Ibidem
confrère Falconnet : « Les eaux minérales font plus de cocus qu’elles ne guérissent de malades’. »
Nous ne pensons pas que le premier médecin du Roi ait nommé les intendants des eaux minérales au début du xvii® siècle, comme l’édit lui en donnait le pouvoir. Nous n’avons pas trouvé de traces d’intendant à Forges au commencement du siècle de Louis XIV, même dans l’ouvrage si documenté de M. Bouquet sur les eaux de Forges ^ Daquin, médecin de Louis XIV, qui a laissé parmi ses contemporains une réputation d’avarice et de cupidité, chercha à faire produire à sa charge le plus d’argent possible et usa de son droit de nommer des intendants. Jamais la charge de premier médecin ne rapporta autant que pendant son séjour à la Cour. Néanmoins, s'il nomma des intendants, il n’y en eut pas de désignés pour Forges à cette époque.
L’édit de Henri IV n'eut donc pas, dans notre région, les effets que l’on aurait pu croire : la mort de La Rivière, survenue peu après la publication de l’édit, en est la cause; ses successeurs dans la charge de premier médecin ne s’occupèrent pas comme lui des eaux minérales. Cependant, il nous a paru intéressant de publier l’arrêt inédit de Henri IV et de rappeler que la charge de surintendant général des eaux minérales et médicinales du royaume avait été créée en faveur d’un médecin normand : Roch le Baillif de La Rivière. Nous rectifions ainsi une erreur commise par les auteurs, qui font dater la réunion de celte surintendance à la charge de premier médecin des lettres patentes du mois d’août 1709 ; la réunion se fit au mois de mai 1605 ; donc, ces auteurs se trompent d’un siècle.
René HÉLOT.