sur la partie inférieure de l'omoplatte, cotté droit, lesquelles play es, contusions, meurtrisseures et lividité, jugeons avoir esté faitte par quelque instrument tranchant et contondant, faisant le mesme effet,ce que nous croyons estre véritable.En foy dequoy nous avons signé le présant rapport fait ce A. F.

- Rapport 28, — Nous René Amy, con*' médecin ovdF* du roy et Jean Fabre, chirurgien-juré royal de cette ville et ressort de Riom, atestons qu'en vertu de Ford'^ de M"^ Chabre, ecuyer, seigneur de Chazelles, con«' du

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roy, UeatenaDt général criminel de la sénéchaussée d'Auvergne et siège présidial de Riom, dattes au onze de ce mois de juin 1695, à nous sîgniffiée> nous nous sommes transportés dans la maison de François Bouquet» M^tailleùr d*liabits de cette ville^ accompagnié de M' Claude Boughon, M* chirurgien de cette ville et chirurgien ord'® dudit Bousquet ou étant arrivés nous avons trouvé led. Bousquet au lit avec la fièvre et Tajant visité, nous iuy ayons trouvé une playe à la teste scittuée à la partie postérieure et supérieure de l'angle du pariétal gauche, lad. plaje étant de figure oblique de la grandeur de deux travers doigts et où led. os pariétal est découvert de la grandeur d'une pièce de quatre sols.

Led. mallade nous a aussy déclaré avoir évadé beau-^ coup de sang) par Foreille du cotté de sa playe, pendant trois ou quatre jours, ce que le S' Boughon, son chirurgien ord'^, nous a témoigné être véritable et ce qui fait que nous ne pouvont rien déterminer présantemant sur Tesvenemant de ladite playe, que nous jugeons avoir été faite par quelque instrument rompant ou contondant, outre laquelle playe le malade se plaint de plusieurs autres coups, desquels pourtant il ne ûoûs a parus aucune marque. De tout ce que dessus nous avons dressé notre prés, rapport le vingtunième juin 1696. A. F.

Rapport ^g. — Nous René Amy, con*' médecin ord'« du roy, et Jean Fabre, M' chirurgien-juré royal de cette ville, et ressort de Riom, certiffions à touW juges qu'il appartiendra que de Tord"^ de M' Çhabre^ escuyer, seigneur de Chazelles, con' du roy, Haute* nant général criminel en la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne aud. Riom, en datte du2i« juin 1696, a nous signifiée et en exécution d'icelle. Nous nous sommes transportés dans la maison de M* Mallet de

cette ville, pour voir et visiter le nommé Jean Teston, élève, lequel nous a paru estre âgé de 2S ans et après nous être informés des blesseures qu'il pouvait avoir nous luj aurions observé deux petites playes à trois doigts du nombril du coté gauche ne pénétrant que les tégumants, lesquelles deux playes nous paraissent avoir été faittes par quelque instrument piquant ou triangulaire comme stillêt, ganif, fourchette ou alleine. ou autres instruments semblables, qui est tout ce qui nous a parut que nous atestons contenir veritté, en foy de quoy nous avons signé le présant procès-verbal, le tout sans fièvre ou péril, de Riom fait ce 5^ juillet i6g5{sic), A. F.

Rapport 3o, — Aujourd'hui, Vingt quatre juillet 1696, nous Amable Bourlin, docteur en médecine, de la faculté de Montpellier, et Jean Fabre M« chirurgien juré royal de cette ville de Riom, suivant Tord'® de M' le lieutenant général criminel d'Auvergne, en datte du mesme jour, nous nous serions transportés au domicile de M' Pierre Cartier, ancien capitaine, lequel nous aurions visitté et luy aurions trouvé une playe au bras gauche de la longueur de six lignes^ laquelle était scittuée sur la partie postérieure et inférieure du cubitus, approchant de quatre doigts de l'articulation du poignet et luy aurions aussy trouvé deux excoriations, avec lividité sur la partie postérieure du coronal, à cinq lignes du sourcil, lesquelles playe et excoriations, nous avons jugé avoir été faittes par un instrument tranchant ou poignard, et le mallade s'estan plaint à nous de plusieurs autres coups, nous luy aurions trouvé aucune marque. En foy de quoy nous aurons signé nostre prés « rapport que nous desclarons estre véritable. Fait à Riom led. jour et a signé Bour^ lin.

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Rapport Si, — Je soussigné Jean Fabre, M» chirurgien juré royal de cette ville de Riom et ressort d*icelle, certifie à tous juges qu'il appartiendra que, suivant Tord® de MM. les juges me suis transporté au lieu de Volvic, distance d'une lieue de lad. ville et visitté le nommé Claude Soulier, marchand boursier, consul dudit lieu, l'ai trouvé au lit, et après luy avoir trouvé le poul je luy aurais trouvé de la fièvre et après m'estre informé des contusions^ meurtrisseures et lividités dont il se plaignait, je luy aurais trouvé une contusion sur l'articulation du bras gauche estant de la grandeur d'une pièce de quinze sols, avec meurtrisseure, de plus une autre légère contusion à quatre doigts au-dessus de Farticulation du coude du mesme bras gauche, plus une autre contusion scittuée sur le muscle fessier, accompagné de quelques petites rougeurs, plus le malade se plaingnant avoir reçu d'autres coups dans les hipocondreSy qui lui causent des sincopes de temps en temps suivant la déclaration qui nous a esté faite par le chirurgien ord'« du lieu, c'est ce qui méfait croire que les contusions sont plus grandes au dedans qu'elles ne paroissent pas au dehors, parce que à cet endroit il n'y a rien qui face résistence que le péritoine qui pouvait être bien enflammé et pour obvier aux grandes douleurs, on l'avait saigné par trois diverses fois; lesquelles coups luy ont produit un très grand abattement, lesquelles contuzions, meurtrisseures et lividités je juge avoir été faites par quelque instrument contondant,comme coups de pied, de pierre ou autres semblables instruments, c'est ce que j'affirme estre véritable. En foy de quoy jay signé le prés, raport fait à Volvic le neuf juillet lôgS. Fabre.

