‹ La médecine et l'art en Normandie (volume 2)Chapitre 36 sur 45 · ARRÊT INÉDIT DE HENRI IV · texte numérisé non relu

ARRÊT INÉDIT DE HENRI IV

NOMMANT ROCH LE BAILLIF DE LA RIVIÈRE PREMIER SURINTENDANT GÉNÉRAL DES EAUX MINÉRALES ET MÉDICINALES DU ROYAUME

La législation relative aux eaux minérales date du xvii® siècle. Après la paix de Vervins et l’édit de pacification (dit de Nantes), Henri IV, par une série d’édits, voulut donner des encouragements à l’industrie, à l’agriculture et au commerce. Dans les déclarations qui parurent à cette époque, la médecine ne fut pas oubliée ; le Roi signe à Paris, le 18 décembre 1599, les « lettres de commission pour la réforme des hôpitaux, maladreries et léproseries du royaume ». Quelques années après, il veut développer l’usage des eaux minérales par un édit' du 9 mai 1005.

Isambert, dans son recueil général des anciennes lois françaises b cite, au mois de mai 1605, un « édit sur les eaux minérales et médicinales », mais il n’en donne pas la teneur, n’ayant pu, écritil, retrouver cet acte aux archives. Nous reproduisons ici la copie de cet acte, copie que nous avons trouvée annexée à des « lettres patentes d’union de la surintendance générale des Eauës minéralles et médicinalles du royaume à la charge de Premier médecin du Roy’’ ». La copie était attachée à ces lettres sous « le contre-scel de la chancellerie ». Son authenticité n’est pas douteuse. Ce document inconnu '■ est la première ordonnance royale relative aux eaux minérales. Au i^oint de vue historique, cette pièce est importante ; elle concerne un grand médecin normand de cette époque : La Rivière.

Roch le Baillif, plus connu sous le nom de La Rivière, était né à

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