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INTRODUCTION
Ils connaissaient diverses prothèses, comme ht prothèse pour combler la perte de substance de la trachée (v. p. 55), la prothèse pour combler la perte de substance des os du crâne (v. p. 57). Il s connaissaient les dents artificielles (v. traité Schabath fol. 64, verso) et les jambes de bois, ainsi que divers appareils pour les malheureux privés de leurs membres inférieurs (ibidem, fol. 65-67).
Ils connaissaient les cas des enfants nouveaunés qui semblent privés de l’anus naturel, et la méthode d’inciser la peau qui le couvre (v. traité Schabath fol. 134, recto et plus bas, p. 134.).
Ils savaient aussi que les parties malades exposées à l’air guérissent plus difficilement que celles qui ne le sont pas (v. p. 20).
Enfin notons encore que les docteurs du Thalmud voulaient que la circoncision se fît par un médecin. S’il n’y a pas de médecin juif, les pieux docteurs , du Thalmud voulaient que la circoncision fût faite par un médecin païen, et non pas par un juif qui n’est pas médecin (v. traité Menahoth, fol. 42).
Observations des faits rares , difformités.
On trouve dans le traité Bekhorolh un grand nombre de difformités chez les hommes et chez les animaux. Ils ont observé chez les animaux, ce qu’on observe chez les hommes, que les testicules s’arrêtent parfois dans la cavité abdominale (v. p. 74). Ils parlent en divers endroits des hermaphrodites dans l’espèce humaine et chez les animaux, dont ils connaissaient deux classes, les andraginos, ceux qui
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présentent les signes des deux sexes à la fois, et les toumtoum , ceux qui n’en présentent aucun.
On trouve dans un endroit (traité Jebamoth, fol. 80, verso), qu’un docteur admit la possibilité du séjour d‘un fœtus dans l’utérus pendant plus de neuf mois, même jusqu’à douze mois. J’en ai trouvé l’analogue dernièrement dans un journal de médecine, intitulé le Praticien , journal hebdomadaire de médecine, Paris, 43, rue du Four-Saint-Germain. Voici ce qu’on lit dans ce journal dans le numéro 10, le 10 mars 1879, p. 123 dans l’article : Grossesse pro * longée. «11 s’agit d’une dame qui accoucha le 7 dé- « cembre dernier, d’un enfant mâle, fort et vigou- « reux, d’une taille et d’un poids beaucoup au-dessus « de la moyenne. Le travail traînant en longueur,
« on appela M. Duncan, qui termina l’accouche- « ment avec le forceps, lise rappela alors qu’envirou « quatre mois auparavant, il avait vu la malade, et « qu’à en juger par le volume de son ventre, il la « croyait alors complètement à terme. Naturelle- « ment fort étonné, il interrogea la dame, et voici « ce qu’elle lui apprit : Ses règles avaient cessé « depuis le 15 janvier', elle avait senti remuer l'en* « faut dès le commencement ou le milieu de mai-, « elle pensait accoucher du 15 au 21 octobre, Gepen- « dant, ainsi qu’on vient de le voir, elle n’accoucha « que le 7 décembre. Son ventre avait pris des di- « mensions énormes, qui auraient pu permettre de « conclure à une grossesse multiple. Elle avait « déjà eu trois enfants : elle avait porté le premier « pendant trois cents jours,v le second et le troi- « sième environ deux cent quatre-vingt-cinq jours.
INTRODUCTION
a Quant à la quatrième grossesse, elle aurait eu « une durée précise de trois cent vingt-cinq jours, en « comptant à partir de la cessation des règles. »
« Ce fait est certainement l’un des plus extrait ordinaires qui aient été publiés jusqu’à ce jour. A « l’exception de la grossesse de trois cent vingt-deux « jours mentionnée par Leisbmann, il n’existe pas « encore, à notre connaissance, d’observation ana- « logue » (Med. Times et Journ. deméd. de Bordeaux). Les faits que Le Praticien cite du Med. Times et du Journ. de méd. de Bordeaux, viennent donc confirmer l’observation du Thalmud.
Le cas cité par Vidal de Cassis dans sa pathologie chirurgicale, qu’un mâle a donné à téter à son petit, se trouve aussi dans le Thalmud (v. traité Schabbath, fol. 53, verso) (1).
Enfin nous mentionnerons que la science de la médecine était très-recherchée en Israël.
Il y avait à Jérusalem un médecin nommé pour soigner les prêtres et le personnel du temple, et les docteurs disaient qu’il ne fallait pas demeurer dans un endroit où il n’y a pas de médecin.
. (1) Une beraïtha rapporte ce fait comme un miracle, parce que la mère mourut après l’accouchement, et que le père n’avait pas de quoi payer une nourrice. Il esta remarquer que deux docteurs du Thalmud, Abayé et rab Joudah, font de tristes réflexions sur ce prétendu miracle. Quel malheur, disent-ils, pour cet homme, pour lequel la nature a dévié de ses lois éternelles. Il n’y a que rab Joseph qui félicite cet homme; peut-être que ce docteur, ayant été aveugle, ne voyait pas ce qu’il y ayait de choquant dans cette anomalie.
, Quand j’étais interne de médecine à l’hôpital de Bieêtre, hôpital des vieillards de Paris, j’ai vu un vieillard qui avait des m am elles comme une femme ; elles étaient comme celles d’une femme très
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