Rapport 33, — Nous René Anny, conse' médecin ord'* du roy et Jean Fabre, M' chirurgien-juré royal de cette ville de Riom et ressort d'icelle, atestons qu'en

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vertu d*ord'« de M' Ghabre escuyer, seigneur de Chazelles, cons®' du Roy, lieutenant général criminel en la sénéchaussée d'Auvergne et siège présidial de Riom, et celle ord'« dattée du 7 juillet, nous noiis sommes transportés^au lieu de Glerlande, pour voir et visitfer Jean Vinet, habitant aud. lieu, lequel nous avons trouvé au lit,avec la fièvre et l'ayant visitté en présence de M® Gilbert Granier, son chirurgien ord'«, nous luy aurions trouvé six playes considérables à la teste : la première est sur la partie latéralle dextre de Tos frontal^ de la longueur de trois travers doigts ou Tos est découvert de la longueur d'un travers de pouce ; la seconde est sur la^ partie antérieure et supérieure de l'os pariétal au cotté droit, de la longueur de deux travers doigts et qui pénètrent jusqu'au péricrane ; et les 3« et 4* sont sur la partie antérieure et supérieure de l'os pariétal du cotté sénestre, qui pénètrent jusqu'au péricrane, dont la trois® est de longueur près de quatre travers doigts, et l'autre près de trois travers doigts ; la 5* esjt sur la partie postérieure et supérieure du pariétal, tirant un peu sur le costé gauche de la longueur de près de trois travers doigts^ laquelle entre dans la substance de l'os de répaisseur d'un liard ; la 6® est sur la partie supérieure et moyenne de l'os oxipital, près la suture lembdoïde, de la longueur de trois travers doigts, avec Escope à l'os, de la longeur d'un grand travers doigt pénétrant comme la précédante ; il y a une septième playe sur la partie externe de l'articulation du poing gauche, ayant en longueur un petit travers doigt, ne coupant presque que la peau ; toutes lesquelles playes nous jugeons 'avoir été faites par un mesme instrument, comme épée, sabre ou autre instrument tranchant et ne pouvons encore bien déterminer sur le succès desd . playes, dont nous ayons dressé nostre rapport le huitième juillet iGgB.

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Rapport 33. — Nous René Anny, con*' médecin ord' du roy, et Jean Fabre, M® chirurgien juré royal de cette ville de Rîom, certifions à tous juges qu'il appartiendra, que de Tord'® de M* Ghabre, escuyer seigneur de Ghazelles, con*' du roy, lieutenant général criminel en la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne aud. Riora,en datte du 5 août 1696, à nous signiffiée le mesme jour et en exécution d'icelle. nous nous sommes transportés en la maison d'Amable Montatanîer, habitant de cette ville, où nous l'avons trouvé dans son Ht et nous l'avons visité par toutes les parties de son corps, nous lui avons trouvé une contuzion entre la 3« et la 4® fausse cotte du côté gauche, estant de la grandeur de trois travers doigts, accompagnée de lividité ; plus luy avons aussi trouvé une autre contuzion à la teste scittuéê sur la partie supérieure du pariétal, costé gauche, étant de la grandeur de trois travers doigts accompagnées de meurtrisseures et lividités, le malade s'étant plaint à nous d'avoir reçu un autre coup à la jambe à 4 travers doigts de la malléolle externe costé gauche, lequel coup nous luy en aurions trouvé aucune marque.

Plus avons trouvé le nommé AnnetBrun, aussy habitant de cette ville de Riom, une contuzion accompagnée de lividité à quatre doigts de l'articulation du coude, partie externe, estant de toute la grandeur de la main cotté droit, lesquelles coiltuzions, meurtrisseures et lividités, jugeons avoir été faitte par quelque instrument contondant comme bâtons, pierres et autres semblables; qui est tout ce que nous atestôns contenir véritté. En foy de quoy nous avons signé le présant rapport fait le six août 1695. A, F.

