‹ La médecine dans l'ancienne Auvergne: notes et documentsChapitre 8 sur 23 · MM · texte numérisé non relu

MM

Le comte de Lastic, capitaine au rég-iitient de St-Jalca Valérie, atteint de mal de poitrine. A bu les eaux et a été soulagé.

Le comte de la Tour d'Auvergne, capitaine au régiment du Dauphin-cavalerie^ pour une blessure à un talon reçue à Fontenay. A esté peu soulagé et est parti avec des douleurs aiguës à la jambe.

De Muzet, maréchal-des-logis au régiment de Brezons-ca Valérie, atteint de rhumatismes. A reçu du soulagement.

De Saint-Hubert, lieutenant au régiment de St-Jalca Valérie, atteint de rhumatismes. Il est mort aux bains.

La Ghesnaye, capitaine de grenadiers au régiment de la Sarre, atteint du mal de poitrine. A bu les eaux.

Ferrand, du régiment de Brezons-cavalerie, prend les eaux et les bains.

De Fraisse, du régiment de Brezons-cavalerie. Idem.

De la Chaud, lieutenant-colonel du régiment de Touraine-infanterie, a pris les bains.

Le vicomte Descars, colonel du régiment Descarscavalerie, prend les eaux et les bains.

De Lejbros de Sauvebeuf, capitaine aarégfiment de Cambize. Idem.

De Lang^eac, colonel au rég'imentde Gonty-cavalerie, atteint d'une paralysie à une cuisse. Prend les bains.

Labatisse de Fontmause, capitaine au régiment de Piémont. A la poitrine délicate; boit les eaux.

Les choses continuèrent ainsi jusqu'à la Révolution, car si nous ne trouvons plus les listes des officiers, nous retrouvons encore la minute des lettres d'envoi de ces listes jusqu'en 1798.

Mais à partir de cette époque tout change et par les deux lettres qui vont suivre on peut voir que, si la clientèle du Mont-d'Or a beaucoup aug-mentè en nombre, elle a beaucoup perdu aussi en qualité :

Antoine Valon, capitaine invalide de THôtel des Vétérans invalides.

Aux membres composants le département du Puyde-Dôme (i).

Aux Bains du Mont-d'Or, Le 22 juin ijgS. Van a««.

Officier d'un établissement dont les membres après avoir été les boucliers de la patrie en sont devenus les ornemens intéressans, je suis venu ici par autorité de la République et à sa charge pour y chercher des remèdes contre des maux et des souffrances qui ont pour origine les blessures les plus honorables. Ne pouvant me procurer du pain blanc, même au plus cher denier ! Faudra-t-il, qu'après avoir consacré ma vie

(1) Arch. P.-de-D., Administration centrale, L.40 et suivantes.

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pour rbonneur et la défense de ma patrie, que je succombe sous le joug de la faim. — J'ai déjà envoyé plusieurs fois à Glermont ; mais inutilement. — Le rang et les places où vous êtes élevés, mes devoirs que j'ay rempli pendant 4o ans avec Tuniversalité des suffrages ! Voilà des titres indispensables à vos yeux pour vous décider à donner des ordres pour que je puisse prendre en payant cbez un boulanger une livre et demie de pain par jour et une énusie? de bled que le citoyen Ballet retira en mon nom, lequel pain j'envoyrai chercher deux fois par semaine. — Salut citoyen. — Estime et fraternité.

Valon.

« Basse, ce 7 prairial, 2e année républicaine.

Les administrateurs du district de Besse aux administrateurs du département du Puy-de-Dôme.

Citoyens,

Il arrive journellement ici des militaires qui se ren-. dent aux bains du Mont-d*Or pour y boire les eaux ou pour y prendre les bains, presque tous manquent de vêtements tels que vestes, culottes, bas, souliers et surtout de chemises, parce que plusieurs d'entr'eux prennent des remèdes qui leur font éprouver de violentes sueurs...

Les administrateurs demandent ce qu'il faut faire, car ils ont déjà donné tout ce qu'ils avaient et leur magasin militaire est vide. De plus la disette des grains est grande dans le district et ils ne pourront plus fournir de pain à ces militaires; d'autant plus, disent-ils, qu' a on nous assure journellement qu'il y aura au

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— Si —

moins 4oo défensears de la patrie qui se rendront aux Bains du Mont-d'Or (i).

Les administrateurs du département leur répondirent de s'adresser pour les vêtements à la sixième commission, chargée de l'administration des hôpitaux,et quant aux grains, ils croient que les administrateurs de Besse exagèrent, puisqu'ils ont un grenier à grains en leur ville.

Cet état de parfaite démocratie ne dura pas longtemps, heureusement pour la station, et une lettre de la comtesse de Bizemont nous apprend qu*en 1822 (2) la clientèle élégante se rendait régulièrement au Montd'Or et que les prix y étaient très élevés en raison inverse du confortable.

(i) Arch. P. de D. Administration centrale, L. 4o et suivantes, (a) Médecine aoecdotique, historique et littéraire de igoS^p. 272.

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Le

)rps médical en Auvergne durant la Révolution

Documents inédits.

Révolution dut à son origine créer de nom- ?s armées et le service de santé des anciennes es royales se trouvant insuffisant, il fallut se rer, à tout prix et sans retard, les officiers de (/) et les pharmaciens nécessaires, et, pour dès le soi-disant début du règne de la liberté, ploya la réquisition, c'est-à-dire la violence bitraire.

\ archives du Puy-de-Dôme contiennent sur époque de l'histoire de la médecine dans notre rice plusieurs documents qui méritent détre

ÈME DIVISION Paris, le 3o juin 1798,

— l'an deuxième de la République

uz militaires

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