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Périau.x ; Dictionnaire des rues et places de Rouen

(lu Chaslcl », parce quelle était contiguë au château (,1e Philippe- Auguste^. Elle reprit son nom au xvi® siècle pour ne plus le quitter, En 1459, on fit quelques réparations à la porte : Périaux pense qu’elle fut reconstruite en 1520, mais il n’appuie pas son opinion sur des documents. Les ponts de la porte Bouvreuil furent refaits en 1596 '. Taillepied en 1610, et Gomboust en 1655, citent la porte « de Bouvereul » dans leurs recueils des « Antiquités et singularités de la ville de Rouen ». Au commencement du xviif siècle, le dessus de la porte Bouvreuil était loué à Thomas Bellier, « faiseur de noir à noircir ». Ce bâtiment fut incendié le 14 août 1705^ Le pont-levis de la porte fut détruit en 1707. Telle est l’histoire de la porte dont le dessus avait été cédé à Le Cat pour en faire un amphithéâtre.

D’après les plans de Rouen au xviiP siècle que nous avons consultés, la porte Bouvreuil devait être située sur l’emplacement actuel de la place Bouvreuil, au dessous de la rue du Cordier, un peu en avant de la grande porte du couvent des Ursulines, et dans l’axe de la rue de la Glacière.

Nous ne connaissons que deux gravures représentant la porte Bouvreuil. L’une est extraite du manuscrit des fontaines de le Lieur; elle date, par conséquent, de 1525; nous la reproduisons en tête de cet article. On voit sur cette naïve ébauche que la porte est formée d’un massif carré soutenant des tourelles en encorbellement; audessus de la porte se trouve la chambre de levage des herses et du pont : c’était lâ où étaient établis les treuils et les contrepoids, ce qui permettait, en cas de guerre, de faire les manœuvres dans les combles, â l’abri de l’ennemi. La seconde des gravures représente la porte Bouvreuil telle qu’elle existait en 1790 elle nous donne des détails plus intéressants sur la situation de la porte et son aspect extérieur. Dans la partie droite de la gravure on voit les ruines de la tour du donjon du Vieux-Château, dans laquelle Jeanne d’Arc subit les interrogatoires, et qui reçut en 1866 le nom de Tour Jeanne d’Arc; au centre, on aperçoit un petit clocher dans le lointain : c’est celui de la chapelle des Ursulines. Une maison est appuyée contre

1. Réponse à l'essai sur l’époque de construction des diverses enceintes militaires de Rouen, (le M. Ball(Je, par M. Richard; Reçue de Rouen, 1846, note do. la page 156.

2. Compte rendu des Echecins de Rouen, .1. Fiîi.ix, tome I'% page 122. (Société de l'IIi.stoire de Normandie.)

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