Rapport 34^ — Nous soussignés René Amy, con*"* médecin ord'o du Roy et M. Jean Fabre, chirurgien juré poyal de cette ville et ressort de Riom, certiffions

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à tous jug-es qu'il apartiendraque de l'ord*^** de M. Chabre, escuyer, seigneur de Ghazelles, con*' du roj, lieutenant général criminel en la sénéchaussée d'Auvergne

aud. Riom dattée du à nous signiffiée le mesme

jour et en exécution d'icelle, nous nous sommes transportés dans la maison de M' Thomas de Mallet, procureur en ce siège, où nous l'aurions trouvé dans son lit, avea fièvre et l'ayant visitté en présence de M' Jacques Pelahout, son chirurgien ord'®, nous aurions trouvé plusieurs contuzions. La première est scittuée sur le sternon avec excoriation, laquelle contuzion est de la grandeur de là moitié de la pomme de la main et excoriations de la grandeur d'un denier, plus autres trois contuzions au bras gauche dont la première et sur le muscle biseps, à trois doigts de la teste de l'avant-bras et la 3* en une grande contuzion au-dessus du coude qui est d'une telle grandeur quelle nous fait apréhander ne la pouvoir résoudre, du mesme cotté une légère contuzion sur la cuisse; plus luy aurions trouvé autre deux contusions sur le bras droit, dont l'une est à l'avant-bras, et l'autre sous l'articulation' du coude, laquelle est si grande que nous doutons de pouvoir la résoudre et empêcher la supuration, laquelle contusion ocuppe bien la moitié du bras, le malade se plaignant aussy d'avoir reçu un coup à la teste duquel il a dit avoir été jette parterre, néanmoins il ne nous en a pas parut aucune marque^ toutes lesquelles contuzions et excoriations nous jugeons avoir été faittes par quelque instrument contondant, comme bâton ou pierres autres instruments faisant semblables effet, ce que nous atestons contenir veritté en foy de quoy nous avons isigné le présant rapport le A. F,

Rapport 35, — Aujourd'huy trantième octobre iGgS nous Amable Bourlin, con^' médecin ord'® du roy accompagné de M» Jean Fabre, chirurgien juré de. cette

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ville de Riom, avons veu et visité Jean Rosse, marchandchaudronnier du village du Breuil, paroisse de Marcenat, conformém. à Tordre de M^ le lieutenant général criminel de cette sénéchaussée d'Auvergne du mesme jour par de Mailet ; auquel nous aurions trouvé une playe au milieu de la suture sagitale, de la longueur et largeur du petit doigt, pénétrante de trois lignes, lad. playe nous paroissant avoir esté plus grande et plus profonde et qu'une partie d'icellea été réunie, luy aurions aussy trouvé une légère meurtrisseure au visage a colté du grand coin de Tœil et ayant touché le malade au cotté gauche, au-dessous des fosses cottes, il ne peut souffrir qu'on le presse, ce qui nous a fait juger qu'il avait quelque contuzion ou meurtrisseure, de laquelle il ne nous a paru aucun vestige, nous aurions aussy aperçu une meurtrisseure à la jambe gauche, à l'endroit du gras de la jambe, de la largeur de la paume de la main, nous aurions aussy trouvé une légère excoriation à la jambe droite à la partie inférieure du tibia de la largeur d'un pouce, tous lesquels coups, meurtrisseures et excoriations, nous avons jugé avoir esté faites par des instruments ou contondants, comme baston ou autre instrument. De tout ce que dessus nous avons dressé le présent rapport que nous avons signé. Fait led. jour et an. B, F,

Rapport 36. — Aujourd'hui 26® octobre 1696. Nous Amable Bourlin, con^^ médecin ord"** du roy et Jean Fabre, chirurgien juré de cette ville de Riom, avons veu et visité le sieur Charles Vabasson, marchant du Puy Fangeoux, parroisse de Mauzat, conform.à Tord^® de M' Pierre Sablon, premier [ ] de la maréchaussée d'Auvergne du 19 octobre, duquel nous aurions trouvé une lividité et meurtrisseure scittuées sur Tarticulation du coude droit, de la largeur de la paume de la main; et une meurtrisseure et lividité à la jambe

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droite scittuées sur le gras d'icelle de lamesme largeur. Lesquels coups nous avons jugé avoir esté fait par des instruments contondants, comme bâtons ou autres, luy aurions aussy trouvé une playe cutanée de la largeur de l'ongle du doigt médius, scittuè sur le zigoma ou pommette de la joue gauche et une autre petite playe cutanée ou excoriation scittuè à l'endroit du pariétal gauche, dans sa partie moyenne. Lesquelles playes nous avons jugé avoir esté faittes par des instruments tranchants, comme pierres ou autres. Led, plaintif nous ayant dit sentir une douleur au cotté droit, de tout ce que dessus nous avons dressé notre prés, raport que nous déclarons contenir véritté et avons signé : Bourlin et Fabre, lesd. jour et an.

Rapport 3y. — Nous sousignés, René Amy, con®' médecin ord^« du roy et Jean Fabre, chirurgien juré royal de cette ville de Riom et ressort d'icelle, atestons qu'en vertu de l'ordonnance de M"* Chabre, escuyer, seigneur de Chazelles, con®' du roy lieutenant-général criminel en la sénéchaussée d'Auvergne et siège présidial de Riom. Nous nous sommes transportés en la maison de PieiTe Dumoulin, tisserant de cette ville de Riom, lequel nous avons trouvé au lit, malade avec fièvre et avec une playe très considérable par les mauvaises suites qu'elle peut avoir. — C*est d'un coup de sabre qu'il a reçu à l'articulation du bras gauche avec le coude, lequel coup coupe les muscles qui couvrent lad. articulations en sa partie externe et postérieure,de la longueur de deux ou trois travers doigts, coupe le ligament qui tient le bras avec le coude, sépare l'os appelle radius d'avec l'os apellé humérus et pénètre jusqu'à cette partie de l'os cubitus appelle olécrane. Cette playe est si considérable qu'on ne peut rien assurer pour la vie du malade à cause des symptômes qui y surviennent ordinairement et qui suivent

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les grandes douleurs que les malades y soufiFrent, qui sont les inflammations et les convulsions ; le moins qu'on en puisse en attendre cest destre estropié de ce bas, de quoy nous avons dressé notre prés, raport à Riom ce seizième septembre 1695.— A. F.

