‹ La médecine des passions, ou les passions considérées dans leurs rapports avec les maladies, les lois et la religionChapitre 7 sur 128 · Besoins animaux · texte numérisé non relu

Besoins animaux

Ils peuvent tous être rapportés à l’amour de la vie et à sa transmission ; en d autres termes, à l’instinct de conservation et à celui de reproduction. Us comprennent d’abord les besoins, essentiellement physiologiques , de calorique , de mouvement , de respiration , d'alimentation , d’ exonération. Ces premiers besoins doivent être satisfaits, sous peine de voir bientôt cesser la vie. Deux voix intérieures, le plaisir et la douleur, nous avertissent si la satisfaction est suffisante ou dépassée : c’est ainsi que la tempérance laisse en nous un sentiment de bien-être et de liberté , tandis que la gourmandise de 1 ivrognerie nous punissent, par le malaise et l’abrutissement , d’avoir franchi les limites du besoin.

DIVISION DES PASSIONS

Viennent ensuite les besoins qui nous portent à fuir ce qui nous nuit , à repousser et à détruire ce qui nous blesse , à acquérir les objets nécessaires pour nous nourrir, nous vêtir et nous abriter. Le manque ou l’excès de ces divers besoins enfante la peur ou la témérité , Y apathie ou la colère poussée jusqu’au meurtre.

Les besoins qui dépendent de l’instinct de reproduction sont : l’amour sexuel, Y amour des enfants , et celui des lieux où l’on a reçu et donné le jour. Rarement ils pèchent par défaut; au contraire, le libertinage , l’areuglement paternel , le fanatisme patriotique et la nostalgie , sont les fruits ordinaires de leur surcroît d’activité.

Tous ces besoins, plus ou moins impérieux , nous poussent aveuglément à des actes nuisibles, si le flambeau de l’intelligence ne vient les éclairer et leur montrer la ligne du devoir.

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