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HISTORIQUE ET THÉORIES DE LA MÉDECINE CHINOISE

GÉNÉRALITÉS SUR LA SÉMÉIOLOGIE, LE DIAGNOSTIC ET LE TRAITEMENT DES MALADIES

A. — Historique et Bibliographie.

II est impossible de ne pas accorder une place importante à la médecine dans l’Histoire de la Chine, puisque, dès l’origine, elle fut l’objet de l'attention de ses premiers souverains. Trois mille ans avant notre ère, un empereur portant le nom de Tchin-nong (esprit laboureur) rechercha les qualités des plantes et constata que les unes étaient propres à l’alimentation et d’autres nuisibles à la santé ; que certaines étaient mortelles ; que beaucoup pouvaient servir à prolonger la vie. Si ce souverain est un mythe, s’il n a pas

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existé, il a incarné les remarques des ancêtres en agriculture et en médecine. Vers 2600, un autre souverain, Houang-ty, fît coordonner les connaissances médicales dans un premier ouvrage, dont le texte actuel n’est probablement pas le texte primitif, dit le Dr Morache. Plus tard, d’autres ouvrages parurent qui furent épargnés par le féroce Tsinche-houang. Ce souverain avait fait brûler les livres des lettrés, en exceptant les livres de médecine. Son but était d’imposer une écriture chinoise plus simple, le système « ly-se » et de faire cesser les fantaisies des lettrés.

La Chine possède les livres les plus anciens sur les sciences médicales; pour l’antiquité, la médecine a la palme sur toutes les autres. L’empereur Kang-hi et l’empereur Kien-long firent résumer les principes médicaux dans quelques ouvrages, dont le plus important est le Miroir d'or de la médecine. Les récents ouvrages ne sont que la réédition des anciens, sans aucun commentaire ni aucune argumentation. La clarté et la concision sont des qualités absentes en ces ouvrages, dont le prétentieux verbiage n’étale d'autre mérite que celui de la fidélité de l'observation. Nous verrons que le manque de notions anatomiques a jeté leur pathologie générale dans les nuages d’une philosophie métaphysique incompréhensible. On ne peut dénier, cependant, une certaine valeur à leurs descriptions des végétaux, des minéraux et de quelques espèces animales auxquelles ils reconnaissent des vertus curatives. De là, à soutenir que la Chine nous a devancés sur bien des points et que l’Europe lui est à peine supérieure, il y a loin. La médecine chinoise paraît venir, comme la médecine grecque, du berceau commun de l’Inde. Les traités de médecine sont fort nombreux. L'un des plus anciens est Y Encyclopédie Médicale attribuée à Hangti (ou Houang-ty). Ce traité de médecine rédigé par Ly-che-tchen, résume la médecine en cinq volumes : quatre de matière médicale, un de pathologie. Il y a aussi le Livre des dix mille maladies des femmes.

Le Dr Régnault1 2 qui a exercé au Tonkin s'est rendu compte de l'identité de la médecine annamite et de la médecine chinoise. La plupart des livres chinois ont été traduits et résumés, en 1 863 , par le capitaine Dabry. Par malheur, Dabry écrit les noms chinois en caractères latins, sans noter aucune intonation, de sorte qu’on ne peut retrouver le remède. En 1864, le Dr Morache' a présenté un aperçu sur l'exercice de la médecine chez les Chinois. En i865, le D1' Debeaux publia une brochure sur la pharmacie et la matière médicale des Chinois3. Soubeyran et Dabry présentèrent, en 1 874? à l’Académie un travail sur la matière médicale4 *. Le Dr Matignon0, qui a exercé à Pékin, après le Dr Morache, a publié un grand nombre de notes sur la médecine et les instruments de chirurgie.

On peut encore citer les études de Bouffard6, Cauvet7, de Lanessan8, Laureiro9, Nordmann10.

Dans son livre le Dr Régnault, en 1902, expose des

1 Dr Jules Régnault, médecin de la marine, Médecine et Pharmacie chez les Chinois et les Annamites , Challamel, éditeur, Paris, 1902.

2 Dr Morache, l'Exercice de la médecine chez les Chinois (mémoires de médecine militaire, 1864); puis Pékin et ses habitants, Baillière, éditeur, 1889; puis article Chine dans Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales de Dechambre.

3 Debeaux, Essai sur la pharmacie et la matière médicale des Chinois, Baillière, Paris, i865.

/f Soubeyran et Dabry , La Matière médicale chez les Chinois, Masson, Paris, 1874.

3 Matignon a publié : un traitement chinois de la diphtérie (Bulletin général de Thérapeutique, 1895); le Suicide en Chine, Slork, Lyon, 1897; les Instruments de chirurgie chinois (Arch. Clin. Bordeaux, 1897); Superstitions, crimes, misère en Chine, Stork, Lyon, 1899, etc., etc.