Rapport 38. — Marguerite de Mogue, femme de Pierre Buonnet, M® Pâtissier de cette ville suivant Tordonnance de M* Chabre du 19^ août (Rapport délivré).

Rapport 3g, — Nous soussigné, René Amy, con«' médecin ord'« du Roj et Jean Fabre, M« chirurgien juré de cette ville et ressort de Riom, certiffions à tous juges qu'il apartiendra,quede l'ordoanance de M' Chabre, escuyer, seigneur de Ghazelles, con®' du roy, lieutenant général criminel en la sénéchaussée et siège présidial d'Auvergne aud. Riom en datte du 6 juillet 1695, à nous signiffier; en exécution d'icelie, nous avons veu et visitté le nommé Gilbert Alleze, cavalier dans la compagnie ambulante de Gunlhat et après nous estre informé des blessures qu'il pouvait avoir, avons trouvé une playe à la teste scittuée sm» la partie supérieure du coronal, étant de la grandeur d'un travers doigt, proffondant jusque au périacane, accompagnée de contuzion. — Plus avons trouvé une petite playe cutanée à un des doigts de la main gauche, apellé poulex, avons aussy trouvé au bras gauche, sur l'articulation du coude, une contuzion accompagnée de meurtrissures et lividités, nous jugeons avoir esté faites par quelque instrument contondant, c'est ce que nous atestons être véritable. En foy de quoy nous avons signé le présent procès-verbal le 26® juillet 1695. A, F.

Rapport gratis, -^ Nous soussigné, René Amy,

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con*"" médecin ord" du roy et Jean Fabte, chirurgien juré royal de cette ville et ressort de Riom, certifions à tous juges qu'il appartiendra, que de Tordonnance de M' les juges et gardes de la Monnaye de Riom à nous signiffiéele i6« du présent mois, et en exécution d'icelle, nous nous sommes transportés dans la boutique du sieur Sarron, pour voir et visitté le nommé Louis Loir, escuyer, seigneur de la dite Monnoye et après nous estre informés des blesseures qu'il pouvait avoir nous luy aurions trouvé une playe à la teste scittuée sur la partie supérieure et antérieure du coronal, cotté dextre, étant de la grandeur de trois grands travers doigts, proffondant jusque au péricrane, estant de figure oblique; laquelle playe nous jugeons avoir étéfaittepar quelques couteaux, comme seraient sabres ou antres instruments semblables, c'est ce que nous atestons contenir véritté. En foy de quoy, nous avons signé le présent rapport, fait le i6® aoust lôgô. — Amy^ Fabre.

(Fin du registre.) (i).

(i) Que nous avons offert aux Archives départementales du Puy'dC'Dôme, avec les divers documents déjà publiés par nous sur les Chirurgiens de Riom d'Auvergne,

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La Corporation

des chirurgiens de Riom

{Suite)

Le 10 janvier 1716, le collège des médecins et a communauté des chirurgiens de Riom avaient publié leurs statuts (i).

L'étude de notre éminent ami le docteur Roux sur le Conseil de Santé de Riom, lors de la terrible peste de 1721 (2), montre que nos confrères à cette époque surent être à la hauteur de leur tâche et que, dans le corps médical^ alors comme aujourd'hui, quand il s'agit du devoir professionnel et du dévouement aux malades, il n'y a jamais de défaillances.

Les préoccupations de ces années malheureuses et troublées furent sans doute la cause qui fit retarder la nomination d'un lieutenant du premier chirurgien du Roi à Riom.

Cet office fut rempli par un homme actif et intell i-* gent, Jean Massonnet,qui rendit de grands services à sa compagnie. Au début du mois de septembre 1780, il avait reçu ses lettres de provisions, le 18 du même mois il prêtait le serment qu'on va lire et sans se préoccuper de sa commission définitive qui ne lui fut délivrée

(1) Cf. ci-dessus page i56 ; et France Médicale du 10 février

(a; D» E. Roux : Notes et documents pour servir à l* histoire de la Ville de Riom^ p. ^7, Riom, Jouvet, 1906.

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qa'une année après, le 22 décembre 1731, il se mit activement à l'œuvre.

Prestation de serment» de Jean Massonnet, nommé lieutenant du premier chirurg^ien du Roi h Riom (i), 18 septembre 1730.

