‹ La médecine du bon sensChapitre 109 sur 117 · Moyens simples de ventilation · texte numérisé non relu

Moyens simples de ventilation

On s'occupe beaucoup, et avec raison, des moyens de ventilation perfectionnée, mais on peut facilement se passer d'un grand nombre d'entre eux. Si l'on ne craignait pas autant les courants d'air, si l'on n'en exagérait pas de beaucoup l'influence fâcheuse, il serait presque partout possible d'en établir d'utiles; il suffirait, pour que l'air d'un appartement d'hôpital devînt pur, de le renouveler très-fréquemment, pendant quelques minutes, le jour et la nuit, au moyen de l'ouverture des portes et des fenêtres; c'est ce que je faisais pratiquer avec tant de succès à la Salpétrière et à la Pitié, et ce que je prescris encore à la Charité.

Les personnes qui veulent bien m'en croire n'ont pas la déplorable prévention de voir, dans un refroidissement momentané de l'air, un très-dangereux ennemi, et pratiquent utilement la ventilation lors de la maladie et même lorsqu'elles sont en santé. Du reste, ces conseils sont ceux que, dans tous les temps, Thygiène et la raison ont prescrit, ceux que Darcet a formulés, ceux, enfin, qu'indiqueront tous les médecins instruits et tous les amis de l'humanité.

Propreté, aération (en évitant le refroidissement rapide du corps ou de l'air que l'on respire), tels sont les principaux moyens de prévenir lesmaladies aiguës et à caractère septique.

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