‹ La Médecine du Thalmud, ou tous les passages concernant la médecine extraits des 21 traités du Thalmud de Babylone, par le Dr Israel-Michel RabbinowiczChapitre 18 sur 23 · TRAITÉ JOMA · texte numérisé non relu

TRAITÉ JOMA

Fol. 83). —On lit dans une beraïtha : Un chien enragé a la bouche ouverte, l’écume s’écoule de la bouche, ses oreilles sont pendantes, sa queue pend entre ses jambes, et il marche à côté du chemin.

Fol. 84). — Celui que le chien enragé frotte (ou touche) tombe dans un état dangereux; celui qu’il mord, meurt.

TRAITÉ BETZAH

jn 0 p 7 ),Un individu a voulu acheter des œufs pondus par

une poule, et on lui a donné des œufs trouvés dans une poule tuée . Rabbi Amé dit alors que l’achat est nul, car ces œufs sont stériles.

Un autre a dit qu’il veut acheter des œufs produits par l’intermédiaire d’un mâle, et on lui a donné les œufs d’une poule qui s’était chauffée dans du sable chaud pour concevoir et pondre des œufs sans l’intervention d’un mâle. Rabbi Ame a encore annulé la vente. Car l’acheteur ne préférait pas les œufs de la première catégorie parce qu’ils sont plus gras que les derniers, mais il voulait des œufs féconds, et les derniers ne le sont pas. {On croyait donc que les œufs altérés qui n’ont pas la graisse normale et qui sont stériles, naissent par la chaleur sans l’intervention d’un mâle.)

Fol. 33). — LaMischnah parle de la possibilité de faire du feu par le moyen de l’eau. Raschi dit avoir entendu des savants de la Lombardie l’explication de cette mischnah.Onmet dit-il, de l’eâu dans un verre blanc qu’on place au soleil quand il est extrêmement chaud ; le verre donne alors une flamme, et on n’a qu’à approcher du verre un objet très inflammable pour le faire brûler (fol. 33, recto, Raschi, article mm hamayim).

TRAITÉ THAANITH

Fol. 20). — Aba oumna (ventouseur) avait un instrument appelé Kirna, en forme de corne (Raschi dit ventouses) , qui était fendu comme une lancette, avec lequel il appliquait des ventouses scarifiées, il introduisait les hommes dans une piece et les femmes dans une autre, en couvrant les dernières pendant l’opération, pour ménager leur sentiment de pudeur. Il avait un endroit caché où ses clients mettaient les honoraires, de sorte que, si un'client n’avait pas le sou, il pouvait sans honte partir sans payer. Si le client était un homme d’étude, il ne prenait rien de lui, et il lui donnait encore gratis les fortifiants qu’on devait prendre après cette opération.

TRAITÉ HÂGHIGAB

Fol. 15).— ,ün admet la possibilité, qu’une femme devienne enceinte en recevant le sperme qui s’écoule d’un homme dans un bain.

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