Aujourd'hui dix-huitième septembre mil sept cent trente, devant Nous Antoine Peschamp, ancien prevost de la communauté des chirurgiens de la Ville de Eiom, a comparu, en nostre chambre, M. Jean Massonnet aussy chirurgien de ladite communauté qui nous a dit et remontré que conformément à redit de sa Majesté, du mois de septembre 1728 portant désunion des droits et privilèges des chirurgiens Jurés royaux et union d^y ceux aux lieutenants du premier chirurgien du roy M. Georges Mareschal, écuyer^conseiller^ ancien maistre d'hôtel de Sa Majesté, chef de la chirurgie et barberie du royaume, garde des chartes, status et privilèges d'yceux, a nommé et commis son lieutenant dans nostre ditte conimunauté par ses lettres de provisions du premier du présent mois de septembre 1780 (Signés : Mareschal et plus bas par Mondit sieur de La Toueze) pour par lui jouir de la dite commission et de toutes les prérogatives, fonctions de juridictions, droits, dont jouissoient les lieutenants avant la création des chirurgiens royaux jurés par édit de 1692, à la charge de garder et faire garder les statuts, ensembles les édits, déclarations, arrests, et règlements rendus. En concéquence ayant préalablement preste le serment entre les mains du plus ancien prévost de nostred. communauté quy à^et effet est commis par lesd. lettres de lieutenant, sur quoy, led. M. Massonnet nous a requis en acceptant lad. commission, recevoir son serment; veu lesd. Lettres de lieutenant dudit jour i septembre 1780; nous, en acceptant lad. commission, avons dud. Massonnet reçu le serment au cas requis par lequel la main levée à Dieu, il a promis et juré de garder et faire garder les statuts, ensembles les édits, déclarations,

(i) Original ma. en papier. Offert par nous aux Archives du Puy-de-Dôme.

ordonnances^ arrests et règlements rendus en conséquance, sans sou£Prir qu'il y soit commis aucune contravention et de faire les fonctions de lad. charge de lieutenant en loyauté et conscience de tout quoy nous avons dressé le présent procèsverbal^pour valoir et servir ce que de raison, que nous avons signé avec led. Massonnet lesd. jour et an.

Peschani, m» chirurgien ensien Prévost.

, Massonnet,

Le serment prêté, Massonnet, connaissant la lenteur des hommes de lois, s'empressa de demander l'enregistrement de ses lettres de provision! de lieutenant du premier chirurgien.

Requête du même, pour l'enregistrement de ses lettres de provisions de lieutenant du premier' chirurgien (i).

Extrait des Registres du greffe de la Police de la Ville de Riom,

A Messieurs les Juges de la police de Riom.

Supplie humblement Jean Massonnet, chirurgien juré royal de cette ville de Riom,disant que par édit du mois de septembre mil sept cent vingt-trois, le roy a permis au sieur George,MareschaI,son premier cbicurgien,de commettre des lieutenants dans chaque ville principalle et capitale pour examiner et recevoir ceux qui veulent travailler à l'art de chirurgie, ledit sieur Mareschal a commis le suppliant pour son lieutenant en la communauté des chirurgiens de cette ville, par ses lettres de provisions du premier septembre 1730, ayant préalablement preste le serment entre les mains du plus ancien prévost de la ditte communauté, le sup* pliant a preste le serment devant M'« Antoine Peschant, ancien prévost, le dix huit septembre dudit 1780, de sorte qu'estant en charge il a droit de recevoir tous les aspirants ;

(1) Original ms.en papier offert par nous aux archives du P. -de* D.

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maîs^ comme il y en a plusieurs qui travaillent sans lettres de capacitté, il est bien fondé de demander à la Cour qu'il luy soit permis de les faire assigner et pour cet efiFet que % les provisions de lieutenant seront registrées en vostre greffe.

Ce considéré Messieurs, après qu'il vous appert des dittes lettres de provision et prestation de serment, il vous plaise permettre au suppliant de faire assigner devant vous ceux qui travaillent sans titre valables à Tart de chirurgie et pour cet effet ordonner que les dites lettres de provisions seront enregistrées en vostre greffe et sera votre ordonnance exécutée nonobstant opposition ou appellation quelconques. Et vous faites bien. Signé ; Massonnet et Petit yson procureur.

Soit montré au Procureur du Roy, fait le 17 novembre 1780 : Geslin, lieutenant général.

Veû la présente requeste, les lettres de nominations de lieutenant dans la communauté des maistres chirurgiens de cette ville, du premier septembre de Tannée présente et acte de prestation du serment du suppliant du 18 dudit mois de septembre et les conclusions du Procureur du roy, Nous ordonnons que les dites lettres de nomination seront registrées au grefiFe de la police de cette ville.Et promettons au suppliant de faire assigner ceux qui travaillent à Tart de chirurgie sans titres valables et sera la présente ordonnance exécutée nonobstant opposition ou appellation quelconques et sans préjudice d'icelles, fait en Ja chambre du Conseil de la police le 28e novembre 1730. Signé : Geslin, lieutenant général et conseiller du roy.

Juges de police,

Philibert (Signé) Illisible.

Scellé à Riom ce douze février 1731.

Reçu trente sols.

Legave.

