‹ La médecine et l'art en NormandieChapitre 11 sur 98 · Archiees de l' Hôtel-de-Ville, liasse 109, série · texte numérisé non relu

Archiees de l' Hôtel-de-Ville, liasse 109, série

de membres. Pour terminer l’affaire, le lieutenant général enjoignit à Le Cat de veiller personnellement à son amphithéâtre et de faire en sorte que de telles plaintes ne se renouvellent pas de la part des habitants'.

Le Cat, débarrassé des obstacles opposés à sa création, pouvait enfin faire ses cours. Outre les gens de l’art, des curieux de la nature de tous les états vinrent en foule remplir son amphithéâtre : le démonstrateur eut la satisfaction d’y voir « le beau sexe même, dont les grâces sont le domaine naturel »^, et il y eut jusqu’à dix-huit femmes dans la tribune^. Dans la préfacé de son cours d’ostéologie. Le Cat écrit que ses élèves lui demandaient cet ouvrage depuis trente ans : jusqu’à la publication de son cours, il dictait ses leçons d’ostéologie ; mais il reconnaît lui-même que c’est un mauvais procédé, les élèves faisant de mauvaises copies ; ces dictées ne sont utiles qu’au professeur, qui, petit à petit, arrive à faire des leçons dignes de l’impression. Son « nouveau système sur la cause de l’évacuation périodique du sexe » avait fait le sujet de plusieurs leçons avant d’être imprimé. Il conçut cet ouvrage vers 1730; il enseignait ce « nouveau aystème » chaque année « dans son établissement de Rouen » ; tous les ans il révisait son cours, il y introduisait des changements et des additions, mais le fond restait le même'*. La plupart des autres ouvrages de Lie Cat ne sont également que la reproduction de ses leçons; il le dit lui-même dans la préface du traité de la théorie de l’ouïe ^ : « Le traité des sensations et des passions, celui des sens, sont le fruit de mes premières leçons publiques ». Le Cat professa non seulement l’anatomie, la physiologie, la pathologie et la chirurgie® dans l’amphithéâtre de la porte Bouvreuil, il fit encore pendant plusieurs années des cours publics de physique expérimentale et des cours de thérapeutique. Dans l’affiche que nous publions, il annonce des leçons sur les maladies chirurgicales, suivies « sans interruption des cours sur les médicaments ». Les Chirurgiens de Rouen n’exagéraient pas en disant que

1. Gosseun : Les Barbiers et les Chirurgiens en Normandie acant 1792.

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