‹ La médecine dans l'ancienne Auvergne: notes et documentsChapitre 7 sur 23 · MONESTIER · texte numérisé non relu

MONESTIER

Nous espérions pouvoir faire connaître la suite et U résultats de cette enquête; malheureusement les arch ves communales de Vic-le-Gomte ne contiennent aucu document sur ce sujet. Nous nous permettons toute fois de douter de l'exactitude des diagnostics d( citoyens Momburet Monestier; car la vigoureuse popi ation d'Yronde est loin de présenter des traces d syphilis héréditaire.

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Document.

à thérapeutique en Auvergne à la fin du XVIIF siècle.

Un traitement de l'hystérie.

Le soussi^é, qui a examioé l'état de la consultante, pense e la douleur d'estomach et de tette sont les effets de la ssion histérique, qui ont pour cause la sensibilité des pfs ; pour y remédier on luy conseille de se purger au emierjour comme suit :

Dans un verre de décoction faite avec demi once tamais, on faira infuser :

Senne mondé Deux gros.

Agaric et rhubarbe, de chaque Un gros.

Semen contra, et corraline, de chaque Une pincée.

Après rinfusion requise, on fera fondre :

Manne Deux onces .

Sel de Glauber Deux gros.

Coulez pour prendre à jeun le matin.

Tout de suite passer à Tusage des bouillons suivants : Prenez maigre de veau demi livre, faites le cuire pendant mi heure avec demi once racines de patience dont on ra ôté le cœur, sur la fin de la cuitte, qui sera une demi ure d*ébulilion dans une chopine d*eau, ajoutez feuilles de icorée, de pimprenelle, de pulmonaire, d^aigremoine, de ittes ensemble une poignée; feuilles de camaedris, fleurs camomille et de tilleul de chaque une pincée. Après une usion d'un quart d'heure coulez, partagez pour deux uillons à prendre un à jeun, le second trois heures après Qer.

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Continuer les bouillons huit jours coaséculifs ; terminez par la purgation cy-dessus.

En boisson ordinaire une tisanne faite avec les fleurs de canaoniille et de tilleul, après on donnera des nouvelles.

A Marcenat, ce aa juin 1788.

Chabribr m*.

Et à la suite :

A la purgation cy-dessus, on y ajouttera demi gros polipode de chesne^ autant écorce du Pérou et une pincée anis. Elle ne faira aucun remède que de boire de tisanne faite avec la racine de patience dont on aura ôté le cœur.

Elle prendra le soir un bain de pied pendant six jours consécutifs.

Ce ao octobre 1787.

Chabrier m*.

Copie conforme à V original en notre possession.

Poitiers. — Imp. Biais et Roy, 7, rue Victor-Hugo. 7.

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Les Eaux Minérales de l'Auvergne avant la Révolution

(Documents inédits pour servir à l'histoire du Montd'Or, de Saint-Nectaire et de Vic-sur-Cère)

L^Enquéte de X772

Le a5 avril 1772 parut la déclaration du Roi, portant établissement d'une Commission Royale de Médecine, pour Texamen des remèdes particuliers et la distribution des Eaux Minérales (i). Et presque aussitôt après son enregistrement par le Parlement de Paris, le 28 août de la môme année, le duc de LaVrillière adressa aux Intendants la lettre ci-dessous :

Lettre du Duc de La Vrillière à M. de Chazerat^ intendant d'Auvergne.

A VersaHlcs, ce 3o septembre 1772.

Le Roy vient de rendre, Monsieur, une déclaration portant établissement d'une Commission Royale de Médecine pour l'examen des remèdes particuliers et la distribution des Eaux Minérales.

Par l'article XIX de cette déclaration. Sa Majesté attribue à la Commission la surintendance «t inspection générale du commerce de ces Eaux, et lui accorde, à l'exclusion de tous autres, le droit de commettre par adjudication dans toute l'étendue du Royaume, telles personnes qu'elle avisera bon être, pour en faire la dis-

(1) A Paris, de rimprijnerie Royale, ■f77a.(Ia-4« ii pages). Exemplaire aux Archives du P.-de-D., G i43o.