6 Bouffard, Notions médicales recueillies à Tchen-tou, en Chine, (Annales d' Hygiène coloniale, 1900).

7 Cauvet, Nouveaux Eléments d' histoire naturelle médicale , Baillière, Paris, 1905.

8 De Lanessan, les Plantes utiles des colonies françaises.

9 Laureiro, Flora Cochinchinensis.

10 Nordmann, Manuel versifié de Médecine annamite, Hanoï, 1896.

notions générales sur l'exercice de la médecine et de la pharmacie et sur les théories médicales professées en Chine ; il fait suivre son abrégé d'un index pharmaceutique comprenant le nom scientifique, le nom vulgaire, le nom chinois et les propriétés des principaux médicaments. C’est luimême qui a dessiné de son pinceau délié les caractères chinois des formules et qui a fait imprimer ces caractères en France. Son livre peut donc servir aux médecins européens et sinologues qui veulent exercer èn Extrême-Orient.

B. — Théories médicales des Chinois : taoïsme et fructuarisme. — « Canon du pavillon jaune » par Wanghai-tsy et le Kuei-fa-yoo-ping, manuel de la médecine végétarienne.

La civilisation de l’Empire du Milieu a tenu, pendant longtemps, une première place dans l’histoire du monde. La médecine étudiée, dès la dynastie des Tsin, qui gouverna la Chine de 2.48 à 206 avant Jésus-Christ, est, à l’origine, sous la dépendance du taoïsme. L’ouvrage intitulé Canon du pavillon jaune1 traduit par M. White, missionnaire, en fournit la preuve. Laotsé naquit au vie siècle avant notre ère chrétienne. Il fonda la doctrine du taoïsme, qui se transforma, plus tard, en une religion, qui compte, aujourd’hui encore, autant d’adeptes que le bouddhisme. Cette religion purement idéaliste, au début, a été mal interprétée parles disciples du maître et elle est devenue un vague matérialisme enguirlandé de magie et de sorcellerie. Le vrai taoïsme avait pour but d'assurer l'immortalité de l'ame par la pureté du corps. Laotsé, qui s’est adressé au peuple chinois non seulement comme philosophe, mais aussi comme médecin et thérapeute, doit donc attirer tout

1 Voir Dr Jerusalemy, médecin de Tien-tsin-Putow Railway, in Presse Médicale , 1910.

d’abord notre attention. C’est Wang-hai-tsi, 245 ans avant Jésus-Christ, qui a développé ses préceptes médicaux dans le Canon dit du pavillon jaune. Il les expose en quatre chapitres : i° du mode matériel (anatomie); 20 du mode immatériel (physiologie) ; 3° de la raison (hygiène); \° de la vertu du corps (gymnastique et éducation).

D’après Laotsé, l’homme se compose d’un centre supérieur où siège l’âme négative, d’un centre moyen qui est le siège des actes involontaires, enfin d’un centre inférieur ou génital, où réside le principe vital. Ces trois centres sont gouvernés par le principe spirituel d’où émane l’homme et où il revient, s'il exerce les vertus de son corps. Pour s’assurer l’immortalité, il faut donner des soins spéciaux aux organes qui fonctionnent sous les ordres des trois centres.

Voici les règles d’hygiène qui s’appliquent à chaque centre : éviter les chagrins, les ennuis, les longues méditations qui troublent le centre supérieur; pour le centre moyen, il faut des repas composés de légumes, de fruits et de riz, jeûner de temps en temps pour nettoyer les organes; il faut tenir le centre inférieur ou génital en repos, éviter la solitude, assouplir le corps par des mouvements harmonieux.

Si l’on suit ces préceptes, on aura la perfection qui conduit à l’immortalité.

On reconnaît dans ce système quelques idées grecques et montpellierines : nihil novi sub sole.

Voyons les quatre modes ou chapitres du Canon de Wang-hai-tsi.

I. Mode matériel ( anatomie ). — La racine de l’âme négative est logée dans la brillante étoile : c’est ainsi que le crâne est appelé. Le crâne est fermé par deux portes : la porte du ciel (région fronto-pariétale) et la vieille porte (région occipitale). De chaque côté se trouvent deux clés, la clé dorée (oreille interne) et la clé de jade (oreille

externe). L’âme négative se trouve en rapport avec la chambre de jade (la poitrine), qui contient la perle de jade (le cœur), et les deux perles suspendues (les poumons). Le centre moyen se trouve dans l’abdomen, appelé salle brillante, parce qu’il contient l’organe solaire (le foie), à droite, l’organe lunaire (la rate), à gauche, et les six jonctions lumineuses (les intestins). Le centre inférieur ou génital se trouve dans le palais rouge qui contient le mystère du printemps (l’utérus), chez la femme, et les deux divins principes (organes génitaux mâle et femelle). Quant aux membres, on désigne les supérieurs sous le nom de champ court et les inférieurs sous celui de maison du pied.