Sans attendre sa commission de lieutenant du premier chirurgien du Roi à Riom, Massonnet commence sa campagne contre Texercice illégal de la chirurgie, et le 6 novembre 1781 il assigne le chirurgien Desgirou

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de La Combe, d'Ambert, lui enjoignant d'avoir à justifier de son titre dans les trois jours :

L*Aq mil sept cens treote-uD et le sîxiesme jour du mois de novembre avant Midy; Je René Crochet huissier Royal en la Sénéchaussée d*Auverg^e et siège présidial de Riom ci- dessous soussigné certifie à vous Monsieur le Grand Sénéchal d'Auvergne, ou Monsieur votre Lieutenant-Général, qu'à la Requête de Me Jean Massonnet, Lieutenant du premier Chirurgien du Roy, dans la Communauté des Mes Chirurgiens de cette Ville de Riom, et ressort de ladite Sénéchaussée, et en cette qualité chef desdits Chirurgiens, lequel fait élection de domicile en sa maison audit Riom, et constitue pour son Procureur en ladite Sénéchaussée, Me Pierre Petit, me suis transporté au domicile de Desgirou de la Combe Chirurgien habitant la ville d'Ambert parlant à sa servante auquel parlant je lui ay dit et remontré que le dit Sieur Massonnet, es dites qualités, a droit d'examiner les Titres de ceux qui exercent l'Art de Chirurgie, et de recevoir les Aspirans, conjointement avec le Médecin Juré Royal, conformément à l'Ëdit de Sa Majesté, du mois de Septembre 1728; et tout ainsi, et de même que le Lieutenant du premier Chirurgien du Roy, avoit droit avant la création des Chirurgiens Jurés, porté par TEdit de 1692. En conséquence ay sommé le dit Desgirou de la Combe, de justifier du Titre, en vertu duquel il travail audit Art, lequel a fait refut. A ces causes, je lui ay donné assignation par devant, vous mondit Sieur à la huitaine pour voir dire et ordonner quedans trois jours, il justifiera du Titre, en vertu duquel il travail journellement à TArt, faute de ce faire dans ledit tems et iceluy passé, qu'il lui sera fait défiPense de ne plus travailler à l'avenir audit Art, aux peines portées par .les Edits et Déclarations de Sa Majesté, et pour avoir travaillé, sans Titre et capacité être condamné en l'amende de 3oo 1. aplicable ainsi qu'il est dit et ordonné, par lesdits Edits et Déclarations, si mieux n*ayme le dit Desgirou de la Combe se faire examiner par ledit Massonnet, en présence du Médecin Juré Royal, pour par lui, s'il est jugé capable d'exercer le dit Art de Chirurgie, prendre des Lettres à ce

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aéoeAsaire dud. Sioar MassoDtiet, et afin qu'il n'en igdore, je lui ay parlant comme dessus laissé copie des Titres dudit Sieur Massonnet, qui sont ses Lettres de provision du premier Septembre lySo, prestation de serment fait en conséquence le dix-huit septembre audit an^ en une feuille de deux timbres que de mon présent Ëlxploit, sujet au Contrôle lesdits jour et an* Crochet.

Enfin la Gomtnisâion tant désirée fat eicpédiée le a a décembre 173t.

Commission de lieutenant du premier chirurgien du Hoi à Hiom (i).

« Louis par la gtkct de Dieu> roi de France et de Navarre, au premier notre huissier ou sergent sur ce requis, mandons à la requeste de Me Massonnet, lieutenant de notre premier chirurgien de la Communauté des Maitres chirurgiens de notre ville de Ryom, assigner à certain et comptant jour en la grande chambre de notre Cour de Parlement à Paris, à laquelle par notre déclaration du vingtcinq aoust mil sept cent quinze Nous avons directement attribué la connaissance de toutes les contestations concernant les droits de notre premier chirurgien et ses lieutenants, les maitres chirurgiens et sages-femmes de la ville et ressort de Rjom pour reconnaître l'exposant en lad. qualité de lieutenant^ voir dire qu'il sera maintenu et gardé dans tous les droits, titres et honorifiques attribuez à sa charge, avec de£Fense à eux de Vj troubler, et que les statuts de la Chirurgie authorisée par nos lettres patentes seront exécutés ; Assigner pareillement ceux qui exercent l'art de chirurgie en tout ou en partie et de sages-femmes tant dans la ville et faubourg que dans retendue du ressort de Ryom) pour voir dire qu'ils seront tenus de représenter à l'exposant leurs lettres de maîtrisé, s'ils en ont> les faire enregistrer en son greffe et payer les droits pour ce deues et s'ils n'en ont point : qu'ils seront tenus d'en prendre de l'exposant s'ils

(i) Ârch. P.-de-D. Gommanâaté des chiruffieat de Kiem. Parchemin de o m. t5 sur cm. 3s.

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sont trouvés capables et que jusqu'à ce qu'ils aient satisfait, défiPenses leur seront faite d'exercer led. art en façon qoelconque, sous les peines et amendes portées par nos édita» déclarations et arrêts et de tons dépens, dommage et intérêts et répondre aux autres conclusions que Texposant pourra prendre ; Déclaration que Me Daniel, François, le jeune, procureur en notred. Cour, occupera pour l'exposant en attendant la réception M* René Meslin, successenr à l'office et pratique de deffunt Nicolas Ghapperon, procureur en notred* Cour, donnons pouvoir. Car tel est notre plaisir ; Donné à Paris, en notre chancellerie du Pallais, le vingt-deuxième jour de décembre Tan de grâce mil sept cent trente et un et de notre règne le dix-septième jour.

