TRAITE SCHABBATH
Fol. 33). On lit dans une beraïtha : Il y a trois sortes de hydroikan (gonflement boursouflé) : celui qui vient par suited’une baerah (transgression d’un commandement, c’est-à-dire fornication) est abah (épais et dur comme un muscle contracté) ; celui qui vient par suite de l’inanition est boursouflé (hydropique) ; celui qui vient par suite de la sorcellerie, est mince (1). Rab Oschia dit : celui qui s’adonne à Yaberah (fornication) a des plaies (plaques muqueuses et les syphilides) et en outre il attrappe le hydrocon. Rab Nahaman, fils d’Isaac, dit : Le hy-> drocon est le signe de la fornication (1).
(1) Hydrocon est un mot grec et désigne i’hydropisie, gonflement par l’accumulation de l’eau (sérosité du sang). Ici on parle de 1 ’hydrocon du membre viril, et on applique le mot hydrocon à toute espèce de gonflement et même à un changement quelconque du volume de ce membre. La beraïtha dit donc : S’il y a gonflement dur comme un muscle contracté, c’est un symptôme de la blennorrhagie, suite de la fornication. S’il y a boursouflement, c’est de l’hydropisie, suite de l’inanition. S’il y a amincissement (impuissance),, c'est l’effet dé la sorcellerie. (On sait qu’on ^attribuait aux sorciers le pouvoir de déterminer l’impuissance).
Cependant il y a d’autres causes qut produisent les altérations et les changements de volume du membre viril. Ce sont ces causes qni les avaient déterminés chez Samuel le petit, chez Abayé et chez Rabba, et que la gbemara attribue à l’inanition, ne pouvant pas admettre chez ces personnes la blennorrhagie, ni les autres causes qui sont rares.
On dit ici (fol. 33) que la maladie dangereuse appelée askharah commence par les bené mayan (intestins ou viscères) et finit parla bouche. Est-ce le muguet ? Est-ce la diphthérie, angine couen-