‹ La médecine et l'art en NormandieChapitre 71 sur 98 · LA DEVINERESSE · texte numérisé non relu

LA DEVINERESSE

Les Corneille n’ont pas écrit de comédies médicales proprement dites; leurs comédies présentent cependant plus d’intérêt que leurs tragédies, au point de vue médical, parce qu’ils y signalent l’emploi de quelques médicaments et des habitudes médicales de leur temps; elles nous montrent également que le nombre des charlatans au XVII® siècle était considérable.

Dans Le Menteur, Dorante raconte à son valet qu’il a laissé Alcippe pour mort après s’être battu en duel avec lui; mais au même moment Alcippe apparaît très bien portant; le valet de Dorante s’étonne de cette résurrection, et son maître lui répond :

Alcippe le surprend, sa guérison félonne :

L’étal où je le mis était fort périlleux;

Mais il est à présent des secrets merveilleux.

Ne t’a-t-on pas parlé d’une source de vie.

Que nomment nos guerriers poudre de sympathie ?

On en voit tous les jours les effets élonnans.

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