A peine en fonctioDs Massonnet reçut la lettre sui^ vante du premier chirurgien du Roy :

« Je vous envoyé, Monsieur, un exemplaire du règlement pour l'Académie de Chirurgie que le Roy vient d'établir à Paris, avec un programme pour le prix qu'elle propose cette • année. Je vous invite à vous joindre à nous pour les progrès de P Académie ; et vous prie d'exhorter les Maîtres Chirurgiens de l'étendue de votre Lieutenance^ à nous faire part de leur Découvertes. Vous envoirez à Monsieur Tlnten» dant de votre Province les Mémoires que vous aurez à nous communiquer, soit observations, soit dissertations pour le prix, et vous mettrez sur Tenveloppe ces mots : Papiers pour l'Académie Roîale de Chirurgie. Je suis, Monsieur, votre très obéissant serviteur,

Lapetronib

A Paris. Ce a3 janvier, 1782.

Règlement pour une Académie de chirurgie.

L'Académie sous la protection du roi, et sous l'inspection du Premier Chirurgien de Sa Majesté, observera le présent Règlement.

Aux. I

L'Académie s'occupera à perfectionner la Pratique de la Chirurgie, principalement par rExpérience et par l'Observation.

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On n'y recevra que les Mémoires qui traiteront des Maladies Chirurgpicales, ou des Opérations qui pourront perfectionner la Pratique de la Chirurgie ; et pareillement des Effets des Remèdes topiques^ dont on aura fait usage .

On s'attachera principalement à recueillir les Observations ou les Histoires des différentes Maladies Chirurgicales qui auront paru extraordinaires par l'assemblage de leurs circonstances , ou pour lesquelles on aura employé des Remèdes particuliers ou des Opérations nouvelles, et on recueillera toutes celles dont on pourra tirer quelque utilité dans la Pratique.

Rien n'étant plus utile qu'une Histoire complète de la Chirurgie^ qui contienne non-seulement toutes les Pratiques anciennes, mais encore TOrigine de celles qu'on leur a substituées, et les raisons de préférence qui les ont fait adopter, l'Académie travaillera à donner un semblable Ouvrage ; et pour y parvenir, elle commencera par faire dresser un Catalogue de tous les Livres anciens et modernes dont les Extraits pourroient servir à Texecution de son dessein.

Plusieurs Académiciens seront chargez de faire ce Catalogue, et de dresser le Projet de la méthode des Extraits. L'Académie statuera sur cette méthode, et choisira tels Académiciens qu'elle jugera à propos pour faire ces Extraits.

Comme il importe que TAcadémie soit exactement informée des faits les plus intéressans à la Chirurgie, aussi bien que des Livres nouveaux qui y auront rapport, elle chargera un nombre d'Académiciens de former et d'entretenir des Correspondances avec les habiles Chirurgiens du Royaume^ et même des Païs étrangers.

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Pour hâter de plus en plus le progrès de la Chirurgie et exciter l'émulatioa parmi les Chirurgiens de TEurope, FAcadémie proposera chaque année un prix d'une Médaille d^or qui sera donnée à celui qui au jugement de TAcadémie^ aura fait le meilleur Mémoire sur une Question importante de Chirurgie.

L'Académie choisira la Question dans le nombre de celles qui lui seront indiquées par les Académiciens qui auront été nommez pour les proposer ; et celle qui aura été choisie, sera annoncée au Public dans le cours du mois de Janvier de chaque année. Tous les Chirurgiens de TEurope seront admis à concourir pour le prix; on n'en excepte que les Académiciens ordinaires.

Le Secrétaire de l'Académie recevra les Mémoires jusques au dernier jour de Septembre. Chaque Auteur aura soin d*y mettre une marque distinctive, comme devise, paraphe ou signature. Cette marque sera couverte d'un papier blanc colé et cacheté, qui ne sera levé que dans le cas de préférence pour le prix.

La Médaille sera délivrée, ou à l'Auteur en personne, ou à celui qu'il aura chargé de la recevoir. Il sera nécessaire de représenter la marque distinctive, avec une copie nette de son Mémoire.

Les Pièces qui auront remporté le prix, seront imprimées en entier. On se contentera de donner des Extraits de celles qui auront aproché.

L'Académie sera composée de dix Académiciens libres, et de soixante Académiciens ordinaires, qui seront tous Maîtres Chirurgiens Jurez de Paris. Elle aura encore attention de s^associer les Chirurgiens du Royaume et des Païs

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éfraDçers, qui se distingueront le plus dans l'Art de la Chirurgie.

Il sera nécessaire de résider k Paris^ pour conserver la qualité d'Académicien ordinaire. Ceux qui s'établiront ailleurs^ seront mis dans la Classe des Associez ou Libres.

Le Premier Chirurgien du Roi, et celui qui sera reçu en sunrivance de sa Charge^ seront toujours du corps de TAcadémie, et y auront la qualité de Président, dont ils feront les fonctions lorsqu'ils y assisteront.

L'Académie aura six Officiers, un Directeur^ un Vice- Directeur^ un Secrétaire^ un Académicien chargé de toutes les correspondances^ un Autre chargé des Extraits des Livres, et un Trésorier. Pour remplir chacune de ces Places, elle choisira chaque année par la voie du Scrutin, trois sujets qui seront présentez au Roi; les mêmes Officiers pour^ ront être continuez sous le bon plaisir de Sa Majesté.

