‹ La médecine et l'art en Normandie (volume 2)Chapitre 8 sur 45 · Article Aristote · texte numérisé non relu

Article Aristote

parties du corps ou du vêtement féminin s’associe étroitement, tyranniquement même, avec la volupté, et nous saurons l’origine du jeu décrit par le Petit savant de société, dans le chapitre 10, des Pénitences, au paragraphe des Pénitences agréables, sous le titre de Voyage à Cythère : « De toutes les pénitences, c’est celle qui favorise le plus les mystères secrets , et qui est le moins agréable aux mères qui n’aiment point qu’on se dérobe à leurs regards. La personne qui fait le voyage à Cythère, ayant choisi son compagnon, se retire dans un cabinet ou derrière un paravent. Là, le cavalier peut embrasser sa dame, et toucher ce qui lui plaît le plus de son ajustement. De retour du voyage, le cavalier demande à chacun ce qu’on pense qu’il a touché. Si l’on se trompe, il donne un baiser à la chose indiquée, et si l’on devine juste, la personne qui a deviné en fait autant ».

Ces pénitences ne peuvent avoir été conçues que par tel de ces malades qui emploient toutes les ruses, les plus dangereuses mêmes, pour satisfaire leur envie ; ce sont ces « jeux que l’oisiveté de la soirée engendre’ » qui émouvaient tant Rousseau, le prototype du masochiste.

M. TRÉNEL.

1. J.-J. Rousseau : La notwelle Héloïse, n' partie, lettre I. — Rappelons aussi, à ce sujet, que Rousseau fut arrêté à seize ans, en Italie (1728), pour exliibitionnisme. — Confessions, l™ partie, livre III.

Figure V

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