‹ La Médecine du Thalmud, ou tous les passages concernant la médecine extraits des 21 traités du Thalmud de Babylone, par le Dr Israel-Michel RabbinowiczChapitre 8 sur 23 · LA MÉDECINE DU THALMUD. XLI · texte numérisé non relu

LA MÉDECINE DU THALMUD. XLI

intestinale s’ouvre dans une autre anse, l’animal n’est pas terephah (p. 31). Si la perforation d’une anse intestinale se trouve bouchée par la couche graisseuse qui la couvre, le cas n’esfc pas mortel, car il n’y aura pas d’épanchement (p. 32).

Si le rectum est perforé dans l’endroit où il adhère aux parties ambiantes, le cas n’est pas mortel, car, ditRaschi, les matières qui sortiraient dans cet endroit par la perforation ne pourraient pas tomber dans la cavité péritonéale (p. 33).

Si les anses intestinales sont sorties à travers une plaie du ventre, on peut les faire rentrer et faire la suture de la plaie ; mais il faut faire attention à ce que les diverses anses ne changent pas de position, car ce changement est dangereux (p. 54).

Une beraïtha dit, à propos d’une plaie de l’estomac qui se couvre d’une croûte, que cette croûte ne pouvait se former que le quatrième jour après la production de la plaie (p. 5).

Les autres viscères .

L’extirpation du foie ou son atrophie est un cas mortel, a moins qu’il n’en reste une partie notable au niveau du hile- et au niveau de la vésicule biliaire (p. 5 , 17 etl8).

Les hydatides du foie ne rendent pas l’animal terephah, car il peut vivre plus d’une année (p. 26).

La perforation de la vésicule biliaire est un cas mortel, car il y a épanchement; mais si cette perforation se trouve bouchée par le foie, l’animal n’est pas terephah (p. 9).

L’extirpation de la rate n’est pas mortelle (p. 43);

INTRODUCTION

cependant une perforation au niveau de l’attache de cet organe (où les vaisseaux spléniques sont lésés) est un cas mortel (p. 44).

La plaie d’un rein est un cas mortel, si elle atteint le hile (p. 44). L’abcès du rein est également un cas mortel, il en est de même d’une tuméfaction qui renferme de la sérosité trouble ou fétide; mais s’il n’y a que de la sérosité claire, le cas n’est pas mortel. Enfin l’atrophie notable du rein est aussi un cas mortel (p. 46).

La perforation de la vessie, disent les commentateurs des Thossephoth, rend l’animal terephah

L’amputation de la cuisse est un cas mortel (p. 61), et les docteurs considéraient la plaie du dos de la main et du pied (probablement la paume , c’est par erreur que le copiste a écrit le dos) comme pouvant entraîner la mort, si elle n’est pas soignée à temps (v. traité abodah zorak , fol. 28, recto).

Enfin on verra plus bas p. 147 - 155 (traité Iebamotb), qu’on parle de certaines maladies des parties génitales de l’homme, des polypes des fosses nasales (v. p. 161), etc.

11 me reste à parler de quelques maladies graves, dont la nature n’est pas certaine. Ce sont :

Askharah, obstrution, maladie appelée esquinancie (v. traité Thaanith, fol.27), c’étaitunemaladie de l’en-fance, elle n’était pas toujours mortelle. Dans un autre endroit on dit que cette maladie commence par l’intestin (bene mayim ) et finit par attaquer la bouche (v. traité Schabath, fol. 33, verso), ce qui semble indiquer le muguet.

Bdalé rathan (écrit par les lettres rescli. alef , thav, nourù) semble indiquer l’entozoaire du corps vitré de l’œil ( rathan de raah, vision) ; on place cependant l^entozoaire dans l’encéphale (v. traité Khethouboth, fol. 77, verso, et traité Ghitin, fol. 56 où un copiste ignorant en a fait un insecte dont il fallait soulever 4 pattes), et on parle de l’écoulement des narines, de salivation, del’épiphora, et des mouches qui viennent sucer ces liquides et porter la contagion de la maladie sur d’autres personnes, et on semble rapprocher la maladie de moukhè schehin (v. traité Khethouboth, fol. 77), ce qui semblerait indiquer la morve et mnukhé schehin serait le farcin. On dit que le coït est nuisible à l’individu attèint de cette maladie (ibidem). Une légende sur Yiphthah, le juge, parle delà perte des phalanges, comme cela arrive chez lès lépreux à une époque avancée.. Onle ditaussi de moukhè schehin. (Khethouboth, foL 20, verso).

Opérations chirurgicales ).

Les docteurs connaissaient l’emploi d’une sonde utérine, pour reconnaître si le sang vient de l’utérus ou du vagin (v. p. 98). Ils connaissaient la méthode de raviver les bords d’une plaie ancienne, pour les faire saigner et pour obtenir ainsi leur réunion (v. p. 66).

Ils connaissaient la suture des plaies, comme celle.de la plaie de l’abdomen (v. p. 54), et la saignée pour le cas de congestion (v. p. 74).

Ils connaissaient des substances anesthésiques (sama deschintha) qu’ils employaient pour diminuer la douleur d’une opération chirurgicale ou de l’exécution capitale (v. ma Législation criminelle p. 104).

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