Le Président aura l'inspection sur tout ce qui regarde l'Académie. Il en dirigera les travaux; il en fera observer les Reglemens ; il ouvrira les Séances aux heures indiquées ; il recueillera les suffrages ; il nommera les Commissaires pour Texamen des Ouvrages qui seront présentez ; il paraphera les Registres ; il visera toutes les Expéditions du Secrétaire, ainsi que tous les Actes concernant la Dépense et la Recette de l'Académie.

En cas d'absence du Président, le Directeur, et à son défaut le Vice-Directeur, et au défaut de celui-ci, le Secrétaire en fera les fonctions.

Les Délibérations de l'Académie ne pourront être enregis-

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tpéesy qu'après qu'elles auront été approuvées; il suffit qu'elles soient signées par le Président et le Secrétaire.

A chaque Assemblée le Secrétaire sera exact à faire part à rAcadémie de toutes les liCttres et de tous les Mémoires qui lui auront été adressez.

Tous les Titres, Mémoires^ Livres et Registres de l'Académie seront déposez dans une armoire, et demeureront à la charge du Secrétaire.

Le Secrétaire fera une Histoire raisonnée de tout ce qui se sera passé pendant son année d'exercice, et il en fera lecture à TAcadémie au commencement de l'année suivante.

Le Trésorier sera chargé de tous les fonds, meubles et instrumens de TAcadémie. Il tiendra un Registre de Recette et de Dépense, qui sera visé et paraphé par le Président. A la fin de chaque année il rendra compte de son administration^ et remettra à son Successeur les fonds qui lui seront restez, ainsi que toutes les autres choses apparte^ nantes à l'Académie.

XXÏII

Lorsqu'il y aura des places vacantes, l'Académie présentera six Maîtres, entre lesquels il en sera nommé un par Sa Majesté pour remplir la Place vacante.

Dans la~nomination des Sujets, on n'aura aucun égard à l'ancienneté : on s'attachera principalement au mérite et aux preuves de zèle pour les travaux de l'Académie, et pour les progrés de l'Art.

L'Etat de ceux qui seront présentez par l'Académie pour

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remplir quelqu'une des Places vacantes, sera remis au Secrétaire d'Ëtat, ayant le Département de la Maison du Roi, qui en rendra compte à Sa Majesté; et lorsqu'il aura fait le choix des Sujets proposez^ le même Secrétaire d'Ëtat en donnera avis à l'Académie.

L'Académie s'assemblera régulièrement à trois heures de Taprès-midi le Mardi de chaque semaine : les Assemblées dureront deux heures.

Il y aura des Assemblées extraordinaires de trois mois en trois mois, ou plus souvent si le Président le juge à propos pour examiner les Extraits des Lit^res dont il a été parlé dans FArticle IV, ainsi que ceux de tous les Ouvrages qui seront présentez à l'Académie. Ces Assemblées ne seront composées que des Commissaires nommez à cet efiFet^et des Académiciens qui auront été chargez de l'examen de quelques Ouvrages. Tout s'y discutera avec grande attention, et tout s'y décidera à la pluralité des voix.

Outre les Assemblées ordinaires et extraordinaires, l'Académie fera une Assemblée publique le Mardi d'après la Trinité, dans laquelle on lira les Mémoires les plus intéressans de l'année précédente.

Les Maîtres Chirurgiens qui ne sont point Académiciens ordinaires, étant censez Adjoints de l'Académie, seront invitez à mettre par écrit les Observations de Chirurgie qui leur paroîtront importantes, et les apporter à l'Assemblée. Ils y auront séance chaque fois qu'ils produiront des Obser* - valions ; et leurs Ouvrages avec leurs Noms seront publiez avec ceux de l'Académie .

Le Président réglera Tordre de la lecture des Mémoires ; on les lira une première fois sans aucune interruption ; à la seconde lecture chaque Académicien par rang d'ancienneté

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F — K^îT

pourra £ûre tdles Obserrations qoll trouvera à propos. Les Mémoires qui auront été lus, et auxquels les Auteurs auroot mis la dernière main, seront remis incessamment entre les mains du Secrétaire, lequel y mettra son apostille avec la date du jeur que chaque Mémoire aura été lu.

L'Académie publiera chaque année, autant qu'il sera possible, et eu égard au nombre de pièces, celles qui lui auront paru dignes d'être imprimées, ou en entier ou par extrait ; et dans ce dessein elle suppliera Sa Majesté de lui accorder le Privilège nécessaire, et de permettre qu'il soit commun aux Académiciens qui voudront faire imprimer les Ouvrages auxquels l'Académie aura donné son Approbation.

Aucun des Académiciens ne pourra prendre cette qualité dans les Ouvrages qui n'auront pas été approuvez par l'Académie ; et ceux qui contreviendront à cet article^ seront exclus de plein droit de l'Académie*

Les Académiciens seront tenus de se conformer exactement aux présens statuts, et à tous les autres qui pourroient être faits dans la suite. S'il arrivoit qu'ils y contrevinssent, le Président aura soin de les en avertir ; et en cas de récidive, il y sera pourvu par l'Académie.

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