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Iributîon. — Sa Majesté n'entend point cependant priver les propriétaires des fonds, où sont situés les bains, sources ou fontaines d'eaux minérales, du droit de propriété et possession de ces eaux ; mais Elle les soumet seulement, ainsi que tous ceux qui en seront disr tributeuré dans la Province, à la visite et inspection de Médecins e^ Ghirurg-iens qu'elle commettra par brevets sur le choix de la commission royale, comme tous ceux qui en distribueront à Paris ou à la suite de la Cour seront inspectés pat des membres de la commission elle-même. Cette déclaration a été enregistrée le 28 du mois dernier au Parlement de Paris, et le Roy se propose de l'adresser très incessamment à toutes les autres CoursdeParlemens, pour y être également enregistrée. Comme Sa Majesté désire que tous ses sujets jouissent le plus promptement que faire se pourra du bien qui doit résulter de cet établissement, je vous prie, Monsieur, de me mettre d'avance à portée de procurer à la commission tous les renseig-nements dont elle a besoin sur les eaux minérales pour pouvoir dirig'er ses opérations. Vous voudrez bien, en conséquence, m'envoyer un état des bains, sources ou fontaines d'eaux minérales de votre généralité, en me mandant quels en sont les propriétaires, et ajouter, par forme d'observation, quel degré de confiance le public leur donne, quels sont les médecins ou autres gardes qui sont chargés d'en prendre soin par commission ou autrement ; ou si ces eaux ne sont confiées à personne. Vous me ferez plaisir de me faire passer ces éclaircissements le plus tôt possible.

On ne peut être, plus parfaitement que je le suis. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Le Duc de Lavrillière (i).

(i) Arcli. P,'de-D.yC i43o. Original imprimé.

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M. de Chazerat écrivit, le 29 octobre 1772, à ses subdélégués leur demandant les renseignements réclamés (i).

La liste de leurs réponses, rédigées sous forme de tableau, a été publiée dans la Revue d* Auvergne en 1893(2).

Toutefois la réponse de M. Godivel, subdélégué de Besse, qui comptait dans son département les Eaux du Mont d'Or (3) et de Saint-Nectaire, n'ayant été retrouvée que depuis cette publication, nous donnons ici à titre d'exemple ce document inédit.

(i) Voici la liste des subdclegations dont la réponse est aux Archives du Puy-de-Dôme, série G i43i : Aurillac, Ariane, Biilom, Brioude» La Chaise-Dieu, Chaudesaigues, Clermontjssoire, Langeac, Lezoux, Mauriac, Riom, Vic-le-Gomte. — On y trouve de très utiles et intéressants renseignements sur toutes les eaux minérales connues en Auverpjne à cette époque.

(2) Revue d'Auvergne de 1898. Enquête sur les Eaux Minérales de l'Auvergne, 1772, pages 290 et 442.

(3) Voir une série de documents inédits sur les Eaux du Montd'Or, publiés par M. Charles Jaloustre, dans le rapport du Préfet du Puy-de-Dôme au Conseil général de ce département, pour la session d'avril 1893.

Le Mont-d'Or était depuis longtemps connu et fréquenté des médecins et des malades de toute la France, comme le montre la lettre suivante que Ghomel, médecin du Roi, adresse en 1731 à M. Trudaine, intendant d'Auvergne.

A Vichy, le 6 juillet 1731.

Monsieur, Je dois partir la semaine prochaine pour aller au Mont-d'Or y conduire plusieurs malades qui y doivent prendre les bains et les douches, entre autres M™« la comtesse de Bussée, M. Pasquier, grand maître des eaux et forests d'Orléans, M»» de Givaudan, etc. Je vous supplie de me réserver une petite boette de remèdes de M. Helvetius pour les y distribuer aux pauvres qui s'adressent à moi. J*ay coutume d'en accorder une tous les ans, vous devez avoir reçeu les vottrcs il y a environ un moys. En attendant l'honneur de vous présenter mes respects, je suis avec tout l'attachement possible. Monsieur,

Voire très humble et très obéissant serviteur.