IL Mode immatériel. — C’est la philosophie de Laotsé.

III. La raison. — C’est l'hygiène de Laotsé. On doit se guider sur le pouls. Prendre le pouls est important, on doit placer trois doigts le long du poignet et observer les battements en regardant le malade en face. Si le pouls est plein, fort, cela indique un vice du centre supérieur : vapeurs malignes, esprits nuisibles, maladies nerveuses. Si le pouls est lent, faible, il s'agit alors d'un vice du centre génital. Si le pouls est irrégulier, c’est un signe d’un vice du centre moyen (congestion des viscères). Enfin, si le pouls est dépressible, c’est le signe d’un vice dans les fonctions de la pierre de jade (cœur).

IV. Education. — On fait l’éducation des centres et des organes par les soins de l hygiène, par les exercices du corps, par des exercices respiratoires; ces exercices chassent les mauvaises humeurs et les vapeurs malignes. La sobriété est la condition spéciale du taoïste qui aspire à l'immortalité de l’âme ; c’est par la sobriété que l’esprit humain s’affranchit du mode matériel et retourne à la nature spirituelle, d’où l'homme est né*

Le précepte de la sobriété taoïste a été formulé pratiquement dans le livre intitulé Kuei-f a-y ao-ping , système de médication prophylactique et curative.

Le chapitre premier traite des principaux fruits qui ont des vertus particulières. La pêche, la banane, l’ananas constituent des médicaments de premier ordre par les propriétés particulières qu’ils possèdent. Ils modèrent la chaleur vitale dans les intestins, fixent les esprits, chassent les vapeurs malignes, arrêtent les palpitations, préviennent l’obstruction des viscères, enfin prolongent la vie et entretiennent l’esprit mâle.

Le chapitre II traite des fruits, comme le melon, le concombre, l’orange, le citron, la grenade, le mangoustan et la mangue qui ont des propriétés spéciales : celles de nettoyer les intestins, de décongestionner les viscères, de séjourner dans l'organe des urines, où finit leur activité vitale.

Le chapitre III traite des nèfles, des noix, des amandes et autres fruits huileux; ils sont indiqués dans les troubles causés par les excès de nourriture et de chaleur vitale ; ils font disparaître la constipation et l’excès de bile, et constituent des remèdes souverains contre les maladies dues à l’excès du principe mâle; enfin, la nèfle est le médicament de choix dans les maladies vénériennes et les vices du sang.

Le chapitre IV traite de la conduite à tenir auprès d’un malade. Tout médecin appelé doit chercher les quatre points suivants : i° l’état de la circulation des humeurs, état qui est indiqué par les pulsations ; c'est par les mouvements pulsatifs que le médecin doit connaître la gravité de la maladie et la source du mal qui corrompt les humeurs ; à cette recherche il doit consacrer un quart d’heure ; 20 l’état de la respiration par la couleur du visage, des lèvres, des narines et des yeux ; 3° l’état des viscères, par la couleur de la langue, des oreilles et de la peau du ventre; 4° 1 état des humeurs ascendantes et descendantes, par le son de la

voix et par le regard ; car, c’est le radical des humeurs qui règle la chaleur vitale, qui réchauffe les viscères et entretient l’esprit mâle ou mao (cerveau).

Le chapitre V s’occupe du traitement. La source du mal étant découverte, le médecin (y-san) doit, suivant la gravité des cas, prescrire une diète plus ou moins rigoureuse, pour faire le ching ou nettoyage, et interdire jusqu’à l’usage de l’eau pour laisser l’estomac (li-to) se reposer pendant huit heures. Le lendemain de cette diète absolue, il faut faire le kouï-tsaï, c’est-à-dire faire suivre le régime végétal, en prescrivant au malade les fruits désignés aux précédents chapitres. Voici comment on procède : on commence par une légère infusion de fruits, on continue par une tisane forte et l’on augmente progressivement le suc fructuarien jusqu’à ce que le malade puisse être apte à manger des fruits cuits. Il est recommandé de ne prendre, pendant la convalescence, que des fruits complètement mûrs. Enfin, il est conseillé au malade, pendant toute la durée de £a maladie, de boire beaucoup de thé, qui a la propriété spéciale de faire le chang, c'est-à-dire de régulariser les courants ascendants et descendants de l’humeur, qui arrose le mao , et le mi (œil), afin d’activer la guérison.

