‹ La médecine et l'art en Normandie (volume 2)Chapitre 37 sur 45 · Beaucoup d’auteurs donnent la date de · texte numérisé non relu

Beaucoup d’auteurs donnent la date de

2. Recueil général des anciennes lois françaises, depuis l’an 420 jusqu’à la révolution de 1789, par Isambert, Taillandier et Decrusy, tome xv, page 291.

3. Nous possédons également un ari-ôt du Conseil d’Etat, du 9 juin 1670, relatif au transport des eaux minérales; nous le publierons plus tard, ainsi que les lettres patentes du 19 août 1709. Ces deux documents, ainsi que l’édit de Henri IV que nous reproduisons, étaient considérés comme perdus.

4. Fliche, Sabadel et Nadault de Bulïon, n ont pas retrouvé cette pièce aux archives.

Falaise vers 1540^; fils d’un protestr...! réfugié à Genève, il fit ses études dans cette ville et vint exercer la médecine à Paris. Zélé partisan de la doctrine de Paracelse, il arriva rapidement à la célébrité, mais ses succès attirèrent l’attention des docteurs régents. Il exerçait à Paris sans avoir subi l’examen exigé par la Faculté de médecine ! Henri de Monantheuil, doyen des médecins■^ le livra à la justice du Parlement qui lui enjoignit de sortir de Paris, sous peine de punition corporelle. Cet exil fit sa fortune. La Rivière se retire à Rennes, devient le médecin du Parlement de Bretagne, gagne les faveurs des ducs de Nemours et de Bouillon, ainsi que celles du vicomte de Rohan, proche parent de Henri IV. Grâce à ses protecteurs, il put rentrer à Paris, et obtint, en 1594, la place de premier médecin du Roi.

I^endant son séjour en Bretagne, La Rivière avait composé, en 1577, un « Petit traité de l’antiquité et singularités de Bretaigne, armorique en laquelle se trouve bains curans la lèpre, ulcères et autres maladies ». 11 est bien probable que La Rivière attira l’attention de Henri IV sur l’état déplorable dans lequel se trouvaient les sources thermales et lui indiqua le parti qu’on pouvait en tirer pour traiter les maladies. On a « tellement laissé dépérir les dits bains » et fontaines et sy négligemment recherché le vi‘ay cour et assiette » et la qualité diceux que l’on n’en a jusques à présent a beaucoup » près receu le soulagement que l’on en pouvait tirer sans grand » travail » . Il était impossible de laisser l’exploitation des eaux minérales absolument libre ; il fallait « y apporter un bon règlement » comme à chose très utile et grandement nécessaire au bien de » nosd sujets et pour empêcher que parmy le nombre des dites fon- » taines, il ne s'en trouve de vénéneuses qui pouroient causer la » perte d’une bonne partie d’iceux. Nous avons juger qu’il estoit » nécessaire d’establir un surintendant général des dits bains pour » icelle charge mettre entre les mains de quelq’personage qui s’en » puisse dignement acquiter ». La Rivière fut nommé surintendant général des eaux minérales. Par le même édit « donné à Fontaine- » bleau, au mois de May, l’an de grâce mil six cens cinq », Henri IV attache le titre de surintendant général des eaux minérales à la

1. Au sujet de La Rivière, consulter : Pasquier, Biographie normande (ouvrage manuscrit de la Bibliothèque de Rouen) ; Le Breton, Biographie normande ; Frère, Manuel de Bibliographie normande ; Oursel, Biographie normande \ Michaux, Biographie unioerselle, et Hoefer, Nouvelle Biographie générale,

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