Ghomel, Médecin du roy.

{Arch, P.-de-D.y C i38o.)

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Etat des Bains, Sources ou Fontaines Minérales de la Subdélégation de Besse, en 1772 (1).

A Eaux du Mont d'Or.

/o Noms des lieux où sont placés les bains ou fontaines ?

Au pied du Mont-d'Or il y a un villag-e appelé Bains à cause des bains qui y sont établis.

2^ Noms des Bains ?

Dans ce villag-e il y a trois bains. Le premier est appelé Bain de Gœsar. Le second et le troisième sont appelés Bains de la Mag-deleine ; les deux bassins se touchent et ont chacun un gros bouillon, ils sont séparés par un mitoyen de planches afin que les personnes des deux sexes y soient en liberté. Il y avait un quatrième bain pour les chevaux ; mais il est détruit.

^^ Noms des Sources ou Fontaines ?

Dans ce même village il y a deux sources, une qu'on appelle la fontaine de la Magdeleine et la seconde la fontaine de la Marguerite.

4^ Noms des Médecins ou autres gens qui sont chargés de prendre soins de ces Bains ou Fontaines ?

M. Lavialle, médecin-intendant des Eaux et Bains du Mont'd'Or.

5^ Date de leur brevet ?

6^ Montant des sommes auxquelles les Eaux ou les Bains sont affermés ?

On ne tire aucun tribut des Bains ni des Eaux du Mont-d'Or; mais on prend cinq sols pour chaque douche et ce droit est affermé cent vingt livres par an

(i) Archives da P.'de-D., C 1778,

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au profit de M"« de la Rocheaymon , qui entretient les Bains et les Fontaines des réparations nécessaires.

^^ Noms des propriétaires des Sources ?

M™o de la Rocheaymon qui est dame du lieu est propriétaire des Bains et des Sources.

80 Propriétés des Bains et des Eaux?

Les Bains du Mont-d'Or sont sans condredit préférables à tous ceux que nous connaissons en France, tant pour la douceur du souffre que pour la qualité et petite quantité de sel de vrai nitre dont ils sont imprég^nés ce qui les rend plus propres à baigner qu'à boire, étant extrêmement onctueux et balsamiques. Le bain de Cœsar est le plus chaud et ne convient qu'à des tempéraments robustes, les deux autres sont plus tempérés ; la nature leur a donné un degré de chaleur si analogue au sang qu'on se baigne et qu'on reçoit la douche dans la source. Il faudrait un volume entier pour expliquer et détailler la propriété des Bains et des Eaux du Mont-d'Or.

Les bains conviennent aux personnes affligées de rhumatismes, paralysies, sciatiques, aux personnes qui ont des rétrécissements ou relâchements des nerfs ; ceux qui ont le genre nerveux attaqué sont très soulagés par les sueurs abondantes qu'ils éprouvent. — Ils ne conviennent pas moins dans les anchiloses, dans les coups de feu et de fer; on a toujours remarqué que ces bains ne conviennent qu'à ceux qui ont besoin d'une transpiration abondante et des remèdes spiritueux capables d'animer les fonctions des organes interrompues ou altérées et de rétablir la transpiration. Les personnes qui ont des membres fracturés ou disloqués ont été guéries par les Bains du Mont-d'Or. On voit de très bons effets de la douche dans les migraines occasionnées par des sérosités entre cuir et chair, dans les rhumatismes de tôte, humeurs froides et surdités. La grande réputation dont jouissent les Eaux du