Le Kuei-f ’a-y ao-ping était l’ouvrage médical classique, il y a quelque temps encore ; il est demeuré le vade-mecum des dro guistes, des lettrés et des vieux médecins, qui ont la spécialité des maladies internes et qu’on appelle ysan-fa-yaoping-tsaï. C'est avec des drogues végétales qu’ils composent leurs préparations cordiales, pectorales, digestives, diurétiques et dépuratives. Cette vieille médecine chinoise ne périra pas entièrement sous la poussée de la civilisation et du progrès d’Occident; car la plupart de ses préceptes s’inspirent inconsciemment des idées d’antisepsie intestinale, obtenue par le végétarisme, idée d'auto-infection, que les travaux de Bouchard et de son école viennent à peine de systématiser scientifiquement.

G. — Leurs idées en anatomie et en physiologie — Le yang et le yn. — Le vitalisme. — Le rôle des éléments extérieurs. — Organes et canaux.

Leur anatomie et leur physiologie sont encore dans l’enfance. Il n’en saurait être autrement, puisque la loi a toujours expressément interdit toutes recherches sur les cadavres, par respect envers les ancêtres. Kanghi avait cependant autorisé quelques autopsies à l’instigation des Pères Jésuites, dont ce grand esprit ne craignit pas de se faire le disciple. Les Chinois ont dû faire anciennement des observations cadavériques, puisqu'ils indiquent le volume et le poids des viscères. En tout cas, ils ont disséqué et dissèquent les animaux. C’est à l’aide de ces examens somatiques qu’ils ont édifié les doctrines suivantes.

Le cerveau est la demeure du principe vital par excellence et son réservoir est à la base ; par la moelle et par le canal vertébral, le principe vital se répand dans le corps entier. C’est tout ce qu’ils savent du système nerveux. Le larynx aboutit directement au cœur, en traversant les poumons , qui sont attachés à la colonne vertébrale et divisés en six lobes. Les poumons sont creusés de cavités, où la voix prend naissance. Le centre du thorax, Yestomac , est le siège des sensations agréables de joie et de plaisir. Le cœur est situé dans les poumons, qui le protègent; c’est le principe du corps, le principe de la vie. Les pensées s’y élaborent et s’y développent; c'est le régulateur de l’organisme humain. Trois canaux font communiquer le cœur avec le foie et les reins. Le foie est situé à droite et divisé en six lobes; il filtre et épure les humeurs. C’est le siège de l’âme ; c'est là que se forment les idées, les pensées. La vésicule du fiel est le siège du courage, d’où l'usage de manger la vésicule biliaire du tigre, de la panthère et de tout animal féroce et même des suppliciés. De Mairan, Perrault et Blasius s’indignent de l'erreur que les

Fig. 2. — Constitution du corps humain (tableau d'anatomie chinoise). — i, cœur; 2, foie; 3, rate; 4, poumons; 5, reins; 6, estomac; 7, vésicule biliaire; 8, gros intestin; 9, intestin grêle; 10, vessie; 11, trachée; 12, rectum; i3, urètre; 14, canal spermatique (Dr Régnault, Médecine chet les Chinois et les A Min mi l'es).

Chinois commettent en parlant du fiel trouvé dans la jambe de l’éléphant, ce pachyderme n’ayant pas de vésicule biliaire ni dans le foie, ni dans la jambe, mais un simple et très gros canal hépatique. Ils placent la rate entre l'estomac et le diaphragme et ils lui font jouer un rôle dans la digestion. Quant au pancréas , ils l’ignorent. Les petits intestins sont unis au cœur, l'urine qui s’y forme va directement à la vessie.

Le gros intestin est uni aux poumons; les reins et les testicules condensent le fluide spermatique élaboré par le cerveau. Le rein droit a l'honneur d’être la porte de la vie. Chez la femme, la matrice fait suite au vagin; elle est intimement unie au rein droit, dont elle reçoit un principe fécondant, qu’elle travaille. Les ovaires sont les analogues des testicules et la vessie reçoit l’urine des intestins, nous l’avons dit plus haut. Les poumons évacuent les mauvaises vapeurs et le rein gauche filtre le sang.

Leur ostéologie est aussi primitive que le reste. Ils croient que le crâne, le bassin, les avant-bras et les jambes sont formés d'un os unique. La force vitale fait jouer les articulations. Ils ne distinguent pas le sang veineux du sang artériel; ils n'ont pas une notion nette de la circulation. Us confondent les muscles, les tendons et les nerfs.

La circulation du sang part des doigts et des dents et gagne les principaux organes et le cœur par des canaux multiples qui s’entrecroisent dans tous les sens. Les Chinois n’ont pas encore soupçonné le rôle du sang dans la nutrition des tissus; ils ne s’expliquent pas davantage le mode d’action des différents organes. Le Dr Morache, qui les a vus de près, estime qu’ils sont au même point que les savants européens, d’il y a quelques siècles, et que leur doctrine biologique se rapproche, en certains points, de celle que professaient les alchimistes sous Paracelse, les

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