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Mont-d'Or est trop bien établie pour vouloir encore Taccréditer. Leur boiSson a produit la g-uérison à des milliers de personnes attaquées d'asthme glaireux, à des péripneumoniques, à ceux qui avaient des tubercules aux poumons. Ceux qui ont une poitrine fellée, altérée par Ja débauche, dont le crachement est sale, visqueux et épais, y trouvent une guérison radicale. Les personnes attaquées de dysenteries invétérées, de cours de ventre, de dérangement d'estomach en sont parfaitement guéries aussi bien que celles qui avaient des ulcères aux poumons.

po Observations sur la confiance que le public donne à ces Eaux,

Les bains et les eaux de la Magdeleine du Mont-d'Or ont opéré des guérisons si multiples que leur réputation a passé même chez l'étranger . On voit venir à ces sources des personnes de toutes parts, de toutes conditions; de tous sexes et c'est avec juste titre qu'on leur donne une préférence aux autres énoncées en cet état.

On en transporte même jusque dans la capitale du royaume.

B Eaux de Saint-Nectaire .

{Réponse aux mêmes questions que dessus,)

3° Aux environs du bourg de Saint-Nectaire on trouve différentes sources d'eau minérale tant chaude que froide. A un quart de lieue de ce bourg, dans un vallon ouvert, il y a une source très considérable d'eau chaude qu'on appelle le Gros-Bouillon, couverte d'une voûte faite en rond dans laquelle est une bâtisse de sept à huit pieds en rond. Les es^ux de ce Gros-Bouillon découlent par un canal dans un ruisseau qui est à

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douze pîeds de la source. Oa n'a pas donné des noms différents aux autres sources.

4® Le propriétaire de la source.

6® Le Gros-Bouillon des eaux de Saint-Nectaire est placé dans un fonds d'un propriétaire qui fait payer un sol pour chaque quart d'eau que l'on emporte. Les buveurs d'eau sur les lieux ne donnent que ce qu'ils veulent.

7« Estîenne Bergogne, propriétaire de la source du Gros-Bouillon de Saint-Nectaire.

8" Les eaux de Saint-Nectaire conviennent dans les cas d'obstruction soit du foye, des glandes, du mésantère^ dans les embarras des reins, dans les épanche* ments sénils, dans la jaunisse et pâles couleurs des filles. Elles procurent les menstrues. Elles netoyent bien les premières voies, dégagent l'estomach et emportent les crudités, les mauvais levains qui entretiennent les fièvres intermittentes et les fièvres quartes. Elles poussent les sablons ou graviers embarrassés dans les rheins. Elles produisent de bons succès dans les migraines, les donleurs de têtes invétérées. Elles rétablissent l'appétit et les personnes attaquées de coliques bilieuses ou venteuses sont très souvent guéries par leur boisson.

90 Les eaux de Saint-Nectaire sont très en usage dans la Haute- Auvergne, comme du côté d'Aurillac, Mauriac, Bort et autres endroits circon voisins. Les guérisons qu'elles ont opérées leur ont acquis une réputation fort ancienne et qu'elles méritent à juste titre. On les transporte dans différents lieux lorsque les malades ne peuvent y venir. Les autres sources mentionnées n'ont pas une réputation établie ny étendue; il n'y a que les personnes qui sont aux environs qui en fassent usage.

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G Eaux de La Villetour.

3° A trois cents pas de la ville de Besse, il y a une jource d*eau minérale froide près d'une chapelle qu'on ippelle de La Villetour.

4** Personne.

7° Cette source naît dans un communal au bord de a rivière de Couze.

8° Les eaux de La Villetour^ près de la ville de Besse, îonviennent dans le cas d'épaississementdu sang, dans es douleurs de tête invétérées, lorsqu'il s'agit de bien nder les premières voyes, ceux qui ont un tempéranent fort et robuste en font usage; mais elles sont îontre-indiquées aux pneumoniques, à ceux qui ont e tissu des intestins délicat, tendu et échauffé.

D Eaux de Sainte-Marguerite du Vernet

3° A quatre cents pas du Vernet on trouve une source assez abondante, couverte d'une petite voûte ; )n l'appelle la source de Sainte-Marguerite à cause l'une image de cette sainte que les habitants y ont placée.

4^ Personne.

8o On ne reconnaît dans les eaux de Sainte-Marguerite du Vernet d'autre vertu particulière que celle d'é g-uiser l'appétit et de rafraîchir. On n'en fait presque

E Eaux de Saurier.

3° Dans les environs du bourg de Saurier on trouve

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deux ou trois sources d'eaux minérales qui participent des thermales et des acidulées.

4** Personne.

8° Les eaux qui se trouvent dans les environs du bourg' de Saurier conviennent dans les dérang'ements d'estomach, dans les obstructions de la rate, dans les fièvres intermittentes, rescentes, surtout lorsqu'il s'agit de ranimer un estomach affaibli, de briser la viscosité du suc gastrique.

Eaux de Leins.

3° A un quart de lieue de château de Coteuge, il y a une source d'eau froide près d'un village qu'on appelle Leins.

4^* Personne.

8** Les eaux de Leins, près de Coteuge, ont à peu près la même qualité et les mômes propriétés que celles de La Villetour, près de la ville de Besse.

Les militaires aux stations du Mont-Dore et de Vic-sur-Cère

On s'abuserait étrangement en croyant que la période de vogue et de succès réels de nos stations thermales de l'Auvergne ne date que de 1772.

La lettre du médecin Chomel, que nous donnons plus haut, suffirait du reste à démontrer le contraire. Nos eaux étaient si connues que les malades de la noblesse et de la bourgeoisie s'y rendaient d'une façon presque aussi régulière qu'aujourd'hui. Les guérisons nom-

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breuses firent beaucoup de bruit dans le monde médical ; et le g-ouvernement royal, toujours soucieux de la santé de ses soldats et de ses officiers, n*hésita pas à leur accorder des congés et des subventions pour aller au Mont'Dore ou Vic-en-Garladez essayer de guérir les rhumatismes et les blessures contractés au service de la France et du Roi.

Par la lettre qu'on va lire, écrite par M. de Breteuil à M. delà Gran ville, intendant d'Auvergne, on voit que ces deux stations thermales furent fréquentées par les militaires dès les premiers années du xvm® siècle :

Lettre de M, de Breteuil à Vintendant d'Auvergne (/).

A Mcudon, le 25 juillet 1728.

Le Roy désirant être informé, Monsieur, si les officiers auxquels Sa Majesté veut bien accorder des congés ou des gratifications pour aller aux Eaux, y vont effectivement, je vous suplie de vouloir bien donner vos ordres pour vous en faire rendre compte et de m'envoyer ensuite un état contenant les noms de ceux qui se sont rendus pour cet effet pendant la première saison dans les lieux de votre département où se prennent les dites Eaux, en marquant les régiments dont ils sont. Vous en userez^ s'il vous plaît, de môme après la seconde saison, afin que Sa Majesté puisse distinguer les officiers qui, en luy représentant leurs besoins, ont exposé la vérité, d'avec ceux qui lui en ont imposé.

Je suis avec un très sincère et très parfait attachement, Monsieur, voire très humble et très obéissant serviteur.

De Breteuil.

(1) Cette lettre et les documents qui suivent se trouvent dans les Archives du P.-de-D., série C, Affaires militaires.

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Réponse de C Intendant.

A Riom, le 27 septembre 1723.

Monsiear,

Suivant la lettre que vous m'avez fait ThoDiieur de m*écrire le 26 juillet dernier, je me suis informé des officiers qui ont pris les Eaux dans mon département pendant la première saison de la présente année. Je vous en envoyé l'état ci-joint. Lorsque j'ay reçu vos ordres la saison étant déjà avancée et la plus part des officiers s'en étant retournés, il y en a quatre dont je n'ay pu savoir les régiments ; mais j'ai pris des mesures pour en estre informé de bonne heure à l'avenir afin de pouvoir vous en rendre un compte exact.

Je suis, etc.

De la Gran ville.

Etat et noms des officiers des troupes qui ont pris les bains du Mont-d'Or Vannée présente iy23.

MM. D'Aheron.

De la Veyrinne, Le CHevalier de Taluanne.

De la Vergne, garde du Roy.

Le Queuil, garde du Roy.

Un lieutenant du régiment du Maine dont on ne sait pas le nom .

Il y est décédé un officier sur la fin du mois d'aoust dernier qui s'appelait Jean Alouber, logé chez le S'* Degirau.

On ne peut savoir de quels régiments ils sont ; on s'informera à l'avenir de leurs noms et qualités, de leur régiment et de leurs résidences.

Par une nouvelle lettre de M. de Breteuil datée du 1 7 novembre, nous savons qu'il ne vint pas d'officiers aux eaux d'Auvergne dans la seconde saison de 1723.

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août rintendant avait écrit à son subdélégué c,pouravoirun état semblable quant aux eaux - La réponse fut nég^ative, il n*était pas venu fficier prendre les eaux en 1738.

24, le Mont-d'Or reçut pendant les mois de 5 juin les officiers suivants : M. le chevalier jg-er, lieutenant-colonel au régiment d'Orléans-

îhevalier de Labroux, capitaine au dit régi-

>aint-Didier, capitaine au dit régiment.

la seconde saison, M. de Lignerac seul idre les eaux* ; aucun autre officier n'a paru d'Or.

Un seul officier, le S^ DuMazel de laSalvaressat, se disant capitaine de cavalerie.

On n'a pas pu savoir dans quel régiment ;

avoir été capitaine dans le régiment de

% et se disait être du côté de Tulle en

5, le Mont-d'Or reçut durant la seconde sai- )dt-i5 septembre).

DU, capitaine en second au régiment Dalmens-

erie.

mion, lieutenant au même régiment.

palier de Monmorin, capitaine dans le régi-

irolhac-cavalerie.

ilier dans le régiment Dalmenstein.

B, la liste délivrée par le sieur Michel Bojer,

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premier consul de la paroisse du Mont-d'Or, porte les noms suivants:

En juin :

Le marquis de Lig'nerac, lieutenant du Roy, de la Haute-Anvergpne.

En juillet :

M. de Laubannet, brigadier deç armées du Roy.

M. Paquin, lieutenant de cavalerie au régiment de Briom, compagnie d'Arborette.

M. de la Remondye, capitaine au régiment de la Cornette-Blanche-cavalerie.

En août :

Le chevalier de Pleust, chevalier de St-Louis; on n'a pu connaître son régiment.

En septembre:

M. de Vignot, ayde-major des mousquetaires noirs (seconde compagnie).

M. de Prades, brigadier des armées du Roy.

A Vic-en-Garladez, aucun officier.

A Vic-le-Gomte : M. de Servières, gentilhomme du Forest, lieutenant dans le régiment de Lyonnais-infanterie.

En 1729, le Mont-d'Or eut pour hôtes :

M. d'Anjoiny, chef de brigade dans les gardes du corps, et M. Ligier,lieutenant au régiment de Piémontinfanterie.

Vic-en-Garladez reçut la visite de M. du Montel, de la ville de Figeac,commandant un bataillon de la milice du Quercy.

Jusqu'en 1760 tout se passait un peu en famille et un certain nombre d'officiers, après avoir obtenu un congé pour aller faire une cure thermale, s'en allaient directement dans leurs familles, sans plus songer aux

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eaux minérales. Le 7 juin de cette même année, M. d'Argenson écrit à l'intendant pour avoir par quinzaine la liste exacte des officiers qui se trouvent dans son ressot*t. L'intendant répond qu'il enverra Tétat demandé, avec d'autant plus de facilité que deux stations thermales de l'Auvergne sont seulement fréquentées des étrang'ers à cette époque : le Mont-d'Or et Vic-en -Garladez .

Durant la saison de 1761 se trouvaient au Montd'Or :

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